Tetris Time.

Nous voilà à la veille de mon départ de l’appartement où je loge depuis un mois (enfin un peu plus de deux semaines vu que j’ai quitté le navire pendant deux semaines) et donc aujourd’hui, il est temps de faire mes valises. Autant dire que ce ne fut pas simple, je devais mettre ça

….dans ça

Tôkyô2013 564

Une vraie partie de Tetris. Ca semblait impossible dès le début, mais c’était à peu près la même chose lors de la fin de mon premier voyage et je suis quand même arrivé à tout caser. Certes, j’avais un sac/blob à la con que j’ai maudis sur tout le trajet retour parce qu’il m’en a fait voir.

Je commence donc par mettre les paquets les plus grands dans la valise pour les choses non-fragiles, je la remplis assez rapidement. Trop même, il reste encore beaucoup de sacs autour de moi et j’ai même pas commencé à ranger mes affaires, dont une partie est en train d’être lavé au Coin Laundry du coin avec les draps que je suis tenu de laver avant le Check out alors qu’ils sont pas dégueulasses. Bon c’est pas grave, ça se trouve j’arriverais à tout caser, mais c’est mal parti quand même et je m’attèle à remplir la seconde, qui se rempli aussi vite.

En arrivant à la couche de CD’s, je commence à me dire que ça me parait vraiment impossible de tout caser, il me reste toujours trop d’affaires. J’ai encore mes affaires de toilettes, de douche et d’autres choses dont j’ai encore besoin aujourd’hui qui sont dehors. J’ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne peux rien mettre de plus dans la première valise qui a été difficile à fermer et la seconde est presque dans le même cas, j’ai encore trop d’affaires que je ne peux pas faire rendre dans mon sac à dos et mon sac à bandoulière. Non vraiment, même en rangeant ça autrement, je ne ferais pas tout tenir, c’est clair qu’il faut que j’en envoie une partie.

Je retire donc ma Dreamcast à contre coeur (je pourrais pas l’essayer avant un moment) pour essayer de tout caser, mais je dois quand même en retirer une partie et la rassembler dans un sac pour partira par la Poste. Là c’est déjà mieux, les valises sont toujours remplis, mais je pense que j’arriverais à caser tout ce qui reste plus tard (je vis quand même dans cet appart jusqu’à demain matin, donc j’ai encore besoin de certaines choses). Entre temps, je suis sorti pour aller m’acheter à manger et après avoir déjeuner, je ressors dehors pour aller dans un bureau de poste que j’ai repéré et qui est proche de chez moi.

Je pensais faire les démarches en anglais, mais comme la guichetière m’a accueillie en me parlant japonais, j’ai donc mécaniquement parlé tout du long en japonais. Je lui dis donc que je veux envoyer en France les deux paquets, elle me donne le choix entre différentes tailles de colis (j’ai pas vraiment le choix en fait puisque mes paquets sont trop gros pour les tailles plus petites que le plus grand des colis). Je confie ma Dreamcast, qui est rembourrée dans le colis par la guichetière, pendant que je m’occupe du sac qui a du mal à rentrer, mais ils réussissent à tous être fermés. Elle me fait remplir les papiers pour les deux colis avec, entre autre, l’adresse, la valeur des colis que j’ai du mal à estimer (je sais que la Dreamcast a coûté un peu plus de 5000 yens, mais le second colis est rempli de plein de choses différentes que j’ai pas vérifié). Donc comme un idiot je fais une estimation totale de 10000 yens que je note bêtement sur les deux feuilles alors que j’aurais dû mettre moitié moins (ça va encore me retomber dessus cette idiotie quand je les recevrais).

Elle me donne aussi le choix pour l’envoi, mais étant donné que je suis sûr que mes valises ont dépassés la limite des 46kg, je n’ai pas vraiment le choix et prend le moins cher: par bateau. Au moment de payer, je demande s’ils prennent la carte bleue, ça sera plus pratique et rapide, mais c’est évidemment pas le cas et me voilà reparti pour un retrait (j’espère que ça sera pas le cas à l’aéroport, parce que je sais pas si je peux faire peser mes valises avant l’enregistrement pour voir combien je dois retirer).

Bref une fois payé, je quitte ma chère Dreamcast en espérant que le trajet se passe bien pour elle et je rentre pour aller finir le rangement. J’ai les draps à remettre et mon futon à replacer, mais avant, c’est le coup d’aspi qui m’attend pour rendre la chambre nickel. Comme le rapatriement de tous mes bagages va me coûter un peu cher, je décide de ne pas sortir pendant le reste de l’après-midi et en profite pour laisser ma fenêtre ouverte, histoire d’aérer un peu l’appart, ce que je n’ai pas pu faire jusque-là (il ne fait pas assez chaud le soir après mes balades pour le faire).

Comme j’ai quelques heures de libre, pourquoi ne pas essayer de rattraper mon retard sur le blog en finissant ce que j’ai à faire avec mes photos et en postant un (voir même deux articles si j’ai le temps). La finalité de tout ça, vous le connaissez puisque cet article est posté le même jour que celui sur Yokohama, que j’ai posté en fin d’après-midi. J’ai eu le temps de bosser un peu sur les photos du suivant, mais j’aurais pas le temps de tout faire pour poster aujourd’hui le second article en retard.

Finalement, j’ai dû ressortir pour aller prendre à manger et j’ai rangé mes valises mieux que ça pour être sûr de tout faire tenir demain matin et de ne pas y passer des heures. Il me resterais quand même mon manteau que je garderais avec moi en cabine et j’espère pouvoir faire passer mon parapluie qui est trop grand pour rentrer dans les valises, de toutes façons bondée (en espérant qu’il fasse un temps plus que pourri Jeudi matin pour justifier le fait que je serais chargé).

Normalement, j’aurais internet dans l’hôtel où je logerais pour le dernier soir et mon vol pour la France étant le Jeudi matin, je n’aurais pas le temps de continuer de rattraper mon retard avant mon retour en France, donc les trous ne seront bouchés qu’au mieux Vendredi.

Moi, quand je serais pilote de Gundam…

Lundi début de la dernière (demi-)semaine et sûrement déjà la dernière grosse sortie.

Et cette sortie, c’est histoire de corriger le tir de mon premier voyage. Le lieu où je me rend à nouveau, je l’avais connu sous une averse tropicale, sans parapluie, et j’avais donc passé mon temps à l’abri avant d’affronter une averse beaucoup moins forte. Autant dire que j’ai pas profité des lieux et que c’était vraiment pas une bonne journée. Aujourd’hui, heureusement, ça semble bien parti, le temps est au bon fixe et les températures ne changent pas.

Je me rend donc à Hamamatsuchô sur la Yamanote-Sen pour me rapprocher le plus possible du lieu où je me rend. Je sors donc par la sortie 1 via une passerelle qui part vers le Sud, je pars vers l’est jusqu’à la baie de Tôkyô et enfin je longe la baie vers le sud pour arriver au célèbre Rainbow Bridge (lieu où a été tourné par exemple une micro scène de Kill Bill), que l’on voit de loin.

Cette fois, pas d’embrouille, je sais où entrer et je prend l’ascenseur qui mène à une voie aménagée pour les piétons qui permet d’avoir une vue vers l’intérieur de la baie, étant donné que j’ai vu l’extérieur lors de mon premier passage. La vue est belle si on oublie les extrémités où il y a des entrepôts. J’espère pouvoir voir la même vue, mais de nuit. Ca doit valoir le coup. J’arrive donc logiquement à Odaiba, je remarque qu’il y a vraiment beaucoup de monde pour un lundi (c’était pareil dans les métros). Elle a bon dos la rumeur qui veut que les japonais bossent comme des malades. ;op Comme on est fin Avril, je me dis que ça doit être le début de la Golden Week.

