Cheerleaders, Château en toc et film de mariage.

Et voilà, le dernier jour de mon périple dans le Kansai commence et avant de sortir, puisqu’on est Dimanche, je fais la lessive et je joue à Tetris avec ma valise.

La matinée passée, je vais à la gare pour voir si je peux aller à Osaka, le tremblement de terre date de la veille, mais sait-on jamais, il est peut-être plus grave que ce que l’on pense. Tout ce que j’en sais, c’est ce qui ressort des JT, hyper alarmiste, qui envoient leurs reporters sur le terrain pour montrer le moindre objet qui a bougé et en en faisant des tonnes, comme d’habitude. Bon, ça se passe très bien puisque non seulement, j’ai pas à faire la queue (pour une fois ;op) et que le Shinkansen est en marche, donc c’est en direction de Shin Osaka que je me rend.

Autre jour, autre lieu et cette fois, je fais un changement à Hommachi pour prendre la Chuo Sen vers l’est jusqu’à Morinomiya où se trouve la château d’Osaka (ou plutôt Osaka-Jô). Je sors à côté du parc que je traverse et soudain je tombe sur un groupe de vieux pervers qui photographient des nanas qui font les cheerleaders. Par pur professionnalisme, je viens abaisser la moyenne d’age pour que les médisant arrêtent de dire que c’est des vieux pervers. ;op Je poursuis mon chemin en remarquant que le parc est bien animé, il y a même des musiciens, ça lui donne un petit air de Yoyogi. Plus loin, je tombe sur un autre groupe de vieux pervers qui photographient une femme tout aussi perverse. Bon là je peux rien pour eux, je suis là pour le château, pas pour sauver des âmes impures.

Après avoir traversé cet océan de perversité, j’arrive totalement pur devant le château, je vais payer ma dîme et fais la queue comme ceux qui sont devant moi. Puis j’entends une annonce qui parle d’ascenseur. QQQQQQUUUUUUUUEEEEEEUUUUUUAAAAAAHHHHHH!!!!!! Un ascenseur dans un château!!!! C’est bien ma veine, c’est le premier château japonais que je visite et c’est du toc. Je commence à comprendre pourquoi ils veulent pas qu’on photographie le 3ème et 4ème étage, c’est pour garder la supercherie secrète. ;op

Bref, j’ai payé donc je rentre à l’intérieur et fait mon guerrier en allant directement au dernier étage à pied par les escaliers. Après avoir rendu l’âme à cause des escaliers, je peux enfin admirer la vue sur Osaka assez impressionnante, d’autant qu’il y a du vent et pas beaucoup de protection, donc mon vertige reprend du poil de la bête. Je poursuis la visite en descendant les étages pour découvrir que l’intérieur du château a été transformé en musée. Bon je suis pas très musée, surtout quand il y a beaucoup de texte dans deux langues que je maitrise pas assez, donc j’ai zappé la plupart des étages, les derniers (enfin les premiers si on part du bas) sont plus intéressants parce qu’il y a des vieilles armures et de grands objets exposés.

Au sortir de la visite, je me dis qu’il est temps de manger un petit quelque chose (bah ouais, il est un peu 15h et j’ai rien avalé depuis ce matin), je vais voir ce que font les stands dans l’enceinte du château et tombe d’accord avec moi-même (comme toujours ;op) pour me prendre ce qui ressemble à des dangos, mais qui sont cuits différemment.

Osaka 2013 (141)

Même si j’ai demandé au type qui tient le stand le nom précis de ces Dangos, j’ai complètement oublié, et d’ailleurs quand je lui ai demandé il a poursuivit en me parlant, sûrement de la cuisson ou de sa sauce, mais j’ai rien compris. Heureusement, je l’ai poker-facé (oui, oui du verbe poker-facer ;op) en faisant comme si je comprenais pour pas le faire répéter et il a rien vu, à moins qu’il ne m’ait contre poker-facer. Dans ce cas-là, je suis cuit. Mais bon, j’étais tellement bon qu’un couple s’est mis à me dire quelque chose avec un grand sourire, peut-être pour me féliciter de quelque chose, mais j’avoue que j’ai rien compris. Donc j’ai continué mon poker-face à défaut de pouvoir faire mieux. A moins qu’ils ne m’aient aussi contre poker-face. Dans ce cas là, je suis re-cuit ou cuicui.

