Le grand sud.

Après trois jours à Hiroshima, c’est déjà l’heure de partir. Ma valise bouclée et après avoir un peu trainé dans la salle de séjour avec le sudiste bien bavard et deux canadiens, je fais vite fait le check out et me dirige une dernière fois vers la station de tram de Dobashi pour aller à la gare d’Hiroshima pour prendre un train pour ma prochaine destination, l’île de Kyûshû et plus précisement Kagoshima, une grande ville bien au sud, juste avant Okinawa.

Cette fois mon train est direct et est même terminus à Kagoshima-Chûô, la gare où je dois me rendre. En plus je suis côté fenêtre, je pourrais donc à la fois être tranquille et pouvoir profiter du paysage, bien plus rural après Hakata, donc j’en profite pour continuer de rattraper mon retard en travaillant sur mes photos. Chose amusante, les annonces se font aussi en Coréen et Chinois, une fois arrivé sur Kyûshû. Cette fois, je n’attends pas pour me prendre à manger et je me prend le seul Bento qui est vendu.

Presque trois heures plus tard, j’arrive donc à Kagoshima. Première chose que je remarque en sortant du train, il fait plus chaud qu’à Hiroshima. Plus je vais dans le sud et plus le temps est meilleur.

En sortant de la gare, j’ai comme un air de déjà vu, j’ai un peu l’impression d’arriver à Tokushima, sur l’île de Shikoku, Kagoshima a l’air d’être le même genre de ville, c’est une grande ville, mais rien à voir avec Osaka ou Hiroshima, là on est bien dans une ville de campagne et il y a des choses qui me le prouveront plus tard en me baladant. Bref, je cherche le tram qui me mènera près de mon hôtel (et oui, c’est fini les auberges de jeunesse) et finis par demander au chauffeur du premier qui passe s’il va à Takamibaba et c’est bien le cas. Le trajet est bien plus court qu’à Hiroshima, mais légèrement plus cher. Je ne tarde pas à trouver le Area One, qui est très proche du grand carrefour où j’arrive et bien sûr je suis là légèrement trop tôt pour pouvoir faire le check in. Pas grave, je ressors mon ordi en attendant, j’apprendrais un peu plus tard que je ne peux pas utiliser le wi-fi, puisque payant, ce qui explique pourquoi, je n’ai pas donné signe de vie depuis deux jours (enfin si j’ai du Wi-fi à Fukuoka, ce dont je ne suis pas sûr à l’heure où j’écris ces lignes).

Ensuite, après le check in, je retourne à la gare, mais cette fois à pied, c’est pas trop long à faire sans valise et puis ça me permet d’avoir un premier contact avec cette ville et même Kyûshû tout court puisque c’est la première fois que j’y pose les pieds. Deux choses que je remarque et qui font que cette ville est classe avant que je la connaisse, il y a des affiches de Kashiwagi Yûki, une des AKB48 les plus célèbres (même si bon le yukata, c’est pas vraiment le résultat que j’aurais trouvé à l’addition Yûki+mer ;op) et une musique de Sonic Adventure retenti (celle du jardin des chaos plus précisément) devant un magasin de la gare, dont la sortie donne sur l’extérieur, donc on l’entend bien.

Comme à chaque fois que je débarque quelque part, je récupère un plan pour pouvoir me diriger dans la ville et situer les endroits où je veux aller. Cette fois, j’ai pas spécialement d’endroits que je veux voir, j’avais de quoi caser deux séjours à Kyûshû, donc j’ai choisi cette ville à cause du volcan et du fait que c’est bien au sud. Je demande aussi si le Sakurajima (le volcan en question) est visitable. Il me semblait que non, mais en fait c’est le cas, donc j’ai déjà un endroit à voir.

Je me pose pour voir ce qu’il y a d’intéressant et trouve un parc assez grand, donc « va pour le parc » et le reste du temps, je me contenterais de flâner pour découvrir la ville . Ce que je ne tarde pas à faire puisque avant de me rendre au parc, je pars vaguement en direction de ce dernier sans consulter mon plan.

