Il est frais mon poisson.

Petit dèj' de champion. ;op

Petit dèj’ de champion. ;op

Exceptionnellement la journée a commencée très tôt le matin, mais pas assez pour aller voir la vente à la criée. Et oui, parce que ma première destination est Tsukiji, l’équivalent japonais de Rungis qui va être déplacer l’année prochaine, si je dis pas de bêtise, et donc que je me devais de visiter, même si le lieu ne me tentait pas plus que ça à la base (c’est pour ça que j’y vais pas plus tôt). Bien sûr, je vais d’abord à Akiba sous la pluie (plus forte qu’hier puisque accompagnée de bonnes grosses rafales de vent), et là juste avant de sortir. Que vois-je? Un escalator en panne! Noooon, ça existe!!!! Je suis encore au Japon ou quoi.

Pour info les parisiens, ça marche pas de la même façon le métro au Japon. Pas de trace d’humidité sur les murs, de tags et vitres rayés, de déchets,… et surtout pas de métro en retard et d’escalators et ascenseurs en panne (qui seront remis en marche plusieurs semaines plus tard). Bref le paradis pour certains et le train train quotidien pour d’autres.

Après un changement, je me rend à Shimbashi, qui a pas l’air loin de Tsukuji d’après mon plan, je n’y suis jamais allé, donc c’est une découverte. Ca commence mal parce que j’ai aucun point de repère sur mon plan pour savoir dans quelle direction je pars en sortant de la gare, je demande mon chemin à un salary man et je me dirige vers la direction qu’il m’a indiqué. C’est plus long que ça en a l’air, mais ça a l’air d’être le bon chemin. Le temps passe et je commence à me demander si c’était vraiment le bon chemin. Rien n’indique la direction de Tsukuji et je n’ai toujours pas croisé les bâtiments mentionnés sur mon plan.

Arrivé au niveau de la station Daimon, je vais voir un plan de la ville, parce que le mien commence à prendre l’eau (et moi aussi au passage, quel sale temps!), et là je comprends que je suis à l’opposé de l’endroit où je devais être. Du coup, je chope l’une des lignes du coin pour aller deux stations plus loin à Tsukijishijo.

Bon là pas de doute, je suis au bon endroit et je suis même très prêt, ça sent le poisson dès la sortie, mais je vois pas de grand bâtiment, juste ce qui semble être un entrée de parking où se dirige un groupe de touristes anglophones. Dans le doute, je vais plus loin jusqu’à trouver un plan du marché de Tsukiji et c’est bien ce que je longe depuis la sortie du métro. Je zappe vite fait la partie légumes/fruits (faudrait y emmener les apôtres du 5 fruits et légumes par jour pour leurs montrer les prix, histoire de rigoler) et me rend directement au bâtiment des poissons. C’est à la fois très grand et très petit. Grand parce que le bâtiment en lui-même est….grand, et petit parce que c’est blindé de marchandises au point que l’on a assez de place pour circuler dans les allées improviser et que l’on doit faire attention aux employés, qui circulent sans trop faire attention aux autres (en particulier ceux munis d’un petit véhicule).

La visite est plus intéressante que j’aurais pu le penser, c’est bien de pouvoir voir les produits frais à l’air libre et ça m’étonne pas que certains gaijins fassent les idiots. Mis à part quelques lieux interdits au publics, on peut se balader comme on veut et même acheter les produits. Malheureusement ne sachant pas cuisiner le poisson et les fruits de mer en général, la plupart des produits me sont interdits d’office, je finis quand même par trouver une petite douceur avant de faire un tour du côté des boutiques alimentaires collées au Marché de Tsukiji. La visite est vraiment intéressante, le lieu grouille de restaurants et échoppes qui vendent une quantité de produits différents énorme, ça mérite vraiment plusieurs passages pour en faire le tour. Je finis par me laisser tenter par une dame, d’un certain âge à l’air sympathique et qui a une sacrée pêche, qui me propose d’acheter ce qu’elle vends.

