Miyajima.

Je devais être debout plus tôt, mais la bande de ronfleurs qui partage ma chambre a fait tout changer, donc c’est assez tardivement dans la matinée que je me suis dirigé vers la station de Tram Dobashi. Cette fois pas le choix pour le tram, c’est le 2 que je devais prendre pour aller à son terminus Miyajimaguchi, la manière de payer à changer, puisque c’était à la sortie de la gare et pas à la sortie du tram que je devais payer ma dîme.

Bref, j’arrive juste à côté  des quais, visiblement, j’ai juste à présenter mon JR Pass pour prendre le ferry qui ne tarde pas à arriver, je me place à l’extérieur et ne tarde pas à quitter ma place pour aller prendre des photos du paysage.  Le trajet est très court et je ne tarde pas à voir le célèbre OTorii avant que le ferry n’arrive à Miyajima.

Je  récupère immédiatement le plan pour voir ce qu’il y a d’intéressant à visiter dans cette île. J’avais quand même quelques coins en tête, mais je voulais voir ce qu’il y avait d’autres. Je commence doucement en me baladant dans la rue commerçante, je ne tarde pas à me rappeler que l’on est dans le second endroit où l’on peut voir des Daims, et comme j’ai une petite faim (sans transition), je cherche un Konbini ou un resto pas cher. Je percute aussi que c’est ici que l’on peut trouver les Momijimanju (un gâteau en forme de feuille d’érable (Momiji)) et ne tarde pas à choisir une boutique qui en fait 5 différents.

Miyajima2013 (24)

J’en commande un de chaque pour tester. Le tenancier, qui tient absolument à me parler en anglais, me pense visiblement incapable de tous les engloutir, puisqu’il me donne un sachet pour pouvoir emporter ceux que je suis censé ne pas avoir mangé. Non, mais pour qui tu me prends, ça fait deux heures que j’ai pas mangé. Si je veux, je peux engloutir tous ceux que tu vend. Non, en fait, je peux engloutir tous les Daims. Non mieux, je peux engloutir tous les touristes. Non, encore mieux, je peux bouffer l’île entière!!!!!  ;op

Miyajima2013 (25)

Bon, sérieusement, je pense que j’aurais calé si j’en avais pris un sixième parce que c’est quand même bien bourratif, mais très bon, j’aime particulièrement celui au fromage et celui au, je crois, Congre (anglais nul, tout ça ;op)? Comme tout ça m’a donné soif et que je me prépare à faire beaucoup de marche, je reviens côté mer pour me prendre un truc à boire et une glace, j’arrive au bon moment puisque j’assiste à différentes scènes de vie avec les daims, qui essayent de s’accaparer la nourriture des japonais. Surtout quand c’est des écolières qui font l’erreur de leurs en donner un peu et qui se retrouvent pourchassée par des estomacs sur sabots.

Bon, je dois pas traîner parce que j’ai des choses de prévues, donc je me dirige vers le Temple Itsukushima (aussi célèbre que le O Torii pour ses photos cartes postales), j’arrive au bon moment parce qu’il y a une représentation de je sais pas quoi et une photo de mariés se prépare, et pendant ce temps-là, il y a même une classe entière qui fait la visite du temple. Au sortir de la visite, je change légèrement ce que j’avais prévu, je voulais faire l’ascension du Mont Misen par le chemin de gauche qui est le moins long à parcourir pour après redescendre par celui le plus long et enfin remonter un peu celui du milieu pour visiter le temple Daishoin. Mais voilà, je me trouve juste devant le chemin du milieu et celui de gauche à l’air moins intéressant à voir, donc  je décide de prendre le chemin du milieu pour commencer mon ascension.

Le Temple Daishoin se trouvant assez tôt sur ce chemin, j’y fais donc une halte plus longue que prévu. Et oui, l’endroit est intéressant à visiter, il y a différents petits chemins qui mènent à des autels plus ou moins grands. Il y a aussi pleins de statues différentes à prendre en photos (des bouddha/Moines en SD marrants, des bouddha sur le thème des signes zodiacaux chinois,…), mais j’ai pas tout pris parce que sinon j’y passais la journée et sinon, il y avait autre chose d’amusant, dont je ne connais pas la signification, c’est des cylindres au niveau de deux escaliers que l’on peut faire tourner assez facilement.