Je commence donc par le genre de parc carré sur la droite, j’avais pas pu le visiter avant parce que l’averse a commencée pile au moment où j’y montais, mais cette fois à part un temps un peu plus nuage, rien d’autre à l’horizon. En y montant, j’entends de la musique qui semble venir de l’autre côté de la rive et je vois qu’il y a plusieurs attroupements et des grandes tentes plantés dans le sable.

Tôkyô2013 (614)

J’étais pas au courant qu’il y avait un festival. Bon on verra tout à l’heure, j’ai autre chose à faire maintenant: faire le tour du Parc. Bah en fait, il y a pas grand chose à dire sur ce parc, il est petit, assez fréquenté, pas très bien entretenu et finalement aussi artificiel que l’île. Je prends quand même le temps de faire des photos avant d’en sortir et de longer la plage pour aller à ma seconde destination.

Tôkyô2013 (640)

J’arrive donc du côté du festival, mais remets ça à plus tard (grave erreur puisque je n’aurais au final pas le temps d’y faire un tour). A défaut d’avoir une adresse précise, je m’aide de l’emplacement que j’ai mémorisé en faisant des recherches plus tôt et rentre un peu plus sur les « terres » au niveau du Centre Commercial Joypolis, que je traverse. De l’autre côté, je vois au loin le centre commercial Diver City et me souviens que c’est le nom de l’endroit où je dois me rendre. En me rapprochant, je ne vois pas la statue taille réelle du Gundam (la raison de ma venue), mais je me fais la réflexion que l’espace devant l’entrée est trop petit par rapport à ce que j’ai vu sur le net, donc je décide d’en faire le tour. Un peu plus loin, j’entrevois un bout de pied géant.

Tôkyô2013 (646)

Ah bah voilà, je l’ai trouvé!

Et c’était effectivement ça. Il y a pas à dire, il a la classe ce Gundam (normal pour un Mecha). Je le mitraille donc avec mon APN, malgré la foule qui gène bien comme il faut.

Je repère tout de suite le Gundam Café et décide d’y faire un tour. Je jette un oeil à la partie boutique en prévision d’un retrait d’argent pour acheter un « petit » quelque chose et regarde le menu. Il n’y a pas l’air d’y avoir grand chose, enfin pas assez pour que je sois rassasié, mais bon, je ne peux pas refaire l’erreur de ne pas y aller sans manger un petit quelque chose. Je vois donc qu’il y a des sortes de beignets en forme de Mecha, je m’en prend un de chaque (celui qui à un forme de Gundam de héros est à la crème et celui en forme de Gundam ennemi est à la viande) et comme j’ai bien soif, je me prend un soda. J’emmène le tout pour le manger/boire sur les marches où tout le monde traine.

Tôkyô2013 (669)

Après ça, je fais aussi un tour dans la boutique/caravane Gundam, ils ont des Gunpla (figurines Gundam en pièce à monter soit-même) qui me font de l’oeil et c’est un peu ce que je cherchais à la base. Je veux rentrer en France avec au moins un Gunpla et là, il y en a deux qui me font envie. Ensuite, je rentre dans le Centre Commercial pour aller chercher un distributeur ATM, j’ai immédiatement des odeurs de bouffes qui m’arrivent de partout. Normal, la moitié de cet étage est remplie de restaurants et qu’est-ce que ça donne faim! Je suis définitivement pas rassasié. Je finis donc par trouver le Distributeur à l’autre bout du Centre Commercial et après avoir fait mon retrait, je vais voir ce que vendent les restaurateurs. Mon choix se fait sur l’un deux qui fait des plats à base de nouilles et des Okonomiyaki.

Tôkyô2013 (674)

En faisant la queue, on peut voir les cuisiniers préparer les plats sous nos yeux. C’est clairement du fast food, mais la rapidité et la dextérité avec laquelle ils s’exécutent force le respect. Malgré qu’il y ait beaucoup de table, le lieu étant tellement fréquenté que ça devient difficile de trouver une place, je trouve une table où il n’y a qu’un parapluie et un gobelet vide. A tous les coups, c’est pour se réserver une place avant de commander. Bon tant pis, qui part à la chasse perd sa place et je feindrais l’ignorance en ne parlant qu’anglais (ça leurs apprendra à pas vouloir me parler japonais :op) si ça râle et si ma supposition est bonne. Elle l’était, mais je n’ai rien eu à faire. Quelques minutes plus tard, deux nanas sont passées devant la table, l’une d’elle a pris ce qu’elles avaient laissées sur la table et les deux sont parties sans se retourner et sans dire un mot.

Après mon repas, je me suis rappelé qu’il y avait un musée Gundam dans le coin, donc je suis allé jusqu’au premier ascenseur pour monter au dernier étage où semblait se trouver le fameux musée, d’après la plan à coté de l’ascenseur. Arrivé au dernier étage, l’espace est restreint et consacré uniquement à quelque chose d’autre, je vais donc poser la question au type devant le comptoir. Avant de me répondre, il me demande si je parle anglais (bah lui, il est clair, il veut pas me parler en japonais, j’aurais dû lui dire que « Non ») et me dit de redescendre d’un étage, puis de monter d’un étage. Wow supra pratique leur Centre Commercial!! ;op Je descend donc au sixième et parcoure l’étage pour trouver un escalator à l’autre bout qui mène au fameux musée. Je jette vite fait un oeil à la boutique/expoDeGunplaQuiFontPleurerMonPorteMonnaie avant d’aller payer ma place, un peu cher au passage. La salle où je suis est plus un endroit pour un expo qu’un musée, il y a quelques reconstitutions de divers éléments de cet ensemble d’univers. Je déclare forfait, à cause du prix exorbitant, pour la visite du cockpit de Gundam et je me fais prendre en photo devant un protagoniste d’une des série de Gundam.

Avant de passer, un employé me tend une plaquette où sont indiqués les noms de tous les persos que l’on peut sélectionner pour faire sa photo. Le choix est restreint pour moi. Je n’ai vu qu’un seul des anime de Gundam: Gundam Wing, et mon choix se porte logiquement sur Heero Yuy, l’un des cinq héros de l’anime. Bon les deux photos sont pourris, mais bon vu comme je suis pas photogénique, il faut toujours que je fasse les choses moi-même en prenant une bonne dizaine de photos pour en trouver une potable.

Tôkyô2013 (679)

Après ça, je vais à la projection de…  Bah je sais pas quoi, mais j’y vais. Ca se passe dans un dôme un peu comme il y a dans le Futuroscope, mais en plus petit. Le début du film est vraiment pourri, il n’y a que trois écrans où se font une projection sur le Gundam géant que l’on peut voir dehors. L’animation est mauvaise et l’incrustation dans les décors est horriblement moche. A ce moment-là, je me dis que c’est un beau gâchis de ne pas profiter d’une salle comme ça comme il faut et que le billet d’entrée aurait pu valoir le coup si ça avait été fait.  Soudain, le décor change complètement, tout le dôme devient une sorte d’écran radar, comme si on était dans le casque d’Iron Man et une autre histoire est racontée, c’est surtout le ton très Shônen que je remarque. Différentes images de différents anime Gundam sont montrés de manière très dynamiques et différentes animations sont faites sur tout le Dôme, donc un magnifique combat entre Mecha qui me brise les vertèbres tellement il se passe des choses dans tous les recoins du Dôme et je suis vraiment absorbé par ce combat spatial.

Bah au final, je peux dire que ça valait le coup d’y aller et c’est pas fini parce qu’après, je suis allé voir la dernière partie du musée, qui est vraiment un musée, il y a des storyboard de certains anime Gundam que j’ai pas vu évidemment, des peintures, une tête de Mecha dont l’oeil unique bouge et un autre Mecha reproduit à taille humaine ou presque (il faut vraiment être une perche pour le dépasser). La sortie se fait évidemment du côté d’une boutique plus grande avec pas mal de Gunpla, qui font baver le fan de Mecha qui est en moi. Je prend donc le Gunpla de Gundam Seed Destiny, qui me faisait envie plus tôt et je prend le Mecha rouge, qui était dans la projection du film, à la place d’un autre qui me faisait envie plus tôt. J’en vois d’autres qui me font envie et je craque, après moultes hésitations pour me limiter à trois, sur un Gunpla de Gundam Unicorn (un des anime les plus récents si je dis pas de bêtises). Je vais donc alléger mon porte monnaie à la caisse et je vais voir plus longuement la magnifique expo de Gunpla, qui me font énormément envie (et il y a trop de monde pour que je casse l’une des vitrines pour leurs en voler quelques uns :op).