J’y parviens plus tard en ne prenant pas le chemin le plus facile et je me dirige vers l’observatoire pour avoir logiquement une jolie vue sur la ville. Sur le chemin, j’ai pu remarquer que la végétation du parc n’avait rien à voir avec ce que j’avais vu jusque-là, on a vraiment l’impression d’arriver dans une jungle avec des arbres assez vieux et donc immenses.

A peine suis-je arrivé au niveau de l’observatoire que je me fais aborder par un petit vieux qui me demande d’où je viens. Dès que je lui dis d’où je viens, il me dit qu’il est allé en France et sans transition se met à me parler de la ville, il m’invite à m’approcher de l’observatoire, qui a une sacrée vue sur la ville et en arrière plan l’immense Sakurajima, pour me raconter l’histoire de tous les lieux importants de la ville, tout en me les montrant puisque tout est sous nos yeux.

J’ai un peu de mal à suivre parce qu’en plus de mon petit niveau d’anglais, il a un accent spécial qui fait que j’ai un peu de mal à tout comprendre, mais le peu que j’ai compris était intéressant. J’aurais clairement pas le temps d’aller voir tous les lieux qu’il m’a décrit, mais à défaut, je profite d’avoir une personne qui connait bien la ville pour voir quelles en sont les spécialités. Visiblement c’est le ramen, mais parmi les plats dont il m’a parlé, il y a le shabu shabu, que je connais de nom, mais que je n’ai encore jamais goûté, donc je vais voir demain si je peux trouver un resto dans la zone qu’il m’a montré.

Après cette longue discussion, je finis par redescendre pour retourner à l’hôtel, je prend un chemin différent cette fois, en arrivant près de zones pavillonnaires, puis dans une grande artère un peu comme Shijô à Kyôto, avec une tonne de boutiques et restaurants en tout genre et une architecture assez originale. Je découvre aussi plus loin une galerie commerçante couverte que j’aimerais avoir le temps de visiter plus et je finis par passer par un Konkini, qui sont assez grands dans le coin d’ailleurs, avant de rentrer à l’hôtel.

Ombres chinoises.

Une fois de plus, je pars tardivement, mais cette fois parce que je suis tombé sur un sudiste bien bavard. J’avais envie de louer un vélo pour la journée, mais je m’y suis mal pris, il ne restait que deux vélos un peu petits pour moi et sans panier, donc tant pis, je prendrais le tram.

Bon pas très longtemps puisque je m’arrête seulement à Tera-Machi, qui est à deux-trois stations de Dobashi. Ensuite, je pars à pied vers l’est pour rejoindre le dernier lieu important que je veux visiter, le château d’Hiroshima. Je traverse le pont qui me sépare de la rive où je veux aller, je vois un genre de jardin que je visite assez rapidement, il est pas bien grand. Juste après se trouve un parc où vont courir des joggers (mais pas des Mike…ok je sors), que je me contente de traverser et j’arrive plus loin à l’entrée de l’enceinte du parc du château.

Confiez nous vos enfants, on saura s'en occuper....MOUHAHAHAHA!!!!!!!

Confiez nous vos enfants, on saura s’en occuper….MOUHAHAHAHA!!!!!!!

Je fais un tour vite fait au temple tout proche et finis par arriver devant le château lui-même. Il a pas l’air en toc vu de l’extérieur, ça doit faire un bout de temps qu’il a pas été restauré. Je vais payer mon ticket d’entrée et commence à monter pour voir que celui-ci aussi est un musée, l’intérieur n’a rien à voir avec l’extérieur et comme à Osaka, on ne distingue plus les fondations d’origine, un beau gachis.  Puisque je suis là autant visiter ce musée, qui n’est pas inintéressant en plus, il y a de très belles armures (d’époque, elles) et d’objets intéressant à voir. Je fais pas le guerrier et fait monter les étages uns par uns pour finir par arriver dans le dernier, qui permet d’avoir une jolie vue, certes moins jolie qu’à Osaka, sur Hiroshima.

Je profite d’avoir du temps libre en pagaille pour me boire un thé au lait, tout en consultant mon plan pour décider de la suite des évènements.

