Impérial fail.

Une nouvelle journée à Kyôto commence et je me rend à la gare de Kyôto, après une petite discussion avec un voisin de chambré anglais (ça change des « bonjour » et « bonne nuit » que l’on se dit tous ou presque). Je vais voir le panneau indiquant le bus à prendre pour aller au Palais Impérial de Kyôto et je mets un peu plus de temps à le trouver parce que le nom de l’endroit est écrit différemment.

Cette fois, c’est le A2 que je dois prendre jusqu’à une station avec un nom à rallonge que je suis obligé de noter: Kawaramachi Marutamachi (à vos souhaits). Arrivé là-bas, je rejoins assez vite l’enceinte du jardin du palais, je mets pas mal de temps à juste arriver devant les murs du Palais, c’est grand et le sol est couvert de caillasse qui me ralentie.

Je sais qu’on ne peut pas rentrer dans le palais comme ça, donc je vais voir un des flics postés devant ce qui semble être l’entrée pour être redirigé vers un bureau proche où je pourrais commencer les formalités pour avoir assez à ce lieu. Une fois renseigné, je me dirige vers ce fameux bureau, je suis tout seul donc pas besoin d’attendre et je remplis rapidement le petit papier qui m’autorisera demain matin à y entrer. Ah ok, je pensais que ça prendrait juste la matinée pour pouvoir y entrer, mais pas que je devrais attendre le lendemain pour y aller. Bon tant pis, je change mes plans pour aujourd’hui et demain, et décide d’aller à Gion.

Je prends le premier métro que je trouve pour me rapprocher le plus possible du quartier, j’arrive dons à la station Shijô et je décide de faire le reste du chemin à pied en traversant la longue artère commerçante jusqu’au fleuve Kamo. Comme mon estomac me dit qu’il a envie d’être remplie, je cherche sur le chemin un resto qui pourrait m’intéresser, c’est à dire pas du fast food à la Mc Do et rien d’occidental en général.

Autant dire que c’était pas gagné, je me prépare à déclarer forfait, quand je trouve juste avant le fleuve un restaurant du nom de Sukiya, qui doit logiquement faire des Sukiyaki (dites-moi si je me trompe parce que j’ai pas demandé au serveur et que je n’ai jamais mangé de Sukiyaki). Bref, j’ai passé ma commande et n’a pas attendu longtemps avant d’avoir mon plat, et comme je vois qu’il y a différentes coupelles avec différents condiments, je demande au serveur comment tout ça se mange. Il casse l’oeuf dans la coupelle vide et le touille, il me fait signe que je dois le verser dans le plat le plus gros et que je peux mettre de la sauce soja sur les légumes.

Kyôto2013 (246)

Le ventre bien remplie et le porte feuille délesté d’assez peu d’argent par rapport à ce que j’ai eu, je continue donc mon chemin jusqu’à Gion et j’arrive donc par le nord-ouest.

Je fais ce que je n’avais pas eu le temps de faire pendant mon premier voyage, c’est à dire prendre mon temps pour visiter les rues, c’est pas bien grand et je finis par aller plus au sud vers le temple Kenninji que je n’avais pas visité puisqu’il est payant. Là j’en profite pour réparer mon erreur et aller m’abriter avant qu’il ne pleuve, parce que oui, le temps était parti pour être mauvais. Il a fait plus froid que ces derniers jours, c’était même nuageux, mais comme ça commençait presque tout le temps comme ça pour finir sur un temps plus clément, je n’ai pas jugé nécessaire de prendre mon parapluie et un manteau. Grave erreur parce que je commence à attraper froid et que la pluie fait une apparition timide, mais bon timing de ma part puisqu’il pleuvra pendant toute la visite et que ça s’arrêtera après.

Alors le lieu en lui-même est magnifique, je regrette pas d’y être allé cette fois. Bon, il y a quand même quelques coins en travaux, donc je manque des choses et ça dénature un peu le lieu en attendant, mais j’ai vraiment aimé la visite, qui se fait en plusieurs fois, puisqu’il y a le bâtiment principal que l’on fait sans chaussures, un bâtiment à part, qui devait être un lieu de prière avec un magnifique plafond où ont été fait deux immenses dragons, et où l’on doit emprunter des sandalettes, puis sortir de l’enceinte pour rejoindre celle du bâtiment. Enfin, il y a le jardin qui n’est bien évidemment pas couvert et que l’on doit parcourir avec un parapluie, on peut y trouver de très jolies petites bâtisses qui servaient à je ne sais pas quoi, vu que les explications étaient en japonais pour guerrier (c’est à dire avec une tonne de kanjis que je comprends pas), mais qui étaient en très bon état et c’est le genre de maisonnettes que l’on ne voit pas souvent quand on visite des lieux traditionnelles du Japon.

A la base, j’avais l’intention de rentrer pour m’équiper pour aller faire un tour dans les deux temples proches du lieu où je réside, mais comme le temps avais l’air de se calmer, j’ai décidé finalement de me balader un peu plus à l’Est pour voir ce qu’il y avait. Je suis tombé sur la Pagode Yasaka où rodaient des personnes habillées en Geisha, qui ont été à la limite d’être harcelées par des touristes chinois qui voulaient tous les prendre en photo et ne leur laissaient pas de répits.

Je trouve aussi un petit magasin où sont vendus des parapluies de toutes tailles, j’en prend un petit, histoire d’en avoir un sur moi au cas où, ça tombe bien, la pluie reprend et je me rend compte en le déployant qu’il est bien plus petit que celui qui m’attend sagement à Tour Club.

Je poursuis donc ma balade vers le Nord jusqu’à arriver au Mausolée Higashi Otani où se trouve un bouddha bien visible de l’extérieur, donc je ne vais même pas voir si c’est payant et passe mon chemin pour remonter vers la rue commerçant de Gion où j’espère trouver un bus qui me ramène à la gare de Kyôto.

J’arrive du côté du Sanctuaire Yasaka, je visite vite fait le jardin sans convictions, tellement le lieu me semble sinistre. Peut-être à cause des corbeaux, du temps ou du fait que les stands sont presque tous fermés. J’entre après dans l’enceinte du Sanctuaire et au même moment, le soleil reviens, je fais là aussi un rapide tour des lieux, surtout à cause de la fatigue, le temps de prendre en photo un vieux couple de japonais et de voir que presque tout est fermé, et comme j’ai pas envie de payer l’entrée du petit jardin, je fais donc demi tour vers l’ouest pour rejoindre le premier arrêt de bus.

J’en trouve un et comme je ne vois pas le nom de la gare de Kyôto, je demande au petit vieux posté là, s’il y a un bus qui va vers la gare, il me répond par l’affirmative et m’indique même le nom du bus et l’heure à laquelle le prochain passe. Une fois arrivé à destination, je profite d’avoir un peu de temps libre pour chercher le super marché que m’a conseillé ma Sensei et qui est censé être moins cher que les Konbini. Evidemment, j’ai oublié le nom, mais fini par en trouver un peu plus loin de la Tour de Kyôto que je pensais. Alors pour ce qui est d’être moins cher, je ne peux pas dire si ça l’est, je n’ai rien pour faire la comparaison, mais au moins, il y a du choix, j’en profite  même pour me prendre un des produits de première nécessité dont je commence à manquer et rentre enfin à Tour Club.

2 réflexions sur “Impérial fail.

    • Non, c’est du savon, parce que comme un idiot, j’en ai pris qu’un et il est plus bien grand. ^^

      Ah oui, j’ai percuté que plus tard en voyant une pub, mais ce que j’ai pris, c’était en fait un gyudon.

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