Ben Nevis ou le Mordor écossais.

Après une journée à ne pas faire grand chose, il était temps que j’aille vraiment visiter le coin et c’est ce que j’ai eu l’intention de faire aujourd’hui grâce aux petites infos que j’ai glané hier.

Départ est donné à l’ouest de la ville où je dois rejoindre la célèbre West Highland Way (à peu près 150 km, que je ne ferais pas bien sûr), qui finit en plein milieu de la ville. Le début n’a pas l’air transcendant, c’est une banale route de montagne avec un trottoir d’un côté pour les piétons. On a fait mieux en lieu de balade, mais je m’y attendais plus ou moins puisque c’était conseillé sur le net d’aller quelques stations plus loin en train pour vraiment en profiter, mais comme je voulais aller au mont Ben Nevis, j’ai choisit sciemment d’ignorer le conseil.

La suite n’est guère mieux, même si j’ai droit à une petite feinte assez vite avec un petit chemin de terre qui mène sur la rivière qui longe la West Highland Way. Au final, j’arrive au pied du Ben Nevis, le plus haut mont d’Ecosse, je sais d’avance que je n’arriverais pas à son sommet (le guide que je possède indique que la partie la plus haute est faite pour les randonneurs un minimum expérimentés), mais je me dis qu’à défaut je pourrais tenter d’aller le plus haut possible.

Sur le plan placardé à l’entrée d’un pont suspendu, je vois à quoi peut ressembler le chemin pour faire l’ascension et je me donne comme objectif d’atteindre le point C, et si je me sens d’attaque d’aller pourquoi pas au point D (le reste me semblant trop difficile à faire vu le relief).

Le début se fait en douceur, puisqu’après avoir traversé le pont suspendu, on emprunte un chemin qui passe entre deux champs où se baladent des moutons. La seule chose particulière à cet endroit, c’est la gadoue, qui est heureusement évitable. La suite se corse un peu, ça grimpe plus, mais le chemin étant relativement bien entretenu, ça passe, et au passage, je vois une équipe de trois personnes, dont un foufou qui a l’air de se faire filmer. Au fur et à mesure de l’ascension, le chemin se fait progressivement de plus en plus difficile, le tout alterne entre escaliers de pierre plus ou moins structurés et mini ruisseaux qui inondent plus ou moins le chemin. De temps en temps, il y a même quelques cascades qui passent au milieu de la route.

Au moment de ma première pause, sur un, plus ou moins, banc, je suis rattrapé par le foufou (suivi par les deux autres personnes), qui tient un appareil photo sur mini tripode en guise de caméra et qui a l’air de tourner une émission. Je comprend par trop ce qu’il se passe à ce moment, mais dans le peu que je comprend, il fait de la pub pour le mont et son ascension, il vient se coller à moi en essayant de savoir qui je suis et me pose d’autres questions que j’ai plus en tête et que j’ai pas complètement compris. Il me fait des high five et prend un selfie avec moi. Juste après la fin de la séquence, la nana qui est avec eux, me dit qu’ils sont de Channel 5 et me demande l’autorisation pour être/avoir été filmé (que j’accepte contrairement à France 2, parce que je sais que je me verrais pas et de toutes façons avec ma dégaine à ce moment-là, il y a peu de chance que je passe dans leur émission) et me filme avec son smartphone en me demandant en gros qui je suis.

Je les laisse passer devant et je reprend l’ascension un peu plus tard. Ca devient de plus en plus difficile pour moi, la fatigue devenant de plus en plus intense, mais je finis par arriver sur un plateau avec un joli petit lac et à ma droite le sommet qui me nargue toujours avec son physique Mordorien. Je pensais arrête à ce niveau, ne sachant toujours pas où je me trouvais par rapport au plan, mais comme la suite avait l’air encore accessible, j’ai fini par me décider à continuer encore un peu, histoire d’avoir une encore plus jolie vue des environs.

Après la partie « relativement » facile où je retrouverais le foufou de Channel 5, qui avait visiblement prévu mon arrivée puisque j’arrive pile pendant qu’il tourne une autre séquence, ça se corse encore avec un chemin plus accidenté et en partie en travaux (manuels). La suite va signer l’arrêt de mon ascension, déjà parce que le chemin devient un tapis de pierres, que je commence à flipper pour le retour, vu mon état d’épuisement, si je continue et que le temps passant, il commence à se faire assez tard pour envisager une descente pour ne pas arriver trop tard en ville.

Bien que légèrement plus rapide, la descente s’est quand même révélée longue, harassante et vraiment pas facile, je me dis que j’ai bien fait de choisir ce moment pour descendre parce que je puise vraiment dans mes dernières réserves pour la faire et que ça aurait pu être dangereux si j’avais continué malgré le fait que le sommet semblait vraiment près d’où j’étais. Si j’avais été plus sportif, je pense qu’il me restait pas beaucoup plus d’une heure pour y arriver (sachant que je suis parti vers 11h30, que j’ai arrêté l’ascension vers 14h30 et que je suis arrivé en bas un peu avant 18h).

Bref finalement après être arrivé en bas entier et m’être reposé pendant un petit moment, je reprend la route le long de la West Highland Way et rentre à Fort William, en passant par le supermarché du coin pour acheter à manger avant de rentrer à mon auberge de jeunesse.

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