HaKaTa48

Ce matin, j’étais d’humeur flemmarde, le temps d’hier ne me poussant pas à sortir tôt. Bien mal m’en a pris puisque le soleil était là,  mais on repassera pour la chaleur.Je profite un peu de la ville sur le chemin, ne l’ayant vu que sous un parapluie jusque-là et finis par atteindre la gare d’Hakata.

Je cherche un endroit pour prendre le One Day Pass pour prendre le bus, je vais donc demander au bureau d’information où on peut acheter un ticket. Elle me demande où je vais et la suite je ne la comprendrais pas, donc je passe vite fait à l’anglais pour voir si je peux l’acheter pour les lieux où je me rend et c’est non.

Bon tant pis, je vais directement à l’arrêt de bus pour voir si je peux prendre la ligne circulaire (la seule indiqué sur mon plan pourri), il passe toutes les demi-heures et il y en a un qui m’est passé sous le nez. Comme je ne sais pas où vont les nombreux bus qui passent devant moi,  je prendrais le métro pour me rapprocher le plus possible. Je n’ai même pas l’occasion de me perdre puisqu’il n’y a apparemment qu’un métro qui part de la station d’Hakata pour me rendre à la station Tojimachi. Il y a beaucoup de sorties et je dois m’aider du plan du métro pour trouver celle qui me permettra de me rapprocher de ma destination.

Une fois dehors, je remonte vers le nord en passant par une route qui surplombe un canal et je finis par traverser une zone pavillonnaire, qui me fait faire un léger détour parce qu’au bout c’est muré.

Ensuite j’arrive sur l’artère où se trouve le Centre Commercial Hawks Town, on est dimanche et pourtant c’est très calme, certains magasins sont même fermés à l’entrée. Avant de venir, j’ai compris en sortant du métro que l’équipe locale de Base Ball est les Hawks, et c’est fort logiquement que je trouve parmi les magasins du C.C., un magasin de produits dérivé de l’équipe.

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Juste à droite, je trouve une sortie qui mène à l’endroit où je veux aller: le théâtre des HKT48. C’est pas vraiment ce qu’on peu appeler un théâtre, mais plutôt une mini salle de concert où elles se produisent régulièrement (comme leur groupes soeurs d’autres villes du Japon, les NMB48, SKE48 et AKB48). Cette fois, je peux même entrer dans le hall, pas comme chez les NMB48 (mais bon vu l’heure où j’y étais, c’est un peu normal), ça tombe bien, il y a un écran géant qui diffuse une représentation qui se fait en direct. On peut voir aussi des tableaux avec les photos des membres, que j’avoue ne pas reconnaître (le groupe est assez récent, elles ont sortis leur premier single hier et je ne les connais pas encore assez) et surtout une mini boutique. Ca tombe bien, comme pour les Pokemon Center, je profite toujours de mon passage pour me prendre un petit quelque chose en souvenir.

Ils ont des T-Shirt, bien plus jolis que celui que j’ai pris au Shop des NMB48, j’essaie d’en avoir un blanc, mais ils n’ont plus rien en XL, donc j’opte à défaut pour le noir.

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Comme il y a des membres du staff, je n’ose pas prendre de photos, je reste un peu pour voir une partie de la représentation où les filles se présentent, et me dirige vers la sortie d’un pas hésitant. Un membre du staff vient me voir pour me dire que j’ai le droit de prendre certaines choses en photos, je discute vite fait avec lui pour voir s’il y a une autre représentation aujourd’hui, mais elles n’en font qu’une par jour. Tant pis, je pars demain et de toutes façons, je n’ai pas pris le temps de participer à la loterie sur leur site web pour pouvoir payer un billet d’entrée.

Comme j’ai pas visité tout le centre commercial, je continue pour voir s’ils ont un AKB Cafe & Shop, mais c’est pas le cas et après avoir cherché vainement un resto intéressant pour me nourrir, je sors devant le Dôme où doivent se jouer les match des Hawks. Je vois d’après mon plan qu’il y a une plage pas loin, donc je me dirige vers la mer, en admirant au passage les magnifiques building de ce qui semble être un quartier d’affaires. Côté plage, ils ont eu la plus mauvaise idée du siècle, celle de mettre une horrible route suspendue entre le quartier d’affaires et la plage. Bon heureusement, cette dernière donnerait envie de s’y baigner si les températures étaient plus clémentes et le vent n’aide pas, il y a de quoi attraper une bonne dizaine de pneumonies avant d’arriver au bout du ponton où je vais.

