Fin de route.

Dur, dur le réveil ce matin. D’abord parce que je dois me lever à la fraîche et ensuite parce que c’est aujourd’hui que se terminent mes vacances au Japon.

Après avoir bouclé mes affaires, je fais rapidement le Check Out et me rend compte qu’il pleut (bah ouais, ma chambre est bien isolée de l’extérieur :op). J’ai beau avoir souhaité cette pluie pour pouvoir faire passer mon grand parapluie en cabine et justifier le fait que je sois aussi chargé (je rappelle que j’ai aussi mon manteau avec moi, qui n’a pas pu être mis dans mes valises, et deux sacs à dos pleins), je me retrouve avec une poignée de valise dans chaque main, donc impossible de les utiliser et de tenir un parapluie en même temps. Solution de secours pour pas me prendre la pluie, coincer le milieu de la barre de fer entre moi et mon sac en bandoulière, mettre le manche dans ma poche de manteau fermée et tasser quelques unes de mes vertèbres cervicales pour ne pas déchirer la toile en plastique de mon parapluie. Oui, vu comme ça, je ne peux qu’avoir la classe dans la rue avec ma posture de géante petite vieille, mais j’arriverais au métro complètement sec.

Justement en parlant du métro, j’ai eu un peu de mal à trouver la bonne entrée (avec ascenseur) parce que c’est pas vraiment indiqué sur le net, j’ai juste trouvé la plan de Sakura Hotel, qui indique un ascenseur à la sortie A9 plus au sud, en dehors du plan, et si on a pas l’oeil, on la voit pas facilement cette sortie. Bref, je l’ai finalement trouvé, ça semblait bien parti pour que j’évite les escaliers, mais passé les portiques, je me rend compte qu’il y a seulement des escaliers pour descendre sur les quais, donc c’est parti pour muscler mes bras menus. T_T Arrivé sur le quai, mauvaise nouvelle, je pensais ne pas avoir de changement jusqu’à Tôkyô, mais ce que j’ai pris pour Tôkyô Station était une autre gare, donc c’est parti pour un changement à Otemachi où il y a trois milliards de lignes et bien sûr celle que je veux prendre, la Marunôchi-Sen est à l’autre bout de la gare. En plus, pour y accéder, c’est la parcours du combattant, il faut descendre d’un étage jusqu’aux quais de la Hanzomon-Sen et remonter de deux à l’autre bout du quai pour arriver près des quais de la Marunôchi-Sen et tout ça pour aller seulement à la station suivante. Entre temps, j’ai fait monter mentalement le taux de criminalité du Japon, tellement les japonais ne sont plus aussi prévenants que d’habitude (Heure de pointe, tout ça,…).

Bien sûr, je ne pouvais pas partir sans faire une dernière bourde, en allant en direction des quais d’une des lignes qui part vers l’Aéroport de Narita, je prends bêtement le premier ascenseur vers les quais, mais voilà, c’est pas de ce côté que ça va vers ma destination. En plus pour trouver une ligne de RER local, qui y va c’est la galère, la plupart des trains ont l’air de s’arrêter bien avant Narita. Bref, j’en trouve quand même un et l’emprunte pour plus d’une heure de voyage à travers la campagne.

Arrivé à l’Aéroport, je pars dans la mauvaise direction puisqu’il y a une partie Nord et une Sud et que je vais là où il n’y a pas ANA. Heureusement, seul un couloir sépare les deux parties et après avoir demandé mon chemin, j’arrive devant les guichets d’ANA par la partie la plus huppée. Je vais demander à une employée, si c’est possible de faire peser ses bagages avant l’enregistrement, parce que je pense que j’ai dépassée la limite des 46kg avec mes deux valises et le cas échéant, j’aurais besoin de faire un retrait, et si c’est possible de payer en carte bleue pour m’éviter de faire un retrait. Mais au lieu de dire oui ou non, elle me sort un long discours que je ne comprends pas vraiment et dans le peu que j’ai compris, il n’y a rien qui me dit s’il est possible de payer en carte bleue. Pourquoi faire simple quand on répond à quelqu’un quand on peut faire compliqué? Au moins si elle avait juste dit: « Oui, c’est possible de payer par carte. » ou « Non, c’est pas possible. », j’aurais pu être fixé et j’aurais compris avec mon bas niveau en anglais. Donc je suis allé directement à l’endroit pour les classes Economique, j’ai bien posé la question sur les cartes bleues plusieurs fois aux employées qui s’occupent des files d’attente pour leurs faire comprendre que je pourrais pas payer en liquide si la limite est dépassée et qu’on me demande de payer tout de suite en liquide, mais pour une fois, ça a l’air d’être un des rares endroits au Japon où on peut payer par carte. Alors pour le poids, au final, j’ai fait un petit dépassement de quelques centaines de grammes et j’ai eu 3000 yens à payer, donc presque rien en euros: moins de 30 euros. Avec mes deux colis envoyés il y a quelques jours, je me retrouve avec à peu près 58kg de bagages (et encore, je ne compte pas ce que j’ai emmené avec moi en cabine: deux sacs à dos de tailles moyenne, mais bien remplis, mon manteau et mon grand parapluie) contre 26kg au départ, si ma mémoire est bonne.

Une fois débarrassé d’une partie de mes lourds bagages, je n’ai pas attendu pour passer les douanes, mon parapluie a été accepté, donc je n’ai rien laissé ici, et j’ai évidement dû m’arrêter juste avant d’embarquer dans l’avion qui n’était pas là. Il était dans les dix heures moins dix et l’embarquement se faisant une heure plus tard. J’ai eu la bonne idée de garder ma 3DS avec moi pour lui éviter d’arriver en miettes en France et je l’ai ressortie pour continuer ma partie de Fantasy Life où j’ai rien fait de particulier par rapport à ces derniers jours à part essayer la classe d’Archer.

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Une fois l’heure d’embarquer arrivée, je me suis mis vite fait dans la file pour avoir le temps et assez de place pour ranger tous mes bagages en dehors d’un des sacs que je veux garder avec moi au cas où j’ai envie de m’occuper autrement qu’avec leur programme sur l’écran du siège d’en face. Une fois installé, je profite du retard dû à un embouteillage d’avions pour finir ce que j’avais à faire dans ma partie de Fantasy Life et éteindre ma console, ce que je n’avais pas fait dans la précipitation.

Bon, maintenant c’est partie pour 12 heures dans un espace trop étroit pour moi et il va falloir que je m’occupe l’esprit pour supporter mes envies d’étendre mes jambes. Je commence déjà par admirer une dernière fois les paysages japonais que je ne reverrais peut-être plus ou au mieux dans un bon bout de temps et en plus, d’après la trajectoire de l’avion, ça a l’air d’être ceux du nord de l’île d’Honshû, que je n’ai jamais vu durant mes deux voyages.

Une fois sorti des terres japonaises, je consulte la liste des films en commençant par ceux d’Hollywood, j’en repère déjà deux que j’ai pas vu au ciné et que je veux voir en priorité et un troisième en option, dont je ne me souviens plus d’ailleurs. Celle des films japonais n’a pas l’air alléchante, mais comme je n’y connais rien, je passe peut-être à côté d’un chef d’oeuvre. Comme je sais que l’on va bientôt manger, je choisis le film le moins alléchant des deux que j’ai repéré pour ne pas être interrompu pendant que je visionnerais l’autre.

  • Wreck-it Ralph: Celui-là si je l’ai repéré, c’est parce qu’il y a des persos de Jeux Vidéos que j’adore qui y font une apparition et que le thème Sugar Rush est chanté par les AKB48. J’attendais rien du scénario et je ne m’attends à rien tout court pour les scénar’ des rares films d’animation américains que je vais voir ces dernières années d’ailleurs.  Bon j’avoue que j’ai été agréablement surpris, ça ne va certes pas très loin (c’est très guimauve comme film), mais j’ai bien aimé ce début de réflexion sur un envers du décor fictif (puisque tout cet univers est imaginaire) des Jeux Vidéos et des bad guy rejeté parce qu’ils ont un rôle de méchants dans les jeux vidéos, et aussi des héros de jeux modernes ultra violents qui sont complètement maboules à force d’affronter tout ça, et de la « réflexion » qui en découle sur les différences entre vieux jeux et jeux modernes.
  • The Hobbit: Alors celui-là, j’ai vraiment regretté de pas l’avoir vu au ciné et c’est pire maintenant que je l’ai vu sur le petit écran du siège d’un avion. J’ai beaucoup aimé la trilogie du Seigneur des Anneaux et j’ai lu quelques livres de Tolkien, dont The Hobbit, que j’ai adoré, en dehors de ses descriptions sans fins des Hobbit. J’avoue que j’ai pas une bonne mémoire et que j’ai lu le livre qu’une fois, il y a un bout de temps, donc j’ai oublié pas mal de passages, dont celui avec les Montagnes/Golem de pierres alors que j’adore les Golem et que cette partie est vraiment géniale à voir. Par contre, je me souviens que c’était raconté sous forme de conte et je trouve que c’est vraiment réussit de ce côté-là. C’est vrai qu’il y a des moments plus sombres, mais le diner avec les Nains et la partie sur Golum est vraiment loin du Seigneur des Anneaux. D’ailleurs en parlant de Golum, j’adore le jeu d’acteur de la partie où il est, c’est vraiment drôle de voir les expressions qu’il a sur son visage quand il essaye de trouver les réponse aux devinettes de Bilbon. J’aime aussi le casting du film en général. C’est génial de revoir les anciens dans le même rôle et les nains ont de très bons maquillages à l’exception de deux-trois, qui font plutôt penser dans des humains en version miniature. Sinon les scènes d’actions sont toujours d’un très bon niveau, en particulier dans l’antre des Gobelins où la course poursuite/bataille est très bien chorégraphiée et l’utilisation des décors vraiment bien trouvée. J’attends vraiment les autres films avec impatience maintenant et j’espère avoir la possibilité de pouvoir aller les voir au ciné.