Majoritairement des Dangos. Elle ne se prend même pas la tête en voyant ma gueule de Gaijin (si elle y a vraiment fait attention) et la vente se fait entièrement en japonais. Heureusement, elle est pas aussi speed que les autres japonais, donc je m’en suis bien sorti. Elle me propose de les manger au niveau de la table qui est installée dehors à l’abri de la pluie, c’est pas de refus et ça lui permet d’avoir un pic d’affluence une ou deux minutes après. Juste avant de me servir, j’ai même droit à un thé vert, un autre arrivera en même temps que le fameux pic d’affluence. Je traine un peu (pas pressé de retourner sous la pluie) et j’attends que le groupe de mamies finisse leurs achats (des Dangos, étonnant? ;op) pour ne pas manquer les compliments et remerciements d’usages. Je continue ma balade et finis par trouver un espace de détente salvateur, je vais traîner un peu à l’intérieur le temps que mes vêtements sèchent (j’ai beau avoir un parapluie, qui souffre avec les rafales de vent, ça ne m’a pas empêché de commencer à devenir Bob l’Eponge), je repère quelques distributeurs de gashapon entre les distributeurs de boissons et décide d’en prendre un de One Piece version New World et un autre d’un concept « débile, donc indispensables ». La matinée touchant à sa fin, je ne pouvais pas partir sans au moins tester un des restos. Ce ne fut pas évident d’en trouver un, la bataille du plat le plus cher étant de rigueur dans le coin (ils ont au moins l’excuse d’être livrés en produits frais par Tsukiji). Je finis par en trouver un parmi les moins chers, le resto en lui même a beaucoup de charme, mais la programmation musicale est bizarre. Non pas que ça soit mauvais, mais plutôt que ça ne colle pas avec le lieu. Le bâtiment est vieillot et la musique éclectique, ça va du Rock à la pop, en passant par le Hip Hop et bien sûr du Enka.

Je choisis rapidement un plat avec pas mal de choses que je n’ai jamais mangé, je demande au passage comment ça se mange parce que je me retrouve avec le plat en lui-même, une soupe, des condiments et une coupelle vide, et qu’il me semblait bien qu’il fallait en mélanger certains avec d’autres. J’ai droit là aussi à du thé bien chaud. Au final, c’était très bon dans l’ensemble, certains produits ont une consistance étrange (le poulpe dont on sent bien les ventouses, un truc dont je ne connais pas le nom qui a la même consistance qu’une énorme morve et je crois qu’il y avait de la seiche qui a aussi sous la dent une texture différente de ce que j’ai mangé jusque-là) et comme j’avais pas spécialement faim, j’étais vraiment pas loin de caler tellement ça remplit l’estomac.

Ma visite de Tsukiji étant finie pour l’instant, je m’en vais vers ma seconde destination et là pas de soucis, c’est du direct. Et voilà, moi qui voulais de la visite d’intérieur avec ce temps pourri (c’est bon, je l’ai assez dit? J’aurais droit demain à autre chose qu’un typhon ou quoi? ;op), me voilà servi avec Roppongi, un autre quartier que je n’avais pas encore visité jusque-là et qui contient plusieurs grands Centres Commerciaux. De luxe visiblement, donc je ne devrais pas avoir de soucis de tentation. Même pas le temps de sortir à l’air libre pour me mouiller que je me retrouve dans l’un deux, reliés au métro, je fais un petit tour dans le Tsutaya Book par curiosité, parce que j’ai clairement pas le niveau pour lire des bouquins en japonais et en sortant, voilà t’y pas que je tombe plus loin sur….

Le Konami Shop!!!!!!

Le Konami Shop!!!!!!