Je finis donc par redescendre, je vais dans la boutique du Gundam Café pour me prendre la boule en forme de petit robot et je finis par aller me poser dans un endroit calme le temps que la nuit tombe. J’en profite pour sortir mon jeu Fantasy Life, histoire de continuer ma partie, ce que je n’ai plus le temps de faire puisque mes articles en retard me prennent tout mon temps. Mais ça vous le savez, si vous suivez le blog en direct parce que ça fait le quatrième que j’ai pas le temps de poster le jour même, à cause des trop nombreuses photos  (entre 400 et 600 par jour) que je dois trier et modifier pour qu’elles prennent moins de place sur ma base de données. Et parti comme c’est, je vais plus pouvoir en poster avant d’être de retour en France. ^^’

Pour ce qui est de Fantasy Life, j’ai surtout essayé de faire les quêtes secondaires en rapport avec les classes qu’a mon perso et j’en ai essayé une nouvelle sur la fin: celle de Forgeron, qui marche sur le même principe de QTE que celui de Couturier, pour fabriquer des armes et des armures (et ça sera probablement pareil pour le métier de Charpentier qui me permettra de me faire mes propres meubles pour ma maison).

Bref après tout ça, je vais refaire des photos du Gundam géant et je me trouve une place debout avec un bon angle pour pouvoir le prendre quand la petite animation se fera. Au bout d’un moment, je la quitterais intrigué par les voix de personnes qui chantent à fond un peu plus loin derrière moi. En fait, il y avait des stands pour une fête allemand sur la bouffe et boisson et au centre, je trouve une grande tente avec pleins de tables et de chaises, avec tout au bout une estrade où un groupe chante en allemand. La majorité des japonais se mets à chanter à fond et à danser et vu les quantités pas du tout allemandes des plats, je sais tout de suite ce qu’ils ont achetés sur les stands.

Japonais+Bières+Poivrots=Des japonais qui se mettent à faire la queue leu leu autour des tables en faisant des « Give Me Five » à un rabatteur. Vraiment surréaliste comme situation, mais c’est comme ça que je les adore les japonais. C’est quand ils se lâchent qu’ils sont les plus intéressants (et les plus marrants). Je me dis que j’ai bien envie de me prendre un petit quelque chose à manger, les parts étant vraiment minuscule pour des plats allemands (comme le tour de taille des japonais habillées en stéréotype de femme allemande, qui est censé être plus ronde), pas comme les prix exorbitants, je cherche le truc le moins cher et je tombe sur un pain Kaiser (si j’ai bien compris, parce que c’était à moitié écrit en kanjis que je comprend pas).

Tôkyô2013 (699)

Bon là bizarrement (ou pas), personne ne me parle allemand alors que je suis le type le plus allemand à des mètres, voir même des kilomètres, à la ronde. C’est comme pour les français, ils adorent Paris, mais ils savent pas en reconnaître un quand ils en ont un devant eux (après ça, je pourrais dire que les japonais sont des chinois sans me faire taper dessus ;op). lool

Bon la nuit est bien tombée, l’attente à été longue, mais le pestacle a finalement commencé, j’ai pas du tout suivi l’histoire qui était raconté sur l’écran projeté sur la façade du centre commercial tellement je mitraillais le Gundam à chaque fois qu’il se passait quelque chose. Bon j’exagère sur le « se passait quelque chose » parce qu’il bougeait pas beaucoup. Juste la tête, une paroi au dessus de la ceinture, d’autre au niveau de la poitrine et il y avait de la fumée qui sortait de certains endroits en rapport avec ce qu’il se passait à l’écran et bien sûr, les lumières changeaient aussi de couleurs pour les mêmes raisons.

Après le spectacle de son et lumière, je vais me prendre un Gundam spécial dans le distributeur de Gashapon consacré à celui qui a été reproduit en taille réelle. Je sais pas trop quel heure il est à ce moment-là, mais j’espère pouvoir arriver à temps pour traverser à pied le Rainbow Bridge, qui ferme à 21h, je ne me perd heureusement pas et fait des photos au passage du pont en question, qui est illuminé la nuit.

J’arrive donc devant l’entrée du pont et il est bien ouvert, un agent parle en anglais (c’est un Gaijin, normal, il est anglophone :op) à un type qui veut passer en vélo pour lui dire que le pont (enfin la partie pour les piétons) ferme dans 40 minutes et donc que c’est le temps qu’il lui faut pour le traverser. Donc par extension, c’est le temps que j’ai pour faire la traversée et prendre des photos au passage. Ca devrait pas me prendre autant de temps, me dis-je, surestimant le temps que j’aurais pour prendre des photos. J’en ai pas pris des tonnes, donc la traversée s’est fait rapidement, même si sur la fin une annonce incompréhensible, à cause du trafic automobile, a retenti à plusieurs reprises, ce qui annonçait une fermeture assez rapide du pont et en regardant l’heure (en faisant le calcul plutôt puisqu’elle est à l’heure française) sur mon APN, je vois qu’il est neuf heures moins dix passé.

A la sortie du pont, je reprends le long chemin qui est censé me mener au métro, la marche est plus longue que je pensais, je finis en plus par aller plus loin que j’aurais dû. J’arrive au niveau de la station Takeshima qui est sur une autre ligne de métro parallèle à la Yamanote-Sen, donc c’est pas grave, j’ai juste à partir vers l’Ouest pour arriver à la station Hamamatsuchô, je passe même devant le Pokemon Center de Tôkyô que je ferais pas cette année et fait le chemin inverse avec le métro pour rentrer chez moi en passant par un Seven Eleven à Akiba.

Tôkyô2013 (796)

Kamakura

Et voilà, après trois semaines à voyager gratuitement avec mon JR Pass, c’est déjà le dernier jour et dès demain, je devrais payer tous mes trajets comme tout le monde.

Et pour bien commencer cette journée, pourquoi ne pas sortir de Tôkyô une avant dernière fois (la dernière, c’est quand j’irais à l’aéroport de Narita) pour aller dans une petite ville bien calme pour ne pas avoir la foule que j’ai eu hier (pauvre fou, tu ne sais même pas l’erreur que tu fais). Avant d’y être j’avais besoin de vérifier une petite chose, je ne peux pas me rendre à ma destination avec le Shinkansen ou un équivalent, mais avec un train de banlieue qui fait parti de la compagnie JR, donc logiquement je devrais pouvoir le prendre avec mon JR Pass. Mais voilà, on est très mal informés sur les trains de Tôkyô que l’on peut prendre avec ça quand on va l’acheter, donc je sais pas à l’avance ce que je peux utiliser comme train/métro en dehors de la Yamanote-Sen. Mais bon, qui ne tente rien n’a rien et c’est parti pour la gare de Tôkyô pour vérifier si je peux prendre gratuitement ou pas la ligne Yokosuka. Sur place, il y a pas mal de monde qui vient parler aux employés de la gare, mais je finis par en avoir un qui me donne une réponse affirmative et c’est donc parti pour aller à Kamakura.

