Tôkyô Crazy Kawaii 2013

Du 20 au 22 Septembre a lieu un tout nouveau festival, le Tôkyô Crazy Kawaii, au Parc Floral de Vincennes que je connaissais bien pour y avoir passé des Samedi après-midi avec mon père et ma soeur quand j’étais petit et comme je n’ai fait que la journée du Samedi, c’est de celle-là dont je vais parler. Début de week end oblige, j’ai fait une grasse mat’, donc c’est en tout début d’après-midi que je m’y rend. Le chemin est long puisque après avoir bataillé avec mon RER, j’ai un long chemin à pied pour rejoindre l’entrée du Parc Floral, puis un autre long chemin à l’intérieur pour rejoindre l’endroit où se tient l’évènement en question et j’ai même pas le temps de profiter du parc, qui est plus joli que dans mes souvenirs.

Une fois à l’intérieur, je fais un tour d’abord rapide avant de me rendre compte que j’ai du temps devant moi avant d’assister au concert, qui est la seule raison de ma venue au TCK, donc je ralenti le rythme. Premier constat, c’est pas bien grand et ça a l’air un peu vide. Je ne suis pas venu pour dépenser de l’argent que je n’ai pas, donc ça me rassure un peu de voir que pas grand chose ne me tente. En d’autres circonstances, ça m’aurait pas plu, le festival est censé être divisé en plusieurs zones (Shibuya, Harajuku, Akihabara, Tsukiji et Nippon pour le reste du pays), mais à mon avis la plupart de ces zones ne sont pas très fournis en produits/activités qui les différencient des autres. Les deux premières auraient dû être fusionnées, je vois pas trop ce qui faut différencier en matière de mode pour ces deux « quartiers », c’est la même chose Shibuya et Harajuku. Akiba est pas trop otak’. Il y a bien le stand Good Smile et un genre de Maid Café, qui aurait gagné à avoir une carte plus étoffée (parce que 10 euros pour un gâteau qui a l’air minuscule et un polaroid que j’aurais pu prendre étant donné que je suis équipé du même appareil qu’eux, c’est léger et ça aide pas à occuper son temps libre), pour relever le niveau, mais rien n’a relevé mon attention et Nolife aurait dû être mis dans la zone Nippon. Je sais plus s’il y avait des trucs sur le Moe, mais je pense que c’est une bonne piste à suivre et à exploiter pour coller au thème du festival, se différencier des autres conventions et amener un public plus mixe. Tsukiji, c’est juste la zone des resto, donc il y a rien d’autres à faire que de bouffer. Nippon est dans le même cas, ça devait être la zone traditionnelle, mais peu de choses traitant de la chose et peu de villes représentées (Niigata et Fukushima de tête, j’en ai peut-être zappé d’autres).

Bon un point positif pour l’instant, j’arrive à croiser Sakurazuka Yakkun sortant du stand de son groupe et qui fera son concert demain, donc je le verrais pas et j’en profite pour aller lui demander si je peux le prendre en photo. Pour le resituer, c’est l’un des premiers artistes japonais que j’ai découvert en regardant Nolife, j’avais adoré ses clips et même si je pense pas accroché autant à son nouveau groupe, j’aurais bien aimé aller le voir en concert si le ticket d’entrée du festival n’était pas aussi cher (18 euros, pire que Japan Expo).

Sakurazuka Yakkun

Sakurazuka Yakkun

Bref après mon petit tour, je file acheter un CD de Moumoon avant que le stand ne soit pris d’assaut et reçoit après le paiement un ticket pour la séance de dédicace du groupe. Le système de paiement est très bizarre: on nous remet un genre de bon de commande qu’on doit amener à la caisse centrale, qui est ailleurs dans le bâtiment, pour payer. Puis on revient au stand où on était avec un bout du « bon de commande » pour récupérer ce que l’on a acheté.