Revenu en bas, je sors pour me diriger vers la Porte Est du parc et continuer dans la même direction pour rejoindre un autre fleuve, je trouve un parc assez proche de ce dernier et me dit que j’irais bien y manger, mais comme c’est un endroit payant je ne suis pas sûr de pouvoir y amener de la nourriture, donc je continue mon chemin pour trouver un Konbini. Je découvre que le long du fleuve est légèrement boisé et qu’il y a des bancs, donc je change mes plans et après avoir trouvé un Konbini sur l’autre rive du fleuve, pas trop loin de la gare d’Hiroshima, je décide d’aller me poser là.

Hiroshima2013 (108)

Après avoir bien profité du coin, je me bouge pour partir et continuer mon chemin, toujours le long du fleuve vers le Sud Est, je reviens vite fait sur les terres le temps d’un instant, mais reste la plupart du temps le plus proche du fleuve. Bien plus loin, j’arrive au niveau du boulevard de la paix, j’ai le parc Hijiyama sur ma gauche et sur l’autre rive, et comme je me sens d’attaque et qu’il est pas trop tard, je m’y rend. Le plus difficile est de trouver l’entrée, c’est une colline transpercée par un tunnel routier. J’essaye un peu plus au sud, mais ne trouve qu’un chemin qui le longe et un autre vers un cimetière, puis en revenant vers le tunnel, je me rend compte qu’il y a des escaliers que j’avais pas vu là d’où j’étais, qui mène au parc.

Je commence par me diriger vers le musée d’art contemporain, mais comme je n’ai pas envie de le visiter, tout comme  la librairie de Manga, je traverse le pont tout proche pour arriver dans un endroit où il n’y a presque rien d’autre que de la verdure. J’essaye vaguement d’atteindre l’observatoire, mais comme c’est mal indiqué, je finis par arriver près de la fondation de recherche sur les radiations et comme je ne veux pas rentrer trop tard (demain matin je fais mon check out pour partir dans une autre ville), je me dirige vers le nord en empruntant un autre chemin. J’arrive devant ce qui semble être un temple et qui est en fait un cimetière, je vois soudain un chat pas très loin et bien sûr comme à chaque fois que j’en vois, je le prend en photos. Puis j’en vois un second, et un troisième, puis d’autres. Au final pas loin d’une dizaine de chats au même endroit, c’est fou. Je remarque vite que la personne qui était dans les environs est en train de les nourrir. Tout s’explique.

Je poursuis mon chemin après avoir fini mon shooting et trouve enfin un endroit assez aéré pour avoir une vue des environs. Bon, c’est de la ville donc rien à voir avec hier, mais quand même, quand on cherche pas trop longtemps on peut voir derrière tout ça, un très joli spectacle, les montagnes en arrière plan sont légèrement cachées par de la brume et semblent former d’immenses ombres chinoises.

Une nouvelle fois, j’ai bien profité de la vue et j’ai fini par clore ma descente.

En remontant la rue qui longe le fleuve, je me rend vite compte que je suis sorti plus bas que l’endroit où je voulais aller pour entrer dans le parc la première fois. Une fois revenu au niveau de la rue de la paix, je pars vers l’ouest en la traversant pour rentrer à J-Hoppers, la rue est assez animé et très fréquenté par les cyclistes, un poil dangereux, on dirait certains français au volant de leur voiture qui se sentent tout puissant et ne font pas attention aux piétons.

A J-Hoppers, j’ai essayé de rattraper un minimum mon retard sur ce blog, j’ai a peine eu le temps hier d’écrire mon brouillon de l’article sur Miyajima et de transférer les 500 et quelques photos sur mon PC. Et là, j’ai à peine le temps de faire le tri des photos de Miyajima et de celles d’aujourd’hui, et j’écris le brouillon de cet article le même jour après ma sortie nocturne.

En parlant de sortie nocturne, je ressors donc plus tard pour aller au restaurant d’Okonomiyaki que j’avais repéré ce matin. Je ne pouvais décemment pas partir d’Hiroshima sans tester ce plat, qui est la spécialité du coin. Le resto étant assez peu fréquente quand j’arrive, j’ai même droit à une place au comptoir et assiste devant mes yeux à la confection du plat en question sur une immense plaque chauffante. Ce fut bien bon, bien que j’ai encore du plat à manger correctement avec une spatule.