Le train que j’arrive à chopper est déjà bien fréquenté et j’espère qu’au pire des cas, ils descendront à Yokohama, parce que le trajet est long et que j’aimerais bien pouvoir me trouver une place assise pour m’occuper. Malheureusement la rame ne semble pas se vider et pire, elle a l’air de se remplir encore plus et c’est même pire une fois arrivé à Yokohama, on se croirait en heure de pointe. Une fois arrivé à la station de Kamakura, c’est la croix et la bannière juste pour sortir de la rame et les quais sont bondés (c’est donc là que se rendent les Tôkyôites le week end si j’avais su, j’aurais modifié mon programme en allant au Mont Takao le Dimanche). Je trouve quand même un espace au calme le temps que les quais se vident, mais c’est pas mieux une fois en bas, il y a la queue pour sortir du côté des employés de la gare, qui doivent contrôler mon pass pour que je puisse sortir de la gare.

Kamakura2013 (1)

Je sors évidemment du côté où il y a le plus de monde pour espérer pouvoir récupérer un plan de la ville et les japonais traînent bien devant la gare. Moi qui ne voulais pas prendre de bus, je me dis que de toutes façons j’aurais pas eu le choix si j’avais fait le feignant (il y a sûrement eu une grosse attente pour ceux qui sont restés). Bon en consultant mon plan, je vois que tous les lieux que j’ai noté sont dans la même zone du côté de Kita-Kamakura, la gare d’avant, mais je me rappelle aussi qu’il y a une grande statue de bouddha dans cette ville et que je l’ai même pas noté sur mon papier, donc c’est là que je vais en premier. Avant même d’y être, je me dis que je vais bien faire souffrir mes mollets aujourd’hui parce que le Temple Kotokuin où siège le Bouddha se trouve à égal distance de la gare, mais dans des directions presque totalement opposées. Tant pis, allons affronter la foule pour atteindre ce fameux temple. Je fais un léger détour pour m’éloigner de la foule juste avant ma destination en pensant y aller par une rue parallèle plus calme.

J’arrive devant un petit sanctuaire légèrement en hauteur qui a l’air d’être une impasse, je vois une femme qui va prier un peu plus haut, je me prépare tranquillement à redescendre, mais je remarque qu’entre temps, elle n’est toujours pas redescendue et je me dis qu’il y a peut-être un passage moins connu qui permet d’atteindre le Temple, donc je monte jusqu’à l’endroit où elle priait et je vois un « chemin » de terre assez difficile à grimper. Je vais voir par curiosité en montant un tout petit peu et je me fais la réflexion que c’est pas ce que je pense. « Bon qu’est-ce que je fais? Je redescend ou je tente de voir où ça pourrait mener? » Et c’est là que je la vois redescendre. « Ah bah ça se trouve c’est peut-être qu’un cimetière bien caché. » Et je décide de rebrousser chemin jusqu’à la route que j’avais quitté plus tôt et reprend le chemin qui mène au Temple vraiment très fréquenté.

J’ai vraiment mal choisi mon jour pour venir parce que depuis la gare, je ne peux pas profiter de la ville, on se croirait dans le sud de la France en plein été. Les gens marchent à deux à l’heure, n’importe où et on est même obligé des fois de descendre du trottoir pour pouvoir circuler. Le temple est légèrement pire puisque c’est un endroit payant et qu’on se retrouve donc dans un espace limité, et c’est pas bien grand d’ailleurs. J’arrive très vite devant le Bouddha en question, je suis légèrement déçu, je le voyais plus grand et après avoir vu celui de Nara, je peux difficilement le trouver impressionnant, mais maintenant, je pourrais dire que je l’ai vu et j’en profite pour essayer de prendre une photo. Et je dis essayer, je suis pas venu pour prendre en photo des têtes de touristes, mais seulement le Bouddha et c’est pas évident de l’avoir tout seul avec ces attroupements.

Après j’en fais le tour et remarqué qu’il y a des gens qui faisaient la queue. « Ah mais oui, c’est vrai qu’on peut aller à l’intérieur! » Je regarde le prix et me décide à y aller. Ce fut moins lent que je le pensais, mais bon faut dire qu’on en a rapidement fait le tour et heureusement que c’était pas plus cher, parce que ça serait une arnaque. Ensuite, je vais voir ce qu’il y a d’autre, mais comme je le pressentais, c’est vraiment pas grand, il n’y a qu’un vague jardin autour des murs qui entourent le Bouddha et une boutique de souvenir.

Je vais voir ce qu’ils ont sans conviction pour essayer de trouver un petit truc à ramener à ma famille avec le peu d’argent qu’il me reste, il y a plein de choses soit trop chers, soit qui ne me semblent pas intéressantes à offrir. Puis, je tombe sur des sets de cinq paires de baguettes avec des motifs vraiment jolis et ça tombe bien, on est cinq chez mes parents, donc c’est une bonne occasion de permettre à tout le monde d’avoir ses propres baguettes quand on mangera japonais ou chinois.

Juste après en passant sur un petit pont, je vois devant moi quelques japonais s’exciter devant quelque chose qui les fascine, je vais donc voir par curiosité, mais je n’arrive pas à trouver ce qu’ils regardent. Est-ce qu’ils ont vu un animal rare ou difficilement visible? Mais tout ce que je vois, c’est un corbeau posé sur une branche. « Non, mais vous allez pas me dire que vous en avez jamais vu?! C’est comme les pigeons à Paris, on en voit partout!! » Mais il finit par s’envoler et les japonais ne semblent pas le suivre des yeux. Ils s’approchent même du minuscule plan d’eau pour regarder quelque chose dans la direction de deux personnes assises sur un banc. Et c’est là que je le vois, un écureuil vraiment pas farouche qui est descendu au pied de l’arbre où sont aussi assises les deux personnes. L’occasion est trop belle et il est assez près pour que je l’ai en assez gros plan pour qu’on le remarque.

Malgré que midi soit largement passé et que la faim me guette, je m’interdis d’aller manger des glaces au Macha, qui seraient parfaites en cette journée bien chaude et ensoleillée, ou d’aller dans un des restos sûrement blindés de monde puisque près du Temple, et je me dirige directement vers Kita Kamakura toujours à pied. Je mets de côté ma réserve et me la joue parisien en zigzaguant entre les gens et en descendant souvent du trottoir pour avancer beaucoup plus vite et distancer ces zombies de touristes pour ne pas mettre une heure à faire 300 mètres. Je tourne trop tôt vers la gauche et me perd vaguement. Vaguement parce que la ville est à taille humaine et que je sais qu’en allant vers le Nord, j’arriverais bien à un endroit indiqué sur mon plan (aussi vague au passage), et ça ne manque pas parce que je passe devant le Temple Jufukuji, puis le Temple Eishoji. J’en profite pour y jeter un oeil, il n’y a de toutes façons presque rien à voir.

A ce niveau-là, le foule semble moins dense et en plus je retrouve la ligne de chemin de fer qui est un de mes repères qui me confirme encore que je vais dans la bonne direction. En arrivant bien au nord de la ville, j’hésite entre continuer tout droit ou passer sous les rails pour rejoindre les Temples que je ne vois toujours pas. J’opte pour la seconde solution, je longe encore la ligne de chemin de fer avant de me rendre compte que c’est pas le bon chemin, ça ne mène qu’à des pavillons. Je prends donc la route de droite et arrive devant une autre intersection avec un plan et des panneaux qui indiquent plusieurs Temples. J’essaye d’aller du côté de Choju-Ji, mais il n’est pas indiqué et je vais dans la direction qui semble être la bonne selon mon plan et qui passe en plein dans une colline bien boisée. Bon, le chemin est bétonné, mais la côte est bien raide et c’est bien fatiguant à monter. Une fois en haut, c’est tout le contraire, une bonne descente jusqu’à arriver près d’un Temple, je vais donc voir dans le coin s’il y a un resto intéressant, mais rien ne me tente et je veux relire mon papier pour voir les Temples que je voulais visiter pour ainsi partir dans la bonne direction, mais je me rend compte que je l’ai pommé. Bon tant pis, je regarde mon plan et décide de partir voir les trois les plus au nord avant de redescendre en direction du Sanctuaire Shinto Tsurugaoka pour rattraper après la gare de Kamakura.

