Des torii, encore des torii, toujours des torii.

Bon il est temps de passer aux choses sérieuses. Après une semaine à Tôkyô en terrain plus que connu, il me fallait bien à un moment partir voir d’autres villes et je commence doucement avec une autre ville que je connais, mais dont il me reste des endroits touristes à voir, Kyôto.

Comme pour Tôkyô, avant les visites il faut déjà se rendre dans la ville en question, et donc après avoir bouclé ma valise ce matin, j’ai quitté mon appart en emportant le plus important avec moi, je retrouverais le reste à mon retour pour finir mon voyage. C’est en directement de la gare de Tôkyô que je me suis rendu, j’ai cherché l’endroit où faire changer mon JR Pass dès mon arrivée là-bas, mais comme c’était dans la zone qui était en travaux lors de mon premier voyage, je n’ai plus mes repères et me retrouve à la même sortie que j’avais emprunté il y a quelques jours, à essayer de voir où se trouvait le bureau.

Après quelques recherches je finis par tomber sur un bureau pour voyageur, mais ce n’est pas ce que je cherchais. Heureusement l’hôtesse me guide vers le bon endroit, qui se trouvait en face d’où j’étais, je fais donc changer mon pass grâce à deux hôtesses, l’une très jolie avec une frange comme je les aime, et l’autre avec un accent anglais amusant, pour avoir le JR Pass normal. Bien sûr, je prend tout de suite mon billet pour Kyôto et ne tarde pas à me rendre sur les quais. Le chemin est assez long et me prend du temps parce que la gare en elle-même est un vrai labyrinthe. Heureusement que l’on peut compter sur le sens du service infaillible des japonais pour ne pas se perdre.

Une fois dans le train, me voilà parti pour deux grosses heures de trajet en Shinkansen, qui auraient pu être parfaite si je n’avais pas une valise aussi grosse. Du coup je me retrouve avec les genoux écraser contre cette dernière et comme je suis placé côté couloir, je dois en plus me déplacer de temps en temps pour laisser sortir les personnes à côté de moi.

Finalement, j’arrive en début d’après-midi à Kyôto, je connais plus ou moins le chemin pour aller à l’auberge de jeunesse où je logerais pendant mon séjour dans le Kansai, j’ai juste eu besoin du plan pour la seconde moitié parce que le coin est plein de petites rues et que je suis monté trop tôt pour arriver directement dans celle qui m’intéresse. J’ai fait un passage éclair à Tour Club (le lieu où je loge), le temps de laisser ma valise et de mettre dans mon sac les affaires donc j’ai besoin pour ma sortie.

Ensuite, je retourne à la gare de Kyôto pour aller chercher un plan de la ville à l’office du tourisme, il y a du monde, mais comme il y a pas mal de comptoirs, je n’attends donc pas longtemps et j’en profite pour vérifier que je peux utiliser ma Suica Card dans les métros (c’est quelque chose d’assez récent, avant il fallait acheter un ticket à chaque trajet, autant dire que c’était pas pratique). Comme le milieu de l’après-midi arrive trop vite, j’abandonne l’idée d’aller au Fushimi Inari à pied et opte pour le métro, je fais l’erreur de prendre la première entrée de métro que je vois, mais tant pis, je décide avec l’aide de mon plan de me rapprocher le plus possible et de faire le reste du trajet à pied. Jujo a l’air d’être la station la plus proche. Je m’y rend donc. J’utilise le plan du métro pour ne pas sortir n’importe où et me rapproche du lieu où je me dois me rendre. Heureusement, le chemin est facile à retenir, pas trop long et le coin a beaucoup de charme, je suis passé en une demi-journée de la jungle de Tôkyô à un lieu très calme et un peu vieillot, typique de la campagne japonaise.

Je zappe vite fait la première partie de Fushimi Inari, que j’avais déjà vu lors de mon premier voyage, pour aller voir le plan de l’ascension. Je vois qu’il faut deux heures pour faire le grand tour, ça va faire juste, vu l’heure qu’il est et je dois aussi ne pas rentrer trop tard pour faire le check-in. J’entame donc l’ascension qui est assez simple au début. Pas beaucoup d’escaliers et c’est plutôt de la pente douce, j’arrive assez vite à l’intersection où tout se joue.