Ensuite, je sors du côté de la scène pour les concerts au bon moment puisque le concert de Moumoon commence. Peu de temps avant, j’étais allé repéré les lieux et ils diffusaient en boucle une BA sur J-One avec le passage ridicule pour cette chaîne où les Dempagumi.Inc et une autre artiste citaient la chaîne MTV (ça le fout mal pour des personnes qui se la jouent « on a tout fait avant tout le monde » quand c’est des vidéos de MTV Japan qui sont diffusées et pas des vidéos faites par la chaîne elle-même), et on avait aussi un aperçu des artistes présents durant les trois jours (Kumisolo et Live Tune avaient l’air pas mal, j’aurais bien aimé être là le premier jour si c’était pas aussi cher). Autant jusqu’à présent, je n’ai pas été positif avec le festival en lui-même, autant là du côté concert, je vais en dire du bien avant que l’on ne croit que je me suis tout le temps ennuyé. Déjà côté sono, je trouve que c’est mieux réglé qu’à Japan Expo, les basses sont fortes mais pas assourdissantes pour autant. En ce qui concerne la prestation du groupe, elle est tout simplement géniale. Je connaissais déjà un peu les morceaux du groupe via les clips diffusés sur Nolife et là en live, c’est au moins aussi bon à entendre que sur CD. Bien sûr Sunshine Girl et Moonlight sont les meilleurs morceaux du live. La plupart de ceux que je connais sont d’ailleurs joués et les autres sont du même niveau. Les membres du groupe ont la pêche, ils communiquent facilement avec le public, en particulier la chanteuse et promettent de revenir en France pour un autre live un jour.

Après le live, je pars tranquillement dans la file pour la séance de dédicace, j’aurais dû me dépêcher en voyant le monde au stand où j’avais acheté mon CD parce que la file est déjà bien remplie. Heureusement, ça avance assez vite après l’arrivée du groupe, j’essaye de trouver quelque chose à dire au groupe (c’est toujours un problème avec moi pendant les séances de dédicaces, je sais jamais quoi dire lol) en profitant du fait que je parle un peu japonais. J’ai le temps de voir un Nolifien un peu lourdingue devant moi qui parle un peu trop pour pas dire grand chose, il finit même par griller quelques places pour aller discuter avec des Wota sans que personne ne dise rien.

Finalement j’arrive devant les deux membres du groupe (sur quatre) présents, j’ai eu le temps juste avant de donner mon petit papier, de dire mon nom au vendeur de CD et de passer mon APN à la personne du staff qui prend les fans en photos quand ils passent. La séance de dédicace est aussi un Handshake, donc je me retrouve d’abord face à Yuka la chanteuse qui me parle logiquement en anglais et pour une fois, je prend l’initiative de passer au japonais après lui avoir dit bonjour une fois en anglais puis une fois en japonais. Je lui dit que le concert était vraiment bien, elle me remercie et me félicite pour mon japonais par politesse (c’est ce qu’ont fait toutes les japonaises avec qui j’ai vaguement parlé pendant cette journée, c’est pour ça que je dis ça comme ça ^^). Puis vient le tour de Masaki (premier Handshake avec un mec oO), je me retrouve comme un con à pas savoir quoi dire (j’avais prévu de balancer ma réplique pour les deux en même temps), donc je répète à peu de choses près ce que j’avais dit avant, avant que ma timidité ne fasse surface. Je me fais prendre en photo par le membre du staff puis je leurs sert une dernière fois la main comme ils l’ont fait avec les autres, en leur disant de revenir encore une fois en France. Je sais qu’ils l’avaient dit, mais je trouve ça important de leurs faire comprendre qu’il n’y a pas qu’eux qui veulent revenir en France pour faire un autre concert et j’espère que les autres fans ont eu la même bonne idée de leurs faire comprendre qu’ils voulaient les revoir encore et encore en concert. Après tout ça, je les salue une dernière fois, récupère mon appareil et pleure intérieurement en voyant ma tête toujours pas photogénique sur la photo.

TCK2013 (54)

CD dédicacé par Yuka et Masaki du groupe Moumoon.

