Tetris Time.

Nous voilà à la veille de mon départ de l’appartement où je loge depuis un mois (enfin un peu plus de deux semaines vu que j’ai quitté le navire pendant deux semaines) et donc aujourd’hui, il est temps de faire mes valises. Autant dire que ce ne fut pas simple, je devais mettre ça

….dans ça

Tôkyô2013 564

Une vraie partie de Tetris. Ca semblait impossible dès le début, mais c’était à peu près la même chose lors de la fin de mon premier voyage et je suis quand même arrivé à tout caser. Certes, j’avais un sac/blob à la con que j’ai maudis sur tout le trajet retour parce qu’il m’en a fait voir.

Je commence donc par mettre les paquets les plus grands dans la valise pour les choses non-fragiles, je la remplis assez rapidement. Trop même, il reste encore beaucoup de sacs autour de moi et j’ai même pas commencé à ranger mes affaires, dont une partie est en train d’être lavé au Coin Laundry du coin avec les draps que je suis tenu de laver avant le Check out alors qu’ils sont pas dégueulasses. Bon c’est pas grave, ça se trouve j’arriverais à tout caser, mais c’est mal parti quand même et je m’attèle à remplir la seconde, qui se rempli aussi vite.

En arrivant à la couche de CD’s, je commence à me dire que ça me parait vraiment impossible de tout caser, il me reste toujours trop d’affaires. J’ai encore mes affaires de toilettes, de douche et d’autres choses dont j’ai encore besoin aujourd’hui qui sont dehors. J’ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne peux rien mettre de plus dans la première valise qui a été difficile à fermer et la seconde est presque dans le même cas, j’ai encore trop d’affaires que je ne peux pas faire rendre dans mon sac à dos et mon sac à bandoulière. Non vraiment, même en rangeant ça autrement, je ne ferais pas tout tenir, c’est clair qu’il faut que j’en envoie une partie.

Je retire donc ma Dreamcast à contre coeur (je pourrais pas l’essayer avant un moment) pour essayer de tout caser, mais je dois quand même en retirer une partie et la rassembler dans un sac pour partira par la Poste. Là c’est déjà mieux, les valises sont toujours remplis, mais je pense que j’arriverais à caser tout ce qui reste plus tard (je vis quand même dans cet appart jusqu’à demain matin, donc j’ai encore besoin de certaines choses). Entre temps, je suis sorti pour aller m’acheter à manger et après avoir déjeuner, je ressors dehors pour aller dans un bureau de poste que j’ai repéré et qui est proche de chez moi.

Je pensais faire les démarches en anglais, mais comme la guichetière m’a accueillie en me parlant japonais, j’ai donc mécaniquement parlé tout du long en japonais. Je lui dis donc que je veux envoyer en France les deux paquets, elle me donne le choix entre différentes tailles de colis (j’ai pas vraiment le choix en fait puisque mes paquets sont trop gros pour les tailles plus petites que le plus grand des colis). Je confie ma Dreamcast, qui est rembourrée dans le colis par la guichetière, pendant que je m’occupe du sac qui a du mal à rentrer, mais ils réussissent à tous être fermés. Elle me fait remplir les papiers pour les deux colis avec, entre autre, l’adresse, la valeur des colis que j’ai du mal à estimer (je sais que la Dreamcast a coûté un peu plus de 5000 yens, mais le second colis est rempli de plein de choses différentes que j’ai pas vérifié). Donc comme un idiot je fais une estimation totale de 10000 yens que je note bêtement sur les deux feuilles alors que j’aurais dû mettre moitié moins (ça va encore me retomber dessus cette idiotie quand je les recevrais).

Elle me donne aussi le choix pour l’envoi, mais étant donné que je suis sûr que mes valises ont dépassés la limite des 46kg, je n’ai pas vraiment le choix et prend le moins cher: par bateau. Au moment de payer, je demande s’ils prennent la carte bleue, ça sera plus pratique et rapide, mais c’est évidemment pas le cas et me voilà reparti pour un retrait (j’espère que ça sera pas le cas à l’aéroport, parce que je sais pas si je peux faire peser mes valises avant l’enregistrement pour voir combien je dois retirer).

Bref une fois payé, je quitte ma chère Dreamcast en espérant que le trajet se passe bien pour elle et je rentre pour aller finir le rangement. J’ai les draps à remettre et mon futon à replacer, mais avant, c’est le coup d’aspi qui m’attend pour rendre la chambre nickel. Comme le rapatriement de tous mes bagages va me coûter un peu cher, je décide de ne pas sortir pendant le reste de l’après-midi et en profite pour laisser ma fenêtre ouverte, histoire d’aérer un peu l’appart, ce que je n’ai pas pu faire jusque-là (il ne fait pas assez chaud le soir après mes balades pour le faire).

Comme j’ai quelques heures de libre, pourquoi ne pas essayer de rattraper mon retard sur le blog en finissant ce que j’ai à faire avec mes photos et en postant un (voir même deux articles si j’ai le temps). La finalité de tout ça, vous le connaissez puisque cet article est posté le même jour que celui sur Yokohama, que j’ai posté en fin d’après-midi. J’ai eu le temps de bosser un peu sur les photos du suivant, mais j’aurais pas le temps de tout faire pour poster aujourd’hui le second article en retard.

Finalement, j’ai dû ressortir pour aller prendre à manger et j’ai rangé mes valises mieux que ça pour être sûr de tout faire tenir demain matin et de ne pas y passer des heures. Il me resterais quand même mon manteau que je garderais avec moi en cabine et j’espère pouvoir faire passer mon parapluie qui est trop grand pour rentrer dans les valises, de toutes façons bondée (en espérant qu’il fasse un temps plus que pourri Jeudi matin pour justifier le fait que je serais chargé).

Normalement, j’aurais internet dans l’hôtel où je logerais pour le dernier soir et mon vol pour la France étant le Jeudi matin, je n’aurais pas le temps de continuer de rattraper mon retard avant mon retour en France, donc les trous ne seront bouchés qu’au mieux Vendredi.

Kamakura

Et voilà, après trois semaines à voyager gratuitement avec mon JR Pass, c’est déjà le dernier jour et dès demain, je devrais payer tous mes trajets comme tout le monde.