  • Soit on décide d’aller à gauche et d’emprunter la petite boucle des petits joueurs, ce que j’avais fait la première fois à cause des vapeurs chaudes qui remontaient après une grosse averse que je me suis pris et le temps en général qui faisait que j’avais le souffle court (ceux qui sont allés au Japon en été savent de quoi je parle).
  • Soit on va à droite et c’est la grande boucle. Le chemin de la mort. Là où tout s’arrête et ce qui en a visiblement fait souffrir certains.

Comme je suis un fou, un guerrier de l’extrême (dit-il maintenant que c’est fini ;op), je tente le tout pour le tout et prend celui de droite. L’ascension se poursuit plus difficilement les séries d’escaliers se succèdent et on a droit à tout: de l’escalier très bas et trop large empêchant presque de les faire deux par deux, à l’escalier assez haut et endommagé. Je fais une bonne partie du chemin en respirant assez fort (mais bon, ça peut pas me faire de mal, c’est que de la forêt ici), j’ai les mollets qui commencent à souffrir un peu, puis plus rien, mais c’est pas ce qui m’arrête, je vais même plus vite que les personnes que je croise.

A chaque intersection, j’essaye de prendre le chemin le plus long, même si c’est pas toujours évident de se repérer, je m’attend à tout moment à une vue imprenable sur Kyôto, mais au final, je ne l’ai eu en partie qu’assez tôt lors de cette ascension. Finalement, le chemin ne monte plus et je me retrouve à faire la seconde moitié en descente. C’est d’ailleurs la plus sympa à faire parce qu’on est encore plus isolé de la civilisation et qu’il n’y a pratiquement personne sur cette partie. Faut dire que quand je vois comment certains sont habillés, je me demandais ce qu’ils venaient faire là et s’ils sont pas super frileux (ou alors c’est le nekketsu du randonneur qui brûle assez en moi pour que je sois le seul en T-Shirt ;op).

Bref après l’effort, le réconfort, je rejoins tranquillement la grande intersection où se trouve des petits bouibouis, j’en profite pour prendre la glace de la victoire et finis tranquillement, mais fièrement avec tout mon égo déployé, la descente. J’en profite pour faire un détour par le chemin des faibles, histoire d’en rajouter, et profite d’un des stands à l’entrée pour me prendre un Taiyaki.

Je rejoins plus vite la ligne JR, proche du temple, en passant me réapprovisionner au Konbini du coin. De retour, à Tour Club, je vois qu’il y a déjà du monde qui vient faire son check-in et je comprends vite que les résidents actuels sont en majorité des français. Finalement, vient mon tour, je tombe sur le tenancier le plus loufoque (soit il est gay, plutôt une caricature de gay ultra maniéré, soit il a un égo énorme, tellement il est à fond dans sa présentation des lieux), je découvre au court de la présentation que les proprios ont changés, ce qui explique le fait que je n’en reconnaisse aucun et le fait que l’organisation des lieux a changés et s’est même amélioré pour ce que j’ai vu.

Enfin, j’ai commencé à m’installer juste après ça, j’en ai profité pour me restaurer et faire connaissance avec quelques unes des personnes occupants la même chambre que moi. En plus du français, j’ai découvert qu’il y avait un australien et un anglais, j’ai croisé aussi deux asiatiques avec qui je n’ai pas parlé, donc je ne sais pas d’où ils viennent.

2 réflexions sur “Des torii, encore des torii, toujours des torii.

  1. « Une fois dans le train, me voilà parti pour deux grosses heures de trajet en Shinkansen, qui auraient pu être parfaite si je n’avais pas une valise aussi grosse. Du coup je me retrouve avec les genoux écraser contre cette dernière  »
    Dans mes souvenirs, c’est comme en France, t’as un endroit où mettre ta valise en queue et tête de chaque wagon… Pourquoi tu l’as pas mise là?

    Sinon, j’étais en train de me demander, il fait quelle température au Japon en ce moment? Parce que le genre de chemin que tu as arpenté à Kyôto, ça peut vite devenir horrible quand il commence à faire chaud.

    • Bah en fait, soit j’en ai pas vu, soit j’ai pas fait attention et pour mon premier voyage, j’avais presque tout le monde gardé ma valise avec moi.
      Etant donné que le temps qu’il fait dehors et celui indiqué par le site que je consulte sont différent, je ne ferais qu’une estimation. Il fait en moyenne 15 degré depuis que je suis arrivé, ça change pas mal à Tôkyô (des fois il fait plus froid), et pour l’instant à Kyôto, c’est constant sur les deux jours, une vingtaine de degrés. Mais ça va pour Fushimi Inari, c’est pas mal à l’ombre donc il fait plus frais.

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