Une fois la visite finie, les choses sérieuses commencent, l’ascension du Mont Misen et autant dire que ça a pas été de la tarte , c’est bien plus fatiguant à monter que le Fushimi Inari. Les chaussures de marche sont indispensables à mon avis, parce que c’est une succession interminable d’escaliers avec des marches hautes (parfois trop, même pour moi) et que le terrain peut être très accidenté. Ca grimpe bien tout au long du chemin, on le voit assez facilement quand le paysage est dégagé et qu’on a une vue plongeante sur la ville où l’on était il y a pas si longtemps, et tout ça, ça fait bien travailler les mollets. Bon, c’est pas non plus la nature sauvage parce que le chemin est balisé de bout en bout et que c’est très bien indiqué.

D’ailleurs en parlant de paysage, il est très intéressant à voir ici et magnifique, on passe de coins rocailleux à de la forêt bien couverte, il y a même des ruines de barrages sur le chemin. La randonnée me prend plus de temps que je pensais, parce qu’au bout d’un moment, en arrivant bien crevé au niveau d’un espace bien dégagé avec un petit coin pour se reposer, je me rend compte que j’ai fais que 700 mètres et qu’il me reste pas loin de 2 km. La suite se fait de plus en plus difficilement, il y a très peu de lignes droites pour reposer mes jambes, pour ne pas dire pas du tout sur une bonne partie de la montée et autant dire les choses clairement, j’en chie. J’arrive pas à voir ne serait-ce que le début d’un bout de tuile d’une étape que je suis censé faire, même si je me fais avoir des fois. Chaque série d’escaliers fait suite à une autre série d’escaliers, j’arrive vraiment pas à en voir le bout, je m’arrête même plusieurs fois pour reprendre mon souffle. Le temps passant, je me demande même si j’aurais le temps et la force physique pour en voir le bout, mais je n’abandonne pas, le paysage et les bouts de panoramas me motivent à aller toujours plus haut pour voir encore mieux que ce que j’ai déjà vu.

Plus tard, j’arrive au niveau du portail Niomon, qui se trouve être assez haut sur mon plan et donc assez proche du but que je me suis fixé, c’est à dire le point le plus haut du Mont: l’observatoire du Mont Misen. La suite n’est pas moins fatigante, les marches des escaliers ont l’air toujours plus hautes et le terrain bien plus accidenté. Au bout d’un moment, j’assiste à une scène assez surréaliste pour moi sur le moment: deux Daims dont un petit qui apparaissent soudainement sous mes yeux dans un endroit assez couvert, donc un peu hors de tout. Et le couple d’allemand qui faisait l’ascension en même temps que moi, que j’avais réussit à distancer sur une bonne partie du trajet et qui avaient finis par me rattraper continue de faire leur film avec le petit Daim très craintif, qui savait pas s’il devais fuir ou s’approcher d’eux.

Entre temps, j’ai zappé certaines bifurcations qui menaient à deux temples parce que je me sentais pas d’attaque pour faire des détours, puis après la scène avec les Daims, j’arrive assez vite au niveau d’un autre temple ou plutôt de temples puisque c’est une petite place où il y en a plusieurs, mais surtout le plus important: des boissons.

A boirrrreeuuuuhhhhh!!!!!

A boirrrreeuuuuhhhhh!!!!!

Après m’être reposé et réhydraté, je cherche des yeux le fameux observatoire, qui devrait pas être très loin, mais visiblement pas là où je me trouve, puisque c’est trop couvert. L’ascension continue encore un peu, mais n’en reste pas moins fatigante et je ne tarde pas à trouver le fameux point de vue censé m’en mettre plein les yeux.

L’ascension aura vraiment été difficile pour moi, même si j’ai quand même apprécié le paysage que je pouvais voir jusque-là, mais là, arrivé au bout de ce calvaire, je peux vraiment dire que les efforts que j’ai fait ont été récompensés. Je ne suis qu’à 534 mètres et pourtant, j’ai l’impression d’avoir grimpé l’Everest. Il n’y a presque rien de tangible autour de moi, puisque le haut du mont est composé de gros rochers où il ne fait pas bon s’approcher du bord et tout autour de moi, j’ai vraiment une vue hallucinante sur la mer intérieure. Mes photos ne rendent pas à sa juste valeur l’impression d’immensité que l’on peut avoir à cet endroit, j’ai jamais connu ça.