Enfin pour finir ma journée et mon séjour par la même occasion, je profite de la nuit pour aller revoir le Genbaku dôme et le photographier une nouvelle fois sous tous les angles, je poursuis mon chemin vers le mini Akiba. Les environs sont presque aussi animés  qu’en journée, bien que certains magasins soient fermés, je fais un tour rapide au Konbini du coin et va voir si la petite boutique où il y avait  des cartes des AKB48 est encore ouverte, mais ce n’est plus le cas, donc je me dirige tranquillement vers J-Hoppers pour aller boucler mes valises et ne pas me coucher trop tard.

Miyajima.

Je devais être debout plus tôt, mais la bande de ronfleurs qui partage ma chambre a fait tout changer, donc c’est assez tardivement dans la matinée que je me suis dirigé vers la station de Tram Dobashi. Cette fois pas le choix pour le tram, c’est le 2 que je devais prendre pour aller à son terminus Miyajimaguchi, la manière de payer à changer, puisque c’était à la sortie de la gare et pas à la sortie du tram que je devais payer ma dîme.

Bref, j’arrive juste à côté  des quais, visiblement, j’ai juste à présenter mon JR Pass pour prendre le ferry qui ne tarde pas à arriver, je me place à l’extérieur et ne tarde pas à quitter ma place pour aller prendre des photos du paysage.  Le trajet est très court et je ne tarde pas à voir le célèbre OTorii avant que le ferry n’arrive à Miyajima.

Je  récupère immédiatement le plan pour voir ce qu’il y a d’intéressant à visiter dans cette île. J’avais quand même quelques coins en tête, mais je voulais voir ce qu’il y avait d’autres. Je commence doucement en me baladant dans la rue commerçante, je ne tarde pas à me rappeler que l’on est dans le second endroit où l’on peut voir des Daims, et comme j’ai une petite faim (sans transition), je cherche un Konbini ou un resto pas cher. Je percute aussi que c’est ici que l’on peut trouver les Momijimanju (un gâteau en forme de feuille d’érable (Momiji)) et ne tarde pas à choisir une boutique qui en fait 5 différents.

Miyajima2013 (24)

J’en commande un de chaque pour tester. Le tenancier, qui tient absolument à me parler en anglais, me pense visiblement incapable de tous les engloutir, puisqu’il me donne un sachet pour pouvoir emporter ceux que je suis censé ne pas avoir mangé. Non, mais pour qui tu me prends, ça fait deux heures que j’ai pas mangé. Si je veux, je peux engloutir tous ceux que tu vend. Non, en fait, je peux engloutir tous les Daims. Non mieux, je peux engloutir tous les touristes. Non, encore mieux, je peux bouffer l’île entière!!!!!  ;op

Miyajima2013 (25)

Bon, sérieusement, je pense que j’aurais calé si j’en avais pris un sixième parce que c’est quand même bien bourratif, mais très bon, j’aime particulièrement celui au fromage et celui au, je crois, Congre (anglais nul, tout ça ;op)? Comme tout ça m’a donné soif et que je me prépare à faire beaucoup de marche, je reviens côté mer pour me prendre un truc à boire et une glace, j’arrive au bon moment puisque j’assiste à différentes scènes de vie avec les daims, qui essayent de s’accaparer la nourriture des japonais. Surtout quand c’est des écolières qui font l’erreur de leurs en donner un peu et qui se retrouvent pourchassée par des estomacs sur sabots.

Bon, je dois pas traîner parce que j’ai des choses de prévues, donc je me dirige vers le Temple Itsukushima (aussi célèbre que le O Torii pour ses photos cartes postales), j’arrive au bon moment parce qu’il y a une représentation de je sais pas quoi et une photo de mariés se prépare, et pendant ce temps-là, il y a même une classe entière qui fait la visite du temple. Au sortir de la visite, je change légèrement ce que j’avais prévu, je voulais faire l’ascension du Mont Misen par le chemin de gauche qui est le moins long à parcourir pour après redescendre par celui le plus long et enfin remonter un peu celui du milieu pour visiter le temple Daishoin. Mais voilà, je me trouve juste devant le chemin du milieu et celui de gauche à l’air moins intéressant à voir, donc  je décide de prendre le chemin du milieu pour commencer mon ascension.