Entre temps en étudiant mon plan, je vois un type un peu space en vélo (genre hippy version japonaise et plus tout jeune, donc autant dire que sa tronche se remarque encore plus au Japon) qui freine d’un coup quand il me voit et descend de son vélo pour me demander où je veux aller (en anglais bien sûr, j’ai une gueule d’occidental, donc je suis forcément anglophone :op) et me demande si je connais pas… (j’ai pas compris son mot ou nom). Je lui dis que je suis pas perdu et que je regarde juste sur mon plan pour voir ce qu’il y a dans le coin. Il insiste un peu pour voir si je suis vraiment pas perdu (non mais tu lis mon blog et tu crois que je me perd toutes les cinq minutes ou quoi? lol), puis finit par me saluer et enfourche son vélo pour partir.

Je pars donc en direction de Temple Engaku-Ji, Tokei-Ji et Jochi-Ji (les deux derniers étant un peu avant le premier sur une route parallèle séparée par la même ligne de chemin de fer que je longeais il y a un moment). Un peu plus loin, je tombe sur un stand avec quelque chose que je connais pas. Je lis le nom Seiben en dessous. Tiens je connais pas. Bah allons tester pour voir ce que ça vaut. En fait c’est un genre de gâteau sec comme on en trouve pas mal dans les magasins chinois, je crois que c’est le genre de chose qu’aiment beaucoup les asiatiques peu importe le pays, mais moi perso, c’est beaucoup moins mon truc et ça réussit même à me couper l’appétit. Tant mieux, ça me fera faire des économies.

Kamakura2013 (62)

Seiben

Plus tard, j’arrive donc au niveau de la ligne de chemin de fer, je décide sur un coup de tête d’aller voir d’abord le Tokei-Ji et le Jochi-Ji. Je passe devant le second, mais décide d’aller au plus éloigné en premier. Arrivé devant le Tokei-Ji, je vais évidemment payer l’entrée. Ah ouais tiens, j’ai pas parlé de la ville parce qu’elle ressemble beaucoup à une autre ville que j’ai visité, Kyôto. C’est vraiment le même genre de ville, mais en version mini. Mini centre ville. Mini Bouddha. Mini Temple. Et donc mini prix, mais sur le même principe, un peu + un peu, ça fait une sacrée somme au bout d’un moment et je suis à la fin de mon voyage, donc je fais gaffe à ce que je dépense (dit-il après s’être offert une Dreamcast sur un coup de tête hier ;op). Bon ça va, c’est que 200 yens, soit à peu près deux fois moins que le prix moyen d’un billet d’entrée pour un temple de Kyôto.

Vu de l’extérieur, je me dis qu’il est très petit et ça me fait un peu mal de payer 200 yens pour 30 secondes de visite. Bah en fait, il est pas si petite que ça, même si bon, j’ai pas trop compris ce qui était un Temple dans le lot. Il y a plusieurs bâtiments à l’entrée, mais aucun que l’on peut visiter et plus loin, je me rend compte qu’il y a un coin plus boisée qui abrite un cimetière. Le paysage est vraiment magnifique, les arbres sont bien verts et en faisant attention, on peut voir le soleil filtrer à travers les feuilles et sublimer tout ce vert (l’occasion de prendre de belles photos sans avoir un gros APN).

J’en ressors donc heureux et rassuré d’avoir pas payé pour rien, ils les valent largement ces 200 yens. Je me dirige vers le Jochi-Ji, je me mets légèrement en retrait pour laisser passer les quelques personnes qui vont dans le sens inverse et en profite pour checker les Mii que j’ai reçu par Streetpass. J’entends une voix de petite fille qui semble dire un mot ressemblant vaguement à Haaro dans ma tête (c’est Hello, mais prononcé à la japonais), je lève très légèrement la tête sans quitter des yeux ma console, mais me dit que j’ai dû rêver. Les enfants ne m’ont jamais abordés jusque-là, j’ai même l’impression que je les intimide trop pour qu’ils franchissent le pas. Mais bizarrement au moment ou je rebaisse la tête, j’entends une femme dire Zannen (Dommage, en japonais) avec un ton amusé et il y a l’air d’y avoir d’autres voix qui rient. Ah, j’ai dû faire une erreur qui va vexer quelqu’un. Donc je regarde dans la direction où j’ai entendu la voix et je vois quelqu’un avec une poussette passer devant moi en direction du Temple que je viens de visiter.

Dans la poussette une gamine qui doit avoir dans les 7 ans en train de me regarder intensément avec un grand sourire et qui répète le même mot: « Haaro! Haaro! » Surpris, je ne trouve rien d’autre à dire que « Hello! » pour répondre à son bonjour en anglais et je lui dis Konnichiwa pour lui faire signe que je parle un peu le japonais. La mère a l’air complètement amusée par sa fille qui essaye de communiquer avec un étranger et est accompagnée d’autres personnes qui sont dans le même cas. Elle s’arrête vaguement pendant une seconde au cas où sa fille voudrait dire autre chose, mais comme elle se contente de me regarder avec de grands yeux et que moi je suis tellement troublé par la situation que je sais pas quoi dire, on se contente de se faire un signe de la tête pour se saluer et chacun repart de son côté (en continuant d’être amusé par cet étranger qui a dit bonjour en japonais du côté de la mère).

Arrivé devant le Jochi-Ji, je vois que c’est aussi payant, mais c’est aussi seulement 200 yens, donc je vais voir ce qu’il vaut. J’ai exactement la même réflexion à l’entrée. Ca a vraiment pas l’air grand et je vais y rester pendant quelques secondes et en fait j’y suis resté plus longtemps. J’ai là aussi pas compris ce qui était le Temple dans tout ça. Il y a aussi quelques bâtiments que l’on ne peut pas visiter pour la plupart et il y a l’air de se passer des choses pour un public réduit dans d’autres, donc j’entre nulle part. Comme c’est proche du premier Temple, la végétation est la même et le soleil à la même hauteur que tout à l’heure, donc c’est aussi beau que le premier Temple, il y a aussi pas mal de mousse verte sur les pierres qui donnent un certain charme au lieu.

Sinon, il y a aussi un petit passage sur un rocher qui mène devant une statue de la divinité du bonheur et je vois les gens qui sont avant et après moi lui frotter le ventre (je crois avoir lu des choses sur ce genre de divinité, selon l’endroit que l’on frotte, on souhaite avoir de la chance dans un domaine particulier: l’argent, le travail, l’amour,…). Bon moi étant donné que je suis pas quelqu’un de spirituel, je me contente de prendre des photos et ne pas prendre part à ces rituels traditions. Je finis par sortir pour retraverser la ligne de chemin de fer et reprendre la route parallèle.

J’arrive au Engaku-Ji et c’est encore payant. Bon heureusement vu l’heure, je me dis que ça sera le dernier, j’ai pas envie de me retrouver à manger mes doigts parce que j’ai dépensé mes derniers deniers pour voir des Temples. Cette fois, je me fais la réflexion inverse, ça a l’air grand, mais au final, je pense que c’est le lieu que j’ai trouvé le moins intéressant. Il y a pas mal de bâtisses, un énorme portail, mais voilà tous ces lieux, on ne peut les voir que de l’extérieur, soit c’est fermé et au mieux, on accède juste à l’enceinte qui entoure le bâtiment, soit c’est payant.

Tant pis, je fais sans et en fait le tour, je m’offre même le luxe de me poser un instant sur un banc avant de me rendre compte qu’il est déjà 17h passé et dans la série de similitudes qu’il y a entre la ville Kamakura et celle de Kyôto, il y a forcément celle des horaires de fermeture des Temples qui ferment très tôt à Kyôto. Donc je reprend ma visite, je finis par arriver devant un panneau qui indique un « trésor national ». Ah enfin quelque chose d’important à voir. Je gravis donc les marches pour tomber sur un minuscule Temple, qui doit être le fameux trésor national et à côté un petit café avec des tables à l’extérieur placées de façon à avoir une vue sur les environs. Je vais voir ce qu’elles servent et me rend compte qu’il y a du Macha. « Allez, va pour un second et dernier Macha avant mon retour en France. » Bon pour la vue on repassera, j’ai pas trouvé une super bonne place, vu comme c’est fréquenté, mais j’ai encore pu avoir le plaisir de tester le mélange entre le petit gâteau (indispensable pour faire passer le goût amer du thé) et le Macha.

