Jamais deux sans trois.

Et oui, ça faisait longtemps qu’il ne s’était rien passé ici, mais comme le veut la tradition, je ne mets ce blog a jour que pour mes voyages et rien n’était allé dans ce sens ces quatres dernières années. Heureusement les choses ont changées de façons radicales l’année dernière et m’ont permis d’entreprendre un nouveau projet de voyage, qui va aboutir le mois prochain (et peut-être même d’autres moins longs dans quelques années si mes finances me le permettent après mon déménagement).

 

Pour ce nouveau voyage, j’ai fait le choix de retourner pour la troisième fois au Japon, du 4 au 30 Juillet. Comme à chaque fois, je ne révèlerais pas le déroulé de mon séjour pour laisser la surprise sur mes choix de lieux, mais ce qui est sûr, c’est que je vais pas mal bouger. Le voyage va être à la fois similaire et différent de mon précédent périple au Japon.

Similaire dans le sens où je vais faire des endroits variés de la grosse mégalopole à la petite ville perdue en campagne et que je retournerais dans des endroits familiers, mais que j’irais aussi dans beaucoup de nouveaux lieux. Différent parce qu’y séjournant moins d’un mois, je ne pourrais pas passer par une location d’appart en parallèle de mes séjours en hôtels hors Tôkyô (pour avoir moins de bagages et surtout pour avoir une sécurité en cas de déconvenue ce qui aura été bien pour cette fois avec les quelques soucis que j’ai eu avec mes réservations), et que ma situation professionnelle étant différente, je m’accorderais des jours off où je ne posterais aucun article (surtout les jours où je retournerais dans des quartiers de Tôkyô où j’aime bien me balader…et dépenser mon argent ^^’).

 

D’ailleurs, je profiterais d’avoir pour la première fois un Pocket WiFi pour poster en direct des photos sur Instagram (où vous pouvez aller via les photos du widget en bas à gauche du blog ou en trouvant sous le pseudo de gambit85) pour des choses plus adaptées à ce format comme les photos de bons petits plats ou mes achats par exemple. En parlant de photos, il y a aussi un « petit » changement côté appareil photo puisque mon fidèle Canon FZ28 laissera sa place à mon tout nouveau Canon 77D, mon premier appareil photo reflex, que je n’ai pas encore eu l’occasion d’utiliser de façon intensive.

Une autre chose qui me tentait, c’était de faire des lives (aussi avec mon smartphone), en me baladant dans la rue pour faire découvrir ou découvrir en même temps que vous des lieux que je ne connais pas, mais le décalage horaire est une grosse contrainte et je n’ai pas trouvé de support qui plaise réellement. J’hésite aussi à continuer de faire des articles sur les lieux de vie où je vais séjourner parce que je suis pas du tout satisfait de la forme de ces articles et je n’ai pas trouvé de quelle manière je pouvais améliorer ça.

 

Quoiqu’il en soit, on se retrouve le 5 Juillet pour le vrai début du voyage (le 4, je n’aurais pas trop l’occasion de faire grand chose après mon arrivée à Tôkyô, ça se passera surtout sur Instagram).

Tôkyô Crazy Kawaii 2013

Du 20 au 22 Septembre a lieu un tout nouveau festival, le Tôkyô Crazy Kawaii, au Parc Floral de Vincennes que je connaissais bien pour y avoir passé des Samedi après-midi avec mon père et ma soeur quand j’étais petit et comme je n’ai fait que la journée du Samedi, c’est de celle-là dont je vais parler. Début de week end oblige, j’ai fait une grasse mat’, donc c’est en tout début d’après-midi que je m’y rend. Le chemin est long puisque après avoir bataillé avec mon RER, j’ai un long chemin à pied pour rejoindre l’entrée du Parc Floral, puis un autre long chemin à l’intérieur pour rejoindre l’endroit où se tient l’évènement en question et j’ai même pas le temps de profiter du parc, qui est plus joli que dans mes souvenirs.