Bon c’est pas le tout, mais il est un peu 17h et je ne sais pas quand s’arrête la circulation des ferry, donc après avoir bien admire la vue, je ne traîne pas et commence la descente. Comme il se fait tard, je décide de zapper le plus long chemin, je ne retourne pas non plus sur le même chemin parce que celui de gauche est censé être le plus cout, donc je commence par emprunter le second chemin que je vois, pensant aller dans la bonne direction, mais j’arrive au niveau de l’endroit où j’avais vu les daims.

Bon pas grave, je retourne au Misen Hondo Main hall (oui, mon plan est en anglais et je ne connais pas le nom français et japonais) tout proche et prend le bon chemin. La descente a beau se faire plus rapidement, elle n’en est pas moins fatigante, les marches hautes font souffrir mes genoux et le terrain a l’air plus accidenté de ce côté, même un peu dangereux si on est pas assez vigilant. Chose étrange, je me retrouve tout seul alors qu’il y avait quelques personnes au bout de l’ascension et je ne vois pas non plus des gens monter sur le chemin, mais bon, chose positive, il fait encore jour, donc j’ai peut-être une chance de ne pas rester bloqué sur cette île. Le paysage est vraiment beau à voir, c’est plus sauvage de ce côté et j’aime bien cette sensation d’être seul au monde, mais il me faut bien rejoindre la civilisation à un moment et je commence à l’entrevoir au bout de ses 2 longs kilomètres.

Le parc Momijidani se trouvant tout près, c’est normal que je tombe sur une baraque qui a l’air d’être un resto, mais tout est rangé et il n’y a pas âme qui vive, je croise seulement quelques daims égarés un peu plus loin. Puis le béton fait son apparition plus loin, ça ressemble déjà plus à une ville et je finis par tomber sur un grand magasin ouvert, mais qui a l’air inoccupé . C’est un magasin de souvenirs avec un choix hallucinant de choses différents et un grand établi, donc ça doit être du pur artisanat local et pas ces attrapes touristes avec des choses en tocs que l’on peut trouver ailleurs. J’avais justement prévu de prendre des petites spatules pour ma famille et moi, plus une petite peluche de Daim pour mon petit frère. Je trouve facilement la première chose, mais pas la seconde, je décide d’aller voir du côté de l’établi/caisse si le tenancier est là. Je le vois tout au fond, bien caché. Je l’appelle pour lui dire que je veux faire. Comme souvent dans ce genre de coin, c’est un type bourru, mais très sympathique, quand on ose l’aborder. Après avoir pris les spatules, je lui demande s’il vend aussi un petit daim, je ne connais pas le mot peluche et n’a pas le réflexe de sortir mon dico, mais il comprends ce que je dis et me montre une des jolies figurines de daims. A défaut de trouver des peluches, je prend ça et de toutes façons, je ne suis pas sûr de trouver une autre boutique ouverte. Le ciel commençant à s’assombrir, la ville devient plus calme.

Après avoir payé, je tente de me rassurer sur la suite en lui demandant si les bateaux circulent encore. Heureusement, sa réponse est positive et j’ai même pas mal d’écart. Je n’ai pas consulté mon téléphone pour voir l’heure, mais ça m’étonnerait qu’il soit 20 h.

L’esprit plus léger, je me dirige plus lentement vers le ferry, j’arrive juste devant le Temple Itsukushima et constate avec bonheur que la marée est basse. Je pensais faire une croix dessus au moment de la descente, mais non, il semblerait que je puisse en profiter pour m’approcher au plus près du OTorii et ce fut chose faite un peu plus loin où j’ai pu traverser à pied la plage éphémère  entre le temple et le O Torii, j’en ai d’ailleurs profité pour demander à un couple de me prendre en photo avec mon appareil.

Miyajima2013 (217)

Finalement, j’ai rejoint le port pour prendre le premier ferry qui passait par là. La nuit étant bien tombée entre temps, j’ai pu profiter différemment du même paysage. Arrivé côté Hiroshima, j’ai mis un peu de temps à prendre la tramway, parce que parti dans la même direction vers une autre gare, et en passant à un Konbini, comme à mon habitude et j’ai fait le chemin inverse pour rentrer à J-Hoppers.

2 réflexions sur “Miyajima.

  1.  » je ne tarde pas à me rappeler que l’on est dans le second endroit où l’on peut voir des Daims, et comme j’ai une petite faim (sans transition), je cherche un Konbini ou un resto pas cher »
    zut, je pensais que t’allais manger des daims du coup. Déception 🙂

    les fameux cylindres sont, je suppose, des moulins à prières
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Moulin_%C3%A0_pri%C3%A8res

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