AKihaBara 48

Et voilà, c’est le début de la fin, un mois jour pour jour après mon arrivée au Japon, je dois faire le Check Out de mon appart.

Je me suis levé assez tôt spécialement pour ça, j’ai bien réussit à fermer la seconde valise et à tout ranger de façon à avoir « seulement » 2 valises, deux sacs, un manteau, que j’accroche à une poignée de l’un des valises, et mon grand parapluie, que je mets dans la poche avant de l’autre valise. Avant l’arrivée de l’employé de Sakura House, j’ai bien entendu descendu tant bien que mal mes deux valises par l’escalier ultra raide du bâtiment, mais comme j’ai été trop rapide, je me suis retrouvé sans rien faire pendant une bonne heure, donc j’ai ressortir ma 3DS pour continuer ma partie de Fantasy Life où j’ai pas spécialement avancé, je me suis contenté de faire ce qu’il faut pour up-grader ma classe de Forgeron et de récupérer les étoiles gagnées avec les quêtes en rapport avec les autres classes.

Bref, vers 11h, le fameux employé est arrivé et comme tout était nickel, il a pas eu besoin de bien longtemps pour faire le Check Out et j’ai récupéré au passage 5000 yens de ma caution. Au moment de partir, sans que je m’y attende, l’employé m’a proposé de m’accompagner en voiture jusqu’à l’hôtel où je logerais pour la dernière nuit. Habituellement, j’aurais dit que ça va et que je peux y aller tout seul, mais là, j’ai entre 45 et 50 kilos de bagages facile à trimballer et si quelqu’un peut m’éviter ne serait qu’un trajet infernal dans les métros, je mets de côté ma fierté et je me contente de le remercier platement de me rendre ce service.

J’ai une heure à attendre le temps qu’il fasse ce qu’il a à faire dans l’appart pour qu’il soit prêt pour la personne suivante, mais qu’est-ce une heure face à quelques dizaines de minutes en enfer, donc je ressors encore une fois ma 3DS pour m’occuper. Une heure plus tard, nous voilà partis en camionnette dans les rues de Tôkyô (une autre façon de découvrir la ville que j’avais pas testé), on discute de tout et n’importe quoi, en rapport avec mon voyage bien sûr. On arrive finalement pas très longtemps après au Sakura Hotel de Jimbôchô et il se contente pas de m’y conduire, mais il va même chercher un employé pour faire le check in. Je renouvelle mes remerciements parce qu’il était vraiment pas obligé de faire ça tout ce qu’il a fait jusqu’à présent, ça fait pas parti de sa fonction de rendre service aux inconnus, surtout sans qu’ils ne leurs demandent. Il y a vraiment qu’ici que ce genre de situation peut m’arriver.

Le Check In est fait rapidement après, j’avais complètement oublié que j’avais payé la chambre via internet (ça veut donc dire que j’ai un petit pécule pour la dernière après-midi et je vais faire plus de choses que ce que j’avais prévu ^^), je me débarrasse de mes bagages et de l’un de mes sacs. On se dit « au revoir » entre temps avec l’employé de Sakura House.

Je rejoins donc la station Jimbôchô pour aller plus au nord, je change à Kasuga pour prendre la ligne Namboku et aller à la station Todaimae. Là vous comprenez tous de suite ce que je vais visiter et les fans de Manga devraient comprendre la référence que je vais faire (pour les autres, j’en ai déjà parlé dans d’autres articles). Je prend donc la sortie qui me parait la plus proche de Tôdai (Tôkyô Daigaku ou l’Université de Tôkyô en Français), je prend la première entrée que je vois, en demandant juste avant d’entrer à un gardien posté à l’entrée, si c’est possible de visiter et comme je suis tout seul, il me dit que c’est ok. Heureusement, il y a un plan à l’entrée, donc je le suis pour aller au seul endroit que je suis venir voir. Bah ouais, ça a beau être Tôdai, ça n’en reste pas moins une université comme les autres et j’en ai fait assez pour ne pas faire le touriste et tout prendre en photo. :op

Ce fameux endroit, c’est le bâtiment avec l’horloge qui est face à l’entrée principale, j’y arrive donc après avoir traversé la moitié de l’Université. Pour ceux qui n’ont toujours pas compris la raison de ma venue devant ce bâtiment, c’est un lieu qui est utilisé dans le Manga Love Hina d’Akamatsu Ken, un des premiers Mangas que j’ai lu où le héros essaye désespérément de réussir le concours d’entrée pour aller y étudier.