Une fois à l’intérieur, je fais un tour d’abord rapide avant de me rendre compte que j’ai du temps devant moi avant d’assister au concert, qui est la seule raison de ma venue au TCK, donc je ralenti le rythme. Premier constat, c’est pas bien grand et ça a l’air un peu vide. Je ne suis pas venu pour dépenser de l’argent que je n’ai pas, donc ça me rassure un peu de voir que pas grand chose ne me tente. En d’autres circonstances, ça m’aurait pas plu, le festival est censé être divisé en plusieurs zones (Shibuya, Harajuku, Akihabara, Tsukiji et Nippon pour le reste du pays), mais à mon avis la plupart de ces zones ne sont pas très fournis en produits/activités qui les différencient des autres. Les deux premières auraient dû être fusionnées, je vois pas trop ce qui faut différencier en matière de mode pour ces deux « quartiers », c’est la même chose Shibuya et Harajuku. Akiba est pas trop otak’. Il y a bien le stand Good Smile et un genre de Maid Café, qui aurait gagné à avoir une carte plus étoffée (parce que 10 euros pour un gâteau qui a l’air minuscule et un polaroid que j’aurais pu prendre étant donné que je suis équipé du même appareil qu’eux, c’est léger et ça aide pas à occuper son temps libre), pour relever le niveau, mais rien n’a relevé mon attention et Nolife aurait dû être mis dans la zone Nippon. Je sais plus s’il y avait des trucs sur le Moe, mais je pense que c’est une bonne piste à suivre et à exploiter pour coller au thème du festival, se différencier des autres conventions et amener un public plus mixe. Tsukiji, c’est juste la zone des resto, donc il y a rien d’autres à faire que de bouffer. Nippon est dans le même cas, ça devait être la zone traditionnelle, mais peu de choses traitant de la chose et peu de villes représentées (Niigata et Fukushima de tête, j’en ai peut-être zappé d’autres).

Bon un point positif pour l’instant, j’arrive à croiser Sakurazuka Yakkun sortant du stand de son groupe et qui fera son concert demain, donc je le verrais pas et j’en profite pour aller lui demander si je peux le prendre en photo. Pour le resituer, c’est l’un des premiers artistes japonais que j’ai découvert en regardant Nolife, j’avais adoré ses clips et même si je pense pas accroché autant à son nouveau groupe, j’aurais bien aimé aller le voir en concert si le ticket d’entrée du festival n’était pas aussi cher (18 euros, pire que Japan Expo).

Sakurazuka Yakkun

Sakurazuka Yakkun

Bref après mon petit tour, je file acheter un CD de Moumoon avant que le stand ne soit pris d’assaut et reçoit après le paiement un ticket pour la séance de dédicace du groupe. Le système de paiement est très bizarre: on nous remet un genre de bon de commande qu’on doit amener à la caisse centrale, qui est ailleurs dans le bâtiment, pour payer. Puis on revient au stand où on était avec un bout du « bon de commande » pour récupérer ce que l’on a acheté.

Ensuite, je sors du côté de la scène pour les concerts au bon moment puisque le concert de Moumoon commence. Peu de temps avant, j’étais allé repéré les lieux et ils diffusaient en boucle une BA sur J-One avec le passage ridicule pour cette chaîne où les Dempagumi.Inc et une autre artiste citaient la chaîne MTV (ça le fout mal pour des personnes qui se la jouent « on a tout fait avant tout le monde » quand c’est des vidéos de MTV Japan qui sont diffusées et pas des vidéos faites par la chaîne elle-même), et on avait aussi un aperçu des artistes présents durant les trois jours (Kumisolo et Live Tune avaient l’air pas mal, j’aurais bien aimé être là le premier jour si c’était pas aussi cher). Autant jusqu’à présent, je n’ai pas été positif avec le festival en lui-même, autant là du côté concert, je vais en dire du bien avant que l’on ne croit que je me suis tout le temps ennuyé. Déjà côté sono, je trouve que c’est mieux réglé qu’à Japan Expo, les basses sont fortes mais pas assourdissantes pour autant. En ce qui concerne la prestation du groupe, elle est tout simplement géniale. Je connaissais déjà un peu les morceaux du groupe via les clips diffusés sur Nolife et là en live, c’est au moins aussi bon à entendre que sur CD. Bien sûr Sunshine Girl et Moonlight sont les meilleurs morceaux du live. La plupart de ceux que je connais sont d’ailleurs joués et les autres sont du même niveau. Les membres du groupe ont la pêche, ils communiquent facilement avec le public, en particulier la chanteuse et promettent de revenir en France pour un autre live un jour.

