L’île de Sado.

Retour au terminal du Ferry ce matin. Le temps est toujours morose et la pluie commence à faire son apparition. J’emprunte les quais de la rivière Shinano pour m’y rendre, l’attente n’est pas très longue avant l’entrée dans l’Hydroglisseur (ou plutôt le Jet foil comme ils l’appellent). Le calme et l’organisation des japonais quand il s’agit de faire la queue n’est plus à prouver.

Le trajet n’est pas très passionnant par contre. Je suis peut-être le seul, mais je n’ai rien ressenti de particulier pendant le déplacement de l’Hydroglisseur (je m’attendais à quelque chose de plus sensationnel) et la brume empêchait de voir très loin, même si au vu des vagues je ne préférais pas en voir plus.

Arrivé à la ville de Ryotsu, l’unique voie d’entrée à ma connaissance vers l’île de Sado, je fais un rapide tour des lieux et, ayant vaguement programmé mon voyage, je vais à l’office du tourisme pour me renseigner sur les horaires en espérant pouvoir faire les quelques lieux que j’ai sélectionné.

J’enchaîne en allant acheter un pass pour la journée à un employer qui me renseigne un peu plus au point de me conseiller un parc à Ibis (mascotte de l’île), que je n’aurais pas le temps de faire vu le peu de cadence à laquelle passent les bus.

 

Après un petit tour du coin, j’emprunte pour la première fois la Minami-sen (littéralement Ligne « de bus » du sud) jusqu’à la station Hatano-Jujirô.

Le temps m’étant compté je ne traîne pas dans le village de Hatano et part vers le nord à pied. Je regrette d’ailleurs de ne pas avoir pris le temps de prendre une photo du paysage (la route étant entourée à un endroit par de grands champs de rizières(? Je ne connais pas d’autres types de plantations de ce genre donc je suppose que c’en est)). J’arrive au niveau d’une station de bus, dont m’avait parlé une personne de l’office du tourisme, perdue au milieu de nulle part. Quelqu’un arrivant en voiture à ce carrefour me demande où je vais. Je lui répond que je me rend au temple de Chokoku-ji. Il me propose de m’y emmener et en rien de temps, j’arrive à destination. Ayant toujours peu de temps, je fais le tour d’une partie des bâtiments à flanc de colline, sans pousser assez loin pour trouver la statue dont parle le document que j’ai récupéré hier.

Je finis par rebrousser chemin et tente de mon propre chef la solution de l’auto-stop pour arriver plus vite à la station de bus par lequel je suis arrivé. Ca marche tout de suite avec la seule automobiliste du coin. A destination je ne manque pas, tout comme je l’ai fait avant avec l’autre personne qui m’a aidée, de la remercier. Ayant du temps avant l’arrivée du bus je fais un petit tour de Hatano, village pas mal fréquenté par les automobilistes mais pas par les piétons. Cependant ce genre de village a toujours son petit charme que l’on retrouve dans pas mal de villages japonais.

Seconde et dernière destination, Manoshinmachi à l’opposé total de Ryôtsu, un village plus grand en bord de mer et pas beaucoup plus fréquenté que Hatano. Je débute en cherchant le seul konbini du coin, non-franchisé et très local dans sa façon d’être rangé et ce qu’il propose. Je me demande si je n’ai pas été le premier client de la personne en charge de ce konbini parce que j’ai l’impression de l’avoir surpris.

Mon repas fini, j’ai entrepris d’aller vers ce qu’il semblait être un parc pour finalement me rabattre sur la côte. Arrivé sur la plage c’est là qu’une grosse averse a décidée de s’inviter. J’ai rebroussé chemin vers l’arrêt de bus (heureusement proche d’un endroit abrité) en y croisant un couple qui attendant déjà le bus en même temps que moi à Ryôtsu. Le trajet retour a été amusant, malgré les trombes d’eau qui tombaient dehors, parce que le bus était pendant un bon moment fréquenté par des écoliers (sûrement collégiens d’ailleurs), qui me regardaient du coin de l’oeil, curieux de voir quelqu’un pas vraiment du coin être dans leur bus.

De retour à Ryôtsu, la pluie étant toujours de la partie, je n’ai pas eu d’autres choix que d’abandonner l’idée de visiter un peu plus la ville et d’attendre au terminal l’arrivée du ferry pour rentrer Niigata.

Ca n’est de toutes façons que partie remise. Etant limité dans mes déplacements, je ne peux de toutes façons pas visiter une île aussi grande en une seule journée et ça pourrait faire office de destination pour un potentiel futur voyage.