Visiblement, on ne peut pas y entrer, le portail étant fermé, je n’ai pas tenté d’y entrer, donc je me suis contenté de le prendre en photo et j’ai pas trop trainé, parce que je commençais à avoir vraiment faim et j’ai prévu d’aller dans un lieu précis pour manger cette fois.

Me voilà donc de retour à Tôdaimae pour descendre jusqu’à Iidabashi et faire un changement pour prendre la Chûô-Sen jusqu’à Akihabara.

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Bah ouais avec le peu d’argent que j’ai, je ne pouvais aller que là-bas. Arrivé là-bas, la première destination est….. allez avec le titre, il y en a au moins un qui devrait deviner….. le AKB48 Cafe & Shop!!!! Un mois au Japon où j’ai fait le tour des Théâtres des groupes 48 et il y a une chose qui me restait à faire (non en fait deux, mais pour assister à un concert, il faut de la chance): tester le resto des AKB.

Il n’y avait pas beaucoup de monde, mais malheureusement, l’attente fut longue, les clients n’étant pas pressés de partir visiblement. Enfin, c’est à mon temps d’aller m’installer, j’ai eu le droit au gimmick amusant quand un client s’installe. Toutes les serveuses hurlent: Aitakatta. Pour les non-fans, c’est l’un de leurs premiers titres et au passage celui avec lequel je les ai découvert en France. On m’apporte les menus à l’image de certains membres (un plat par membre, mais seulement une partie y a droit). Je cherche le plat de Kasai Tomomi, mais il n’y en a pas et je vois qu’il y a un genre d’Udon sur Watanabe Mayu et un Pancake Satô Sumire (deux autres membres que j’apprécie). Je prend en plus un soda à la pêche parce qu’il fait soif.

Juste après ma commande, on me demande qui est ma membre préféré, je dis Kasai Tomomi. Après, une autre serveuse m’apporte le soda et je me demande si chaque serveuse représente une membre, ce qui pourrait expliquer pourquoi on m’a demandé qui est ma AKB préféré. En fait, c’était pas ça, la première serveuse vient me proposer un jeu, elle mélange des dessous de verres et me propose d’en choisir un au hasard. Il me semble qu’elle m’avait montré celui de Tomomi, mais j’ai tellement pas fait gaffe à ce qu’elle faisait que j’ai pas suivi le mélange (et pourtant elle était pas rapide), donc du coup, j’ai eu une moche (Komori Mika, je crois) que j’ai laissé sur la table au final. Ca m’apprendra à être distrait. D’ailleurs en parlant des serveuses, elles ont l’air bien blasée par leur boulot, faut dire que la plupart des clients ont  des têtes de gros otak’, limite hikikomori. Bon si j’ai bien compris, j’ai 90 minutes pour tout manger, donc j’attaque l’Udon qu’on m’apporte en premier et qui est bien plus grand qu’il en a  l’air (c’est cher, mais au moins, je serais rassasié à la fin du repas). Je finis avec le gros Pancake, ça me permettra de tester les Pancake, que j’ai jamais mangé de ma vie.

Après avoir payé, je vais aussi à la boutique, histoire de me prendre un petit truc en souvenir. Ca me dit rien de prendre un T-Shirt et il me faut quelque chose d’assez petit pour être casé dans le peu de place qu’il doit me rester. Comme c’est bientôt le Sotsugyô de Kasai Tomomi (comprenez qu’elle quitte le groupe), c’est ma dernière occasion de récupérer des produits dérivés sur elle, donc je cherche ce qu’ils font sur elle. C’est pas évident à trouver parce qu’elle est pas la plus mise en avant, mais je trouve une grande photo et deux cartes postales dédicacées, que je prend. Je trouve aussi un strap sur Satô Sumire et pour finir, je trouve un ancien single (10 Nen Zakura) en version CD+DVD que je n’avais pas.

La seconde destination est Super Potatoe tout proche pour me prendre un jeu que je pensais pas pouvoir me prendre à la base: Pokemon version Vert. L’un des deux premiers jeux Pokemon et on l’a jamais eu (on a commencé par Pokemon Rouge et Bleu alors que le Japon a eu Pokemon Rouge et Vert, puis Bleu, pour avoir le même jeu sans les gros bugs, et après tout le monde a eu les mêmes versions). Tant pis pour la boîte, je n’ai plus le luxe d’attendre.  Ensuite, je traine un peu dans les rayons par curiosité et je vois le Puzzle 3D Yoshi (dans le même genre que celui de Chopper qui forme une figurine) que j’avais vu dans une des vitrines plus tôt et qui m’avais donné envie, donc va pour un achat de plus.