CD dédicacé par Yuka et Masaki du groupe Moumoon.

Je refais un petit tour pour voir si je pourrais prendre d’autres photos, je fais un saut rapide du côté du concert Vocaloid. Comme j’étais à la séance de dédicace, j’ai raté Gumi, donc je me retrouve devant IA, si je dis pas de bêtises. Je sais pas si c’est du concert holographique, mais j’ai pas trouvé l’appareil qui projette la Vocaloid en question convainquant. Pas assez large pour quelle puisse danser sans être déformée par le verre et trop translucide pour qu’on puisse ne serait-ce que commencer à imaginer la voir vraiment apparaître en vrai, sans compter que je suis pas fan du chara-design et du bout de morceau que j’ai entendu.

Ensuite je ressors pour aller voir les Shônen Knike. Contrairement à Moumoon, je ne connais pas du tout le groupe, donc c’est de la totale découverte et j’en attendais rien à la base. Finalement ce fut une bonne surprise, là où avec Moumoon c’était de la Pop-Rock très douce, on a l’inverse avec ce groupe qui fait dans du rock bien dynamique. Je suis nul pour mettre des groupes dans des cases très précises de types de rock, mais je dirais que celui-ci se situe entre le métal et le punk. Premièrement chose que je vois, c’est que les deux guitaristes/bassistes (je sais pas faire la différence entre les deux instruments, me tapez pas dessus) sont plus toutes jeunes (quadras voir même quinquas), la batteuse étant à mon avis trentenaire, mais ça ne les empêchent pas d’être à fond quand elles jouent et elles se défendent très bien. On a eu droit à tous les canons du genre, du secouage de tête, du « je prend des poses trop classes » et des passages où elles faisaient durer le plaisir en prolongeant le plus possible leur dernière note. La durée des morceaux était troublante, j’ai eu l’impression qu’ils ne duraient pas plus d’une minute (mais intense la minute) et la pause entre les morceaux était très courtes, donc pas facile de savoir quand applaudir.

Après ce très bon concert, je suis reparti faire mes dernières photos (avant de rentrer chez moi), j’ai croisé entre autres celle qui a fait parler d’elle dans les journaux papiers, Kimura U, et une japonaise d’un certain âge qui a flashée sur ma barbe.

En conclusion, je ne sais pas si je peux conseiller ce festival aux rares personnes qui me liront. D’un côté, j’ai adoré les concerts et j’aurais aimé en voir d’autres, il y a par exemple Tsuchiya Anna que j’arrête pas de rater et j’aurais bien aimé voir Julie Watai. J’ai trouvé la partie Shibuya/Harajuku intéressante malgré que je me foute de la mode en général et que je suis pas le public visé pour une raison évidente mais je pense que c’est intéressent pour toutes celles qui aiment cette mode et qui sont à mon avis sous représentées à Japan Expo (j’ai pas fait des tonnes de convention sur le Japon, donc je ne fais que des comparaisons avec cette dernière). D’un autre côté, le salon est minuscule (pas beaucoup plus grand que Paris Manga à Porte de Champerret il y a quelques années), avec pleins d’espaces vides, très peu d’activités et des stands qui m’intéressent pas pour la plupart et surtout un prix d’entrée très cher et pas justifiable au vu de ce que l’on trouve à l’intérieur.

En définitive, malgré tous les points négatifs que j’expose, j’ai passé une bonne après-midi, ça change de faire une convention sans claquer un max de tunes et je pense qu’une journée/après-midi était largement suffisante pour moi (je me serais ennuyé en restant plus longtemps). J’y retournerais seulement si des artistes qui m’intéressent viennent parce que Japan Expo me suffit largement pour les achats et je ne doute pas qu’il y aura une autre édition, c’était pas la folie côté affluence, mais je pense que ça suffit pour une convention de cette envergure et ils compensent bien avec le prix des billets et le prix des produits dispos sur les stands, assez onéreux d’après certains (personnellement, je n’y ai pas fait attention).