Je vois de loin une tour qui pourrait être l’occasion de voir la ville de haut si elle est visitable, et un truc complètement fou à moitié suspendu au dessus de l’eau. Qu’est-ce que c’est? Une fausse cathédrale? Une mini-venise? Un faux temple romain? Bref, j’y vais pour voir ce qu’il y a à l’intérieur.

Cinquante pneumonies plus tard, j’arrive devant ce qui semble être un hôtel/salle de réception/restaurant. Enfin un truc pour les gros bourgeois, donc mon intérêt redescend d’un coup (les hôtels cinq étoiles et autres lieux de ce genre ne m’attirent pas des masses) et construit par un excentrique (les sapins plantés sur la plage plus tôt me font dire que je pourrais trouver ça normal de voir apparaitre un éléphant rose). Une grosse partie du truc n’est évidemment pas visitable par le petit peuple (faudrait pas mélanger ces gueux avec la fine fleur de la bourgeoisie ;op), mais un petit passage permet d’en voir un petit, pas forcément le plus clinquant, mais c’est pas pour me déplaire. Ca mène à un bateau qui permet de faire une petite balade dans les environs.

Comme la tour que j’avais repéré est juste à côté, je vais voir si je peux y entrer. Il y a un stand Informations juste avant où l’on peut récupérer des prospectus sur différents lieux, dont la Fukuoka Tower, qui est donc le nom de la tour où je veux aller, il y a même un petit papier qui promet de nous faire faire une économie de 20% sur le ticket pour aller à l’observatoire de la tour si on le présente à la caisse. Bon, je suis pas spécialement convaincu de pouvoir obtenir cette réduction (c’est beaucoup trop facile, ça cache forcément un truc), mais je prend quand même le papier. Qui vivra verra.

Je vois deux gamines qui s’amusent à danser devant la tour sans mettre de musique. Amusant. Une fois à l’intérieur, je vois que le premier étage est logiquement alloué aux boutiques de souvenirs, j’essaye d’en trouver pour en rapporter à ma famille, mais rien d’original et toujours cette pub virale pour la mascotte de Kumamoto (qu’est-ce qu’elle a de spéciale cette ville pour qu’on voit cette mascotte dans les deux villes de Kyûshû que j’ai visité?). L’air marin ayant réveillé mon estomac, soit je trouve quelque chose à manger, avec de la viande, soit je mange un enfant. Heureusement pour lui, il y a un Seven Eleven où je prend de quoi me sustenter.

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Pendant ce temps, les gamines sont revenus danser devant la vitre, juste devant l’endroit où les clients du Konbini viennent s’asseoir (elles veulent peut-être faire partie des HKT48 ^^) et d’autres plus nombreuses débarqueront un peu plus tard juste à côté. Après tout ça, je vais pour prendre mon ticket, je montre le papier que j’ai récupéré plus tôt à la caissière et miracle, ça marche (ouais je suis riche, j’ai payé 640yens au lieu de 800 :op).

Avant de prendre l’ascenseur, je me fais prendre en photo sans trop comprendre pourquoi, par un employé de la tour, qui fait la même chose avec chaque groupe de visiteurs/visiteurs. La personne à qui je tends mon billet m’indique de regarder au dessous de moi,elle le fait avec chaque visiteur. Bonne idée tiens. On peut voir l’intérieur de la tour, qui est creuse. Le rituel habituel se fait avant de rentrer dans l’ascenseur. L’employée qui contrôle la file et celle qui appuie sur le bouton de l’ascenseur remercient ceux qui partent et saluent ceux qui vont entrer (réglées comme de vraies horloges suisses ^^).