Après ça, je mets de côté mon billet de 1000 yens et je regarde ce qu’il me reste en monnaie, je pense que j’ai de quoi acheter une ou deux figurines Dragon Quest, ce que je n’ai pas fait jusque-là. Je vais donc dans le magasin Kotobukiya dans la même rue où j’avais vu des figurines de cette série de jeu pendant mon premier voyage à un moment où je ne pouvais rien m’acheter. Je cherche donc vaguement dans les premiers étages, mais les rayons sont bien différents de ceux que j’avais connu et je ne trouve rien. Je vais donc demander à quelqu’un au 3ème étage, on me dit que c’est un étage plus bas que j’avais zappé parce qu’il y avait beaucoup de nanas et des rayons avec une déco, qui ne fait pas penser à première vue à un étage sur les RPG. Grave erreur parce que je trouve devant des goods de la série Tales of et en cherchant bien, je finis par trouver un petit rayon Dragon Quest.

Bon, je dois me débrouiller avec moins de 1000 yens, je vois d’abord un sachet avec cinq Slime et je me dis que ça devrait aller. Puis je lève la tête et vois des petites figurines de plusieurs monstres de la série, dont le Golem, qui est un des genres de monstres que j’adore dans les RPG en général et qui est un de ceux qui fait ressortir le plus le style de Toriyama Akira, le chara-designer de la série. Bon, ça fait trop, je fais quoi, je le prends ou pas? Et puis je vois différents genres de Slime vendus individuellement. Finalement, je prendrais le Golem et le Slime classique (avec plus d’argent, j’aurais aimé pouvoir prendre plus de figurines et un Slime géant).

Je pense que j’ai moyen de me prendre deux Gashapon avec ce que je peux encore dépensé, je tente une dernière fois ma chance dans le distributeur sur Magi, histoire de récupérer le perso manquant, mais c’est sur un doublon que je tombe. Tant pis, je me le garde.

Je vais ensuite une dernière fois dans un Konbini pour me prendre de quoi manger jusqu’à demain matin et là surprise, il me reste quand même quelques pièces de 100yens.

Va pour un dernier achat, je vais donc une dernière fois à Yodobashi Kamera, j’espère qu’ils font la série de Gashapon One Piece que je veux, mais c’est pas le cas, donc je trouve plus tard un distributeur sur la série Yotsuba to et m’en prend une. La fin de mes achats tombe à un bon moment puisqu’il commence à bien pleuvoir, je décide donc de rentrer. Je passe cette fois par la station Suidobashi où je mets un peu de temps à trouver l’entrée qui mène à la ligne Mita et rentre juste après à Jimbôchô.

Tengu

Il y a quelques mois, j’avais noté un lieu grâce au blog Wakarimasen que je pensais proche de Tôkyô, mais qui est en fait dans Tôkyô, et c’est seulement maintenant que j’y vais à trois jours de la date d’expiration de mon JR Pass. J’avais deux solutions à mon actif, soit prendre la Keio-Sen jusqu’à son terminus et donc tout payer. Soit prendre la Chûô-Sen jusqu’à son terminus et rejoindre la Keio-Sen et là c’est bien plus économe puisque je paye que l’unique arrêt que je ferais avec la Keio-Sen.

Bon, jusqu’à présent, j’ai utilisé mon JR Pass qu’avec la Yamanote-Sen et je ne suis pas sûr de pouvoir l’utiliser avec la Chûô-Sen, mais bon qui ne tente rien n’a rien, donc c’est parti pour aller à la station Kanda, la plus proche d’Akihabara pour prendre la Chûô-Sen. Arrivé là-bas, j’ai quand même la décence de demander à un agent si je peux utiliser mon Pass avec cette ligne et il me confirme ce que j’avais lu sur internet, donc c’est parti pour un long trajet gratuit jusqu’à Takao, le fameux terminus. Comme j’ai beaucoup de temps devant moi, j’en profite pour encore continuer ma partie de Fantasy Life où je suis allé plus loin dans le scénario, en zappant « un peu » les dialogues et en m’essayant à une autre classe, celle de couturier, qui me permet de faire des vêtements avec de meilleurs stats que ceux des magasins.