Après le live, je pars tranquillement dans la file pour la séance de dédicace, j’aurais dû me dépêcher en voyant le monde au stand où j’avais acheté mon CD parce que la file est déjà bien remplie. Heureusement, ça avance assez vite après l’arrivée du groupe, j’essaye de trouver quelque chose à dire au groupe (c’est toujours un problème avec moi pendant les séances de dédicaces, je sais jamais quoi dire lol) en profitant du fait que je parle un peu japonais. J’ai le temps de voir un Nolifien un peu lourdingue devant moi qui parle un peu trop pour pas dire grand chose, il finit même par griller quelques places pour aller discuter avec des Wota sans que personne ne dise rien.

Finalement j’arrive devant les deux membres du groupe (sur quatre) présents, j’ai eu le temps juste avant de donner mon petit papier, de dire mon nom au vendeur de CD et de passer mon APN à la personne du staff qui prend les fans en photos quand ils passent. La séance de dédicace est aussi un Handshake, donc je me retrouve d’abord face à Yuka la chanteuse qui me parle logiquement en anglais et pour une fois, je prend l’initiative de passer au japonais après lui avoir dit bonjour une fois en anglais puis une fois en japonais. Je lui dit que le concert était vraiment bien, elle me remercie et me félicite pour mon japonais par politesse (c’est ce qu’ont fait toutes les japonaises avec qui j’ai vaguement parlé pendant cette journée, c’est pour ça que je dis ça comme ça ^^). Puis vient le tour de Masaki (premier Handshake avec un mec oO), je me retrouve comme un con à pas savoir quoi dire (j’avais prévu de balancer ma réplique pour les deux en même temps), donc je répète à peu de choses près ce que j’avais dit avant, avant que ma timidité ne fasse surface. Je me fais prendre en photo par le membre du staff puis je leurs sert une dernière fois la main comme ils l’ont fait avec les autres, en leur disant de revenir encore une fois en France. Je sais qu’ils l’avaient dit, mais je trouve ça important de leurs faire comprendre qu’il n’y a pas qu’eux qui veulent revenir en France pour faire un autre concert et j’espère que les autres fans ont eu la même bonne idée de leurs faire comprendre qu’ils voulaient les revoir encore et encore en concert. Après tout ça, je les salue une dernière fois, récupère mon appareil et pleure intérieurement en voyant ma tête toujours pas photogénique sur la photo.

TCK2013 (54)

CD dédicacé par Yuka et Masaki du groupe Moumoon.

CD dédicacé par Yuka et Masaki du groupe Moumoon.

Je refais un petit tour pour voir si je pourrais prendre d’autres photos, je fais un saut rapide du côté du concert Vocaloid. Comme j’étais à la séance de dédicace, j’ai raté Gumi, donc je me retrouve devant IA, si je dis pas de bêtises. Je sais pas si c’est du concert holographique, mais j’ai pas trouvé l’appareil qui projette la Vocaloid en question convainquant. Pas assez large pour quelle puisse danser sans être déformée par le verre et trop translucide pour qu’on puisse ne serait-ce que commencer à imaginer la voir vraiment apparaître en vrai, sans compter que je suis pas fan du chara-design et du bout de morceau que j’ai entendu.

Ensuite je ressors pour aller voir les Shônen Knike. Contrairement à Moumoon, je ne connais pas du tout le groupe, donc c’est de la totale découverte et j’en attendais rien à la base. Finalement ce fut une bonne surprise, là où avec Moumoon c’était de la Pop-Rock très douce, on a l’inverse avec ce groupe qui fait dans du rock bien dynamique. Je suis nul pour mettre des groupes dans des cases très précises de types de rock, mais je dirais que celui-ci se situe entre le métal et le punk. Premièrement chose que je vois, c’est que les deux guitaristes/bassistes (je sais pas faire la différence entre les deux instruments, me tapez pas dessus) sont plus toutes jeunes (quadras voir même quinquas), la batteuse étant à mon avis trentenaire, mais ça ne les empêchent pas d’être à fond quand elles jouent et elles se défendent très bien. On a eu droit à tous les canons du genre, du secouage de tête, du « je prend des poses trop classes » et des passages où elles faisaient durer le plaisir en prolongeant le plus possible leur dernière note. La durée des morceaux était troublante, j’ai eu l’impression qu’ils ne duraient pas plus d’une minute (mais intense la minute) et la pause entre les morceaux était très courtes, donc pas facile de savoir quand applaudir.