Et pour bien commencer cette journée, pourquoi ne pas sortir de Tôkyô une avant dernière fois (la dernière, c’est quand j’irais à l’aéroport de Narita) pour aller dans une petite ville bien calme pour ne pas avoir la foule que j’ai eu hier (pauvre fou, tu ne sais même pas l’erreur que tu fais). Avant d’y être j’avais besoin de vérifier une petite chose, je ne peux pas me rendre à ma destination avec le Shinkansen ou un équivalent, mais avec un train de banlieue qui fait parti de la compagnie JR, donc logiquement je devrais pouvoir le prendre avec mon JR Pass. Mais voilà, on est très mal informés sur les trains de Tôkyô que l’on peut prendre avec ça quand on va l’acheter, donc je sais pas à l’avance ce que je peux utiliser comme train/métro en dehors de la Yamanote-Sen. Mais bon, qui ne tente rien n’a rien et c’est parti pour la gare de Tôkyô pour vérifier si je peux prendre gratuitement ou pas la ligne Yokosuka. Sur place, il y a pas mal de monde qui vient parler aux employés de la gare, mais je finis par en avoir un qui me donne une réponse affirmative et c’est donc parti pour aller à Kamakura.

Le train que j’arrive à chopper est déjà bien fréquenté et j’espère qu’au pire des cas, ils descendront à Yokohama, parce que le trajet est long et que j’aimerais bien pouvoir me trouver une place assise pour m’occuper. Malheureusement la rame ne semble pas se vider et pire, elle a l’air de se remplir encore plus et c’est même pire une fois arrivé à Yokohama, on se croirait en heure de pointe. Une fois arrivé à la station de Kamakura, c’est la croix et la bannière juste pour sortir de la rame et les quais sont bondés (c’est donc là que se rendent les Tôkyôites le week end si j’avais su, j’aurais modifié mon programme en allant au Mont Takao le Dimanche). Je trouve quand même un espace au calme le temps que les quais se vident, mais c’est pas mieux une fois en bas, il y a la queue pour sortir du côté des employés de la gare, qui doivent contrôler mon pass pour que je puisse sortir de la gare.

Kamakura2013 (1)

Je sors évidemment du côté où il y a le plus de monde pour espérer pouvoir récupérer un plan de la ville et les japonais traînent bien devant la gare. Moi qui ne voulais pas prendre de bus, je me dis que de toutes façons j’aurais pas eu le choix si j’avais fait le feignant (il y a sûrement eu une grosse attente pour ceux qui sont restés). Bon en consultant mon plan, je vois que tous les lieux que j’ai noté sont dans la même zone du côté de Kita-Kamakura, la gare d’avant, mais je me rappelle aussi qu’il y a une grande statue de bouddha dans cette ville et que je l’ai même pas noté sur mon papier, donc c’est là que je vais en premier. Avant même d’y être, je me dis que je vais bien faire souffrir mes mollets aujourd’hui parce que le Temple Kotokuin où siège le Bouddha se trouve à égal distance de la gare, mais dans des directions presque totalement opposées. Tant pis, allons affronter la foule pour atteindre ce fameux temple. Je fais un léger détour pour m’éloigner de la foule juste avant ma destination en pensant y aller par une rue parallèle plus calme.

J’arrive devant un petit sanctuaire légèrement en hauteur qui a l’air d’être une impasse, je vois une femme qui va prier un peu plus haut, je me prépare tranquillement à redescendre, mais je remarque qu’entre temps, elle n’est toujours pas redescendue et je me dis qu’il y a peut-être un passage moins connu qui permet d’atteindre le Temple, donc je monte jusqu’à l’endroit où elle priait et je vois un « chemin » de terre assez difficile à grimper. Je vais voir par curiosité en montant un tout petit peu et je me fais la réflexion que c’est pas ce que je pense. « Bon qu’est-ce que je fais? Je redescend ou je tente de voir où ça pourrait mener? » Et c’est là que je la vois redescendre. « Ah bah ça se trouve c’est peut-être qu’un cimetière bien caché. » Et je décide de rebrousser chemin jusqu’à la route que j’avais quitté plus tôt et reprend le chemin qui mène au Temple vraiment très fréquenté.

J’ai vraiment mal choisi mon jour pour venir parce que depuis la gare, je ne peux pas profiter de la ville, on se croirait dans le sud de la France en plein été. Les gens marchent à deux à l’heure, n’importe où et on est même obligé des fois de descendre du trottoir pour pouvoir circuler. Le temple est légèrement pire puisque c’est un endroit payant et qu’on se retrouve donc dans un espace limité, et c’est pas bien grand d’ailleurs. J’arrive très vite devant le Bouddha en question, je suis légèrement déçu, je le voyais plus grand et après avoir vu celui de Nara, je peux difficilement le trouver impressionnant, mais maintenant, je pourrais dire que je l’ai vu et j’en profite pour essayer de prendre une photo. Et je dis essayer, je suis pas venu pour prendre en photo des têtes de touristes, mais seulement le Bouddha et c’est pas évident de l’avoir tout seul avec ces attroupements.

Après j’en fais le tour et remarqué qu’il y a des gens qui faisaient la queue. « Ah mais oui, c’est vrai qu’on peut aller à l’intérieur! » Je regarde le prix et me décide à y aller. Ce fut moins lent que je le pensais, mais bon faut dire qu’on en a rapidement fait le tour et heureusement que c’était pas plus cher, parce que ça serait une arnaque. Ensuite, je vais voir ce qu’il y a d’autre, mais comme je le pressentais, c’est vraiment pas grand, il n’y a qu’un vague jardin autour des murs qui entourent le Bouddha et une boutique de souvenir.

Je vais voir ce qu’ils ont sans conviction pour essayer de trouver un petit truc à ramener à ma famille avec le peu d’argent qu’il me reste, il y a plein de choses soit trop chers, soit qui ne me semblent pas intéressantes à offrir. Puis, je tombe sur des sets de cinq paires de baguettes avec des motifs vraiment jolis et ça tombe bien, on est cinq chez mes parents, donc c’est une bonne occasion de permettre à tout le monde d’avoir ses propres baguettes quand on mangera japonais ou chinois.

Juste après en passant sur un petit pont, je vois devant moi quelques japonais s’exciter devant quelque chose qui les fascine, je vais donc voir par curiosité, mais je n’arrive pas à trouver ce qu’ils regardent. Est-ce qu’ils ont vu un animal rare ou difficilement visible? Mais tout ce que je vois, c’est un corbeau posé sur une branche. « Non, mais vous allez pas me dire que vous en avez jamais vu?! C’est comme les pigeons à Paris, on en voit partout!! » Mais il finit par s’envoler et les japonais ne semblent pas le suivre des yeux. Ils s’approchent même du minuscule plan d’eau pour regarder quelque chose dans la direction de deux personnes assises sur un banc. Et c’est là que je le vois, un écureuil vraiment pas farouche qui est descendu au pied de l’arbre où sont aussi assises les deux personnes. L’occasion est trop belle et il est assez près pour que je l’ai en assez gros plan pour qu’on le remarque.