A Takao, je fais donc le changement vers la Keio-Sen, je repère une librairie presse qui pourrait avoir le magazine que je dois ramener pour quelqu’un d’autre, mais comme je veux faire ma randonnée en étant le moins chargé possible, je remets donc ma recherche à plus tard et me rend donc à Takaosanguchi, terminus de la ligne Keio.

En sortant de la gare, je remarque qu’il y a plusieurs classes d’enfants et j’espère secrètement qu’ils prendront un autre chemin que moi pour pouvoir profiter de la nature seul. Je trouve rapidement un plan, seulement en japonais, mais assez clair pour je ne sois pas embêté par les inscriptions en kanjis que je ne comprends pas. Comme il est midi plus que passé, je cherche un endroit pour me restaurer avant mon ascension, il n’y a rien d’intéressant au niveau de la gare, mais je repère quelques restaurants un peu plus loin, donc je vais voir ce qu’ils font, mais finalement je trouverais un Konbini où je prendrais aussi une grande bouteille d’eau et de quoi grignoter une fois en haut.

Je trouve une table en bois pour pique niquer, elle est occupé par une personne plutôt âgée, qui se prépare à faire l’ascension, je lui demande si ça le dérange pas que je m’installe à la même et unique table du coin. Ca n’a pas l’air de l’embêter, il me félicitera plus tard pour mon japonais, avant de rire. Je ne sais pas sur le moment si c’est à prendre au premier ou au second degré, mais à défaut de savoir, je me contente de le remercier.

Après tout ça, je poursuis mon chemin en longeant le ruisseau à la recherche de l’entrée du Mont Takao, j’arrive du côté d’une route suspendu très moche et qui dénature complètement le coin, je me dit que ça fait un peu loin pour une entrée et hèle un ouvrier pour lui demander où est l’entrée des chemins de randonnée du Mont. Bah en fait, je suis allé trop loin (du genre un bon gros kilomètre), donc je rebrousse chemin jusqu’à arriver au niveau du coin où je mangeais et trouver l’entrée. Bon pour ma défense, c’est vraiment mal indiqué sur place que c’est l’entrée et faut vraiment le voir que c’est une rue pour touristes tellement c’est calme avant l’entrée.

Une fois sur place, je cherche le chemin 6, qui était cité comme étant le plus intéressant pour la montée, il est plus loin que je pensais et est bien mieux que le laissait présager la route bétonnée où circulent des voitures, qui conduit à ce chemin de randonnée. Bonnes nouvelles, c’est très calme, il n’y a personne avec moi et on est vraiment en pleine nature. Pas de béton, pas d’escaliers. C’est un chemin de terre avec pas mal de caillasse avec une alternance avec les racines des arbres qui font des marches naturelles. L’ascension est vraiment pas fatigante, ça n’est ni trop raide, ni difficile à parcourir. Sur une grosse partie du chemin, on longe un ruisseau, en étant bien à l’ombre et c’est pas plus mal vu la chaleur et le beau temps qu’il fait aujourd’hui. On peut profiter du magnifique paysage qui nous entoure, rempli d’arbres immenses avec des feuilles bien vertes et un petit côté forêt tropicale.

Le chemin devient quand même plus raide à mesure que j’avance (le sommet est quand même à 500 mètres de hauteur et à cette allure, c’était pas 3 kilomètres que je faisais, mais 300 :op), je fais les deux premiers kilomètres assez tranquillement en profitant du paysage et en prenant mon temps pour faire mes photos, contrairement aux rares japonais que je croiserais et qui sont équipés pour l’Everest. Plus loin, j’arrive sur une portion un peu compliquée à gravir puisque cette fois, on ne longue plus un ruisseau mais on marche carrément dedans (pas très écolo tout ça), même si celui-là est minuscule. Heureusement parce que c’est légèrement glissant et je comprend maintenant pourquoi c’est interdit à la descente.

La suite est d’abord plus facile, puis vraiment fatigante cette fois, des escaliers en bois font leur apparition et ça fait bien travailler les mollets et les genoux, mais ça veux aussi dire que la fin est proche. J’arrive finalement près de gardes forestiers, qui installent la pancarte interdisant la descente par le chemin où j’arrive, il me reste une dernière côte à gravir et me voilà enfin arriver.