Pendant la montée, on peut voir l’extérieur à partir d’une vitre de l’ascenseur qui est de mon côté et entendre les explications récitées par coeur par l’employée, en japonais et en anglais (forcément, il y a un Gaijin dans l’ascenseur, il ne peut être qu’un dieu vivant en anglais… si vous saviez mesdames lol). Les environs étant jolis, la vue ne pouvait qu’être belle. J’en profite pour mitrailler le plus de lieux possibles et en fait de même deux étages plus bas.

Une fois redescendu, je prend une autre sortie et me dirige un peu n’importe où, je vois au passage que pour récupérer les photos prises plus tôt, il faut claquer 1000 yens (ça sera sans moi, je peux me débrouiller tout seul pour en faire faire gratuitement si je veux :op).

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Forcément je me perd un peu et mets un peu de temps à retrouver mon chemin à cause de la plan pourri (je ne le dirais jamais assez ;op). Je finis par prendre la Meiji Dôri vers l’Est pour aller au parc Ohori, le second lieu que je voulais visiter.

Une fois là-bas, je me pose dans un coin au calme pour me reposer. Bon, il n’y en a pas vraiment, le parc étant fréquenté par beaucoup de monde, donc je fais avec. Après, je prend le ponton pour me balader sur les petits îlots du lac qui se trouve devant moi, j’arrive au final de l’autre côté et contourne le lac par la droite en empruntant le chemin non fréquenté par les Joggers/Cyclistes, bien nombreux en ce Dimanche ensoleillé.

Je trouve enfin un passage, qui me permet d’aller plus à l’est pour rejoindre le château de Fukuoka (enfin les ruines d’après le nom indiqué sur mon plan pourri). Je trouve ce qui ressemble à des remparts de château et y monte pour y voir plus clair sur les environs. Je trouve un mec dont j’ai du mal à voir le visage à cause du soleil, juste qu’il a l’air asiatique, donc j’essaye de lui demander si c’est le château (puisque c’est des ruines, je pensais au moins trouver des bouts de murs, une statue ou n’importe quoi d’autres, mais là c’est que des murailles).

J’ai à peine le temps de commencer à lui parler, qu’il s’excuse en anglais et s’enfuit. « Non, mais reviens, je vais pas te manger. Je peux la refaire en anglais. » Hum, un type qui prend peur quand quelqu’un, qui vient pas son pays et parle pas la même langue, essaye de lui parler et ne reste qu’avec ses compatriotes. Ca peut être qu’un chinois (oui troll, mais j’ai jamais vu aussi peu sociable qu’un touriste chinois ;op). Bon, ça s’est vérifié vite, il s’est dirigé vers son pote pour lui parler en chinois, en ayant l’air de la presser pour qu’il finisse vite ses photos et qu’ils partent.

En visitant vite fait le lieu, j’ai dû me rendre à l’évidence, ce vide est censé être les ruines du château de Fukuoka. Le seul avantage, c’est qu’il permet d’avoir une jolie petite vue sur les environs.

Il est trop tard pour aller à Gion (oui parce qu’ils doivent aimer copier Kyôto :op), donc je décide de me rentrer. Je passe par un Konbini (je vais finir par faire un guide touristique des Konkini à force d’y aller) avant de rejoindre le métro et craque sur quelques trucs otak’ au passage.

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De retour à Hakata, je pars pour sortir de la gare, mais trouve une petite boutique de souvenirs qui fait des petites gourmandises. Des gamines zonent juste devant juste pour goûter les petits bouts de gâteaux offerts. Quand elles sont parties, je me fais aborder par la vendeuse qui fait bien son boulot puisque j’ai vraiment envie de ramener quelque chose pour ma famille, la conversation bifurque vers le japonais (non mais oh, arrêtez de ma parler en anglais, comment je fais pour améliorer mon petit niveau de japonais si vous me parlez tous/toutes en anglais) et je décide de prendre la boîte qu’elle m’a conseillée.

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Elle me fait même le plaisir de me filer un grand sac doublé pour ranger les deux sacs qui m’encombrent (niveau amabilité, elle se place très haut pour une japonaise). Puisqu’il fait nuit, je profite de mon trajet à pied pour voir la ville autrement.