Après le second film,  je commençais à bien fatiguer, je n’avais aucune envie de voir un autre film et on était toujours dans la première partie du long trajet vers Paris, donc j’ai fait du mieux que j’ai pu pour occuper le plus d’heure possible avant l’arrivée, en dormant. Heureusement, cette fois, j’ai mieux dormi et surtout plus longtemps. Quand j’ai bien voulu arrêter, il ne restait que 3 heures et quelques pour trouver de quoi m’occuper et comme le troisième film en option que j’avais trouvé ne me tentais plus, j’ai refait le tour de la liste des films japonais. J’ai commencé à regarder Tôkyô Family, mais comme le jeu d’acteur est vraiment horrible, j’ai arrêté le visionnage au bout de quelques minutes et à défaut, j’en ai choisi un au hasard.

  • Humanoid Monster Bem: Alors là, je ne sais pas comment prendre ce film et j’ai du mal à dire si j’ai aimé ou pas. Il traite de thème sérieux un peu à la X-Men où ça se passe dans un monde « réaliste », mais avec des personnes qui ne peuvent pas exister dans notre monde et qui sont rejetées par les humains pour leur apparence, mais il y a aussi pas mal de passages décalés, comme si on lisait un Manga (je pense que ça doit être une adaptation de Manga à la base). Le jeu d’acteurs n’est pas fantastique, mais c’est déjà plus supportable que celui des acteurs de Tôkyô Family, et après avoir vu The Hobbit, je ne peux pas trouver les effets spéciaux hallucinants, c’est même assez vieillot, comme le thème musical qui ne colle pas trop avec les décors plutôt actuels du film.

Comme on commençait à arriver en Europe par le nord, je me suis dis que j’avais pas le temps de visionner un autre film (et j’en avais pas spécialement envie en plus), j’étais donc plutôt tenter par une partie de jeu vidéo, mais par erreur, j’ai cliqué sur la partie audio. J’ai tout de suite vu une rubrique « AKB48 Special » et intrigué, j’ai mis en marche le programme, tout en regardant par le hublot les paysages d’Europe et les montagnes de nuages que l’on survolait.

Alors ce AKB48 Special, c’est une émission de radio enregistré par ANA avec comme invité Oshima Yûko et Watanabe Mayu. Autant dire pas n’importe qui puisqu’elle sont classées respectivement première et seconde au classement de popularité des membres des AKB48 organisé chaque année. C’était l’occasion idéale pour faire une interview que j’ai pas trop compris puisque j’écoutais l’émission distraitement. De ce que j’ai compris, ça a été fait récemment puisque So Long (le dernier ou avant dernier single sorti) est dans la liste des morceaux passées et ça vaut ce que ça vaut, mais elles ont dit vouloir aller en Europe (l’émission est faite entièrement en japonais, donc on est pas spécialement le public visé par l’émission). Yûko plutôt en Espagne et en Italie et Mayu en France. La liste des morceaux n’est vraiment pas surprenante, il n’y a que des morceaux connus: l’inévitable Heavy Rotation, des morceaux très anciens comme Oogoe Diamand et Namida Surprise et d’autres « assez » récents comme Gingham Check et Flying Get (qui est sorti pendant mon premier voyage).

L’émission terminée, nous étions déjà prêts à atterrir, donc impossible de faire autre chose qu’attendre. L’avion est logiquement arrivé en retard à cause l’embouteillage et aussi apparemment à cause des turbulences, mais personnellement, je ne suis pas pressé de revoir la France, j’aurais pu attendre encore.

Une fois à Roissy-Charles de Gaulle, je n’ai évidemment pas passé beaucoup de temps aux douanes et tant mieux, vu leur sympathie typiquement française (connard!!! Tu pourrais répondre quand on te dit bonjour et arrête de faire la gueule, tu vas faire fuir les touristes!!!). Heureusement que c’est mon père qui m’attendait à la sortie parce que j’aurais été la cause d’un énième retard des RER en revoyant nos quais, nos rames et nos « sympathiques » usagés Français.

Voilà, voilà, c’est là que se termine le récit de mon voyage. En fait, pas tout à fait puisqu’il me reste à poster mes trois articles en retard sur le Mont Takao, Kamakura et Odaiba. Les brouillons sont écrits, il ne me reste plus qu’à trier mes photos (entre 400 et 600 selon la journée) et à les modifier pour les faire entrer dans ma base de données. Je n’ai pas oublié que je dois faire des articles sur les différents lieux où j’ai résidé.

Je suis bien conscient de ne pas être un grand orateur, donc je pense aussi regrouper mes photos en différents album photo pour ceux qui ne veulent pas me lire et souhaitent seulement voir des petits bouts de Japon. Enfin, comme vous n’avez pu voir de mes différents achats que leurs boîtes (pour la plupart),  je pense poster une série de photos sur Instagram que je dois faire prochainement (et qui me permettra de montrer par exemple les figurines en dehors de leur boîte et assemblées) et que je regrouperais ici sous la forme d’un article dans un bon mois, quand j’aurais reçu mes colis, et qui servira en quelque sorte d’épilogue à mon voyage.

D’ailleurs en parlant de voyage, c’est l’heure d’en faire le bilan. Alors que dire dessus, sinon qu’il a été meilleur que le premier où je tâtonnais, mais c’est normal, c’était la première fois que je jouais au baroudeur et pas un baroudeur de l’extrême, vu l’endroit où j’ai atterrit. J’avais quelques regrets à l’issue de ce premier voyage (ne pas avoir pu faire Hiroshima, faute d’hôtel, ne pas avoir fait Yokohama et ne pas en avoir assez vu d’Osaka) et j’ai pu les corriger lors de ce second voyage. C’était une bonne idée d’avoir fait des réservations dans chacune des villes où j’ai résidé, ça m’a évité ce stress de ne pas savoir où je logeais en débarquant et d’utiliser ce temps pour des choses plus utiles.

Sinon, j’ai aussi pu voir beaucoup de villes nouvelles pour moi, j’en avais d’autres de prévu, mais comme j’ai décidé d’y aller plus doucement, je ne regrette pas de ne pas avoir pu les faire. C’est d’ailleurs pour ça que je n’ai pas fait grand chose à Tôkyô, je considère avec vu tous les coins touristes et c’est maintenant pour moi surtout une ville où je fais mes achats, ce qui permet de contraster avec des villes et des jours où je fais des choses plus sportives. Tiens d’ailleurs en parlant d’achats, c’est peut-être l’un des deux seuls regrets que j’ai pour ce voyage, avec celui de ne pas avoir pu voir les Sakura pendant leur pleine floraison, de ne pas avoir pu m’acheter tout ce qui me tentais, mais c’est inévitable avec ce pays. Mes centres d’intérêts étant pratiquement tous liés à la Pop culture japonaise, j’aurais toujours quelque chose à acheter et même en étant milliardaire, je crois qu’il y aura toujours des choses que je regretterais de ne pas avoir acheté.

En ce qui concerne la langue, même si je considère être à des années lumière d’être bilingue et que j’ai encore des efforts à fournir pour bien comprendre ce que l’on me dit, j’ai fait un sacré bond en avant par rapport à mon premier voyage. Comme je l’ai dit à maintes reprises, je suis très mauvais en anglais et c’était presque impossible de communiquer en japonais un an après avoir commencé à l’étudier. Maintenant que j’ai plus d’ancienneté, c’est déjà beaucoup mieux, je me suis exercé le plus souvent possible, j’en ai même pratiquement abandonné l’anglais tellement ça me facilitait la vie et je suis plus à l’aise pour m’exprimer à l’oral à quelques exceptions près. C’est vraiment motivant parce qu’au jour le jour, je ne vois pas mes progrès et avec ma mauvaise mémoire, qui me fait oublier facilement le vocabulaire que j’essaye d’apprendre, j’ai besoin de quelque chose comme ça pour me motiver à continuer.