Ceci est un message de l’amicale des blagueurs pas drôles: ce blog est sponsorisé par Jean Roucas et les Grosses Têtes, vous pouvez à tout moment être en contact avec des blagues d’un goût douteux. Dans ce cas-là, ne vous faites pas de souci et ignorez le responsable.

Une fois restauré, je  sors du parc par la sortie la plus à l’ouest et me dirige vers Nipponbashi en partant un peu n’importe où, puis en m’aidant de mon plan. Ca ne m’empêche pas de me perdre au début, puis je pars en direction de ce qui semble être le bon chemin, je consulte quand même les plans minuscules de la ville pour me diriger, mais ne reconnais rien qui ne ressemble à ce que je vois sur mon plan. C’est fou, il y a trois noms de rues au Japon et ils sont pas foutus de les noter sur les plans qu’on récupère.

Au bout d’un moment, je me rend compte que je suis arrivé dans le quartier de Tenno ou Tenno-Ku, je me fais aborder par des japonais qui passent en voitures et qui voient que je suis perdu et là, une conversation assez difficile pour moi commence à base de mélange entre l’anglais parlé par l’un des trois et de japonais pour d’autres. Ils finissent par comprendre que je veux aller dans le quartier de Nipponbashi pour me balader, même si à la base ils pensaient que je voulais aller à Namba quand ils ont vus le rond que j’ai fait du côté du théâtre des NMB48. Pendant que l’un cherche le chemin sur son GPS, un autre me demande si il peut me filmer, je comprends pas trop pourquoi, mais je vois rien d’autre à dire que « oui ». Il essaye de me faire dire quelque chose en japonais que je comprends pas (enfin si je comprend le Omedetô, donc je suis censé féliciter quelqu’un). Puis on passe à l’anglais et je comprends que l’un de ses amis se marie et qu’il essaye de ma faire dire un truc du genre « félicitations pour votre mariage » (sans le mot mariage, que je connais). Bon, ils vont bien se marrer les mariés parce que je suis pas du tout à l’aise devant la caméra, mais bon, je voyais pas de raison valable de refuser et puis ça fait une jolie anecdote à raconter. Bref, ils finissent par m’indiquer le chemin, assez simple au final: aller à droite au niveau du quartier 6 de Uehonmachi.

Comme il se fait tard, je me dit que j’aurais de toutes façons pas le temps de le visiter, donc je me contente de traverser Nipponbashi d’est en l’ouest pour aller directement à Namba, je tombe sur le chemin sur le AKB48 Cafe&Shop du coin, je le zappe vu que je veux limiter mes achats à ce que j’ai prévu, et je tombe aussi sur une loterie gratuite devant un Game Center Taito, je me dis que j’ai le temps d’y participer et vais faire la queue pour tourner une machine et gagner le droit de prendre trois choses, qui semblent être des barres de biscuits aux céréales (je les ai pas ouvert à l’heure où j’écris ces lignes).

Arrivé dans le quartier de Namba, je remonte la galerie commerciale qui mène à Dotombori pour aller m’acheter au Don Quihote l’appareil photo pour faire des photos polaroids que j’avais repéré et je prend aussi des boîtes de polaroids après avoir eu du mal à me faire comprendre avec les vendeurs. Entre temps, je me rend compte que j’ai perdu mon plan entre Nipponbashi et le Game Center Taito, donc j’ai suis vainement retourné sur mon chemin pour voir si je le retrouvais. Tant pis, j’ai fais le reste de mes recherches sans, je me trompe même un peu de chemin en arrivant à Namba par une galerie commerçante qui ferait pâlir Kappabashi (si vous voulez monter un resto ou juste cuisiner, il y a tout ce qu’il vous faut dans cette galerie).