Le Temple Daishoin se trouvant assez tôt sur ce chemin, j’y fais donc une halte plus longue que prévu. Et oui, l’endroit est intéressant à visiter, il y a différents petits chemins qui mènent à des autels plus ou moins grands. Il y a aussi pleins de statues différentes à prendre en photos (des bouddha/Moines en SD marrants, des bouddha sur le thème des signes zodiacaux chinois,…), mais j’ai pas tout pris parce que sinon j’y passais la journée et sinon, il y avait autre chose d’amusant, dont je ne connais pas la signification, c’est des cylindres au niveau de deux escaliers que l’on peut faire tourner assez facilement.

Une fois la visite finie, les choses sérieuses commencent, l’ascension du Mont Misen et autant dire que ça a pas été de la tarte , c’est bien plus fatiguant à monter que le Fushimi Inari. Les chaussures de marche sont indispensables à mon avis, parce que c’est une succession interminable d’escaliers avec des marches hautes (parfois trop, même pour moi) et que le terrain peut être très accidenté. Ca grimpe bien tout au long du chemin, on le voit assez facilement quand le paysage est dégagé et qu’on a une vue plongeante sur la ville où l’on était il y a pas si longtemps, et tout ça, ça fait bien travailler les mollets. Bon, c’est pas non plus la nature sauvage parce que le chemin est balisé de bout en bout et que c’est très bien indiqué.

D’ailleurs en parlant de paysage, il est très intéressant à voir ici et magnifique, on passe de coins rocailleux à de la forêt bien couverte, il y a même des ruines de barrages sur le chemin. La randonnée me prend plus de temps que je pensais, parce qu’au bout d’un moment, en arrivant bien crevé au niveau d’un espace bien dégagé avec un petit coin pour se reposer, je me rend compte que j’ai fais que 700 mètres et qu’il me reste pas loin de 2 km. La suite se fait de plus en plus difficilement, il y a très peu de lignes droites pour reposer mes jambes, pour ne pas dire pas du tout sur une bonne partie de la montée et autant dire les choses clairement, j’en chie. J’arrive pas à voir ne serait-ce que le début d’un bout de tuile d’une étape que je suis censé faire, même si je me fais avoir des fois. Chaque série d’escaliers fait suite à une autre série d’escaliers, j’arrive vraiment pas à en voir le bout, je m’arrête même plusieurs fois pour reprendre mon souffle. Le temps passant, je me demande même si j’aurais le temps et la force physique pour en voir le bout, mais je n’abandonne pas, le paysage et les bouts de panoramas me motivent à aller toujours plus haut pour voir encore mieux que ce que j’ai déjà vu.

Plus tard, j’arrive au niveau du portail Niomon, qui se trouve être assez haut sur mon plan et donc assez proche du but que je me suis fixé, c’est à dire le point le plus haut du Mont: l’observatoire du Mont Misen. La suite n’est pas moins fatigante, les marches des escaliers ont l’air toujours plus hautes et le terrain bien plus accidenté. Au bout d’un moment, j’assiste à une scène assez surréaliste pour moi sur le moment: deux Daims dont un petit qui apparaissent soudainement sous mes yeux dans un endroit assez couvert, donc un peu hors de tout. Et le couple d’allemand qui faisait l’ascension en même temps que moi, que j’avais réussit à distancer sur une bonne partie du trajet et qui avaient finis par me rattraper continue de faire leur film avec le petit Daim très craintif, qui savait pas s’il devais fuir ou s’approcher d’eux.

Entre temps, j’ai zappé certaines bifurcations qui menaient à deux temples parce que je me sentais pas d’attaque pour faire des détours, puis après la scène avec les Daims, j’arrive assez vite au niveau d’un autre temple ou plutôt de temples puisque c’est une petite place où il y en a plusieurs, mais surtout le plus important: des boissons.

A boirrrreeuuuuhhhhh!!!!!

A boirrrreeuuuuhhhhh!!!!!

Après m’être reposé et réhydraté, je cherche des yeux le fameux observatoire, qui devrait pas être très loin, mais visiblement pas là où je me trouve, puisque c’est trop couvert. L’ascension continue encore un peu, mais n’en reste pas moins fatigante et je ne tarde pas à trouver le fameux point de vue censé m’en mettre plein les yeux.