D’ailleurs j’en avais pas parlé, mais au final, elle me fait pas mal penser à Osaka, Fukuoka, avec un petit bout de Kagoshima pour la plage (presque) tropicale. Deux jours, c’était évidemment trop court pour une ville pareille et évidemment, j’aimerais y revenir à l’occasion d’un autre voyage pour en voir plus.

Rain

Mes séjours se font de plus en plus courts. Deux jours que je suis à Kagoshima et me voilà déjà sur le départ. Je rend assez vite mes clefs et me dirige une dernière fois vers la gare de Kagoshima-Chûô en prenant le tramway cette fois.

Arrivé à la gare, je vais prendre mon billet pour ma prochaine destination, je n’attend pas bien longtemps et choisi le premier train que l’employée de gare me propose. La gare étant un terminus, le train est déjà sur les quais quand j’arrive alors que j’ai 20 bonnes minutes à attendre, le temps que l’intérieur des rames soit lavé et que le train change de numéro pour être celui du train que je prend.Un dernier « au revoir » à Yuki et le train est prêt pour partir.

"C'est ça, casse-toi tocard!"

« C’est ça, casse-toi tocard! »

Cette fois encore, je me retrouve côté fenêtre et sans personne a côté de moi pendant tout le voyage. Je ne prend pas de Bento, j’attendrais d’être installé à mon hôtel avant de manger, et je profite du voyage pour finir de travailler sur mes photos (me reste plus qu’à faire la mise en page et à télécharger les photos sur la base de donnée). Une bonne heure plus tard, me voilà arrivé à la gare d’HaKaTa dans la ville de Fukuoka (toujours sur l’île de Kyûshû) et l’arrivée se fait sous de mauvais augures: il pleut et il fait bien froid par rapport au temps que j’ai eu depuis Hiroshima.

Je prend la sortie Est toute proche et suit les indications que j’ai noté pour rejoindre l’hôtel. Je ne tourne pas à droite assez tôt et je fais un détour, mais retrouve vite mon chemin. J’ai légèrement dépassé le Yodobashi Kamera, donc je me suis bien rapproché. Je dépasse le carrefour Mizuho un peu plus tard et arrive à l’endroit où doit se trouver un magasin Honda, qui est l’endroit où je dois tourner à gauche pour trouver rapidement l’hôtel Khaosan. Je le trouve un peu loin que ce que j’avais retenu du plan, il y a quelqu’un devant l’entrée qui me demande si je viens faire le check in. C’est le cas, donc même pas le temps d’attendre que je récupère les clefs de ma chambre. Finalement l’endroit est un peu comme Tour Club avec des parties en commun. Sauf que cette fois j’ai droit à une chambre à part… avec un lit à deux étages.

Je ne manque pas de faire la bourde d’amener ma valise au deuxième étage alors que ma chambre est au premier étage (je suis plus à ça près). Heureusement je suis pas le seul à être tête en l’air parce que la personne qui a fait le check in me rapporte mon passeport qu’elle avait oubliée de me rendre (ah bah oui, ça peut servir, faudrait que je pense à pas oublier ma tête où je l’ai laissé des fois).

Bref, après tout ça, je prends le temps de m’installer, de chopper le wi-fi et d’enfin poster mon article, qui m’aura sûrement pris le plus de temps à faire (décidément Miyajima, c’est un gros morceau dans tous les sens du terme). La suite est postée plus tard, mais ça vous le savez et moi aussi puisque je viens de les poster au moment où j’écris le brouillon de cet article.

Je ressors un peu plus tard dans l’après-midi, en espérant que le temps s’est amélioré entre temps, mais c’est pas le cas. Bouh! Même avec un sweat, fait vraiment pas chaud. Hier j’attrapais un bon coup de soleil et aujourd’hui, j’ai un nuage qui sort de ma bouche tellement il fait froid.

Bon tant pis, j’ai pas prévu grand chose pour aujourd’hui, la plupart des endroit que je veux voir se trouvant à peu près au même endroit, je les visiterais demain. Pour l’heure, je décide de rallier la gare, déjà pour voir si leurs plans sont meilleurs que celui que j’ai récupéré, mais c’est les mêmes. Ensuite pour aller au seul endroit proche de mon hôtel que je peux voir et qui se trouve apparemment dans la gare. J’avais pas fait attention parce que j’ai pas eu à l’explorer avant, mais la gare est vraiment grande et n’est pas qu’une gare, mais, à l’image d’Umeda ou des sous sols de la gare de Kyôto, c’est aussi un centre commercial.