Kamakura2013 (184)

Comme à mon habitude, je n’ai pas manqué de dire que c’était bien bon au moment de partir, j’ai pris la direction de la sortie un peu plus tard, mais comme prévu tout était fermé, donc j’ai dû rejoindre la sortie de service.

Je suis remonté du côté de la gare de Kita-Kamakura, qui ressemble un peu à certains gares éloigné de la banlieue parisienne comme celle d’Orsay-ville, c’est à dire qu’il n’y a pas de portiques et visiblement personne pour contrôler. Avant d’y aller, je vais à l’autre bout de la gare pour voir s’il y a une autre entrée. Comme j’ai rien à faire valider, j’ai l’impression que je vais rentrer dans la gare comme un voleur, comme si je fraudais, mais comme il n’y a pas d’entrée, je me fais une raison et entre comme un voleur dans la gare en sortant quand même mon JR Pass pour bien montrer que je fraude (je comprends pas pourquoi je me sentais coupable à ce moment-là alors que j’ai rien fait de mal).

Kamakura2013 (199)

Bref, je prend le premier train de banlieue qui passe pour faire le chemin inverse jusqu’à la gare de Tôkyô. Comme d’habitude, je fais les changements habituels jusqu’à Akiba pour aller prendre la ligne Tsukuba Express jusqu’à Asakusa. A la station d’Akiba, j’ai pris un ascenseur. Oui, je prends des ascenseurs, mais celui-là me sert de raccourci.

Je vois deux gamines à côté de moi qui font les folles et sont très amusantes à voir. Soudain la plus grande des deux (un peu moins jeune que celle que j’ai rencontré plus tôt dans la journée) lève la tête dans ma direction et fait une tête de trois mètres de long, ultra surprise de voir un étranger et elle a énormément de mal à cacher sa surprise dans un lieu aussi exigu qu’un ascenseur. Elle a une réaction du genre (si c’était moi): Oh putain de bordel de merde!!!!!!!!!!! Un Eigo-jin!!!!!!!!!!! Oui, je l’aurais dans la peau jusqu’au bout ce syndrome de l’étranger forcément anglophone (mes profs d’anglais du collège sont en train de se suicider en se rappelant des notes que j’avais, passé les premiers mois d’apprentissage).

Elle essaye de me dire un demi milliard de choses que je ne comprend pas et en plus devant sa réaction ultra décomplexée, je me retrouve comme un con à ne pas savoir quoi dire et à juste rire. Bien évidemment, tout le monde s’est retourné dans l’ascenseur et semble bien s’amuser de la situation. Au bout d’un moment (oui bon juste deux secondes, je vais pas au centre de la Terre avec cette ascenseur ;op), le père essaye de la calmer ou de la faire taire, en lui disant que je ne comprends rien. Bah oui Gaijin=Anglophone, c’est pas possible qu’ils puissent s’exprimer en japonais. Ce que je n’aurais pas pu faire d’ailleurs tellement je savais pas quoi faire. lol J’aurais dû trouver un truc drôle à dire, mais rien ne vient. Bon quand j’arriverais à trouver quoi dire et faire dans ce genre de situation avec un enfant, je pourrais dire que j’aurais franchi un cap dans mon apprentissage de la langue. lol

Enfin après tout ça, j’ai poursuivi mon chemin, en découvrant à Asakusa une autre sortie bien plus proche de chez moi que celle que je prend d’habitude et je n’ai pas manqué comme à mon habitude d’aller me réapprovisionner dans un Konbini, avant mon retour chez moi.

Kamakura2013 (200)

Chala head chala!!!!

Avant de commencer, je tiens à dire que c’est normal si les articles des trois derniers jours ne sont pas encore postés. Pour le premier, c’est parce qu’il n’y en aura pas, ça sera expliqué dans le second. Pour le second et le troisième parce que j’ai pas assez de temps pour les finir, ils arriveront plus tard. J’ai fait les brouillons et j’ai seulement eu le temps de trier mes + de 900 photos au cumulé, il me reste « seulement » à rétrécir les copies, à y apposer le logo et à faire la mise en page.

J’avais aussi prévu de faire des articles sur les autres lieux où j’ai logé, mais je pense qu’avec le retard que j’ai et le peu de temps qu’il me reste ici, ils seront très probablement postés à moi retour en France (même si je changerais la date où ils sont postés pour que ça vienne à la suite des récits de mes voyages dans les diverses villes que j’ai traversé).

Après les deux grosses journées d’hier, j’ai décidé aujourd’hui de m’offrir une journée plus calme, c’est aussi parce que j’ai pas le choix, j’avais urgemment besoin de faire une machine, donc ça me flinguait d’office ma matinée. C’est donc en début d’après-midi que je sors du Taito-Ku pour me rendre à Akiba. J’avais prévu à la base d’aller à Ueno après un rapide passage à Akiba, mais il n’a pas été aussi rapide que ça. ^^

A la base, je venais seulement pour faire quelques achats pour quelqu’un d’autre, mais il ne faut jamais jurer de rien avec Akihabara. Arrivé là-bas, je commence un tour des boutiques pour trouver les figurines Magi que je recherche désespérément depuis le début de mon séjour (à croire qu’ils ont décidés de ne pas les sortir, à moins que je ne fasse que passer à côté). Les recherches ne sont pas couronnées de succès, mais à défaut, j’ai pu découvrir des boutiques intéressantes pour récupérer des figurines One Piece pour un possible futur voyage. Je finis par aller dans une boutique que je connais bien et qui vend de tout et n’importe quoi en matière de goods, je vois une des figurines que j’avais vu à Hiroshima, mais ça ne correspond pas à ce que je cherche, donc comme dans une autre des boutiques que j’ai visité, je vais voir un des vendeurs pour voir s’ils ont des petites figurines de Magi, il me dit que non, mais me donne un prospectus avec une autre adresse de leur magasin dans une autre lieu bien connu des services, en disant qu’ils en ont.

Je vais donc au quatrième étage de la tour Akiba culture zone et comme l’étage est encore plus rempli de figurines, je vais voir le premier vendeur que je vois pour lui poser la questions. Il me répond avec un ton du genre « dégage de là » que c’est plus loin sur la gauche. Bon, on se calme, retiens ton envie de lui donner un coup de boule, même en restant poli, on peut quand même trouver des cons au Japon. Je tombe donc sur la partie de l’étage qui appartient au magasin que j’ai visité plus tôt, je pose la même question au vendeur et il me dit en s’excusant, qu’ils n’ont rien .

Bon tant pis, je reste un peu dans l’étage et vois dans une partie qui appartient à un autre magasin, la même figurine et une autre de la même série. Comme c’est pas celles qu’on m’a demandé, mais que je n’arrive pas à trouver ce que l’on me demande, je tente quand même d’aller poser la question à un vendeur et au pire des cas, je prendrais les deux grandes figurines (elles sont pas chers en plus et la finition de celle que j’ai vu en vitrine a pas l’air dégueulasse). Il m’en montre d’autres bien plus petites et plus chers, qui ne correspondent pas du tout à celles qu’on m’a demandé, donc tant pis, je reste sur une énième défaite et prend les deux grandes figurines.

Super Potatoe n’étant pas loin je décide d’y faire un tour pour voir s’ils ont Pokemon Green avec sa boîte (oui je vais partie de cette espèce qui aime acheter leurs jeux avec leur boîte ;op) , mais ça n’est pas le cas et je fais un tour des deux étages pour voir s’ils ont des consoles collector Pokemon. Toujours rien.