J’essaye de trouver une vue imprenable que l’on s’attend à voir à cette hauteur, mais les arbres cachent bien les environs et on ne peut voir que partiellement ce qui nous entoure. Ca semble mal parti pour la descente, des nuages ont l’air d’arriver et quelques gouttes de pluie commencent à tomber, mais bon j’ai mon petit parapluie avec moi au cas où. Après avoir fait quelques photos, je m’installe pour me réhydrater et manger un bout avant la descente. J’ai remarqué depuis mon arrivée qu’une quadra arrêtait pas de me fixer sans oser m’aborder et quand je me suis installé, elle s’est mise à discuter avec deux types en ayant l’air de parler de moi en riant (je pense avoir compris quelle parlait de moi quand je prenais une photo au dessus de moi et que j’ai capté le mot japonais pour appareil photo). Mais bon, je suis pas venu en randonnée pour être en contact avec des gens, donc je laisse couler et ne me préoccupe pas trop d’eux, même si j’ai tourné la tête à plusieurs reprises dans leur direction au cas où ils décideraient de franchir le pas.

J’ai fini par démarrer ma descente en prenant un autre chemin conseillé, qui n’est possible à faire qu’en descente: le chemin 1. Rien à voir avec la montée, puisque ce chemin est bétonné et bien plus large que celui que j’ai emprunté, donc le paysage sautera moins au yeux que les temples que je verrais pendant cette descente.

Comme j’y vais toujours aussi lentement, c’est juste avant le premier temple que je serais rattrapé par la quadra qui se décide finalement à venir me parler, elle me pose les questions habituelles, j’ai pas mal de difficultés à la comprendre à cause de son vocabulaire trop compliqué pour mon niveau, mais du peu que je comprendrais, elle a l’air d’être surprise de voir un étranger (alors qu’elle n’a pas dit un mot d’anglais, contrairement aux gens du centre de Tôkyô :op). C’est vrai que je me souviens pas en avoir croisé depuis que je suis dans cette partie de Tôkyô et j’ai l’impression qu’il n’y en a pas beaucoup qui y vont, vu la curiosité dont elle faisait preuve.

Comme elle a l’air aussi pressé que les autres japonais (faut dire qu’il est 16h passé depuis que je suis arrivé au sommet), elle poursuivra son chemin sans me dire un mot pendant que je prendrais des photos du premier temple et je suis même resté un moment dans les environs puisqu’en contrebas il y a une place avec un autre temple et divers lieux de culte (je suis pas Bouddhiste/Shintoïste, donc je sais pas trop comment nommer les différents bâtiments que l’on peut trouver dans ce genre de lieux). Il y avait surtout dans cet endroit diverses statues de Tengu vraiment jolies (surtout les plus grandes avec un niveau de détails hallucinants et des expressions du visage vraiment impressionnantes) et j’adore comment ces créatures mythologiques japonaises sont représentées.

Après avoir bien trainé et avoir enfin trouvé où se poursuivait la route 1, je continue ma descente jusqu’à un autre endroit avec un embranchement où passe le funiculaire, je remarque des lumières rougeoyantes qui se reflètent sur le tronc de certains arbres. C’est signe que le soleil se couche et donc que je dois arrêter de trainer. Les quelques japonais que j’ai croisé ayant visiblement choisis la solution des faibles: le funiculaire, me voilà de nouveau seul sur une route aménagée à la fois pour les voitures et piétons où je comprendrais pourquoi cette route est interdite à la montée. La pente est vraiment raide et pas agréable à descendre, surtout pour les genoux et le passage assez régulier des voitures empêche de profiter des environs tellement on est aux aguets. J’arriverais finalement au bout de cette descente alors que le ciel s’est peu à peu assombrit entre temps, en croisant une personne qui a fait un tête de trois mètres de long en me remarquant (il était assis sur un banc face à la nature et dos à moi). Non vraiment, certains sont pas habitués aux étrangers dans le coin. lol

Finalement, je suis retourné à la gare, bien calme sans ses touristes et écoliers, et avec ses magasins fermés alors qu’il est que 18h30. J’ai repris la Keio-Sen jusqu’à Takao où le marchand de journaux était ouvert, j’ai donc cherché vite fait le magazine qu’on m’a demandé, mais ne le trouvant pas, je demande au vendeur, qui cherche vaguement sans trouver, et au moment où il semble retourner à sa caisse, je tombe dessus. La nana à côté de moi fait une tête bizarre quand elle voit ce que je prend. « Ouais je sais que c’est un magazine pour femmes (enfin plus ado vu la couverture à mon avis) et au lieu de traîner t’aurais pu m’aider! Il était juste à côté de toi. :op »