Malgré que midi soit largement passé et que la faim me guette, je m’interdis d’aller manger des glaces au Macha, qui seraient parfaites en cette journée bien chaude et ensoleillée, ou d’aller dans un des restos sûrement blindés de monde puisque près du Temple, et je me dirige directement vers Kita Kamakura toujours à pied. Je mets de côté ma réserve et me la joue parisien en zigzaguant entre les gens et en descendant souvent du trottoir pour avancer beaucoup plus vite et distancer ces zombies de touristes pour ne pas mettre une heure à faire 300 mètres. Je tourne trop tôt vers la gauche et me perd vaguement. Vaguement parce que la ville est à taille humaine et que je sais qu’en allant vers le Nord, j’arriverais bien à un endroit indiqué sur mon plan (aussi vague au passage), et ça ne manque pas parce que je passe devant le Temple Jufukuji, puis le Temple Eishoji. J’en profite pour y jeter un oeil, il n’y a de toutes façons presque rien à voir.

A ce niveau-là, le foule semble moins dense et en plus je retrouve la ligne de chemin de fer qui est un de mes repères qui me confirme encore que je vais dans la bonne direction. En arrivant bien au nord de la ville, j’hésite entre continuer tout droit ou passer sous les rails pour rejoindre les Temples que je ne vois toujours pas. J’opte pour la seconde solution, je longe encore la ligne de chemin de fer avant de me rendre compte que c’est pas le bon chemin, ça ne mène qu’à des pavillons. Je prends donc la route de droite et arrive devant une autre intersection avec un plan et des panneaux qui indiquent plusieurs Temples. J’essaye d’aller du côté de Choju-Ji, mais il n’est pas indiqué et je vais dans la direction qui semble être la bonne selon mon plan et qui passe en plein dans une colline bien boisée. Bon, le chemin est bétonné, mais la côte est bien raide et c’est bien fatiguant à monter. Une fois en haut, c’est tout le contraire, une bonne descente jusqu’à arriver près d’un Temple, je vais donc voir dans le coin s’il y a un resto intéressant, mais rien ne me tente et je veux relire mon papier pour voir les Temples que je voulais visiter pour ainsi partir dans la bonne direction, mais je me rend compte que je l’ai pommé. Bon tant pis, je regarde mon plan et décide de partir voir les trois les plus au nord avant de redescendre en direction du Sanctuaire Shinto Tsurugaoka pour rattraper après la gare de Kamakura.

Entre temps en étudiant mon plan, je vois un type un peu space en vélo (genre hippy version japonaise et plus tout jeune, donc autant dire que sa tronche se remarque encore plus au Japon) qui freine d’un coup quand il me voit et descend de son vélo pour me demander où je veux aller (en anglais bien sûr, j’ai une gueule d’occidental, donc je suis forcément anglophone :op) et me demande si je connais pas… (j’ai pas compris son mot ou nom). Je lui dis que je suis pas perdu et que je regarde juste sur mon plan pour voir ce qu’il y a dans le coin. Il insiste un peu pour voir si je suis vraiment pas perdu (non mais tu lis mon blog et tu crois que je me perd toutes les cinq minutes ou quoi? lol), puis finit par me saluer et enfourche son vélo pour partir.

Je pars donc en direction de Temple Engaku-Ji, Tokei-Ji et Jochi-Ji (les deux derniers étant un peu avant le premier sur une route parallèle séparée par la même ligne de chemin de fer que je longeais il y a un moment). Un peu plus loin, je tombe sur un stand avec quelque chose que je connais pas. Je lis le nom Seiben en dessous. Tiens je connais pas. Bah allons tester pour voir ce que ça vaut. En fait c’est un genre de gâteau sec comme on en trouve pas mal dans les magasins chinois, je crois que c’est le genre de chose qu’aiment beaucoup les asiatiques peu importe le pays, mais moi perso, c’est beaucoup moins mon truc et ça réussit même à me couper l’appétit. Tant mieux, ça me fera faire des économies.

Kamakura2013 (62)

Seiben

Plus tard, j’arrive donc au niveau de la ligne de chemin de fer, je décide sur un coup de tête d’aller voir d’abord le Tokei-Ji et le Jochi-Ji. Je passe devant le second, mais décide d’aller au plus éloigné en premier. Arrivé devant le Tokei-Ji, je vais évidemment payer l’entrée. Ah ouais tiens, j’ai pas parlé de la ville parce qu’elle ressemble beaucoup à une autre ville que j’ai visité, Kyôto. C’est vraiment le même genre de ville, mais en version mini. Mini centre ville. Mini Bouddha. Mini Temple. Et donc mini prix, mais sur le même principe, un peu + un peu, ça fait une sacrée somme au bout d’un moment et je suis à la fin de mon voyage, donc je fais gaffe à ce que je dépense (dit-il après s’être offert une Dreamcast sur un coup de tête hier ;op). Bon ça va, c’est que 200 yens, soit à peu près deux fois moins que le prix moyen d’un billet d’entrée pour un temple de Kyôto.

Vu de l’extérieur, je me dis qu’il est très petit et ça me fait un peu mal de payer 200 yens pour 30 secondes de visite. Bah en fait, il est pas si petite que ça, même si bon, j’ai pas trop compris ce qui était un Temple dans le lot. Il y a plusieurs bâtiments à l’entrée, mais aucun que l’on peut visiter et plus loin, je me rend compte qu’il y a un coin plus boisée qui abrite un cimetière. Le paysage est vraiment magnifique, les arbres sont bien verts et en faisant attention, on peut voir le soleil filtrer à travers les feuilles et sublimer tout ce vert (l’occasion de prendre de belles photos sans avoir un gros APN).

J’en ressors donc heureux et rassuré d’avoir pas payé pour rien, ils les valent largement ces 200 yens. Je me dirige vers le Jochi-Ji, je me mets légèrement en retrait pour laisser passer les quelques personnes qui vont dans le sens inverse et en profite pour checker les Mii que j’ai reçu par Streetpass. J’entends une voix de petite fille qui semble dire un mot ressemblant vaguement à Haaro dans ma tête (c’est Hello, mais prononcé à la japonais), je lève très légèrement la tête sans quitter des yeux ma console, mais me dit que j’ai dû rêver. Les enfants ne m’ont jamais abordés jusque-là, j’ai même l’impression que je les intimide trop pour qu’ils franchissent le pas. Mais bizarrement au moment ou je rebaisse la tête, j’entends une femme dire Zannen (Dommage, en japonais) avec un ton amusé et il y a l’air d’y avoir d’autres voix qui rient. Ah, j’ai dû faire une erreur qui va vexer quelqu’un. Donc je regarde dans la direction où j’ai entendu la voix et je vois quelqu’un avec une poussette passer devant moi en direction du Temple que je viens de visiter.