Bon, j’espère que vous avez pris plaisir à lire ce blog et à suivre ce modeste récit de voyage d’un pèquenot lambda. Contrairement au premier voyage, je n’ai pas prévu à l’avance, ni programmé d’autres voyages que ça soit au Japon ou ailleurs (c’est pas l’envie que me manque, mais plutôt le temps et l’argent), donc il est possible que ce blog ne soit plus du tout alimenté à l’avenir.

Pour à peu près reprendre le gimmick d’un célèbre globe-trotteur: « On se donne rendez-vous je sais pas où, je sais pas quand. »

A bientôt.

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Et voilà, c’est le début de la fin, un mois jour pour jour après mon arrivée au Japon, je dois faire le Check Out de mon appart.

Je me suis levé assez tôt spécialement pour ça, j’ai bien réussit à fermer la seconde valise et à tout ranger de façon à avoir « seulement » 2 valises, deux sacs, un manteau, que j’accroche à une poignée de l’un des valises, et mon grand parapluie, que je mets dans la poche avant de l’autre valise. Avant l’arrivée de l’employé de Sakura House, j’ai bien entendu descendu tant bien que mal mes deux valises par l’escalier ultra raide du bâtiment, mais comme j’ai été trop rapide, je me suis retrouvé sans rien faire pendant une bonne heure, donc j’ai ressortir ma 3DS pour continuer ma partie de Fantasy Life où j’ai pas spécialement avancé, je me suis contenté de faire ce qu’il faut pour up-grader ma classe de Forgeron et de récupérer les étoiles gagnées avec les quêtes en rapport avec les autres classes.

Bref, vers 11h, le fameux employé est arrivé et comme tout était nickel, il a pas eu besoin de bien longtemps pour faire le Check Out et j’ai récupéré au passage 5000 yens de ma caution. Au moment de partir, sans que je m’y attende, l’employé m’a proposé de m’accompagner en voiture jusqu’à l’hôtel où je logerais pour la dernière nuit. Habituellement, j’aurais dit que ça va et que je peux y aller tout seul, mais là, j’ai entre 45 et 50 kilos de bagages facile à trimballer et si quelqu’un peut m’éviter ne serait qu’un trajet infernal dans les métros, je mets de côté ma fierté et je me contente de le remercier platement de me rendre ce service.

J’ai une heure à attendre le temps qu’il fasse ce qu’il a à faire dans l’appart pour qu’il soit prêt pour la personne suivante, mais qu’est-ce une heure face à quelques dizaines de minutes en enfer, donc je ressors encore une fois ma 3DS pour m’occuper. Une heure plus tard, nous voilà partis en camionnette dans les rues de Tôkyô (une autre façon de découvrir la ville que j’avais pas testé), on discute de tout et n’importe quoi, en rapport avec mon voyage bien sûr. On arrive finalement pas très longtemps après au Sakura Hotel de Jimbôchô et il se contente pas de m’y conduire, mais il va même chercher un employé pour faire le check in. Je renouvelle mes remerciements parce qu’il était vraiment pas obligé de faire ça tout ce qu’il a fait jusqu’à présent, ça fait pas parti de sa fonction de rendre service aux inconnus, surtout sans qu’ils ne leurs demandent. Il y a vraiment qu’ici que ce genre de situation peut m’arriver.

Le Check In est fait rapidement après, j’avais complètement oublié que j’avais payé la chambre via internet (ça veut donc dire que j’ai un petit pécule pour la dernière après-midi et je vais faire plus de choses que ce que j’avais prévu ^^), je me débarrasse de mes bagages et de l’un de mes sacs. On se dit « au revoir » entre temps avec l’employé de Sakura House.

Je rejoins donc la station Jimbôchô pour aller plus au nord, je change à Kasuga pour prendre la ligne Namboku et aller à la station Todaimae. Là vous comprenez tous de suite ce que je vais visiter et les fans de Manga devraient comprendre la référence que je vais faire (pour les autres, j’en ai déjà parlé dans d’autres articles). Je prend donc la sortie qui me parait la plus proche de Tôdai (Tôkyô Daigaku ou l’Université de Tôkyô en Français), je prend la première entrée que je vois, en demandant juste avant d’entrer à un gardien posté à l’entrée, si c’est possible de visiter et comme je suis tout seul, il me dit que c’est ok. Heureusement, il y a un plan à l’entrée, donc je le suis pour aller au seul endroit que je suis venir voir. Bah ouais, ça a beau être Tôdai, ça n’en reste pas moins une université comme les autres et j’en ai fait assez pour ne pas faire le touriste et tout prendre en photo. :op

Ce fameux endroit, c’est le bâtiment avec l’horloge qui est face à l’entrée principale, j’y arrive donc après avoir traversé la moitié de l’Université. Pour ceux qui n’ont toujours pas compris la raison de ma venue devant ce bâtiment, c’est un lieu qui est utilisé dans le Manga Love Hina d’Akamatsu Ken, un des premiers Mangas que j’ai lu où le héros essaye désespérément de réussir le concours d’entrée pour aller y étudier.

Visiblement, on ne peut pas y entrer, le portail étant fermé, je n’ai pas tenté d’y entrer, donc je me suis contenté de le prendre en photo et j’ai pas trop trainé, parce que je commençais à avoir vraiment faim et j’ai prévu d’aller dans un lieu précis pour manger cette fois.

Me voilà donc de retour à Tôdaimae pour descendre jusqu’à Iidabashi et faire un changement pour prendre la Chûô-Sen jusqu’à Akihabara.

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Bah ouais avec le peu d’argent que j’ai, je ne pouvais aller que là-bas. Arrivé là-bas, la première destination est….. allez avec le titre, il y en a au moins un qui devrait deviner….. le AKB48 Cafe & Shop!!!! Un mois au Japon où j’ai fait le tour des Théâtres des groupes 48 et il y a une chose qui me restait à faire (non en fait deux, mais pour assister à un concert, il faut de la chance): tester le resto des AKB.

Il n’y avait pas beaucoup de monde, mais malheureusement, l’attente fut longue, les clients n’étant pas pressés de partir visiblement. Enfin, c’est à mon temps d’aller m’installer, j’ai eu le droit au gimmick amusant quand un client s’installe. Toutes les serveuses hurlent: Aitakatta. Pour les non-fans, c’est l’un de leurs premiers titres et au passage celui avec lequel je les ai découvert en France. On m’apporte les menus à l’image de certains membres (un plat par membre, mais seulement une partie y a droit). Je cherche le plat de Kasai Tomomi, mais il n’y en a pas et je vois qu’il y a un genre d’Udon sur Watanabe Mayu et un Pancake Satô Sumire (deux autres membres que j’apprécie). Je prend en plus un soda à la pêche parce qu’il fait soif.

Juste après ma commande, on me demande qui est ma membre préféré, je dis Kasai Tomomi. Après, une autre serveuse m’apporte le soda et je me demande si chaque serveuse représente une membre, ce qui pourrait expliquer pourquoi on m’a demandé qui est ma AKB préféré. En fait, c’était pas ça, la première serveuse vient me proposer un jeu, elle mélange des dessous de verres et me propose d’en choisir un au hasard. Il me semble qu’elle m’avait montré celui de Tomomi, mais j’ai tellement pas fait gaffe à ce qu’elle faisait que j’ai pas suivi le mélange (et pourtant elle était pas rapide), donc du coup, j’ai eu une moche (Komori Mika, je crois) que j’ai laissé sur la table au final. Ca m’apprendra à être distrait. D’ailleurs en parlant des serveuses, elles ont l’air bien blasée par leur boulot, faut dire que la plupart des clients ont  des têtes de gros otak’, limite hikikomori. Bon si j’ai bien compris, j’ai 90 minutes pour tout manger, donc j’attaque l’Udon qu’on m’apporte en premier et qui est bien plus grand qu’il en a  l’air (c’est cher, mais au moins, je serais rassasié à la fin du repas). Je finis avec le gros Pancake, ça me permettra de tester les Pancake, que j’ai jamais mangé de ma vie.

Après avoir payé, je vais aussi à la boutique, histoire de me prendre un petit truc en souvenir. Ca me dit rien de prendre un T-Shirt et il me faut quelque chose d’assez petit pour être casé dans le peu de place qu’il doit me rester. Comme c’est bientôt le Sotsugyô de Kasai Tomomi (comprenez qu’elle quitte le groupe), c’est ma dernière occasion de récupérer des produits dérivés sur elle, donc je cherche ce qu’ils font sur elle. C’est pas évident à trouver parce qu’elle est pas la plus mise en avant, mais je trouve une grande photo et deux cartes postales dédicacées, que je prend. Je trouve aussi un strap sur Satô Sumire et pour finir, je trouve un ancien single (10 Nen Zakura) en version CD+DVD que je n’avais pas.