Après ce très bon concert, je suis reparti faire mes dernières photos (avant de rentrer chez moi), j’ai croisé entre autres celle qui a fait parler d’elle dans les journaux papiers, Kimura U, et une japonaise d’un certain âge qui a flashée sur ma barbe.

En conclusion, je ne sais pas si je peux conseiller ce festival aux rares personnes qui me liront. D’un côté, j’ai adoré les concerts et j’aurais aimé en voir d’autres, il y a par exemple Tsuchiya Anna que j’arrête pas de rater et j’aurais bien aimé voir Julie Watai. J’ai trouvé la partie Shibuya/Harajuku intéressante malgré que je me foute de la mode en général et que je suis pas le public visé pour une raison évidente mais je pense que c’est intéressent pour toutes celles qui aiment cette mode et qui sont à mon avis sous représentées à Japan Expo (j’ai pas fait des tonnes de convention sur le Japon, donc je ne fais que des comparaisons avec cette dernière). D’un autre côté, le salon est minuscule (pas beaucoup plus grand que Paris Manga à Porte de Champerret il y a quelques années), avec pleins d’espaces vides, très peu d’activités et des stands qui m’intéressent pas pour la plupart et surtout un prix d’entrée très cher et pas justifiable au vu de ce que l’on trouve à l’intérieur.

En définitive, malgré tous les points négatifs que j’expose, j’ai passé une bonne après-midi, ça change de faire une convention sans claquer un max de tunes et je pense qu’une journée/après-midi était largement suffisante pour moi (je me serais ennuyé en restant plus longtemps). J’y retournerais seulement si des artistes qui m’intéressent viennent parce que Japan Expo me suffit largement pour les achats et je ne doute pas qu’il y aura une autre édition, c’était pas la folie côté affluence, mais je pense que ça suffit pour une convention de cette envergure et ils compensent bien avec le prix des billets et le prix des produits dispos sur les stands, assez onéreux d’après certains (personnellement, je n’y ai pas fait attention).

Epilogue: 2 mois plus tard…

Chose promise chose due. Comme je l’avais dit dans le dernier article de la catégorie « Nikki », j’ai fait une série de photos Instagram depuis que je suis de retour en France et en attendant l’arrivée des deux colis que je m’étais envoyé, pour montrer mes achats hors de leurs emballages. Ca va pas intéresser grand chose, mais j’aime faire ça avec Instagram. Et bien sûr, qui dit Instagram avec moi, dit photos prises avec un smartphone, donc de qualité inférieure à mon petit APN auquel je vous ai habitué et qui est lui-même loin de faire des photos de la qualité d’un reflex. En ce qui concerne mes colis envoyé par bateau, ils ont mis le temps (deux mois presque jour pour jour), mais ils sont finalement arrivés intacts et j’ai enfin pu déballer certaines choses que je n’avais pas sorti de leur boîte, avant de faire les fameuses photos que vous trouverez à la fin de l’article.

Autre chose que j’ai eu le temps de faire durant ces deux mois, c’est de regrouper toutes les photos de mon voyage pour en faire divers albums photos que vous trouverez à gauche en cliquant sur « Japon 2013 ». J’ai même ajouté des photos inédites dans l’album « Street Life ».

Sinon pour l’après voyage au Japon, j’avais dit que je ne prévoyais pas de repartir dans l’immédiat et c’est toujours vrai pour le Japon. Par contre, j’ai envie de me faire un voyage dans un pays que je n’ai jamais visité (j’ai l’embarras du choix) sur une plus courte période et avec un budget moins important (Ah! Là, le choix se réduit!), et suite à une discussion avec ma soeur, mon choix s’est porté sur l’Angleterre et l’Ecosse.