L’ascension aura vraiment été difficile pour moi, même si j’ai quand même apprécié le paysage que je pouvais voir jusque-là, mais là, arrivé au bout de ce calvaire, je peux vraiment dire que les efforts que j’ai fait ont été récompensés. Je ne suis qu’à 534 mètres et pourtant, j’ai l’impression d’avoir grimpé l’Everest. Il n’y a presque rien de tangible autour de moi, puisque le haut du mont est composé de gros rochers où il ne fait pas bon s’approcher du bord et tout autour de moi, j’ai vraiment une vue hallucinante sur la mer intérieure. Mes photos ne rendent pas à sa juste valeur l’impression d’immensité que l’on peut avoir à cet endroit, j’ai jamais connu ça.

Bon c’est pas le tout, mais il est un peu 17h et je ne sais pas quand s’arrête la circulation des ferry, donc après avoir bien admire la vue, je ne traîne pas et commence la descente. Comme il se fait tard, je décide de zapper le plus long chemin, je ne retourne pas non plus sur le même chemin parce que celui de gauche est censé être le plus cout, donc je commence par emprunter le second chemin que je vois, pensant aller dans la bonne direction, mais j’arrive au niveau de l’endroit où j’avais vu les daims.

Bon pas grave, je retourne au Misen Hondo Main hall (oui, mon plan est en anglais et je ne connais pas le nom français et japonais) tout proche et prend le bon chemin. La descente a beau se faire plus rapidement, elle n’en est pas moins fatigante, les marches hautes font souffrir mes genoux et le terrain a l’air plus accidenté de ce côté, même un peu dangereux si on est pas assez vigilant. Chose étrange, je me retrouve tout seul alors qu’il y avait quelques personnes au bout de l’ascension et je ne vois pas non plus des gens monter sur le chemin, mais bon, chose positive, il fait encore jour, donc j’ai peut-être une chance de ne pas rester bloqué sur cette île. Le paysage est vraiment beau à voir, c’est plus sauvage de ce côté et j’aime bien cette sensation d’être seul au monde, mais il me faut bien rejoindre la civilisation à un moment et je commence à l’entrevoir au bout de ses 2 longs kilomètres.

Le parc Momijidani se trouvant tout près, c’est normal que je tombe sur une baraque qui a l’air d’être un resto, mais tout est rangé et il n’y a pas âme qui vive, je croise seulement quelques daims égarés un peu plus loin. Puis le béton fait son apparition plus loin, ça ressemble déjà plus à une ville et je finis par tomber sur un grand magasin ouvert, mais qui a l’air inoccupé . C’est un magasin de souvenirs avec un choix hallucinant de choses différents et un grand établi, donc ça doit être du pur artisanat local et pas ces attrapes touristes avec des choses en tocs que l’on peut trouver ailleurs. J’avais justement prévu de prendre des petites spatules pour ma famille et moi, plus une petite peluche de Daim pour mon petit frère. Je trouve facilement la première chose, mais pas la seconde, je décide d’aller voir du côté de l’établi/caisse si le tenancier est là. Je le vois tout au fond, bien caché. Je l’appelle pour lui dire que je veux faire. Comme souvent dans ce genre de coin, c’est un type bourru, mais très sympathique, quand on ose l’aborder. Après avoir pris les spatules, je lui demande s’il vend aussi un petit daim, je ne connais pas le mot peluche et n’a pas le réflexe de sortir mon dico, mais il comprends ce que je dis et me montre une des jolies figurines de daims. A défaut de trouver des peluches, je prend ça et de toutes façons, je ne suis pas sûr de trouver une autre boutique ouverte. Le ciel commençant à s’assombrir, la ville devient plus calme.

Après avoir payé, je tente de me rassurer sur la suite en lui demandant si les bateaux circulent encore. Heureusement, sa réponse est positive et j’ai même pas mal d’écart. Je n’ai pas consulté mon téléphone pour voir l’heure, mais ça m’étonnerait qu’il soit 20 h.

L’esprit plus léger, je me dirige plus lentement vers le ferry, j’arrive juste devant le Temple Itsukushima et constate avec bonheur que la marée est basse. Je pensais faire une croix dessus au moment de la descente, mais non, il semblerait que je puisse en profiter pour m’approcher au plus près du OTorii et ce fut chose faite un peu plus loin où j’ai pu traverser à pied la plage éphémère  entre le temple et le O Torii, j’en ai d’ailleurs profité pour demander à un couple de me prendre en photo avec mon appareil.