Dans la poussette une gamine qui doit avoir dans les 7 ans en train de me regarder intensément avec un grand sourire et qui répète le même mot: « Haaro! Haaro! » Surpris, je ne trouve rien d’autre à dire que « Hello! » pour répondre à son bonjour en anglais et je lui dis Konnichiwa pour lui faire signe que je parle un peu le japonais. La mère a l’air complètement amusée par sa fille qui essaye de communiquer avec un étranger et est accompagnée d’autres personnes qui sont dans le même cas. Elle s’arrête vaguement pendant une seconde au cas où sa fille voudrait dire autre chose, mais comme elle se contente de me regarder avec de grands yeux et que moi je suis tellement troublé par la situation que je sais pas quoi dire, on se contente de se faire un signe de la tête pour se saluer et chacun repart de son côté (en continuant d’être amusé par cet étranger qui a dit bonjour en japonais du côté de la mère).

Arrivé devant le Jochi-Ji, je vois que c’est aussi payant, mais c’est aussi seulement 200 yens, donc je vais voir ce qu’il vaut. J’ai exactement la même réflexion à l’entrée. Ca a vraiment pas l’air grand et je vais y rester pendant quelques secondes et en fait j’y suis resté plus longtemps. J’ai là aussi pas compris ce qui était le Temple dans tout ça. Il y a aussi quelques bâtiments que l’on ne peut pas visiter pour la plupart et il y a l’air de se passer des choses pour un public réduit dans d’autres, donc j’entre nulle part. Comme c’est proche du premier Temple, la végétation est la même et le soleil à la même hauteur que tout à l’heure, donc c’est aussi beau que le premier Temple, il y a aussi pas mal de mousse verte sur les pierres qui donnent un certain charme au lieu.

Sinon, il y a aussi un petit passage sur un rocher qui mène devant une statue de la divinité du bonheur et je vois les gens qui sont avant et après moi lui frotter le ventre (je crois avoir lu des choses sur ce genre de divinité, selon l’endroit que l’on frotte, on souhaite avoir de la chance dans un domaine particulier: l’argent, le travail, l’amour,…). Bon moi étant donné que je suis pas quelqu’un de spirituel, je me contente de prendre des photos et ne pas prendre part à ces rituels traditions. Je finis par sortir pour retraverser la ligne de chemin de fer et reprendre la route parallèle.

J’arrive au Engaku-Ji et c’est encore payant. Bon heureusement vu l’heure, je me dis que ça sera le dernier, j’ai pas envie de me retrouver à manger mes doigts parce que j’ai dépensé mes derniers deniers pour voir des Temples. Cette fois, je me fais la réflexion inverse, ça a l’air grand, mais au final, je pense que c’est le lieu que j’ai trouvé le moins intéressant. Il y a pas mal de bâtisses, un énorme portail, mais voilà tous ces lieux, on ne peut les voir que de l’extérieur, soit c’est fermé et au mieux, on accède juste à l’enceinte qui entoure le bâtiment, soit c’est payant.

Tant pis, je fais sans et en fait le tour, je m’offre même le luxe de me poser un instant sur un banc avant de me rendre compte qu’il est déjà 17h passé et dans la série de similitudes qu’il y a entre la ville Kamakura et celle de Kyôto, il y a forcément celle des horaires de fermeture des Temples qui ferment très tôt à Kyôto. Donc je reprend ma visite, je finis par arriver devant un panneau qui indique un « trésor national ». Ah enfin quelque chose d’important à voir. Je gravis donc les marches pour tomber sur un minuscule Temple, qui doit être le fameux trésor national et à côté un petit café avec des tables à l’extérieur placées de façon à avoir une vue sur les environs. Je vais voir ce qu’elles servent et me rend compte qu’il y a du Macha. « Allez, va pour un second et dernier Macha avant mon retour en France. » Bon pour la vue on repassera, j’ai pas trouvé une super bonne place, vu comme c’est fréquenté, mais j’ai encore pu avoir le plaisir de tester le mélange entre le petit gâteau (indispensable pour faire passer le goût amer du thé) et le Macha.

Kamakura2013 (184)

Comme à mon habitude, je n’ai pas manqué de dire que c’était bien bon au moment de partir, j’ai pris la direction de la sortie un peu plus tard, mais comme prévu tout était fermé, donc j’ai dû rejoindre la sortie de service.

Je suis remonté du côté de la gare de Kita-Kamakura, qui ressemble un peu à certains gares éloigné de la banlieue parisienne comme celle d’Orsay-ville, c’est à dire qu’il n’y a pas de portiques et visiblement personne pour contrôler. Avant d’y aller, je vais à l’autre bout de la gare pour voir s’il y a une autre entrée. Comme j’ai rien à faire valider, j’ai l’impression que je vais rentrer dans la gare comme un voleur, comme si je fraudais, mais comme il n’y a pas d’entrée, je me fais une raison et entre comme un voleur dans la gare en sortant quand même mon JR Pass pour bien montrer que je fraude (je comprends pas pourquoi je me sentais coupable à ce moment-là alors que j’ai rien fait de mal).

Kamakura2013 (199)

Bref, je prend le premier train de banlieue qui passe pour faire le chemin inverse jusqu’à la gare de Tôkyô. Comme d’habitude, je fais les changements habituels jusqu’à Akiba pour aller prendre la ligne Tsukuba Express jusqu’à Asakusa. A la station d’Akiba, j’ai pris un ascenseur. Oui, je prends des ascenseurs, mais celui-là me sert de raccourci.

Je vois deux gamines à côté de moi qui font les folles et sont très amusantes à voir. Soudain la plus grande des deux (un peu moins jeune que celle que j’ai rencontré plus tôt dans la journée) lève la tête dans ma direction et fait une tête de trois mètres de long, ultra surprise de voir un étranger et elle a énormément de mal à cacher sa surprise dans un lieu aussi exigu qu’un ascenseur. Elle a une réaction du genre (si c’était moi): Oh putain de bordel de merde!!!!!!!!!!! Un Eigo-jin!!!!!!!!!!! Oui, je l’aurais dans la peau jusqu’au bout ce syndrome de l’étranger forcément anglophone (mes profs d’anglais du collège sont en train de se suicider en se rappelant des notes que j’avais, passé les premiers mois d’apprentissage).