Après Don Quihote, j’essaye de trouver le théâtre des NMB48 qui semble se trouver dans le coin, c’est très difficile sans plan, la nuit arrive petit à petit et je décide demander mon chemin à des japonais, mais je reste bredouille, il ne connaissent pas le Yes Namba et encore moins les NMB. Non, mais sérieux, c’est juste le groupe soeur des plus grosses vendeuses et elles viennent de NaMBa, le quartier où je me trouve, même pas un qui a une poussée de nationalisme pour connaitre un groupe local, qui est loin d’être inconnu. Plus tard, je me retrouve dans une autre galerie commerçante et je tombe sur un magasin qui vend des produits dérivés des Johnies, des AKB48…et même des NMB48. Logiquement, elles devraient pouvoir me renseigner, donc je pose la question à une vendeuse. Le Yes Namba ne lui dit rien. Ah! Je suis mal parti! Bon on va essayer de voir en lui parlant des NMB. Ah! Là ça marche mieux! Elle sort du magasin et me dit que c’est à droite après le Game Center. Ouf! Je rentrerais pas bredouille. Je finis par le trouver. Bon il est fermé, donc j’aurais pas grand chose à prendre en photo et puis je me rappelle qu’il y a aussi un magasin.

Cette fois, je prend pas le risque de me perdre et je vais demander à un flic, qui me conduis bien gentiment au magasin, qui se trouve pas loin de celui des AKB (quel boulet je fais, je suis sûrement passé devant sans le voir). Il est réputé pour être souvent fermé, mais là je le trouve ouvert, donc j’en profite pour chercher un petit truc à acheter. Je demande au vendeur s’il a un set de photos de ma Oshi: Yamada Nana. Malheureusement, ils n’ont rien, donc j’essaye de voir s’ils ont autre chose à vendre et il me sort un T-Shirt tout moche. Bon tant pis, vu le mal que je me suis donné, je ne peux pas repartir sans rien, donc je l’achète, je fais une croix sur le KFC que je voulais me faire, vu le peu d’argent qu’il me reste et part chercher un magasin de souvenirs qui font des douceurs pour que je puisse acheter un présent pour ma Sensei, qui vient d’Osaka. J’en trouve un assez vite et fais mon achat. Je me rend compte que je suis à côté de Dotombori et comme il fait bien nuit, j’en profite pour aller prendre en photo la célèbre illumination de Glico et redescend la galerie dans l’idée de rentrer, puisque j’ai pu me réapprovisionner entre temps avec ma Suica Card, que je peux maintenant utiliser dans les Konbinis en dehors de Tôkyô.

Je reprend donc le même chemin en métro de Namba à Shin Osaka, je vais pour prendre mon billet de Shinkansen, mais l’agence est fermé….et il est que 20h. C’est pire que ma ville Osaka ou quoi? Je vais à l’étage supérieur pour trouver un comptoir pour japonais qui me permet de récupérer mon billet et je ne tarde pas à rentrer à Kyôto pour finir cette dernière journée dans le Kansai.

En conclusion de ce séjour à Kyôto, j’en retiens que j’ai pu profiter de la ville autrement, la première fois, j’ai tout fait en quatrième vitesse pour voir tous les coins célèbres à un tel point que j’en ai négligé certains que j’ai fait trop rapidement. J’ai pu passer plus de temps dans ces endroits cette année et visiter la ville à un rythme plus lent et plus calmement, à l’image de cette ville. Même si je pense que je reviendrais à Osaka pour découvrir d’autres quartiers, j’ai pu cette fois en profiter comme je voulais. La première fois, j’arrive sans rien réserver et je m’étais retrouvé à faire un séjour trop court, donc à ne pas voir grand chose de la ville pour ne pas dire rien. A partir de demain, je vais aussi corriger un autre regret que j’ai eu pendant mon premier voyage en allant dans une ville que j’ai pas pu visiter parce que je n’ai pas trouver d’hôtel où séjourner, ce qui ne sera pas le cas cette année puisque tout est réservé.

. Achats du jour:

Osaka 2013 (198)

2 réflexions sur “Cheerleaders, Château en toc et film de mariage.

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