Bref, j’ai repris la Chûô-Sen jusqu’à Kanda, en continuant ma partie de Fantasy Life où j’ai rechangé de classe pour tester le Bucheron, qui me permettra à terme de faire des meubles pour ma maison avec une autre classe (oui, c’est le côté Animal Crossing du mix de ce jeu avec le genre RPG) et dans le même genre, il m’en reste deux autres intéressantes à tester, celle d’Alchimiste pour les potions et de Forgeron pour faire des armures et armes plus efficaces que ceux des magasins.

Enfin, j’ai repris le chemin habituel pour rentrer à Asakusa où j’ai fait un détour par un Konbini où il y avait quelques petites choses intéressantes, dont une figurine de Franky de One Piece (si ça continue, je vais avoir une valise entièrement remplie de goods sur One Piece lol).

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Cheerleaders, Château en toc et film de mariage.

Et voilà, le dernier jour de mon périple dans le Kansai commence et avant de sortir, puisqu’on est Dimanche, je fais la lessive et je joue à Tetris avec ma valise.

La matinée passée, je vais à la gare pour voir si je peux aller à Osaka, le tremblement de terre date de la veille, mais sait-on jamais, il est peut-être plus grave que ce que l’on pense. Tout ce que j’en sais, c’est ce qui ressort des JT, hyper alarmiste, qui envoient leurs reporters sur le terrain pour montrer le moindre objet qui a bougé et en en faisant des tonnes, comme d’habitude. Bon, ça se passe très bien puisque non seulement, j’ai pas à faire la queue (pour une fois ;op) et que le Shinkansen est en marche, donc c’est en direction de Shin Osaka que je me rend.

Autre jour, autre lieu et cette fois, je fais un changement à Hommachi pour prendre la Chuo Sen vers l’est jusqu’à Morinomiya où se trouve la château d’Osaka (ou plutôt Osaka-Jô). Je sors à côté du parc que je traverse et soudain je tombe sur un groupe de vieux pervers qui photographient des nanas qui font les cheerleaders. Par pur professionnalisme, je viens abaisser la moyenne d’age pour que les médisant arrêtent de dire que c’est des vieux pervers. ;op Je poursuis mon chemin en remarquant que le parc est bien animé, il y a même des musiciens, ça lui donne un petit air de Yoyogi. Plus loin, je tombe sur un autre groupe de vieux pervers qui photographient une femme tout aussi perverse. Bon là je peux rien pour eux, je suis là pour le château, pas pour sauver des âmes impures.

Après avoir traversé cet océan de perversité, j’arrive totalement pur devant le château, je vais payer ma dîme et fais la queue comme ceux qui sont devant moi. Puis j’entends une annonce qui parle d’ascenseur. QQQQQQUUUUUUUUEEEEEEUUUUUUAAAAAAHHHHHH!!!!!! Un ascenseur dans un château!!!! C’est bien ma veine, c’est le premier château japonais que je visite et c’est du toc. Je commence à comprendre pourquoi ils veulent pas qu’on photographie le 3ème et 4ème étage, c’est pour garder la supercherie secrète. ;op

Bref, j’ai payé donc je rentre à l’intérieur et fait mon guerrier en allant directement au dernier étage à pied par les escaliers. Après avoir rendu l’âme à cause des escaliers, je peux enfin admirer la vue sur Osaka assez impressionnante, d’autant qu’il y a du vent et pas beaucoup de protection, donc mon vertige reprend du poil de la bête. Je poursuis la visite en descendant les étages pour découvrir que l’intérieur du château a été transformé en musée. Bon je suis pas très musée, surtout quand il y a beaucoup de texte dans deux langues que je maitrise pas assez, donc j’ai zappé la plupart des étages, les derniers (enfin les premiers si on part du bas) sont plus intéressants parce qu’il y a des vieilles armures et de grands objets exposés.

Au sortir de la visite, je me dis qu’il est temps de manger un petit quelque chose (bah ouais, il est un peu 15h et j’ai rien avalé depuis ce matin), je vais voir ce que font les stands dans l’enceinte du château et tombe d’accord avec moi-même (comme toujours ;op) pour me prendre ce qui ressemble à des dangos, mais qui sont cuits différemment.