La seconde destination est Super Potatoe tout proche pour me prendre un jeu que je pensais pas pouvoir me prendre à la base: Pokemon version Vert. L’un des deux premiers jeux Pokemon et on l’a jamais eu (on a commencé par Pokemon Rouge et Bleu alors que le Japon a eu Pokemon Rouge et Vert, puis Bleu, pour avoir le même jeu sans les gros bugs, et après tout le monde a eu les mêmes versions). Tant pis pour la boîte, je n’ai plus le luxe d’attendre.  Ensuite, je traine un peu dans les rayons par curiosité et je vois le Puzzle 3D Yoshi (dans le même genre que celui de Chopper qui forme une figurine) que j’avais vu dans une des vitrines plus tôt et qui m’avais donné envie, donc va pour un achat de plus.

Après ça, je mets de côté mon billet de 1000 yens et je regarde ce qu’il me reste en monnaie, je pense que j’ai de quoi acheter une ou deux figurines Dragon Quest, ce que je n’ai pas fait jusque-là. Je vais donc dans le magasin Kotobukiya dans la même rue où j’avais vu des figurines de cette série de jeu pendant mon premier voyage à un moment où je ne pouvais rien m’acheter. Je cherche donc vaguement dans les premiers étages, mais les rayons sont bien différents de ceux que j’avais connu et je ne trouve rien. Je vais donc demander à quelqu’un au 3ème étage, on me dit que c’est un étage plus bas que j’avais zappé parce qu’il y avait beaucoup de nanas et des rayons avec une déco, qui ne fait pas penser à première vue à un étage sur les RPG. Grave erreur parce que je trouve devant des goods de la série Tales of et en cherchant bien, je finis par trouver un petit rayon Dragon Quest.

Bon, je dois me débrouiller avec moins de 1000 yens, je vois d’abord un sachet avec cinq Slime et je me dis que ça devrait aller. Puis je lève la tête et vois des petites figurines de plusieurs monstres de la série, dont le Golem, qui est un des genres de monstres que j’adore dans les RPG en général et qui est un de ceux qui fait ressortir le plus le style de Toriyama Akira, le chara-designer de la série. Bon, ça fait trop, je fais quoi, je le prends ou pas? Et puis je vois différents genres de Slime vendus individuellement. Finalement, je prendrais le Golem et le Slime classique (avec plus d’argent, j’aurais aimé pouvoir prendre plus de figurines et un Slime géant).

Je pense que j’ai moyen de me prendre deux Gashapon avec ce que je peux encore dépensé, je tente une dernière fois ma chance dans le distributeur sur Magi, histoire de récupérer le perso manquant, mais c’est sur un doublon que je tombe. Tant pis, je me le garde.

Je vais ensuite une dernière fois dans un Konbini pour me prendre de quoi manger jusqu’à demain matin et là surprise, il me reste quand même quelques pièces de 100yens.

Va pour un dernier achat, je vais donc une dernière fois à Yodobashi Kamera, j’espère qu’ils font la série de Gashapon One Piece que je veux, mais c’est pas le cas, donc je trouve plus tard un distributeur sur la série Yotsuba to et m’en prend une. La fin de mes achats tombe à un bon moment puisqu’il commence à bien pleuvoir, je décide donc de rentrer. Je passe cette fois par la station Suidobashi où je mets un peu de temps à trouver l’entrée qui mène à la ligne Mita et rentre juste après à Jimbôchô.

Moi, quand je serais pilote de Gundam…

Lundi début de la dernière (demi-)semaine et sûrement déjà la dernière grosse sortie.

Et cette sortie, c’est histoire de corriger le tir de mon premier voyage. Le lieu où je me rend à nouveau, je l’avais connu sous une averse tropicale, sans parapluie, et j’avais donc passé mon temps à l’abri avant d’affronter une averse beaucoup moins forte. Autant dire que j’ai pas profité des lieux et que c’était vraiment pas une bonne journée. Aujourd’hui, heureusement, ça semble bien parti, le temps est au bon fixe et les températures ne changent pas.

Je me rend donc à Hamamatsuchô sur la Yamanote-Sen pour me rapprocher le plus possible du lieu où je me rend. Je sors donc par la sortie 1 via une passerelle qui part vers le Sud, je pars vers l’est jusqu’à la baie de Tôkyô et enfin je longe la baie vers le sud pour arriver au célèbre Rainbow Bridge (lieu où a été tourné par exemple une micro scène de Kill Bill), que l’on voit de loin.

Cette fois, pas d’embrouille, je sais où entrer et je prend l’ascenseur qui mène à une voie aménagée pour les piétons qui permet d’avoir une vue vers l’intérieur de la baie, étant donné que j’ai vu l’extérieur lors de mon premier passage. La vue est belle si on oublie les extrémités où il y a des entrepôts. J’espère pouvoir voir la même vue, mais de nuit. Ca doit valoir le coup. J’arrive donc logiquement à Odaiba, je remarque qu’il y a vraiment beaucoup de monde pour un lundi (c’était pareil dans les métros). Elle a bon dos la rumeur qui veut que les japonais bossent comme des malades. ;op Comme on est fin Avril, je me dis que ça doit être le début de la Golden Week.

Je commence donc par le genre de parc carré sur la droite, j’avais pas pu le visiter avant parce que l’averse a commencée pile au moment où j’y montais, mais cette fois à part un temps un peu plus nuage, rien d’autre à l’horizon. En y montant, j’entends de la musique qui semble venir de l’autre côté de la rive et je vois qu’il y a plusieurs attroupements et des grandes tentes plantés dans le sable.

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J’étais pas au courant qu’il y avait un festival. Bon on verra tout à l’heure, j’ai autre chose à faire maintenant: faire le tour du Parc. Bah en fait, il y a pas grand chose à dire sur ce parc, il est petit, assez fréquenté, pas très bien entretenu et finalement aussi artificiel que l’île. Je prends quand même le temps de faire des photos avant d’en sortir et de longer la plage pour aller à ma seconde destination.

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J’arrive donc du côté du festival, mais remets ça à plus tard (grave erreur puisque je n’aurais au final pas le temps d’y faire un tour). A défaut d’avoir une adresse précise, je m’aide de l’emplacement que j’ai mémorisé en faisant des recherches plus tôt et rentre un peu plus sur les « terres » au niveau du Centre Commercial Joypolis, que je traverse. De l’autre côté, je vois au loin le centre commercial Diver City et me souviens que c’est le nom de l’endroit où je dois me rendre. En me rapprochant, je ne vois pas la statue taille réelle du Gundam (la raison de ma venue), mais je me fais la réflexion que l’espace devant l’entrée est trop petit par rapport à ce que j’ai vu sur le net, donc je décide d’en faire le tour. Un peu plus loin, j’entrevois un bout de pied géant.

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Ah bah voilà, je l’ai trouvé!

Et c’était effectivement ça. Il y a pas à dire, il a la classe ce Gundam (normal pour un Mecha). Je le mitraille donc avec mon APN, malgré la foule qui gène bien comme il faut.

Je repère tout de suite le Gundam Café et décide d’y faire un tour. Je jette un oeil à la partie boutique en prévision d’un retrait d’argent pour acheter un « petit » quelque chose et regarde le menu. Il n’y a pas l’air d’y avoir grand chose, enfin pas assez pour que je sois rassasié, mais bon, je ne peux pas refaire l’erreur de ne pas y aller sans manger un petit quelque chose. Je vois donc qu’il y a des sortes de beignets en forme de Mecha, je m’en prend un de chaque (celui qui à un forme de Gundam de héros est à la crème et celui en forme de Gundam ennemi est à la viande) et comme j’ai bien soif, je me prend un soda. J’emmène le tout pour le manger/boire sur les marches où tout le monde traine.

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Après ça, je fais aussi un tour dans la boutique/caravane Gundam, ils ont des Gunpla (figurines Gundam en pièce à monter soit-même) qui me font de l’oeil et c’est un peu ce que je cherchais à la base. Je veux rentrer en France avec au moins un Gunpla et là, il y en a deux qui me font envie. Ensuite, je rentre dans le Centre Commercial pour aller chercher un distributeur ATM, j’ai immédiatement des odeurs de bouffes qui m’arrivent de partout. Normal, la moitié de cet étage est remplie de restaurants et qu’est-ce que ça donne faim! Je suis définitivement pas rassasié. Je finis donc par trouver le Distributeur à l’autre bout du Centre Commercial et après avoir fait mon retrait, je vais voir ce que vendent les restaurateurs. Mon choix se fait sur l’un deux qui fait des plats à base de nouilles et des Okonomiyaki.

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En faisant la queue, on peut voir les cuisiniers préparer les plats sous nos yeux. C’est clairement du fast food, mais la rapidité et la dextérité avec laquelle ils s’exécutent force le respect. Malgré qu’il y ait beaucoup de table, le lieu étant tellement fréquenté que ça devient difficile de trouver une place, je trouve une table où il n’y a qu’un parapluie et un gobelet vide. A tous les coups, c’est pour se réserver une place avant de commander. Bon tant pis, qui part à la chasse perd sa place et je feindrais l’ignorance en ne parlant qu’anglais (ça leurs apprendra à pas vouloir me parler japonais :op) si ça râle et si ma supposition est bonne. Elle l’était, mais je n’ai rien eu à faire. Quelques minutes plus tard, deux nanas sont passées devant la table, l’une d’elle a pris ce qu’elles avaient laissées sur la table et les deux sont parties sans se retourner et sans dire un mot.