Elle essaye de me dire un demi milliard de choses que je ne comprend pas et en plus devant sa réaction ultra décomplexée, je me retrouve comme un con à ne pas savoir quoi dire et à juste rire. Bien évidemment, tout le monde s’est retourné dans l’ascenseur et semble bien s’amuser de la situation. Au bout d’un moment (oui bon juste deux secondes, je vais pas au centre de la Terre avec cette ascenseur ;op), le père essaye de la calmer ou de la faire taire, en lui disant que je ne comprends rien. Bah oui Gaijin=Anglophone, c’est pas possible qu’ils puissent s’exprimer en japonais. Ce que je n’aurais pas pu faire d’ailleurs tellement je savais pas quoi faire. lol J’aurais dû trouver un truc drôle à dire, mais rien ne vient. Bon quand j’arriverais à trouver quoi dire et faire dans ce genre de situation avec un enfant, je pourrais dire que j’aurais franchi un cap dans mon apprentissage de la langue. lol

Enfin après tout ça, j’ai poursuivi mon chemin, en découvrant à Asakusa une autre sortie bien plus proche de chez moi que celle que je prend d’habitude et je n’ai pas manqué comme à mon habitude d’aller me réapprovisionner dans un Konbini, avant mon retour chez moi.

Kamakura2013 (200)

Tengu

Il y a quelques mois, j’avais noté un lieu grâce au blog Wakarimasen que je pensais proche de Tôkyô, mais qui est en fait dans Tôkyô, et c’est seulement maintenant que j’y vais à trois jours de la date d’expiration de mon JR Pass. J’avais deux solutions à mon actif, soit prendre la Keio-Sen jusqu’à son terminus et donc tout payer. Soit prendre la Chûô-Sen jusqu’à son terminus et rejoindre la Keio-Sen et là c’est bien plus économe puisque je paye que l’unique arrêt que je ferais avec la Keio-Sen.

Bon, jusqu’à présent, j’ai utilisé mon JR Pass qu’avec la Yamanote-Sen et je ne suis pas sûr de pouvoir l’utiliser avec la Chûô-Sen, mais bon qui ne tente rien n’a rien, donc c’est parti pour aller à la station Kanda, la plus proche d’Akihabara pour prendre la Chûô-Sen. Arrivé là-bas, j’ai quand même la décence de demander à un agent si je peux utiliser mon Pass avec cette ligne et il me confirme ce que j’avais lu sur internet, donc c’est parti pour un long trajet gratuit jusqu’à Takao, le fameux terminus. Comme j’ai beaucoup de temps devant moi, j’en profite pour encore continuer ma partie de Fantasy Life où je suis allé plus loin dans le scénario, en zappant « un peu » les dialogues et en m’essayant à une autre classe, celle de couturier, qui me permet de faire des vêtements avec de meilleurs stats que ceux des magasins.

A Takao, je fais donc le changement vers la Keio-Sen, je repère une librairie presse qui pourrait avoir le magazine que je dois ramener pour quelqu’un d’autre, mais comme je veux faire ma randonnée en étant le moins chargé possible, je remets donc ma recherche à plus tard et me rend donc à Takaosanguchi, terminus de la ligne Keio.

En sortant de la gare, je remarque qu’il y a plusieurs classes d’enfants et j’espère secrètement qu’ils prendront un autre chemin que moi pour pouvoir profiter de la nature seul. Je trouve rapidement un plan, seulement en japonais, mais assez clair pour je ne sois pas embêté par les inscriptions en kanjis que je ne comprends pas. Comme il est midi plus que passé, je cherche un endroit pour me restaurer avant mon ascension, il n’y a rien d’intéressant au niveau de la gare, mais je repère quelques restaurants un peu plus loin, donc je vais voir ce qu’ils font, mais finalement je trouverais un Konbini où je prendrais aussi une grande bouteille d’eau et de quoi grignoter une fois en haut.

Je trouve une table en bois pour pique niquer, elle est occupé par une personne plutôt âgée, qui se prépare à faire l’ascension, je lui demande si ça le dérange pas que je m’installe à la même et unique table du coin. Ca n’a pas l’air de l’embêter, il me félicitera plus tard pour mon japonais, avant de rire. Je ne sais pas sur le moment si c’est à prendre au premier ou au second degré, mais à défaut de savoir, je me contente de le remercier.

Après tout ça, je poursuis mon chemin en longeant le ruisseau à la recherche de l’entrée du Mont Takao, j’arrive du côté d’une route suspendu très moche et qui dénature complètement le coin, je me dit que ça fait un peu loin pour une entrée et hèle un ouvrier pour lui demander où est l’entrée des chemins de randonnée du Mont. Bah en fait, je suis allé trop loin (du genre un bon gros kilomètre), donc je rebrousse chemin jusqu’à arriver au niveau du coin où je mangeais et trouver l’entrée. Bon pour ma défense, c’est vraiment mal indiqué sur place que c’est l’entrée et faut vraiment le voir que c’est une rue pour touristes tellement c’est calme avant l’entrée.

Une fois sur place, je cherche le chemin 6, qui était cité comme étant le plus intéressant pour la montée, il est plus loin que je pensais et est bien mieux que le laissait présager la route bétonnée où circulent des voitures, qui conduit à ce chemin de randonnée. Bonnes nouvelles, c’est très calme, il n’y a personne avec moi et on est vraiment en pleine nature. Pas de béton, pas d’escaliers. C’est un chemin de terre avec pas mal de caillasse avec une alternance avec les racines des arbres qui font des marches naturelles. L’ascension est vraiment pas fatigante, ça n’est ni trop raide, ni difficile à parcourir. Sur une grosse partie du chemin, on longe un ruisseau, en étant bien à l’ombre et c’est pas plus mal vu la chaleur et le beau temps qu’il fait aujourd’hui. On peut profiter du magnifique paysage qui nous entoure, rempli d’arbres immenses avec des feuilles bien vertes et un petit côté forêt tropicale.

Le chemin devient quand même plus raide à mesure que j’avance (le sommet est quand même à 500 mètres de hauteur et à cette allure, c’était pas 3 kilomètres que je faisais, mais 300 :op), je fais les deux premiers kilomètres assez tranquillement en profitant du paysage et en prenant mon temps pour faire mes photos, contrairement aux rares japonais que je croiserais et qui sont équipés pour l’Everest. Plus loin, j’arrive sur une portion un peu compliquée à gravir puisque cette fois, on ne longue plus un ruisseau mais on marche carrément dedans (pas très écolo tout ça), même si celui-là est minuscule. Heureusement parce que c’est légèrement glissant et je comprend maintenant pourquoi c’est interdit à la descente.

La suite est d’abord plus facile, puis vraiment fatigante cette fois, des escaliers en bois font leur apparition et ça fait bien travailler les mollets et les genoux, mais ça veux aussi dire que la fin est proche. J’arrive finalement près de gardes forestiers, qui installent la pancarte interdisant la descente par le chemin où j’arrive, il me reste une dernière côte à gravir et me voilà enfin arriver.