Ca n’est pour l’instant qu’à l’état de projet. J’aimerais le faire au mois d’Août 2014, pendant trois semaines et j’ai vaguement décidé des endroits où je pense aller. Londres, évidemment. Peut-être Liverpool ou Manchester. Le Lac du Loch Ness pour l’Ecosse. Pas de quoi remplir les trois semaines, mais je chopperais un guide touristique d’ici-là pour ça et pour voir si le budget de 3000 euros et des poussières que je peux avoir me permettra de tenir pendant trois semaines. Ce qui est sûr, c’est que si ça se fait, je choisirais comme pour le Japon des endroits différents les uns des autres: des grandes villes pour faire mes achats (faut que j’améliore mes connaissances en culture pop anglais d’ici-là en m’achetant au moins du Harry Potter et du Doctor Who)  et de la campagne pour faire de longues balades. Me semble pas que ça soit des pays aussi montagneux que le Japon, mais je veux faire de la randonnée, donc je me contenterais de grandes plaines.

Quoi qu’il en soit, si ça se fait, j’en profiterais pour ressusciter le blog, en l’alimentant (autant que possible) quotidiennement durant ce voyage et je posterais un article quelques jours avant mon départ pour faire le point. En attendant, je vous laisse profiter d’un dernier album photo agrémenté des commentaires  (légèrement modifiés pour certains) que j’avais écrit au moment de tout poster sur Instagram.

See you next time.

Sakura Hostel Jimbôchô: Tôkyô.

Dernier lieu où j’ai séjourné avant de m’en retourner en France. Alors l’accès est vraiment simple dès qu’on arrive (bon mon arrivée à été différente, mais ça vous le savez si vous avez lu l’article sur mon départ du Taito-Ku), c’est d’ailleurs très bien indiqué sur leur site et c’est à peu près aussi simple de se repérer que pour l’Hôtel Area One de Fukuoka. Bon Jimbôchô, c’est pas forcément le meilleur quartier à mon avis pour accéder à tous les lieux importants de Tôkyô, mais ça avait au moins le mérite d’être assez prêt de ceux que je voulais visiter.

La chambre en elle-même est vraiment sommaire, mais j’en attend pas plus quand je suis dans un hôtel, surtout à ce moment-là de mon séjour. Il y avait à peine assez de place pour mettre un lit et une petite table dans un petit coin de la pièce et j’étais obligé de ranger une de mes deux valises à la verticale pour pouvoir ouvrir la porte. En dehors de ça, il y a un télé suspendu à un bon endroit pour en profiter et une étagère assez haute pour pouvoir ranger un sac ou deux et sinon le lit était aussi confortable qu’à Area One. En dehors de la chambre, il y a évidemment des toilettes basique, une douche bien isolée (pas comme à Khaosan) qui n’avait pas besoin d’être accompagnée d’une autre de ses semblables parce qu’on était pas assez nombreux au rez-de-chaussée pour ça, et les lavabos sont un peu mal placés (c’est un peu gênant s’il y a du monde qui veut traverser le petit couloir, mais pas le choix vu la configuration des lieux). Il y a aussi les étages supérieurs pour la partie auberge de jeunesse, mais comme je suis pas allé voir, je sais pas ce que ça vaut et ce qu’il y a. Sinon petit regret de ma part, c’est de ne pas avoir profité de la partie café, vraiment bien aménagé, où il y a l’air d’y avoir des choses intéressantes à manger et à boire. C’est d’ailleurs là que l’on peut prendre son petit déjeuner si on paye pour, ce que je n’ai pas fait. D’ailleurs pour ceux comme moi choisissant les Konbini pour se restaurer, je ne sais pas s’il y a un frigo commun (il y en avait peut-être dans les étages, mais j’ai pas fait l’effort d’aller vérifier ^^’), mais si c’est pas le cas, ça serait sympa d’en avoir un, tout comme le four pour pas aller embêter le personnel du café quand on veut faire chauffer ses plats.