Après mon repas, je me suis rappelé qu’il y avait un musée Gundam dans le coin, donc je suis allé jusqu’au premier ascenseur pour monter au dernier étage où semblait se trouver le fameux musée, d’après la plan à coté de l’ascenseur. Arrivé au dernier étage, l’espace est restreint et consacré uniquement à quelque chose d’autre, je vais donc poser la question au type devant le comptoir. Avant de me répondre, il me demande si je parle anglais (bah lui, il est clair, il veut pas me parler en japonais, j’aurais dû lui dire que « Non ») et me dit de redescendre d’un étage, puis de monter d’un étage. Wow supra pratique leur Centre Commercial!! ;op Je descend donc au sixième et parcoure l’étage pour trouver un escalator à l’autre bout qui mène au fameux musée. Je jette vite fait un oeil à la boutique/expoDeGunplaQuiFontPleurerMonPorteMonnaie avant d’aller payer ma place, un peu cher au passage. La salle où je suis est plus un endroit pour un expo qu’un musée, il y a quelques reconstitutions de divers éléments de cet ensemble d’univers. Je déclare forfait, à cause du prix exorbitant, pour la visite du cockpit de Gundam et je me fais prendre en photo devant un protagoniste d’une des série de Gundam.

Avant de passer, un employé me tend une plaquette où sont indiqués les noms de tous les persos que l’on peut sélectionner pour faire sa photo. Le choix est restreint pour moi. Je n’ai vu qu’un seul des anime de Gundam: Gundam Wing, et mon choix se porte logiquement sur Heero Yuy, l’un des cinq héros de l’anime. Bon les deux photos sont pourris, mais bon vu comme je suis pas photogénique, il faut toujours que je fasse les choses moi-même en prenant une bonne dizaine de photos pour en trouver une potable.

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Après ça, je vais à la projection de…  Bah je sais pas quoi, mais j’y vais. Ca se passe dans un dôme un peu comme il y a dans le Futuroscope, mais en plus petit. Le début du film est vraiment pourri, il n’y a que trois écrans où se font une projection sur le Gundam géant que l’on peut voir dehors. L’animation est mauvaise et l’incrustation dans les décors est horriblement moche. A ce moment-là, je me dis que c’est un beau gâchis de ne pas profiter d’une salle comme ça comme il faut et que le billet d’entrée aurait pu valoir le coup si ça avait été fait.  Soudain, le décor change complètement, tout le dôme devient une sorte d’écran radar, comme si on était dans le casque d’Iron Man et une autre histoire est racontée, c’est surtout le ton très Shônen que je remarque. Différentes images de différents anime Gundam sont montrés de manière très dynamiques et différentes animations sont faites sur tout le Dôme, donc un magnifique combat entre Mecha qui me brise les vertèbres tellement il se passe des choses dans tous les recoins du Dôme et je suis vraiment absorbé par ce combat spatial.

Bah au final, je peux dire que ça valait le coup d’y aller et c’est pas fini parce qu’après, je suis allé voir la dernière partie du musée, qui est vraiment un musée, il y a des storyboard de certains anime Gundam que j’ai pas vu évidemment, des peintures, une tête de Mecha dont l’oeil unique bouge et un autre Mecha reproduit à taille humaine ou presque (il faut vraiment être une perche pour le dépasser). La sortie se fait évidemment du côté d’une boutique plus grande avec pas mal de Gunpla, qui font baver le fan de Mecha qui est en moi. Je prend donc le Gunpla de Gundam Seed Destiny, qui me faisait envie plus tôt et je prend le Mecha rouge, qui était dans la projection du film, à la place d’un autre qui me faisait envie plus tôt. J’en vois d’autres qui me font envie et je craque, après moultes hésitations pour me limiter à trois, sur un Gunpla de Gundam Unicorn (un des anime les plus récents si je dis pas de bêtises). Je vais donc alléger mon porte monnaie à la caisse et je vais voir plus longuement la magnifique expo de Gunpla, qui me font énormément envie (et il y a trop de monde pour que je casse l’une des vitrines pour leurs en voler quelques uns :op).

Je finis donc par redescendre, je vais dans la boutique du Gundam Café pour me prendre la boule en forme de petit robot et je finis par aller me poser dans un endroit calme le temps que la nuit tombe. J’en profite pour sortir mon jeu Fantasy Life, histoire de continuer ma partie, ce que je n’ai plus le temps de faire puisque mes articles en retard me prennent tout mon temps. Mais ça vous le savez, si vous suivez le blog en direct parce que ça fait le quatrième que j’ai pas le temps de poster le jour même, à cause des trop nombreuses photos  (entre 400 et 600 par jour) que je dois trier et modifier pour qu’elles prennent moins de place sur ma base de données. Et parti comme c’est, je vais plus pouvoir en poster avant d’être de retour en France. ^^’

Pour ce qui est de Fantasy Life, j’ai surtout essayé de faire les quêtes secondaires en rapport avec les classes qu’a mon perso et j’en ai essayé une nouvelle sur la fin: celle de Forgeron, qui marche sur le même principe de QTE que celui de Couturier, pour fabriquer des armes et des armures (et ça sera probablement pareil pour le métier de Charpentier qui me permettra de me faire mes propres meubles pour ma maison).

Bref après tout ça, je vais refaire des photos du Gundam géant et je me trouve une place debout avec un bon angle pour pouvoir le prendre quand la petite animation se fera. Au bout d’un moment, je la quitterais intrigué par les voix de personnes qui chantent à fond un peu plus loin derrière moi. En fait, il y avait des stands pour une fête allemand sur la bouffe et boisson et au centre, je trouve une grande tente avec pleins de tables et de chaises, avec tout au bout une estrade où un groupe chante en allemand. La majorité des japonais se mets à chanter à fond et à danser et vu les quantités pas du tout allemandes des plats, je sais tout de suite ce qu’ils ont achetés sur les stands.

Japonais+Bières+Poivrots=Des japonais qui se mettent à faire la queue leu leu autour des tables en faisant des « Give Me Five » à un rabatteur. Vraiment surréaliste comme situation, mais c’est comme ça que je les adore les japonais. C’est quand ils se lâchent qu’ils sont les plus intéressants (et les plus marrants). Je me dis que j’ai bien envie de me prendre un petit quelque chose à manger, les parts étant vraiment minuscule pour des plats allemands (comme le tour de taille des japonais habillées en stéréotype de femme allemande, qui est censé être plus ronde), pas comme les prix exorbitants, je cherche le truc le moins cher et je tombe sur un pain Kaiser (si j’ai bien compris, parce que c’était à moitié écrit en kanjis que je comprend pas).

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Bon là bizarrement (ou pas), personne ne me parle allemand alors que je suis le type le plus allemand à des mètres, voir même des kilomètres, à la ronde. C’est comme pour les français, ils adorent Paris, mais ils savent pas en reconnaître un quand ils en ont un devant eux (après ça, je pourrais dire que les japonais sont des chinois sans me faire taper dessus ;op). lool

Bon la nuit est bien tombée, l’attente à été longue, mais le pestacle a finalement commencé, j’ai pas du tout suivi l’histoire qui était raconté sur l’écran projeté sur la façade du centre commercial tellement je mitraillais le Gundam à chaque fois qu’il se passait quelque chose. Bon j’exagère sur le « se passait quelque chose » parce qu’il bougeait pas beaucoup. Juste la tête, une paroi au dessus de la ceinture, d’autre au niveau de la poitrine et il y avait de la fumée qui sortait de certains endroits en rapport avec ce qu’il se passait à l’écran et bien sûr, les lumières changeaient aussi de couleurs pour les mêmes raisons.

Après le spectacle de son et lumière, je vais me prendre un Gundam spécial dans le distributeur de Gashapon consacré à celui qui a été reproduit en taille réelle. Je sais pas trop quel heure il est à ce moment-là, mais j’espère pouvoir arriver à temps pour traverser à pied le Rainbow Bridge, qui ferme à 21h, je ne me perd heureusement pas et fait des photos au passage du pont en question, qui est illuminé la nuit.

J’arrive donc devant l’entrée du pont et il est bien ouvert, un agent parle en anglais (c’est un Gaijin, normal, il est anglophone :op) à un type qui veut passer en vélo pour lui dire que le pont (enfin la partie pour les piétons) ferme dans 40 minutes et donc que c’est le temps qu’il lui faut pour le traverser. Donc par extension, c’est le temps que j’ai pour faire la traversée et prendre des photos au passage. Ca devrait pas me prendre autant de temps, me dis-je, surestimant le temps que j’aurais pour prendre des photos. J’en ai pas pris des tonnes, donc la traversée s’est fait rapidement, même si sur la fin une annonce incompréhensible, à cause du trafic automobile, a retenti à plusieurs reprises, ce qui annonçait une fermeture assez rapide du pont et en regardant l’heure (en faisant le calcul plutôt puisqu’elle est à l’heure française) sur mon APN, je vois qu’il est neuf heures moins dix passé.