J’essaye de trouver une vue imprenable que l’on s’attend à voir à cette hauteur, mais les arbres cachent bien les environs et on ne peut voir que partiellement ce qui nous entoure. Ca semble mal parti pour la descente, des nuages ont l’air d’arriver et quelques gouttes de pluie commencent à tomber, mais bon j’ai mon petit parapluie avec moi au cas où. Après avoir fait quelques photos, je m’installe pour me réhydrater et manger un bout avant la descente. J’ai remarqué depuis mon arrivée qu’une quadra arrêtait pas de me fixer sans oser m’aborder et quand je me suis installé, elle s’est mise à discuter avec deux types en ayant l’air de parler de moi en riant (je pense avoir compris quelle parlait de moi quand je prenais une photo au dessus de moi et que j’ai capté le mot japonais pour appareil photo). Mais bon, je suis pas venu en randonnée pour être en contact avec des gens, donc je laisse couler et ne me préoccupe pas trop d’eux, même si j’ai tourné la tête à plusieurs reprises dans leur direction au cas où ils décideraient de franchir le pas.

J’ai fini par démarrer ma descente en prenant un autre chemin conseillé, qui n’est possible à faire qu’en descente: le chemin 1. Rien à voir avec la montée, puisque ce chemin est bétonné et bien plus large que celui que j’ai emprunté, donc le paysage sautera moins au yeux que les temples que je verrais pendant cette descente.

Comme j’y vais toujours aussi lentement, c’est juste avant le premier temple que je serais rattrapé par la quadra qui se décide finalement à venir me parler, elle me pose les questions habituelles, j’ai pas mal de difficultés à la comprendre à cause de son vocabulaire trop compliqué pour mon niveau, mais du peu que je comprendrais, elle a l’air d’être surprise de voir un étranger (alors qu’elle n’a pas dit un mot d’anglais, contrairement aux gens du centre de Tôkyô :op). C’est vrai que je me souviens pas en avoir croisé depuis que je suis dans cette partie de Tôkyô et j’ai l’impression qu’il n’y en a pas beaucoup qui y vont, vu la curiosité dont elle faisait preuve.

Comme elle a l’air aussi pressé que les autres japonais (faut dire qu’il est 16h passé depuis que je suis arrivé au sommet), elle poursuivra son chemin sans me dire un mot pendant que je prendrais des photos du premier temple et je suis même resté un moment dans les environs puisqu’en contrebas il y a une place avec un autre temple et divers lieux de culte (je suis pas Bouddhiste/Shintoïste, donc je sais pas trop comment nommer les différents bâtiments que l’on peut trouver dans ce genre de lieux). Il y avait surtout dans cet endroit diverses statues de Tengu vraiment jolies (surtout les plus grandes avec un niveau de détails hallucinants et des expressions du visage vraiment impressionnantes) et j’adore comment ces créatures mythologiques japonaises sont représentées.

Après avoir bien trainé et avoir enfin trouvé où se poursuivait la route 1, je continue ma descente jusqu’à un autre endroit avec un embranchement où passe le funiculaire, je remarque des lumières rougeoyantes qui se reflètent sur le tronc de certains arbres. C’est signe que le soleil se couche et donc que je dois arrêter de trainer. Les quelques japonais que j’ai croisé ayant visiblement choisis la solution des faibles: le funiculaire, me voilà de nouveau seul sur une route aménagée à la fois pour les voitures et piétons où je comprendrais pourquoi cette route est interdite à la montée. La pente est vraiment raide et pas agréable à descendre, surtout pour les genoux et le passage assez régulier des voitures empêche de profiter des environs tellement on est aux aguets. J’arriverais finalement au bout de cette descente alors que le ciel s’est peu à peu assombrit entre temps, en croisant une personne qui a fait un tête de trois mètres de long en me remarquant (il était assis sur un banc face à la nature et dos à moi). Non vraiment, certains sont pas habitués aux étrangers dans le coin. lol

Finalement, je suis retourné à la gare, bien calme sans ses touristes et écoliers, et avec ses magasins fermés alors qu’il est que 18h30. J’ai repris la Keio-Sen jusqu’à Takao où le marchand de journaux était ouvert, j’ai donc cherché vite fait le magazine qu’on m’a demandé, mais ne le trouvant pas, je demande au vendeur, qui cherche vaguement sans trouver, et au moment où il semble retourner à sa caisse, je tombe dessus. La nana à côté de moi fait une tête bizarre quand elle voit ce que je prend. « Ouais je sais que c’est un magazine pour femmes (enfin plus ado vu la couverture à mon avis) et au lieu de traîner t’aurais pu m’aider! Il était juste à côté de toi. :op »

Bref, j’ai repris la Chûô-Sen jusqu’à Kanda, en continuant ma partie de Fantasy Life où j’ai rechangé de classe pour tester le Bucheron, qui me permettra à terme de faire des meubles pour ma maison avec une autre classe (oui, c’est le côté Animal Crossing du mix de ce jeu avec le genre RPG) et dans le même genre, il m’en reste deux autres intéressantes à tester, celle d’Alchimiste pour les potions et de Forgeron pour faire des armures et armes plus efficaces que ceux des magasins.

Enfin, j’ai repris le chemin habituel pour rentrer à Asakusa où j’ai fait un détour par un Konbini où il y avait quelques petites choses intéressantes, dont une figurine de Franky de One Piece (si ça continue, je vais avoir une valise entièrement remplie de goods sur One Piece lol).

Tôkyô2013 (556)

A nous Yokohama!

Bon, c’est normal s’il y a pas d’articles pour la journée d’hier, puisque je n’en ferais pas. Il m’est arrivé une galère qui m’a pourri ma journée, mais il y a heureusement deux choses positives à retenir de cette journée. La première, c’est que c’est la sortie du DVD du dernier concert des Tomato n’Pine et que je suis forcément allé l’acheter avant ma galère et que j’en ai profité pour prendre le second Best Of de fin de carrière de Yui que je voulais me prendre depuis sa sortie. La seconde, c’est que j’ai la chance d’être bien entouré et qu’on a trouvé une soluce à mon problème que j’ai réglé ce matin.

Sait-on jamais quelqu’un dans la même galère que moi pourrait tomber sur ce blog et je me permet de mettre à jour les infos sur les transferts d’argent au Japon avec Western Union.

Déjà la solution donnée ici et ici est toujours d’actualité, mais dans le cas où vous ne connaîtriez pas le quartier de Nihonbashi, j’ai fait des photos pour imager mon explication pour trouver ce fameux bureau de Western Union difficilement trouvable si on a pas le japonais (la langue) avec soi pour s’aider. Pour commencer, je suis logiquement arrivé par la station Nihombashi. Prenez la sortie 12, vous avez le choix entre l’ascenseur et un escalator. Pour la seconde, contentez vous de monter à l’étage avec l’escalator devant vous. Vous arriverez au rez-de-chaussée d’un building. Prenez la sortie juste à droite. Partez par la droite, il y a un carrefour et tournez à droite pour arriver au même niveau que la sortie d’ascenseur,  qui est la plus courte des solutions.