Je retombe sur les Dreamcast qui me faisaient envie lors de mon premier passage et je me décide enfin à franchir le pas. J’avais dit dans le premier article de ce blog que je suis un pro-Nintendo, même si j’ai jamais vraiment jouer le jeu des guerres de consoles, mais du côté de Sega, la Dreamcast a été pour moi une console aussi importante que la 64 (voir même plus). J’ai eu l’occasion de tester quelques jeux et comme beaucoup de joueurs, c’est une des consoles qui m’a le plus marqué. Mais voilà, jusqu’à présent j’y ai joué avec celle de ma petite soeur et je n’en ai jamais eu une à moi. Je profite donc aujourd’hui du prix plus qu’abordable de la console pour m’en prendre une, mais avant je vais voir du côté des jeux ce que je pourrais me prendre.

J’ai déjà Sonic Adventures 2 sur Game Cube et je l’ai aussi testé sur Dreamcast, j’ai déjà récupéré les deux Marvel vs Capcom et je ne veux pas prendre de jeux de combats comme unique jeu. Je cherche donc parmi les jeux les moins visibles, Pop n’Music nécessitant une manette spéciale, je fais l’impasse dessus, et puis je tombe sur un RPG assez célèbre, dont j’avais entendu entendu: Eternal Arcadia. Ca tombe bien, c’est le seul RPG que je trouverais et c’est mon genre favori, donc je le prend.

Ensuite je tombe sur une grosse boîte Love Hina en dessous des consoles, avec les logos Dreamcast et Limited Edition, je comprends pas trop ce que c’est, donc je vais demander à un vendeur, qui ne semble pas comprendre les mots Love Hina (je sais même pas si le Manga à un autre nom ici). Il vient avec moi pour que je lui montre la boîte et m’explique en gros que c’est une édition collector d’un jeu Love Hina et après quelques hésitations (pas pour le prix, très bas, mais pour la taille de la boîte qui risque de prendre un peu trop de place dans ma valise), je me dis que je me dois de le prendre. Vu à quelle vitesse les choses un peu rares disparaissent dans ce magasin, je me dis que j’aurais sûrement pas d’autres occasions de trouver ce pack et comme je l’ai dis dans le premier article du blog, Love Hina est un des premiers Mangas (sinon le premier) que j’ai lu et donc il a une place toute particulière dans mon coeur.

Enfin comme je me doute que l’unique Dreamcast dans sa boîte n’a pas de Memory Card, je prend à côté de la caisse une des Memory Card avec une couleur originale.

Je finis par remonter la rue pour trouver un distributeur de gashapon de Magi et je dis que c’est l’occasion de faire diminuer ma collection de pièce de 100 yens en n’en prenant deux. ;op La première est un doublon que je me garde et la seconde un que j’ai pas récupérer, et d’après l’image du distributeur, il ne me reste que le héros de ce Shônen à récupérer.

C’est donc les bras bien chargés que je fais une halte bien tardive pour déjeuner dans un KFC, je prend évidemment le menu Dragon Ball pour récupérer une autre bouteille (cette fois c’est celle avec la coiffure de Super Saiyen de Goku que je récupère).

Tôkyô2013 561

Un peu plus tard, je me dis qu’il serait temps que j’aille au ciné, je devais y aller avec quelqu’un à la base, mais mon compère n’ayant pas donné signe de vie depuis, je n’ai donc pas eu d’heure et d’endroit où se trouver et j’ai décidé au dernier moment d’y aller seul (et aussi de faire le programme de ma journée d’ailleurs lol).

Je reprend donc la Yamanote-Sen en directement de Yûrakuchô pour essayer de trouver le ciné le plus proche de chez moi qui diffuse le film Dragon Ball Z: Battle of Gods. Le problème c’est que j’ai pas l’adresse et que j’ai vaguement le plan de l’emplacement en tête. Il est dans une des grandes rues parallèles au métro et côté Ginza, donc je vais dans cette direction et finis par tomber sur une grande rue devenue piétonne pour la journée ou le week end. Ca tombe bien, c’est blindé de monde, mais toujours pas de Marunôchi Toei, le cinéma que je cherche. Je vais donc me renseigner auprès d’un vendeur, qui doit forcément connaître le quartier, mais il me dit qu’il ne voit pas où c’est et m’invite à aller deux pâtés de maison à côté pour trouver je sais pas quoi. Sûrement un Kôban où je pourrais être renseigné.

Je vais donc dans la direction qu’il m’indique, mais ne trouve pas d’endroit où je pourrais demander mon chemin, donc à défaut, je tombe sur des Salary Men/Office Lady en train de faire une pause clope dans un coin « aménagé » pour ça, ils finissent par me montrer le chemin sur un plan. Bah en fait, j’étais allé trop loin parce que c’est plus près de la gare et je finis par le trouver. Je vais payer ma place en pleurant intérieurement à cause du prix horriblement cher des places ici, reçois une carte postale Dragon Ball en entrant dans le ciné et arrive dans la salle pendant la diffusion des bandes annonces.

Tôkyô2013 559

Alors pour ce qui est du film, je vais essayer de pas spoiler (de toutes façons, vu mon niveau en japonais, je risque pas de vous spoiler une grosse partie des dialogues, vu que j’ai surtout compris l’intrigue avec ce que je voyais), mais à défaut, vous pouvez zapper cette partie de l’article pour revenir sur le prochain mot en gras.

Bon autant le dire tout de suite, l’intrigue n’est pas extraordinaire, mais c’est pas trop pour ça que j’étais venu, donc j’ai vraiment passé un bon moment, c’est une bonne grosse dose de nostalgie que je me suis pris. C’est rempli à mort de fan service et ça mélange un peu les ambiances des deux époques du Mangas, c’est à dire qu’il y a pas mal de passages drôles et très naïfs comme dans la partie du Manga où Goku est enfant et il y a des combats qui montent crescendos comme dans la partie adulte. Comme ça a l’air de se passer entre la partie Z et la partie GT, on retrouve pas mal de protagonistes côté alliés et même une petite surprise pour l’une d’elles, il y a même un trio de méchant du début du Manga qui fait une apparition et qui est tourné en dérision, parce que autre précision, il n’y a pas réellement de méchant qui veut conquérir la Terre ou la détruire dans ce film. Donc quand ça arrivera en France, n’attendez rien de ce côté-là, vous risqueriez d’être déçus. Sinon, j’ai trouvé que Flow s’était bien débrouillé dans sa reprise bien punchy de Chala Head Chala et le morceau en entier a été placé à un très bon moment (pendant le générique de fin où défilaient des pages des différents tomes du Manga en mettant en avant certaines cases de moments importants de l’intrigue). Autant dire que je suis sorti avec un grand sourire de la salle avec ça.

Après tout ça, comme il commençait à faire nuit, que j’ai prévu une longue journée demain pour le dernier jour où je pourrais utiliser mon JR Pass et que je suis trop chargé pour faire autre chose, j’ai décidé de rentrer en passant par le Family Market le plus proche de chez moi pour me prendre tout juste de quoi manger pour ce soir et demain matin.

Tôkyô2013 560

Tengu

Il y a quelques mois, j’avais noté un lieu grâce au blog Wakarimasen que je pensais proche de Tôkyô, mais qui est en fait dans Tôkyô, et c’est seulement maintenant que j’y vais à trois jours de la date d’expiration de mon JR Pass. J’avais deux solutions à mon actif, soit prendre la Keio-Sen jusqu’à son terminus et donc tout payer. Soit prendre la Chûô-Sen jusqu’à son terminus et rejoindre la Keio-Sen et là c’est bien plus économe puisque je paye que l’unique arrêt que je ferais avec la Keio-Sen.