A la sortie du pont, je reprends le long chemin qui est censé me mener au métro, la marche est plus longue que je pensais, je finis en plus par aller plus loin que j’aurais dû. J’arrive au niveau de la station Takeshima qui est sur une autre ligne de métro parallèle à la Yamanote-Sen, donc c’est pas grave, j’ai juste à partir vers l’Ouest pour arriver à la station Hamamatsuchô, je passe même devant le Pokemon Center de Tôkyô que je ferais pas cette année et fait le chemin inverse avec le métro pour rentrer chez moi en passant par un Seven Eleven à Akiba.

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Tengu

Il y a quelques mois, j’avais noté un lieu grâce au blog Wakarimasen que je pensais proche de Tôkyô, mais qui est en fait dans Tôkyô, et c’est seulement maintenant que j’y vais à trois jours de la date d’expiration de mon JR Pass. J’avais deux solutions à mon actif, soit prendre la Keio-Sen jusqu’à son terminus et donc tout payer. Soit prendre la Chûô-Sen jusqu’à son terminus et rejoindre la Keio-Sen et là c’est bien plus économe puisque je paye que l’unique arrêt que je ferais avec la Keio-Sen.

Bon, jusqu’à présent, j’ai utilisé mon JR Pass qu’avec la Yamanote-Sen et je ne suis pas sûr de pouvoir l’utiliser avec la Chûô-Sen, mais bon qui ne tente rien n’a rien, donc c’est parti pour aller à la station Kanda, la plus proche d’Akihabara pour prendre la Chûô-Sen. Arrivé là-bas, j’ai quand même la décence de demander à un agent si je peux utiliser mon Pass avec cette ligne et il me confirme ce que j’avais lu sur internet, donc c’est parti pour un long trajet gratuit jusqu’à Takao, le fameux terminus. Comme j’ai beaucoup de temps devant moi, j’en profite pour encore continuer ma partie de Fantasy Life où je suis allé plus loin dans le scénario, en zappant « un peu » les dialogues et en m’essayant à une autre classe, celle de couturier, qui me permet de faire des vêtements avec de meilleurs stats que ceux des magasins.

A Takao, je fais donc le changement vers la Keio-Sen, je repère une librairie presse qui pourrait avoir le magazine que je dois ramener pour quelqu’un d’autre, mais comme je veux faire ma randonnée en étant le moins chargé possible, je remets donc ma recherche à plus tard et me rend donc à Takaosanguchi, terminus de la ligne Keio.

En sortant de la gare, je remarque qu’il y a plusieurs classes d’enfants et j’espère secrètement qu’ils prendront un autre chemin que moi pour pouvoir profiter de la nature seul. Je trouve rapidement un plan, seulement en japonais, mais assez clair pour je ne sois pas embêté par les inscriptions en kanjis que je ne comprends pas. Comme il est midi plus que passé, je cherche un endroit pour me restaurer avant mon ascension, il n’y a rien d’intéressant au niveau de la gare, mais je repère quelques restaurants un peu plus loin, donc je vais voir ce qu’ils font, mais finalement je trouverais un Konbini où je prendrais aussi une grande bouteille d’eau et de quoi grignoter une fois en haut.

Je trouve une table en bois pour pique niquer, elle est occupé par une personne plutôt âgée, qui se prépare à faire l’ascension, je lui demande si ça le dérange pas que je m’installe à la même et unique table du coin. Ca n’a pas l’air de l’embêter, il me félicitera plus tard pour mon japonais, avant de rire. Je ne sais pas sur le moment si c’est à prendre au premier ou au second degré, mais à défaut de savoir, je me contente de le remercier.

Après tout ça, je poursuis mon chemin en longeant le ruisseau à la recherche de l’entrée du Mont Takao, j’arrive du côté d’une route suspendu très moche et qui dénature complètement le coin, je me dit que ça fait un peu loin pour une entrée et hèle un ouvrier pour lui demander où est l’entrée des chemins de randonnée du Mont. Bah en fait, je suis allé trop loin (du genre un bon gros kilomètre), donc je rebrousse chemin jusqu’à arriver au niveau du coin où je mangeais et trouver l’entrée. Bon pour ma défense, c’est vraiment mal indiqué sur place que c’est l’entrée et faut vraiment le voir que c’est une rue pour touristes tellement c’est calme avant l’entrée.

Une fois sur place, je cherche le chemin 6, qui était cité comme étant le plus intéressant pour la montée, il est plus loin que je pensais et est bien mieux que le laissait présager la route bétonnée où circulent des voitures, qui conduit à ce chemin de randonnée. Bonnes nouvelles, c’est très calme, il n’y a personne avec moi et on est vraiment en pleine nature. Pas de béton, pas d’escaliers. C’est un chemin de terre avec pas mal de caillasse avec une alternance avec les racines des arbres qui font des marches naturelles. L’ascension est vraiment pas fatigante, ça n’est ni trop raide, ni difficile à parcourir. Sur une grosse partie du chemin, on longe un ruisseau, en étant bien à l’ombre et c’est pas plus mal vu la chaleur et le beau temps qu’il fait aujourd’hui. On peut profiter du magnifique paysage qui nous entoure, rempli d’arbres immenses avec des feuilles bien vertes et un petit côté forêt tropicale.

Le chemin devient quand même plus raide à mesure que j’avance (le sommet est quand même à 500 mètres de hauteur et à cette allure, c’était pas 3 kilomètres que je faisais, mais 300 :op), je fais les deux premiers kilomètres assez tranquillement en profitant du paysage et en prenant mon temps pour faire mes photos, contrairement aux rares japonais que je croiserais et qui sont équipés pour l’Everest. Plus loin, j’arrive sur une portion un peu compliquée à gravir puisque cette fois, on ne longue plus un ruisseau mais on marche carrément dedans (pas très écolo tout ça), même si celui-là est minuscule. Heureusement parce que c’est légèrement glissant et je comprend maintenant pourquoi c’est interdit à la descente.

La suite est d’abord plus facile, puis vraiment fatigante cette fois, des escaliers en bois font leur apparition et ça fait bien travailler les mollets et les genoux, mais ça veux aussi dire que la fin est proche. J’arrive finalement près de gardes forestiers, qui installent la pancarte interdisant la descente par le chemin où j’arrive, il me reste une dernière côte à gravir et me voilà enfin arriver.

J’essaye de trouver une vue imprenable que l’on s’attend à voir à cette hauteur, mais les arbres cachent bien les environs et on ne peut voir que partiellement ce qui nous entoure. Ca semble mal parti pour la descente, des nuages ont l’air d’arriver et quelques gouttes de pluie commencent à tomber, mais bon j’ai mon petit parapluie avec moi au cas où. Après avoir fait quelques photos, je m’installe pour me réhydrater et manger un bout avant la descente. J’ai remarqué depuis mon arrivée qu’une quadra arrêtait pas de me fixer sans oser m’aborder et quand je me suis installé, elle s’est mise à discuter avec deux types en ayant l’air de parler de moi en riant (je pense avoir compris quelle parlait de moi quand je prenais une photo au dessus de moi et que j’ai capté le mot japonais pour appareil photo). Mais bon, je suis pas venu en randonnée pour être en contact avec des gens, donc je laisse couler et ne me préoccupe pas trop d’eux, même si j’ai tourné la tête à plusieurs reprises dans leur direction au cas où ils décideraient de franchir le pas.

J’ai fini par démarrer ma descente en prenant un autre chemin conseillé, qui n’est possible à faire qu’en descente: le chemin 1. Rien à voir avec la montée, puisque ce chemin est bétonné et bien plus large que celui que j’ai emprunté, donc le paysage sautera moins au yeux que les temples que je verrais pendant cette descente.

Comme j’y vais toujours aussi lentement, c’est juste avant le premier temple que je serais rattrapé par la quadra qui se décide finalement à venir me parler, elle me pose les questions habituelles, j’ai pas mal de difficultés à la comprendre à cause de son vocabulaire trop compliqué pour mon niveau, mais du peu que je comprendrais, elle a l’air d’être surprise de voir un étranger (alors qu’elle n’a pas dit un mot d’anglais, contrairement aux gens du centre de Tôkyô :op). C’est vrai que je me souviens pas en avoir croisé depuis que je suis dans cette partie de Tôkyô et j’ai l’impression qu’il n’y en a pas beaucoup qui y vont, vu la curiosité dont elle faisait preuve.

Comme elle a l’air aussi pressé que les autres japonais (faut dire qu’il est 16h passé depuis que je suis arrivé au sommet), elle poursuivra son chemin sans me dire un mot pendant que je prendrais des photos du premier temple et je suis même resté un moment dans les environs puisqu’en contrebas il y a une place avec un autre temple et divers lieux de culte (je suis pas Bouddhiste/Shintoïste, donc je sais pas trop comment nommer les différents bâtiments que l’on peut trouver dans ce genre de lieux). Il y avait surtout dans cet endroit diverses statues de Tengu vraiment jolies (surtout les plus grandes avec un niveau de détails hallucinants et des expressions du visage vraiment impressionnantes) et j’adore comment ces créatures mythologiques japonaises sont représentées.