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Même si j’ai demandé au type qui tient le stand le nom précis de ces Dangos, j’ai complètement oublié, et d’ailleurs quand je lui ai demandé il a poursuivit en me parlant, sûrement de la cuisson ou de sa sauce, mais j’ai rien compris. Heureusement, je l’ai poker-facé (oui, oui du verbe poker-facer ;op) en faisant comme si je comprenais pour pas le faire répéter et il a rien vu, à moins qu’il ne m’ait contre poker-facer. Dans ce cas-là, je suis cuit. Mais bon, j’étais tellement bon qu’un couple s’est mis à me dire quelque chose avec un grand sourire, peut-être pour me féliciter de quelque chose, mais j’avoue que j’ai rien compris. Donc j’ai continué mon poker-face à défaut de pouvoir faire mieux. A moins qu’ils ne m’aient aussi contre poker-face. Dans ce cas là, je suis re-cuit ou cuicui.

Ceci est un message de l’amicale des blagueurs pas drôles: ce blog est sponsorisé par Jean Roucas et les Grosses Têtes, vous pouvez à tout moment être en contact avec des blagues d’un goût douteux. Dans ce cas-là, ne vous faites pas de souci et ignorez le responsable.

Une fois restauré, je  sors du parc par la sortie la plus à l’ouest et me dirige vers Nipponbashi en partant un peu n’importe où, puis en m’aidant de mon plan. Ca ne m’empêche pas de me perdre au début, puis je pars en direction de ce qui semble être le bon chemin, je consulte quand même les plans minuscules de la ville pour me diriger, mais ne reconnais rien qui ne ressemble à ce que je vois sur mon plan. C’est fou, il y a trois noms de rues au Japon et ils sont pas foutus de les noter sur les plans qu’on récupère.

Au bout d’un moment, je me rend compte que je suis arrivé dans le quartier de Tenno ou Tenno-Ku, je me fais aborder par des japonais qui passent en voitures et qui voient que je suis perdu et là, une conversation assez difficile pour moi commence à base de mélange entre l’anglais parlé par l’un des trois et de japonais pour d’autres. Ils finissent par comprendre que je veux aller dans le quartier de Nipponbashi pour me balader, même si à la base ils pensaient que je voulais aller à Namba quand ils ont vus le rond que j’ai fait du côté du théâtre des NMB48. Pendant que l’un cherche le chemin sur son GPS, un autre me demande si il peut me filmer, je comprends pas trop pourquoi, mais je vois rien d’autre à dire que « oui ». Il essaye de me faire dire quelque chose en japonais que je comprends pas (enfin si je comprend le Omedetô, donc je suis censé féliciter quelqu’un). Puis on passe à l’anglais et je comprends que l’un de ses amis se marie et qu’il essaye de ma faire dire un truc du genre « félicitations pour votre mariage » (sans le mot mariage, que je connais). Bon, ils vont bien se marrer les mariés parce que je suis pas du tout à l’aise devant la caméra, mais bon, je voyais pas de raison valable de refuser et puis ça fait une jolie anecdote à raconter. Bref, ils finissent par m’indiquer le chemin, assez simple au final: aller à droite au niveau du quartier 6 de Uehonmachi.

Comme il se fait tard, je me dit que j’aurais de toutes façons pas le temps de le visiter, donc je me contente de traverser Nipponbashi d’est en l’ouest pour aller directement à Namba, je tombe sur le chemin sur le AKB48 Cafe&Shop du coin, je le zappe vu que je veux limiter mes achats à ce que j’ai prévu, et je tombe aussi sur une loterie gratuite devant un Game Center Taito, je me dis que j’ai le temps d’y participer et vais faire la queue pour tourner une machine et gagner le droit de prendre trois choses, qui semblent être des barres de biscuits aux céréales (je les ai pas ouvert à l’heure où j’écris ces lignes).

Arrivé dans le quartier de Namba, je remonte la galerie commerciale qui mène à Dotombori pour aller m’acheter au Don Quihote l’appareil photo pour faire des photos polaroids que j’avais repéré et je prend aussi des boîtes de polaroids après avoir eu du mal à me faire comprendre avec les vendeurs. Entre temps, je me rend compte que j’ai perdu mon plan entre Nipponbashi et le Game Center Taito, donc j’ai suis vainement retourné sur mon chemin pour voir si je le retrouvais. Tant pis, j’ai fais le reste de mes recherches sans, je me trompe même un peu de chemin en arrivant à Namba par une galerie commerçante qui ferait pâlir Kappabashi (si vous voulez monter un resto ou juste cuisiner, il y a tout ce qu’il vous faut dans cette galerie).