Wolala, t’es sérieux toi!!! Tu crois que ça m’impressionne, mais tu sais quoi, je suis trop un rebelle. Et bien, tu sais ce que je vais faire? Hein? Hein? Hein? Et bah, je vais….rentrer à l’intérieur et le visiter rapidement parce qu’il est petit, que j’ai pratiquement jamais joué à un MGS et à un Castlevania de ma vie et que le reste m’est totalement inconnu ou presque. Je continue ma visite du C.C. tranquillement parce que marre de la pluie, mais finis quand même par sortir pour me diriger vers le Roppongi Hills et sur le chemin, je vais un détour, intrigué par ces panneaux parlants d’un Nogizaka (seuls les fans d’idols comprendrons).

Arrivé devant le building, le vent se fait plus présent pour compenser le fait que la pluie a enfin décidée d’aller voir ailleurs, c’est donc mort pour les photos à faire depuis l’observatoire, qui a l’air de se situer dehors au sommet du building d’après l’affiche que je trouve, ce qui explique le fait qu’il y ait un employé en train de faire une annonce en parlant du vent et en ayant l’air de donner des conseils (bah oui, je comprend un mot sur dix, donc c’est pas évident de suivre). Je finis par retourner vers le premier C.C. pour y continuer ma balade et y rentrer au final, parce que je commence à vraiment être fatigué à partir de ce moment-là. Je vais quand même acheter un petit quelque chose au Seven Eleven pour me substanter et trouve un endroit tranquille en hauteur pour me reposer un peu avant de rentrer.

Finalement, je décide d’aller me perdre un peu jusqu’à arriver à Roppongi-Ichome, je me retrouve à faire un sacré détour en métro pour remonter jusqu’à Akiba et là, seconde surprise de la journée: la Yamanote-Sen se retrouve bloquée à l’arrêt Tôkyô. Ca parle beaucoup dans le micro et d’après le peu que je comprend, je pense que le métro va repartir dans l’autre sens (après réflexion, j’ai l’impression qu’il y a plutôt eu un incident à Shibuya ou Harajuku, qui s’est répercuté sur toute la ligne et tout ce que j’ai pas compris (faut dire qu’ils parlent un peu dans leur barbes les japonais, quand ils ne parlent pas aussi vite que des espagnols ;op) devait être une montagne d’excuses pour l’incident et je décide de rester sur le quai au cas où, le temps que celui parte et le temps que le suivant n’arrive. C’est surtout le départ du premier métro qui aurait été long, le suivant, et sûrement ceux d’après, est arrivé très vite (prenez-en de la graine la RATP/SNCF).

A Akiba, je décide d’aller me prendre deux gashapon Pokemon dans le coin qu’hier et en profite pour aller chercher de quoi me restaurer au Seven Eleven du coin, avant de me rentrer.

Tôkyô2013 (134)

. Achats du jour:

Tôkyô2013 (133)

4 réflexions sur “Il est frais mon poisson.

    • Bah il me semble qu’Hideo Kojima a un étage/appart à lui tout seul dans le building où il travaille. Les employés peuvent pas habiter le coin à mon avis, ce coin de Roppongi est apparemment une mini-ville pour riches.

    • Bah à pas grand chose, c’est pas rempli, il y a un vitrine à l’entrée avec quelques figurines, une étage sur le mur de gauche, avec des goodies en tout cas sur des nouveautés et quelques stars de l’éditeur, mais c’est pas très varié. Il y a aussi une vitrine au fond qui sert pour des expos (là il y en avait une sur Castlevania et je crois aussi Metal Gear, c’était d’ailleurs la série la plus mise en avant) et trois quatre tables avec d’autres goodies sur des choses que je connais, dont un chat. Bon, j’avais ne pas être un fan inconditionnelle des rares jeux que je connais, donc certains seraient fou en entrant dedans (c’est un peu comme le Magasin des SKE48 qui est minuscule et qui plaira qu’aux gens comme moi), et sa présence à cet endroit est surtout à mon avis expliquée par le fait qu’il y a le bulding Konami juste à côté (c’est sûrement là que Kojima bosse et habite).

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