Ensuite allez tout droit, vous avez le pont Nihombashi à deux pas (c’est écrit en kanjis en grand: 日本橋) et vous verrez derrière, le building noir Suruga Bank (là aussi c’est écrit en grand sur le building). Ne faites pas la même erreur que moi en entrant dans ce building, mais continuez tout droit dans le grand boulevard un tout petit peu plus longtemps. Juste après ce building, il y a une toute petite banque liée à la Suruga Bank avec des murs et une enseigne orange bien vive, c’est là que se trouve le bureau de Western Union (c’est pas indiqué, mais c’est bien ça).

Voilà maintenant que mon problème est réglé, je peux me rendre à la gare de Tôkyô pour reprendre le Shinkansen pour enfin visiter Yokohama, ce que je devais faire hier.

J’arrive donc par la station Shin Yokohama, je vais comme à mon habitude chercher un plan de la ville pour voir comment aller au lieu que je veux visiter. Cette fois pas besoin de faire mon programme au dernier moment, puisque j’ai décidé avant mon arrivée au Japon des endroits que je voulais voir dans cette ville et j’ai un sacré programme pour toute la journée. Bon petit problème, le plan de métro du plan de Yokohama est vraiment pourri, c’est tout petite et pas détaillé, je mets vraiment du temps à comprendre comment aller à Yokohama et j’ai apparemment un changement d’après l’employé de la gare à qui j’ai demandé mon chemin.

Arrivé à la station Yokohama, j’arrive toujours pas à comprendre comment je vais pouvoir aller à ma première destination, donc je décide de sortir pour tout faire à pied. Je prend logiquement la sortie Est pour aller plus à l’Est. C’est pas le meilleur endroit pour commencer à découvrir la ville parce que le chemin que je prend se fait au niveau d’autoroute suspendue et que le paysage est vraiment pas beau à voir.

Plus loin, j’emprunte une passerelle pour aller du côté où il y a le Yokohama Blitz (salle de concert où j’aurais pu aller voir pendant mon premier voyage les Buono, si j’en avais eu les moyens à la fin de mon séjour, un peu comme pour les Morning Musume et le série de concert du Nico Nico Dôga de ce week end). Jusqu’à présent, je n’ai pas vraiment eu besoin de mon plan puisqu’on voit le Centre Commercial Landmark depuis la gare ou presque, donc après le Yokohama Blitz, j’ai juste à aller dans sa directement pour voir enfin quelque chose de joli.

Etant donné qu’il est l’heure de manger, la première chose que je fais en entrant dans ce C.C., c’est de chercher un restaurant, que je trouve assez facilement. Je saurais pas trop dire le nom du plat que j’ai pris, mais c’était bien bon, et comme le temps est plus que clément aujourd’hui, j’avais grand soif et j’ai pris en plus un soda au melon.

Une fois restauré, je pars donc à la recherche du Pokemon Center local (sûrement le dernier où j’irais pendant ce voyage) que je trouve très facilement puisque j’ai eu la bonne idée de noter l’étage où aller. Avant ça, j’ai trouvé le magasin du Shônen Jump, juste en face du Pokemon Center. J’ai pas eu trop le choix pour les Gashapon de One Piece puisqu’il en restait deux et cette fois, j’ai récupéré Luffy, que j’avais pas (me reste plus que Zoro, Nami et Robin pour avoir la collection complète) et Brook que j’ai déjà, et je me suis pris en plus un carte 3D dans un distributeur, j’ai eu Brook cette fois.

Alors pour ce qui est du Pokémon Center, il donne l’impression d’être géant, mais en fait, il est légèrement plus grand que les derniers que j’ai visité et il était pas très fréquenté au moment où j’y étais. J’ai décidé d’être plus sage sur mes achats cette fois en prenant seulement les Straps de la Région, une figurine Dracaufeu, trois sachets de cartes (je pensais en avoir pris deux) et un paquet d’autocollants AR de chaque génération de Pokemon et j’ai eu une carte en cadeau.

Ensuite, je suis sorti par le nord parce que j’avais repéré plus tôt quelque chose que j’aurais du mal à qualifier, on va appeler ça une création d’un artiste, qui fait penser à des rails de grand huit. C’est bien plus grand que je le pensais et c’est très joli.

Bref, après tout ça, je suis parti en direction du grand bateau, le Nipponmaru, j’ai abandonné l’idée de le visiter quand j’ai vu les prix et j’ai poursuivi mon chemin vers l’Est. Après avoir consulté mon plan, j’ai opté pour le chemin avec des rails où pas mal de monde se baladais, je suis arrivé du côté d’un bâtiment où se préparait un festival de bouffe Allemand, un peu mal placé à mon sens, les deux bâtiments qui l’entourent  font vraiment camps de concentrations. Je les ai d’ailleurs contourné pour arriver au bord de la baie où l’on voit de loin un pont qui a un faux air de Rainbow Bridge, le pont qui permet d’aller à Odaiba, mais ça ne peut pas être lui puisque celui-ci va jusqu’à Yokohama.

Je vais dans sa direction en continuant vers l’Est où il y a une autre construction d’artiste un peu fou, qui sert aussi de port, je crois, c’est à la fois très bizarre et très joli à voir et c’est impossible à prendre en photo en entier sans hélicoptère, donc j’arrive qu’à avoir des petits bouts.

En revenant sur mes pas, je trouve un distributeur de boisson qui vends des cannettes Dragon Ball, donc j’en prends une et je continue encore vers l’est pour traverser le parc Yamashita, qui me permet d’aller à la Tour Marine un peu plus loin. La tour a pas l’air grande et le ticket pour aller jusqu’à l’observatoire est pas donné pour ce que c’est, mais j’y vais quand même, c’est aussi peu évident de prendre des photos qu’à la tour de Nagoya, mais la vue est jolie et j’ai la chance d’avoir un ciel très photogénique d’un côté de la tour.

Une fois redescendu, je vais vers ce que je pensais être ma dernière étape de la journée, le Chinatown de Yokohama.

Là pas beaucoup de chemin à faire puisque c’est à côté de la Tour. Bon autant le dire tout de suite, les gens du 13ème ont intérêt à se bouger le derrière pour arriver au niveau de Yokohama parce que même si à certains endroits ça fait un peu toc, l’architecture du quartier est vraiment top et on est vraiment dans un Chinatown (les chinois parlent même super bien le japonais ;op). J’ai pas pu entièrement profiter du quartier puisque  j’ai rien dépensé dans les restaurants assez nombreux et les boutiques avec pleins de choses amusantes à prendre, mais je suis quand même resté pour voir les enseignes s’allumer.