Après Don Quihote, j’essaye de trouver le théâtre des NMB48 qui semble se trouver dans le coin, c’est très difficile sans plan, la nuit arrive petit à petit et je décide demander mon chemin à des japonais, mais je reste bredouille, il ne connaissent pas le Yes Namba et encore moins les NMB. Non, mais sérieux, c’est juste le groupe soeur des plus grosses vendeuses et elles viennent de NaMBa, le quartier où je me trouve, même pas un qui a une poussée de nationalisme pour connaitre un groupe local, qui est loin d’être inconnu. Plus tard, je me retrouve dans une autre galerie commerçante et je tombe sur un magasin qui vend des produits dérivés des Johnies, des AKB48…et même des NMB48. Logiquement, elles devraient pouvoir me renseigner, donc je pose la question à une vendeuse. Le Yes Namba ne lui dit rien. Ah! Je suis mal parti! Bon on va essayer de voir en lui parlant des NMB. Ah! Là ça marche mieux! Elle sort du magasin et me dit que c’est à droite après le Game Center. Ouf! Je rentrerais pas bredouille. Je finis par le trouver. Bon il est fermé, donc j’aurais pas grand chose à prendre en photo et puis je me rappelle qu’il y a aussi un magasin.

Cette fois, je prend pas le risque de me perdre et je vais demander à un flic, qui me conduis bien gentiment au magasin, qui se trouve pas loin de celui des AKB (quel boulet je fais, je suis sûrement passé devant sans le voir). Il est réputé pour être souvent fermé, mais là je le trouve ouvert, donc j’en profite pour chercher un petit truc à acheter. Je demande au vendeur s’il a un set de photos de ma Oshi: Yamada Nana. Malheureusement, ils n’ont rien, donc j’essaye de voir s’ils ont autre chose à vendre et il me sort un T-Shirt tout moche. Bon tant pis, vu le mal que je me suis donné, je ne peux pas repartir sans rien, donc je l’achète, je fais une croix sur le KFC que je voulais me faire, vu le peu d’argent qu’il me reste et part chercher un magasin de souvenirs qui font des douceurs pour que je puisse acheter un présent pour ma Sensei, qui vient d’Osaka. J’en trouve un assez vite et fais mon achat. Je me rend compte que je suis à côté de Dotombori et comme il fait bien nuit, j’en profite pour aller prendre en photo la célèbre illumination de Glico et redescend la galerie dans l’idée de rentrer, puisque j’ai pu me réapprovisionner entre temps avec ma Suica Card, que je peux maintenant utiliser dans les Konbinis en dehors de Tôkyô.

Je reprend donc le même chemin en métro de Namba à Shin Osaka, je vais pour prendre mon billet de Shinkansen, mais l’agence est fermé….et il est que 20h. C’est pire que ma ville Osaka ou quoi? Je vais à l’étage supérieur pour trouver un comptoir pour japonais qui me permet de récupérer mon billet et je ne tarde pas à rentrer à Kyôto pour finir cette dernière journée dans le Kansai.

En conclusion de ce séjour à Kyôto, j’en retiens que j’ai pu profiter de la ville autrement, la première fois, j’ai tout fait en quatrième vitesse pour voir tous les coins célèbres à un tel point que j’en ai négligé certains que j’ai fait trop rapidement. J’ai pu passer plus de temps dans ces endroits cette année et visiter la ville à un rythme plus lent et plus calmement, à l’image de cette ville. Même si je pense que je reviendrais à Osaka pour découvrir d’autres quartiers, j’ai pu cette fois en profiter comme je voulais. La première fois, j’arrive sans rien réserver et je m’étais retrouvé à faire un séjour trop court, donc à ne pas voir grand chose de la ville pour ne pas dire rien. A partir de demain, je vais aussi corriger un autre regret que j’ai eu pendant mon premier voyage en allant dans une ville que j’ai pas pu visiter parce que je n’ai pas trouver d’hôtel où séjourner, ce qui ne sera pas le cas cette année puisque tout est réservé.

. Achats du jour:

Osaka 2013 (198)