Je me rend compte petit à petit qu’on peut vraiment y trouver tout et surtout n’importe quoi. Du magasin de fringues (surtout pour nanas) aux restos en tous genres. Des magasins avec des objets bien débiles, une librairie, un disquaire et même un endroit où l’on peut apprend à faire de la cuisine (fréquenté uniquement par des femmes…hum le japon à encore et toujours des progrès à faire de ce côté-là), mais surtout, il y a le Pokemon Center de Fukuoka, le lieu qui m’intéresse.

Bon, c’est ma dernière étape avant de revenir à Tôkyô, donc je me suis légèrement lâché. J’ai commencé par chercher les straps Pokemon de la région (ils en ont fait une collection par région où il y a un Pokemon Center, en extrapolant un peu ici puisqu’il y en a aussi sur Okinawa, et j’essaye d’en récupérer le plus possible), j’ai un peu fait le tour du magasin, qui est pas bien grand (je pense même que celui de Tôkyô est plus grand) et il est bondé (doit y avoir un event dont je suis pas au courant ou alors c’est la pluie). Je trouve des petites figurines et je décide d’en prendre pour mon frère et moi. Enfin, je trouve ce que je prenais pour une boîte avec des cartes Pokemon, mais c’est un en fait une boîte pour les ranger, puis je me rend à la caisse, j’y prend des cartes AR dans la file d’attente.

Comme j’ai envie de prendre des gashapon et que j’ai pas assez de monnaie, je décide en complet accord avec moi-même qu’il est temps d’aller manger (vraiment on pense qu’à la bouffe dans ce blog…trop pourri… et c’est quand qu’il arrive le « entre tradition et modernité » et les ninjas, et les sushi, ils sont où?). Je vais donc voir l’étage supérieur, entièrement composé de restaurant, les prix de certains me font faire plusieurs crises cardiaques, mais je finis par en voir un pas cher. Un serveur m’aborde en anglais pour voir ce qui m’intéresse. J’apprends que c’est un resto coréen. On passe vite au japonais parce que j’ai pas le mot anglais « épicé » en tête et comme il me semble que la cuisine coréenne est assez relevée, je veux être sur que c’est à mon niveau (je suis pas très aventureux niveau plats épicés).

Je prend le plat qu’il me conseille et il me propose quelque chose que je comprends pas. Juste après je comprend que c’est à prendre soit chaud, soit froid. Je prends la seconde solution sans comprendre ce qu’il veut me servir. En fait c’est du thé (coréen je crois), qui s’appelle Koncha ((O)cha pour thé et pas sûr du nom complet, ma mémoire me joue des tours) et je le prend pour du café, dont je ne suis pas consommateur, quand je vois le sachet qu’il me montre pour que je comprenne ce qu’il me proposait. C’est une serveuse qui me servira le plat, dont je n’ai pas retenu le nom, et comme à chaque fois qu’un plat que je n’ai jamais mangé est présenté dans plusieurs coupelles/bols, je demande à la personne qui me sert comme ça se mange. Cette fois, c’est pas bien compliqué, je dois mélanger le contenu du bol avec une cuillère (ouah, ça fait un moment que j’ai pas mangé avec une cuillère, ça fait bizarre, surtout au Japon) et saupoudrer le tout avec une lichette de sauce épicé. Le reste pouvant se manger à part. Je ne m’aventure pas avec la sauce épicé, mais comme ça manque de viande pour un carnivore comme moi, je finis par en m’être un tout petit peu pour donner plus de goût aux légumes (et j’ai pas dit que c’était pas bon, hein?! ;op).

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Après tout ça, je reviens devant le Pokemon Center, je remarque un truc que j’avais pas vu, il y a une distribution par Wi-Fi local d’un pokemon et ça commence aujourd’hui. Ca tombe bien, j’ai mes deux jeux Pokemon en japonais avec moi, donc je récupère les deux copies. Je vais ensuite récupérer quatre gashapon dont la moitié sera partagé avec mon frère. Je vois qu’il y a aussi un genre de jeu de pêche, mais avec des Pokeball à la place des poissons et qu’on peut y gagner quelque chose. Normalement c’est pour les gosses, mais je veux quand même tenter le coup, ça se trouve c’est intéressant, comme certains lots devant le Game Center Taito à Osaka.