Après avoir bien trainé et avoir enfin trouvé où se poursuivait la route 1, je continue ma descente jusqu’à un autre endroit avec un embranchement où passe le funiculaire, je remarque des lumières rougeoyantes qui se reflètent sur le tronc de certains arbres. C’est signe que le soleil se couche et donc que je dois arrêter de trainer. Les quelques japonais que j’ai croisé ayant visiblement choisis la solution des faibles: le funiculaire, me voilà de nouveau seul sur une route aménagée à la fois pour les voitures et piétons où je comprendrais pourquoi cette route est interdite à la montée. La pente est vraiment raide et pas agréable à descendre, surtout pour les genoux et le passage assez régulier des voitures empêche de profiter des environs tellement on est aux aguets. J’arriverais finalement au bout de cette descente alors que le ciel s’est peu à peu assombrit entre temps, en croisant une personne qui a fait un tête de trois mètres de long en me remarquant (il était assis sur un banc face à la nature et dos à moi). Non vraiment, certains sont pas habitués aux étrangers dans le coin. lol

Finalement, je suis retourné à la gare, bien calme sans ses touristes et écoliers, et avec ses magasins fermés alors qu’il est que 18h30. J’ai repris la Keio-Sen jusqu’à Takao où le marchand de journaux était ouvert, j’ai donc cherché vite fait le magazine qu’on m’a demandé, mais ne le trouvant pas, je demande au vendeur, qui cherche vaguement sans trouver, et au moment où il semble retourner à sa caisse, je tombe dessus. La nana à côté de moi fait une tête bizarre quand elle voit ce que je prend. « Ouais je sais que c’est un magazine pour femmes (enfin plus ado vu la couverture à mon avis) et au lieu de traîner t’aurais pu m’aider! Il était juste à côté de toi. :op »

Bref, j’ai repris la Chûô-Sen jusqu’à Kanda, en continuant ma partie de Fantasy Life où j’ai rechangé de classe pour tester le Bucheron, qui me permettra à terme de faire des meubles pour ma maison avec une autre classe (oui, c’est le côté Animal Crossing du mix de ce jeu avec le genre RPG) et dans le même genre, il m’en reste deux autres intéressantes à tester, celle d’Alchimiste pour les potions et de Forgeron pour faire des armures et armes plus efficaces que ceux des magasins.

Enfin, j’ai repris le chemin habituel pour rentrer à Asakusa où j’ai fait un détour par un Konbini où il y avait quelques petites choses intéressantes, dont une figurine de Franky de One Piece (si ça continue, je vais avoir une valise entièrement remplie de goods sur One Piece lol).

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« Have a nice trip!!! »

Aujourd’hui, réveil difficile parce que mauvaise organisation la veille, mais c’est pas grave, je boucle difficilement ma valise. A ce train-là, je vais rien pouvoir mettre d’ici mon retour à Tôkyô. Je vais rapidement le check out et j’ai une jolie surprise au moment de partir, le tenancier m’offre des baguettes, ça parait pas grand chose, mais ça l’est plus pour moi, après cette semaine discrète à Kyôto.

Je me dirige une dernière fois vers la gare pour aller prendre mon billet, j’ai le choix entre une place réservée ou non. Je choisis la première solution par prudence, le premier train vers Shin Osaka ne part que dans une heure, mais je me rapproche quand même du quai qu’on m’a indiqué et me trouve un endroit tranquille pour me poser. Heureusement, j’ai ma 3DS avec moi, donc je me remets à jouer à Fantasy Life. Vraiment un bon jeu, je suis pressé d’accéder à d’autres métiers et de pouvoir explorer toujours plus cet univers.

Le chemin vers Shin Osaka est toujours aussi rapide, tout comme le changement qui va être chaud à faire. Neuf minutes. Faut vraiment pas que je traine pour trouver ce Sakura 555. Je suis rassuré, le quai est vraiment pas loin, mais l’ascenseur un peu bizarre parce qu’il permet d’accéder à trois quais (un au premier étage et deux au second), donc petit coup de flippe en faisant le mauvais choix et un peu pressé sur le quai à cause des gens lents qui se mettent dans le seul espace libre qu’il reste pour circuler, mais je suis arrivé à temps devant ma rame. Je laisse passer le gros du monde et installe ma grosse valise tout au fond de la rame, derrière les derniers sièges, puis m’installe. Comme je suis côté couloir, je ne peux pas profiter du paysage, donc je ressort ma 3DS pour continuer ma partie de Pokemon. Le temps passe et les odeurs de nourritures me donnent terriblement faim, donc je pars chercher une vendeuse qui vend de la bouffe, je finis par en trouver une. Elle me donne le choix entre deux boîtes dont je ne connais pas le contenu et comme je me rend compte que j’ai pas beaucoup de monnaie, je prend la moins cher, c’était en fait des sandwich à la japonaise, vachement bon d’ailleurs, et ça me donne tellement soif que je ne peux m’empêcher d’aller lui demander de l’eau un peu plus tard.

Finalement, j’arrive à destination, qui se trouve être…..Hiroshima, où j’avais fait un passage éclair lors de mon premier voyage, à défaut d’avoir trouver un hôtel pour pouvoir visiter la ville. L’erreur est réparée cette fois puisque j’ai réservé dans une autre auberge de jeunesse: J-Hoppers. Maintenant que je suis arrivé, il me faut prendre le premier tramway (2 ou 6, j’ai le choix), il ne mets pas trop de temps à arriver et j’y entre.

Bon, je sais déjà que je peux pas utiliser ma Suica Card, donc comment on paye son trajet de tramway au Japon? Je vois des machines à l’entrée dont je ne comprends pas le fonctionnement et je ne vois personne payer, donc je vais quand même me trouver une place et sors mes 150 yens au cas où. Je vois un employé faire le tour de la rame, mais il ne demande rien à personne et je ne comprends pas ce qu’il fait. Bon tant pis, j’observe les gens et attends d’en voir sortir aux stations suivantes pour voir comment ça marche, je finis par voir qu’ils sortent pas certaines portes et mettent de la monnaie dans le même genre de machine que dans les bus. Mais pourquoi est-ce qu’il ne prennent pas la sortie la plus proche? Ahhhh!!! Bah je comprends, j’avais pas fait gaffe à l’inscription « entrée » (iriguchi) sur certains portes!!!! Bon, ça a pas été simple de me rapprocher de la porte de sortie avec le monde, dont une personne en poussette, avec ma grosse valise, mais j’ai fini par arriver devant un guichet improvisé devant la sortie et j’ai payé mon trajet au moment d’arriver à l’arrêt Dobashi.

Ensuite, j’essaye de suivre les indications que j’ai noté sur un ticket de caisse pour aller jusqu’à mon lieu de résidence, mais je me rend vite compte que je suis allé dans le mauvais endroit, je demande mon chemin à un livreur et il me sort son plan pour m’indiquer le chemin. Je ne tarde pas à arriver à J-Hoppers et suis accueilli par une employée qui me dit que le check in se fait à partir de 15h. Bon, comme il est dans les 14h30, en attendant, je vais m’installer dans la salle de séjour avec un plan de la ville, que je viens de récupérer, pour pouvoir me situer par rapport à la ville et voir les choses intéressantes.

De base, je comptais aller voir le Genbaku Dôme et ses alentours, et aussi le château d’Hiroshima. Le reste ne m’inspire pas spécialement, mais comme j’ai un jour de libre pour le château, je pense que je louerais un vélo de J-Hoppers pour me balader un peu n’importe où. S’il y a des propositions de coins sympas à voir, je suis preneur, surtout s’il y a pas de monuments et pareil pour un très bon resto à Okonomiyaki, je suis aussi preneur, je ne peux pas partir sans en tester un.

Bref, comme le lieu où je réside est à deux bas d’un des lieux que je veux voir, je me rend sur la boulevard de la paix et j’arrive très vite au niveau du musée de la paix (oui tout est au parfum Paix dans le quartier, je suis sûr qu’ils ont une glace ou une mascotte dans le même goût). Evidemment, je ne peux pas aller à Hiroshima sans visiter ce célèbre musée, c’est pas supra joyeux pour commencer, mais bon, c’est quelque chose d’important pour moi.

Bon comme une partie d’entre vous doit le savoir, on y trouve beaucoup de choses en rapport avec la bombe atomique, des affaires personnels, des restes de bâtiments, une reproduction du Genbaku Dôme, tout proche pourtant, des anecdotes « assez tristes sur la population à cette époque et tout pleins de choses en rapport avec l’histoire de la ville. Le coeur « un peu » émouvanté parla visite, je continue ma balade vers le nord pour arriver au mémorial de la paix, qui protège le dôme si on le regarde sous un certain angle et je finis par arriver au tristement célèbre Genbaku Dôme ou Dôme de la bombe atomique, qui est un des rares vestiges de la fin de la seconde guerre mondiale, que vous connaissez forcément.