J’avais prévu de rentrer plus tôt à la base, mais comme la nuit est tombé, j’en ai profité pour revenir au Landsmark par métro cette fois en passant par la station Motomachi pour arriver à la station Bashamichi proche du Landsmark. Je suis allé un peu n’importe où puisque j’ai pris la première entrée que j’ai vu et le premier ascenseur pour aller le plus haut possible. Après plusieurs changements qui ne m’ont permis d’aller que jusqu’au 47étage de ce qui semblait être la partie hôtel, je redescends au premier étage et va demander mon chemin à un agent qui me conduit au troisième où je dois payer le billet qui me permettra d’aller à l’Observatoire.

Bon en fait, il est au second étage parce que je prend un escalator pour descendre (super logique comme cheminement), le billet fait bien mal au porte monnaie, c’est le plus cher que j’ai payé jusqu’à présent, mais bon c’est le moment où jamais d’y aller. Autant le retour du 47ème étage au 1er était violent, mais là c’est plus rapide avec l’ascenseur pour aller au 68ème et avec la lumière qui baisse, on a vraiment l’impression qu’on va décoller du Landsmark pour arriver sur la lune. :op A ce fameux étage, c’est une ambiance de bar luxueux qui nous attends et il aurait mérité d’avoir moins de lumière ce bar parce que pour faire des photos de nuit c’est la galère avec les reflets sur les vitres, mais ça semble mieux passer avec l’objectif fish eye.

Une fois les photos faites, je redescends au cinquième pour arriver côté centre commercial, ça tombe bien, je vais récupérer de quoi manger au supermarché et me dirige avec mon plan, que j’ai encore pris le temps de déchiffrer, pour aller à la station Sakuragicho, qui me permet d’aller à Shin Yokohama sans changement. Enfin à Shin Yokohama, je reprends le Shinkansen dans le sens inverse pour arriver à Tôkyô et rentrer chez moi en allant à la station Asakusa.

Yokohama2013 (187)

SaKaE48.

Depuis le dernier article posté, me voilà de retour à Tôkyô pour une dernière semaine de voyage avant mon retour en France.

Ce matin, je n’ai pas trop trainaillé puisque je profite encore du JR Pass jusqu’à Dimanche pour ressortir de Tôkyô et pour commencer la semaine, je vais assez loin. Mais commençons par le commencement. Je me rend donc à la gare de Tôkyô en profitant gratuitement de la Yamanote-Sen (merci JR Pass) et malgré la taille de la gare, je trouve assez facilement le guichet pour prendre mon ticket pour Nagoya. Cette fois encore, c’est un train terminus à Tôkyô que je prends, donc il est déjà là quand j’arrive sur les quais, je rentre un peu trop vite dans la rame parce que je suis la jeune femme devant moi qui rentre aussi trop vite. Je profite du voyage pour continuer ma partie de Fantasy Life où je commençais à être bloqué depuis un moment et là au même moment, j’ai trouvé comment déménager, continuer le scénario et changer de Life (métier). J’étais Mage jusqu’à présent et me voilà Mineur, et j’ai la possibilité maintenant de choisir n’importe quel autre métier, donc j’en ai encore pour des dizaines d’heures avant d’en voir le bout. Me reste d’ailleurs plus qu’à trouver le moyen de blesser sérieusement les gros boss de chaque zones.

Bref, trève de digressions, deux bonnes heures plus tard, me voilà arrivé à la gare de Nagoya, je récupère rapidement le plan de la ville et me dirige vers le métro Higashiyama. Sur les quais, je regarde mon plan pour voir ce qu’il y a d’intéressant dans la ville, j’ai bien quelques endroits que j’ai noté, mais comme je me donne deux bonnes après-midi pour faire toutes les choses importantes, je vérifie que je n’ai rien zappé. Soudain le métro arrive, mais ne s’arrête pas devant moi et me voilà à courir pour atteindre la première rame. Nan, mais c’est quoi ces quais de trois kilomètres de long pour un métro à six rames!!!!

Deux stations plus tard, j’arrive à la station de Sakae, j’essaye de sortir le plus près possible de ma première destination, mais ça ne change pas grand chose puisque je ferais un détour le temps de me repérer dans ce grand carrefour. Je trouve finalement le Sunshine Sakae, pas si bien caché avec sa grande roue (un centre commercial avec une grande roue?!), je prends par erreur l’ascenseur qui ne mène nulle part et me rabat sur l’escalator. Au second étage, je rate presque le théâtre des SKE48 (le dernier que je dois voir puisque je suis allé durant mon premier voyage jusqu’à l’escalator infranchissable du Don Quihote d’Akiba où se trouve le théâtre des AKB48) tellement c’est mal indiqué.

Bon pas de chance, c’est fermé, ça a même l’air en travaux et il y a pas de Shop SKE48, donc je poursuis ma balade jusqu’au troisième étage où se trouve un Tsutaya. Je vois très vite qu’une grosse partie du magasin est faite pour la location et que les SKE sont bien mises en avant. A défaut de trouver un T-Shirt, je me rabat sur le dernier single du groupe (en édition CD+DVD pour me pas manquer à mes habitudes), je fais aussi un tour du côté des jeux vidéos pour me prendre la pochette protectrice pour ma PS Vita, que je veux me prendre depuis que je suis au Japon, et j’utilise un peu de monnaie pour me prendre un strap Vocaloid dans un distributeur de Gashapon.

Ensuite, je retourne au Centre Commercial que j’avais repéré à ma sortie du métro, le Oasis 21, pour trouver le second magasin que je veux visiter (certains auront déjà devinés duquel je parle), je descend sur la grande place où doit se dérouler, si je dis pas de bêtises, tous les ans le World Cosplay Summit (la finale d’un concours mondial de Cosplayers). J’essaye de trouver un plan qui m’aidera à trouver ce que je cherche.

A défaut d’y voir plus clair je remarque qu’il y a aussi un magasin du Shônen Jump, que je trouve assez rapidement, lui, j’y fais un tour rapidement (j’ai de toutes façons assez acheté de produits dérivés, donc je suis moins tenté) et j’en profite pour essayer de récupérer les Gashapon One Piece, dont j’espère réunir la collection complète d’ici la fin de mon voyage (j’en ai 4 et il m’en manque 5). Premier essai. Ah! Franky! Chouette, je l’ai pas! Plus que 4. Second essai. Mince Chopper, je l’ai déjà. Troisième essai. Re-mince, encore Franky. Dernière essai, parce que j’ai plus de monnaie. Encore Chopper. Ok, va falloir se lancer dans le troc pour les avoir tous, s’ils me la jouent comme ça les distributeurs de Gashapon.