Bon le mec est totalement à fond (pour faire venir d’autres gosses) pour un jeu où je suis censé attraper le plus de Pokemon (à mes pieds) avec un minuscule canne à pêche avec un aimant au bout, mais bon j’ai voulu tenté le coup, j’assume jusqu’au bout d’être un géant face aux gens ciblés par ce genre de jeu. Bah en fait, au final on pouvait gagner l’une des Pokeball attrapé au hasard… en choisissant juste celle qu’on veut.

Après tout ça, je décide de faire un tour dans les étages inférieurs pour voir ce qu’ils font, je fais un tour au Tower Records et pose rapidement la question habituelle: « Avez-vous des CD’s du groupe Tomato n’Pine? », mais ils n’ont que deux CD’s, que j’ai déjà. Ensuite, je vais sur la genre de terrasse au second étage pour voir que le temps est toujours aussi pourri, mais le froid est plus supportable.

Je vais donc à la tour d’à côté, collée à la gare, je monte les étages jusqu’à celui de Namco pour découvrir que tout l’étage est rempli de bornes d’arcades en tous genres et de Pachinko. J’y fais quand même un tour, je suis pas un habitué de ce genre de lieux, donc ça peut être intéressant de voir. Je vois qu’il y a aussi une petite boutique de magazines bien otak’ et une série de distributeur de Gashapon devant. Rien ne m’intéresse dans la boutique, mais du côté des Gashapon, j’en trouve un sur Magi, donc je prends deux Gashapon pour ma soeur et par chance c’est pas des doubles, donc normalement, j’ai récupéré la moitié de cette série. Comme j’ai plus rien à faire, je redescends pour aller acheter à manger au Lawson et me rentrer, le temps ne m’incitant pas à me balader dans la ville (j’espère qu’il sera bien plus clément demain parce que j’ai pas envie de voir cette ville uniquement avec un temps pourri).

Le grand sud.

Après trois jours à Hiroshima, c’est déjà l’heure de partir. Ma valise bouclée et après avoir un peu trainé dans la salle de séjour avec le sudiste bien bavard et deux canadiens, je fais vite fait le check out et me dirige une dernière fois vers la station de tram de Dobashi pour aller à la gare d’Hiroshima pour prendre un train pour ma prochaine destination, l’île de Kyûshû et plus précisement Kagoshima, une grande ville bien au sud, juste avant Okinawa.

Cette fois mon train est direct et est même terminus à Kagoshima-Chûô, la gare où je dois me rendre. En plus je suis côté fenêtre, je pourrais donc à la fois être tranquille et pouvoir profiter du paysage, bien plus rural après Hakata, donc j’en profite pour continuer de rattraper mon retard en travaillant sur mes photos. Chose amusante, les annonces se font aussi en Coréen et Chinois, une fois arrivé sur Kyûshû. Cette fois, je n’attends pas pour me prendre à manger et je me prend le seul Bento qui est vendu.

Presque trois heures plus tard, j’arrive donc à Kagoshima. Première chose que je remarque en sortant du train, il fait plus chaud qu’à Hiroshima. Plus je vais dans le sud et plus le temps est meilleur.

En sortant de la gare, j’ai comme un air de déjà vu, j’ai un peu l’impression d’arriver à Tokushima, sur l’île de Shikoku, Kagoshima a l’air d’être le même genre de ville, c’est une grande ville, mais rien à voir avec Osaka ou Hiroshima, là on est bien dans une ville de campagne et il y a des choses qui me le prouveront plus tard en me baladant. Bref, je cherche le tram qui me mènera près de mon hôtel (et oui, c’est fini les auberges de jeunesse) et finis par demander au chauffeur du premier qui passe s’il va à Takamibaba et c’est bien le cas. Le trajet est bien plus court qu’à Hiroshima, mais légèrement plus cher. Je ne tarde pas à trouver le Area One, qui est très proche du grand carrefour où j’arrive et bien sûr je suis là légèrement trop tôt pour pouvoir faire le check in. Pas grave, je ressors mon ordi en attendant, j’apprendrais un peu plus tard que je ne peux pas utiliser le wi-fi, puisque payant, ce qui explique pourquoi, je n’ai pas donné signe de vie depuis deux jours (enfin si j’ai du Wi-fi à Fukuoka, ce dont je ne suis pas sûr à l’heure où j’écris ces lignes).