Je vois aussi que l’on peut trouver ce que j’appellerais un stèle, à défaut de trouver mieux, qui indique le fameux Hypocentre de la bombe A (c’est à dire l’endroit où elle est censé avoir explosée, à quelques centaines de mètres près vu qu’elle a pas touchée la terre) dans les environs, donc je décide de m’y rendre pour clore pour clore ma balade des lieux historiques.

Au passage, je tombe sur un quartier bien plus animé que les environs du dôme, il a un petit côté Akiba avec ses boutiques de goods en tout genre, je fais même un tour dans l’un d’eux, malgré que je ne puisse rien acheter, je tombe sur des figurines Magi que j’aurais pu ramener à quelqu’un (j’espère pouvoir les trouver au même prix à Akiba), je tombe sur des sachets de cartes AKB48, mais comme je l’ai dit, j’ai pas assez sur moi pour me les offrir (j’essayerais de repasser avant mon départ). Ensuite, comme je n’ai rien à faire et que j’ai encore un peu de temps devant moi, je continue vite fait ma balade et tombe sur un KFC. Ah, ça tombe bien, je peux me le payer cette fois. Je me prend l’un des menus Dragon Ball les moins chers et finis par clore me balade en passant me réapprovisionner à un Konbini où je craquerais sur une petit figurine Gundam.

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Le chant des baies.

Chez moi, Dimanche rime avec lessive et donc c’est par ça que je commence ma journée. Etant donné que j’étais chargé, j’étais bloqué à la laverie toute la matinée, mais j’en ai profité pour prendre avec moi ma 3DS et me mettre plus sérieusement sur Fantasy Life. Bon je pense que je passerais beaucoup de temps pour le finir quand je rentrerais en France, tellement il y a l’air d’avoir du contenu, et j’espère qu’ils le sortiront en France, parce que ça pourrait plaire à mon avis aux fans de ces deux genres.

Une fois tout ça fini, j’ai commencé à boucler l’une de mes valises parce que demain, c’est voyage en dehors de Tôkyô et pour un petit moment. Je n’ai quand même pas pris le temps de traîner parce que j’avais un impératif. Une fois de plus, j’emprunte la Tsukuba Express pour aller à Akiba et faire un changement pour prendre la Yamanote-Sen et aller jusqu’à Harajuku.

Arrivé là-bas, je me dirige tranquillement vers la salle de concert où je devais aller, je remarque avec bonheur que c’est le jour des Rockabilly et comme il y a des stands de bouffes à côté, j’en profite pour voir ce qu’ils ont. J’ai le choix entre des Takoyakis, des nouilles et des saucisses empalées dans un bâton. Je prend une barquette de la seconde et une saucisse, et malgré le temps très venteux, je me pose pas très loin. Comme j’ai un peu de temps devant moi, j’en profite pour aller voir la démonstration de danse des mecs habillés façon Rockabilly, ils ont l’air de bien s’amuser à se faire prendre en photos par les badeaux du coin et les touristes.

L’heure avançant, je finis quand même par aller au Shibuya Kôkaidô où a lieu le concert des Berryz Kôbô, je vois tout de suite qu’il y a pas mal de monde, même un petit groupe de fachos qui gueulent leurs slogans près des gens qui attendaient pour le concert, et comme je suis encore en avance, je trouve un coin à l’ombre pour me poser en attendant. Je fais quand même un tour pour voir ce que les fans vendent et ce que le shop officiel propose, mais je ne trouve aucun CD, donc je lâche l’affaire pour l’instant et pars me placer dans la file quand ils commencent à faire rentrer des gens. Après être entré dans le bâtiment, je trouve vite un petit stand de CD du groupe et je prend Want et le dernier single en date Asian célébration, le vendeur me propose un poster parmi ceux affichés et je choisis sans hésitation celui du single Cha Cha Sing.

Comme je n’ai rien d’autre à faire, je vais à ma place et me pose en attendant le début du concert. Juste avant, on a droit à des pubs des derniers singles du groupe du Hello Project! et un clip du single avec le HP! au grand complet, fait après la catastrophe de 2011, et une surprise arrive sur scène en la personne des Juice=Juice, un tout nouveau groupe du HP! qui vient se présenter et nous chanter leur premier morceau.

Juste après, le concert démarre avec le dernier morceau du groupe avec une très bonne entrée, il y a une vidéo comique où l’on voit un immeuble qui est la Berryz Mansion, on entend les membres du groupe parler, avec bulles sur l’écran, elles donnent l’impression d’être dans un ascenseur et ce dernier donne sur la scène où est aménagée une fausse porte au fond, qui s’ouvre pour les laisser commencer. Pour la suite, je serais incapable de tout raconter en détail, mais je peux au moins en faire un résumé. Sans y aller par quatre chemins, c’était un très bon concert, la sono était peut-être un poil trop forte, j’ai beaucoup aimé les morceaux et il y avait de tout: des nouveautés, des morceaux que j’avais jamais entendus et qui doivent être récents. D’autres plus anciens, dont j’ai pas le nom en tête, mais que je connais bien pour les avoir dans mon lecteur MP3, il y a aussi eu la plupart des derniers singles, comme Maji Bomber, et j’ai eu droit à mon tout dernier coup de coeur du groupe, « Loving you too much ». Il rend vraiment bien en live, même si de ce côté-là, c’était plutôt les derniers qui étaient impressionnants à voir et pas seulement grâce au groupe, mais aussi parce que les wotas étaient vraiment à fond et gueulaient certains passages en coeur. Mieux que le home cinéma, même si mes oreilles en ont pris un coup, vu le volume sonore de la musique et des wotas réunis.

D’ailleurs en parlant de wotas, c’est toujours marrant de les voir en action, on devrait faire un bouquin pour décrypter leurs codes. Déjà ça commençait bien parce qu’avant le concert, la salle est devenue multicolore avec les T-Shirt, des groupes se rassemblaient et certains répétaient, et dès que les lumières se sont éteintes, les glowstick aux couleurs de chaque membre du groupe ont illuminés la salle. Pendant le concert, c’était l’occasion de voir différents genres de wotas, ceux qui sautent dans tous les sens, d’autres comme un type à côté de moi qui refaisait les chorégraphies, en me donnant quelques coups au passage à cause de sa frénésie, il y a aussi ceux qui gueulent. Bref, c’est au moins un cran au dessus de ce que j’ai pu voir en France. Pendant les solos, la salle était remplie de glowstick aux couleurs du membre en question et mieux, quand il y avait des duo et lors du trio, c’était une alternance de couleurs en fonction de qui chantait.

Sinon, il y a aussi eu quelques MC, que j’arrivais vraiment pas à suivre tellement elles parlaient vite, mais ça avait l’air drôle. Le peu que j’ai compris du premier, c’est qu’elles annonçaient un concert à Taiwan. Pour le second, Momoko jouait les vendeuses, ça finissait par un « Joyeux Anniversaire » à Risako, qui était en fait le 04, et un autre MC très drôle avec une Kenkyûsei qui rendait mal à l’aise Yurina parce que cette dernière est vraiment très grande tout court et encore plus face à cette enfant. D’ailleurs cette dernière Kenkyûsei est revenu après avec deux autres Kenkyûsei pour chanter un morceau sur scène et se présenter.

Une fois le concert fini, je suis sorti tranquillement en allant récupérer mon appareil photo au passage et comme il était trop tard pour aller à Nakano, je suis retourné à Tower Records pour faire quelques achats. Là-bas, comme j’avais des CD’s avec moi, le réflexe typiquement français a été de montrer le contenu de mon sac à l’entrée pour voir si je devais le faire fermer avant de monter aux étages, mais visiblement la confiance règne et la personne de l’accueil a même eu du mal à comprendre ce que je voulais dire.

Bref je vais à l’étage J-Pop est fait un tour au rayon Idol, je trouve pas d’édition spéciale des CD’s des Tomato n’Pine, seulement ce que j’ai déjà acheté. Pareil pour les Negicco. Je jette donc mon dévolu sur trois singles indés des Passpo: Go on A Highway, GPP et Pretty Lie, je trouve aussi l’album Limited Addiction des Tôkyô Girls Style et le photobook de Mio Mio des Passpo. En allant du côté Pop, je finis par tomber sur des CD’s de Yui, donc ses deux derniers best of, et je prend Green Garden Pop (j’espère pouvoir prendre le second avant de rentrer en France, faut vraiment que je me fasse une liste de ce que je peux encore prendre pour mes tous derniers jours au Japon). Juste derrière moi, il y aussi les CD’s des Perfume et j’en profite pour finir mes achats en prenant l’album JPN et Perfume – Complete Best.

Après tout ça, je rentre en passant par Family Market pour me réapprovisionner et boucler ma valise avant le départ de demain matin.

Tôkyô2013 (361)

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