Bon, jusqu’à présent, j’ai utilisé mon JR Pass qu’avec la Yamanote-Sen et je ne suis pas sûr de pouvoir l’utiliser avec la Chûô-Sen, mais bon qui ne tente rien n’a rien, donc c’est parti pour aller à la station Kanda, la plus proche d’Akihabara pour prendre la Chûô-Sen. Arrivé là-bas, j’ai quand même la décence de demander à un agent si je peux utiliser mon Pass avec cette ligne et il me confirme ce que j’avais lu sur internet, donc c’est parti pour un long trajet gratuit jusqu’à Takao, le fameux terminus. Comme j’ai beaucoup de temps devant moi, j’en profite pour encore continuer ma partie de Fantasy Life où je suis allé plus loin dans le scénario, en zappant « un peu » les dialogues et en m’essayant à une autre classe, celle de couturier, qui me permet de faire des vêtements avec de meilleurs stats que ceux des magasins.

A Takao, je fais donc le changement vers la Keio-Sen, je repère une librairie presse qui pourrait avoir le magazine que je dois ramener pour quelqu’un d’autre, mais comme je veux faire ma randonnée en étant le moins chargé possible, je remets donc ma recherche à plus tard et me rend donc à Takaosanguchi, terminus de la ligne Keio.

En sortant de la gare, je remarque qu’il y a plusieurs classes d’enfants et j’espère secrètement qu’ils prendront un autre chemin que moi pour pouvoir profiter de la nature seul. Je trouve rapidement un plan, seulement en japonais, mais assez clair pour je ne sois pas embêté par les inscriptions en kanjis que je ne comprends pas. Comme il est midi plus que passé, je cherche un endroit pour me restaurer avant mon ascension, il n’y a rien d’intéressant au niveau de la gare, mais je repère quelques restaurants un peu plus loin, donc je vais voir ce qu’ils font, mais finalement je trouverais un Konbini où je prendrais aussi une grande bouteille d’eau et de quoi grignoter une fois en haut.

Je trouve une table en bois pour pique niquer, elle est occupé par une personne plutôt âgée, qui se prépare à faire l’ascension, je lui demande si ça le dérange pas que je m’installe à la même et unique table du coin. Ca n’a pas l’air de l’embêter, il me félicitera plus tard pour mon japonais, avant de rire. Je ne sais pas sur le moment si c’est à prendre au premier ou au second degré, mais à défaut de savoir, je me contente de le remercier.

Après tout ça, je poursuis mon chemin en longeant le ruisseau à la recherche de l’entrée du Mont Takao, j’arrive du côté d’une route suspendu très moche et qui dénature complètement le coin, je me dit que ça fait un peu loin pour une entrée et hèle un ouvrier pour lui demander où est l’entrée des chemins de randonnée du Mont. Bah en fait, je suis allé trop loin (du genre un bon gros kilomètre), donc je rebrousse chemin jusqu’à arriver au niveau du coin où je mangeais et trouver l’entrée. Bon pour ma défense, c’est vraiment mal indiqué sur place que c’est l’entrée et faut vraiment le voir que c’est une rue pour touristes tellement c’est calme avant l’entrée.

Une fois sur place, je cherche le chemin 6, qui était cité comme étant le plus intéressant pour la montée, il est plus loin que je pensais et est bien mieux que le laissait présager la route bétonnée où circulent des voitures, qui conduit à ce chemin de randonnée. Bonnes nouvelles, c’est très calme, il n’y a personne avec moi et on est vraiment en pleine nature. Pas de béton, pas d’escaliers. C’est un chemin de terre avec pas mal de caillasse avec une alternance avec les racines des arbres qui font des marches naturelles. L’ascension est vraiment pas fatigante, ça n’est ni trop raide, ni difficile à parcourir. Sur une grosse partie du chemin, on longe un ruisseau, en étant bien à l’ombre et c’est pas plus mal vu la chaleur et le beau temps qu’il fait aujourd’hui. On peut profiter du magnifique paysage qui nous entoure, rempli d’arbres immenses avec des feuilles bien vertes et un petit côté forêt tropicale.

Le chemin devient quand même plus raide à mesure que j’avance (le sommet est quand même à 500 mètres de hauteur et à cette allure, c’était pas 3 kilomètres que je faisais, mais 300 :op), je fais les deux premiers kilomètres assez tranquillement en profitant du paysage et en prenant mon temps pour faire mes photos, contrairement aux rares japonais que je croiserais et qui sont équipés pour l’Everest. Plus loin, j’arrive sur une portion un peu compliquée à gravir puisque cette fois, on ne longue plus un ruisseau mais on marche carrément dedans (pas très écolo tout ça), même si celui-là est minuscule. Heureusement parce que c’est légèrement glissant et je comprend maintenant pourquoi c’est interdit à la descente.

La suite est d’abord plus facile, puis vraiment fatigante cette fois, des escaliers en bois font leur apparition et ça fait bien travailler les mollets et les genoux, mais ça veux aussi dire que la fin est proche. J’arrive finalement près de gardes forestiers, qui installent la pancarte interdisant la descente par le chemin où j’arrive, il me reste une dernière côte à gravir et me voilà enfin arriver.

J’essaye de trouver une vue imprenable que l’on s’attend à voir à cette hauteur, mais les arbres cachent bien les environs et on ne peut voir que partiellement ce qui nous entoure. Ca semble mal parti pour la descente, des nuages ont l’air d’arriver et quelques gouttes de pluie commencent à tomber, mais bon j’ai mon petit parapluie avec moi au cas où. Après avoir fait quelques photos, je m’installe pour me réhydrater et manger un bout avant la descente. J’ai remarqué depuis mon arrivée qu’une quadra arrêtait pas de me fixer sans oser m’aborder et quand je me suis installé, elle s’est mise à discuter avec deux types en ayant l’air de parler de moi en riant (je pense avoir compris quelle parlait de moi quand je prenais une photo au dessus de moi et que j’ai capté le mot japonais pour appareil photo). Mais bon, je suis pas venu en randonnée pour être en contact avec des gens, donc je laisse couler et ne me préoccupe pas trop d’eux, même si j’ai tourné la tête à plusieurs reprises dans leur direction au cas où ils décideraient de franchir le pas.

J’ai fini par démarrer ma descente en prenant un autre chemin conseillé, qui n’est possible à faire qu’en descente: le chemin 1. Rien à voir avec la montée, puisque ce chemin est bétonné et bien plus large que celui que j’ai emprunté, donc le paysage sautera moins au yeux que les temples que je verrais pendant cette descente.

Comme j’y vais toujours aussi lentement, c’est juste avant le premier temple que je serais rattrapé par la quadra qui se décide finalement à venir me parler, elle me pose les questions habituelles, j’ai pas mal de difficultés à la comprendre à cause de son vocabulaire trop compliqué pour mon niveau, mais du peu que je comprendrais, elle a l’air d’être surprise de voir un étranger (alors qu’elle n’a pas dit un mot d’anglais, contrairement aux gens du centre de Tôkyô :op). C’est vrai que je me souviens pas en avoir croisé depuis que je suis dans cette partie de Tôkyô et j’ai l’impression qu’il n’y en a pas beaucoup qui y vont, vu la curiosité dont elle faisait preuve.

Comme elle a l’air aussi pressé que les autres japonais (faut dire qu’il est 16h passé depuis que je suis arrivé au sommet), elle poursuivra son chemin sans me dire un mot pendant que je prendrais des photos du premier temple et je suis même resté un moment dans les environs puisqu’en contrebas il y a une place avec un autre temple et divers lieux de culte (je suis pas Bouddhiste/Shintoïste, donc je sais pas trop comment nommer les différents bâtiments que l’on peut trouver dans ce genre de lieux). Il y avait surtout dans cet endroit diverses statues de Tengu vraiment jolies (surtout les plus grandes avec un niveau de détails hallucinants et des expressions du visage vraiment impressionnantes) et j’adore comment ces créatures mythologiques japonaises sont représentées.