Ensuite, après le check in, je retourne à la gare, mais cette fois à pied, c’est pas trop long à faire sans valise et puis ça me permet d’avoir un premier contact avec cette ville et même Kyûshû tout court puisque c’est la première fois que j’y pose les pieds. Deux choses que je remarque et qui font que cette ville est classe avant que je la connaisse, il y a des affiches de Kashiwagi Yûki, une des AKB48 les plus célèbres (même si bon le yukata, c’est pas vraiment le résultat que j’aurais trouvé à l’addition Yûki+mer ;op) et une musique de Sonic Adventure retenti (celle du jardin des chaos plus précisément) devant un magasin de la gare, dont la sortie donne sur l’extérieur, donc on l’entend bien.

Comme à chaque fois que je débarque quelque part, je récupère un plan pour pouvoir me diriger dans la ville et situer les endroits où je veux aller. Cette fois, j’ai pas spécialement d’endroits que je veux voir, j’avais de quoi caser deux séjours à Kyûshû, donc j’ai choisi cette ville à cause du volcan et du fait que c’est bien au sud. Je demande aussi si le Sakurajima (le volcan en question) est visitable. Il me semblait que non, mais en fait c’est le cas, donc j’ai déjà un endroit à voir.

Je me pose pour voir ce qu’il y a d’intéressant et trouve un parc assez grand, donc « va pour le parc » et le reste du temps, je me contenterais de flâner pour découvrir la ville . Ce que je ne tarde pas à faire puisque avant de me rendre au parc, je pars vaguement en direction de ce dernier sans consulter mon plan.

J’y parviens plus tard en ne prenant pas le chemin le plus facile et je me dirige vers l’observatoire pour avoir logiquement une jolie vue sur la ville. Sur le chemin, j’ai pu remarquer que la végétation du parc n’avait rien à voir avec ce que j’avais vu jusque-là, on a vraiment l’impression d’arriver dans une jungle avec des arbres assez vieux et donc immenses.

A peine suis-je arrivé au niveau de l’observatoire que je me fais aborder par un petit vieux qui me demande d’où je viens. Dès que je lui dis d’où je viens, il me dit qu’il est allé en France et sans transition se met à me parler de la ville, il m’invite à m’approcher de l’observatoire, qui a une sacrée vue sur la ville et en arrière plan l’immense Sakurajima, pour me raconter l’histoire de tous les lieux importants de la ville, tout en me les montrant puisque tout est sous nos yeux.

J’ai un peu de mal à suivre parce qu’en plus de mon petit niveau d’anglais, il a un accent spécial qui fait que j’ai un peu de mal à tout comprendre, mais le peu que j’ai compris était intéressant. J’aurais clairement pas le temps d’aller voir tous les lieux qu’il m’a décrit, mais à défaut, je profite d’avoir une personne qui connait bien la ville pour voir quelles en sont les spécialités. Visiblement c’est le ramen, mais parmi les plats dont il m’a parlé, il y a le shabu shabu, que je connais de nom, mais que je n’ai encore jamais goûté, donc je vais voir demain si je peux trouver un resto dans la zone qu’il m’a montré.

Après cette longue discussion, je finis par redescendre pour retourner à l’hôtel, je prend un chemin différent cette fois, en arrivant près de zones pavillonnaires, puis dans une grande artère un peu comme Shijô à Kyôto, avec une tonne de boutiques et restaurants en tout genre et une architecture assez originale. Je découvre aussi plus loin une galerie commerçante couverte que j’aimerais avoir le temps de visiter plus et je finis par passer par un Konkini, qui sont assez grands dans le coin d’ailleurs, avant de rentrer à l’hôtel.