Miyajima2013 (217)

Finalement, j’ai rejoint le port pour prendre le premier ferry qui passait par là. La nuit étant bien tombée entre temps, j’ai pu profiter différemment du même paysage. Arrivé côté Hiroshima, j’ai mis un peu de temps à prendre la tramway, parce que parti dans la même direction vers une autre gare, et en passant à un Konbini, comme à mon habitude et j’ai fait le chemin inverse pour rentrer à J-Hoppers.

« Have a nice trip!!! »

Aujourd’hui, réveil difficile parce que mauvaise organisation la veille, mais c’est pas grave, je boucle difficilement ma valise. A ce train-là, je vais rien pouvoir mettre d’ici mon retour à Tôkyô. Je vais rapidement le check out et j’ai une jolie surprise au moment de partir, le tenancier m’offre des baguettes, ça parait pas grand chose, mais ça l’est plus pour moi, après cette semaine discrète à Kyôto.

Je me dirige une dernière fois vers la gare pour aller prendre mon billet, j’ai le choix entre une place réservée ou non. Je choisis la première solution par prudence, le premier train vers Shin Osaka ne part que dans une heure, mais je me rapproche quand même du quai qu’on m’a indiqué et me trouve un endroit tranquille pour me poser. Heureusement, j’ai ma 3DS avec moi, donc je me remets à jouer à Fantasy Life. Vraiment un bon jeu, je suis pressé d’accéder à d’autres métiers et de pouvoir explorer toujours plus cet univers.

Le chemin vers Shin Osaka est toujours aussi rapide, tout comme le changement qui va être chaud à faire. Neuf minutes. Faut vraiment pas que je traine pour trouver ce Sakura 555. Je suis rassuré, le quai est vraiment pas loin, mais l’ascenseur un peu bizarre parce qu’il permet d’accéder à trois quais (un au premier étage et deux au second), donc petit coup de flippe en faisant le mauvais choix et un peu pressé sur le quai à cause des gens lents qui se mettent dans le seul espace libre qu’il reste pour circuler, mais je suis arrivé à temps devant ma rame. Je laisse passer le gros du monde et installe ma grosse valise tout au fond de la rame, derrière les derniers sièges, puis m’installe. Comme je suis côté couloir, je ne peux pas profiter du paysage, donc je ressort ma 3DS pour continuer ma partie de Pokemon. Le temps passe et les odeurs de nourritures me donnent terriblement faim, donc je pars chercher une vendeuse qui vend de la bouffe, je finis par en trouver une. Elle me donne le choix entre deux boîtes dont je ne connais pas le contenu et comme je me rend compte que j’ai pas beaucoup de monnaie, je prend la moins cher, c’était en fait des sandwich à la japonaise, vachement bon d’ailleurs, et ça me donne tellement soif que je ne peux m’empêcher d’aller lui demander de l’eau un peu plus tard.

Finalement, j’arrive à destination, qui se trouve être…..Hiroshima, où j’avais fait un passage éclair lors de mon premier voyage, à défaut d’avoir trouver un hôtel pour pouvoir visiter la ville. L’erreur est réparée cette fois puisque j’ai réservé dans une autre auberge de jeunesse: J-Hoppers. Maintenant que je suis arrivé, il me faut prendre le premier tramway (2 ou 6, j’ai le choix), il ne mets pas trop de temps à arriver et j’y entre.

Bon, je sais déjà que je peux pas utiliser ma Suica Card, donc comment on paye son trajet de tramway au Japon? Je vois des machines à l’entrée dont je ne comprends pas le fonctionnement et je ne vois personne payer, donc je vais quand même me trouver une place et sors mes 150 yens au cas où. Je vois un employé faire le tour de la rame, mais il ne demande rien à personne et je ne comprends pas ce qu’il fait. Bon tant pis, j’observe les gens et attends d’en voir sortir aux stations suivantes pour voir comment ça marche, je finis par voir qu’ils sortent pas certaines portes et mettent de la monnaie dans le même genre de machine que dans les bus. Mais pourquoi est-ce qu’il ne prennent pas la sortie la plus proche? Ahhhh!!! Bah je comprends, j’avais pas fait gaffe à l’inscription « entrée » (iriguchi) sur certains portes!!!! Bon, ça a pas été simple de me rapprocher de la porte de sortie avec le monde, dont une personne en poussette, avec ma grosse valise, mais j’ai fini par arriver devant un guichet improvisé devant la sortie et j’ai payé mon trajet au moment d’arriver à l’arrêt Dobashi.

Ensuite, j’essaye de suivre les indications que j’ai noté sur un ticket de caisse pour aller jusqu’à mon lieu de résidence, mais je me rend vite compte que je suis allé dans le mauvais endroit, je demande mon chemin à un livreur et il me sort son plan pour m’indiquer le chemin. Je ne tarde pas à arriver à J-Hoppers et suis accueilli par une employée qui me dit que le check in se fait à partir de 15h. Bon, comme il est dans les 14h30, en attendant, je vais m’installer dans la salle de séjour avec un plan de la ville, que je viens de récupérer, pour pouvoir me situer par rapport à la ville et voir les choses intéressantes.

De base, je comptais aller voir le Genbaku Dôme et ses alentours, et aussi le château d’Hiroshima. Le reste ne m’inspire pas spécialement, mais comme j’ai un jour de libre pour le château, je pense que je louerais un vélo de J-Hoppers pour me balader un peu n’importe où. S’il y a des propositions de coins sympas à voir, je suis preneur, surtout s’il y a pas de monuments et pareil pour un très bon resto à Okonomiyaki, je suis aussi preneur, je ne peux pas partir sans en tester un.

Bref, comme le lieu où je réside est à deux bas d’un des lieux que je veux voir, je me rend sur la boulevard de la paix et j’arrive très vite au niveau du musée de la paix (oui tout est au parfum Paix dans le quartier, je suis sûr qu’ils ont une glace ou une mascotte dans le même goût). Evidemment, je ne peux pas aller à Hiroshima sans visiter ce célèbre musée, c’est pas supra joyeux pour commencer, mais bon, c’est quelque chose d’important pour moi.

Bon comme une partie d’entre vous doit le savoir, on y trouve beaucoup de choses en rapport avec la bombe atomique, des affaires personnels, des restes de bâtiments, une reproduction du Genbaku Dôme, tout proche pourtant, des anecdotes « assez tristes sur la population à cette époque et tout pleins de choses en rapport avec l’histoire de la ville. Le coeur « un peu » émouvanté parla visite, je continue ma balade vers le nord pour arriver au mémorial de la paix, qui protège le dôme si on le regarde sous un certain angle et je finis par arriver au tristement célèbre Genbaku Dôme ou Dôme de la bombe atomique, qui est un des rares vestiges de la fin de la seconde guerre mondiale, que vous connaissez forcément.

Je vois aussi que l’on peut trouver ce que j’appellerais un stèle, à défaut de trouver mieux, qui indique le fameux Hypocentre de la bombe A (c’est à dire l’endroit où elle est censé avoir explosée, à quelques centaines de mètres près vu qu’elle a pas touchée la terre) dans les environs, donc je décide de m’y rendre pour clore pour clore ma balade des lieux historiques.

Au passage, je tombe sur un quartier bien plus animé que les environs du dôme, il a un petit côté Akiba avec ses boutiques de goods en tout genre, je fais même un tour dans l’un d’eux, malgré que je ne puisse rien acheter, je tombe sur des figurines Magi que j’aurais pu ramener à quelqu’un (j’espère pouvoir les trouver au même prix à Akiba), je tombe sur des sachets de cartes AKB48, mais comme je l’ai dit, j’ai pas assez sur moi pour me les offrir (j’essayerais de repasser avant mon départ). Ensuite, comme je n’ai rien à faire et que j’ai encore un peu de temps devant moi, je continue vite fait ma balade et tombe sur un KFC. Ah, ça tombe bien, je peux me le payer cette fois. Je me prend l’un des menus Dragon Ball les moins chers et finis par clore me balade en passant me réapprovisionner à un Konbini où je craquerais sur une petit figurine Gundam.

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