Enfin rien de spécial à dire sur le personnel tout aussi accueillants que les autres lieux que j’ai visité et plus détendu qu’à Area One, si ce n’est qu’il y avait un hispanique assez timide ou alors c’était un petit nouveau qui était pas encore habitué à sa fonction et qui avait l’air d’être assez impressionné par la personne qui m’avait accompagné jusqu’à l’Hôtel. C’est pas une critique d’ailleurs, juste une chose étonnante que j’ai constaté sur le moment, j’ai pas du tout parlé avec le personnel et ça se trouve il est plus du tout timide quand on l’aborde à d’autres moments. ^^

Fin de route.

Dur, dur le réveil ce matin. D’abord parce que je dois me lever à la fraîche et ensuite parce que c’est aujourd’hui que se terminent mes vacances au Japon.

Après avoir bouclé mes affaires, je fais rapidement le Check Out et me rend compte qu’il pleut (bah ouais, ma chambre est bien isolée de l’extérieur :op). J’ai beau avoir souhaité cette pluie pour pouvoir faire passer mon grand parapluie en cabine et justifier le fait que je sois aussi chargé (je rappelle que j’ai aussi mon manteau avec moi, qui n’a pas pu être mis dans mes valises, et deux sacs à dos pleins), je me retrouve avec une poignée de valise dans chaque main, donc impossible de les utiliser et de tenir un parapluie en même temps. Solution de secours pour pas me prendre la pluie, coincer le milieu de la barre de fer entre moi et mon sac en bandoulière, mettre le manche dans ma poche de manteau fermée et tasser quelques unes de mes vertèbres cervicales pour ne pas déchirer la toile en plastique de mon parapluie. Oui, vu comme ça, je ne peux qu’avoir la classe dans la rue avec ma posture de géante petite vieille, mais j’arriverais au métro complètement sec.

Justement en parlant du métro, j’ai eu un peu de mal à trouver la bonne entrée (avec ascenseur) parce que c’est pas vraiment indiqué sur le net, j’ai juste trouvé la plan de Sakura Hotel, qui indique un ascenseur à la sortie A9 plus au sud, en dehors du plan, et si on a pas l’oeil, on la voit pas facilement cette sortie. Bref, je l’ai finalement trouvé, ça semblait bien parti pour que j’évite les escaliers, mais passé les portiques, je me rend compte qu’il y a seulement des escaliers pour descendre sur les quais, donc c’est parti pour muscler mes bras menus. T_T Arrivé sur le quai, mauvaise nouvelle, je pensais ne pas avoir de changement jusqu’à Tôkyô, mais ce que j’ai pris pour Tôkyô Station était une autre gare, donc c’est parti pour un changement à Otemachi où il y a trois milliards de lignes et bien sûr celle que je veux prendre, la Marunôchi-Sen est à l’autre bout de la gare. En plus, pour y accéder, c’est la parcours du combattant, il faut descendre d’un étage jusqu’aux quais de la Hanzomon-Sen et remonter de deux à l’autre bout du quai pour arriver près des quais de la Marunôchi-Sen et tout ça pour aller seulement à la station suivante. Entre temps, j’ai fait monter mentalement le taux de criminalité du Japon, tellement les japonais ne sont plus aussi prévenants que d’habitude (Heure de pointe, tout ça,…).

Bien sûr, je ne pouvais pas partir sans faire une dernière bourde, en allant en direction des quais d’une des lignes qui part vers l’Aéroport de Narita, je prends bêtement le premier ascenseur vers les quais, mais voilà, c’est pas de ce côté que ça va vers ma destination. En plus pour trouver une ligne de RER local, qui y va c’est la galère, la plupart des trains ont l’air de s’arrêter bien avant Narita. Bref, j’en trouve quand même un et l’emprunte pour plus d’une heure de voyage à travers la campagne.

Arrivé à l’Aéroport, je pars dans la mauvaise direction puisqu’il y a une partie Nord et une Sud et que je vais là où il n’y a pas ANA. Heureusement, seul un couloir sépare les deux parties et après avoir demandé mon chemin, j’arrive devant les guichets d’ANA par la partie la plus huppée. Je vais demander à une employée, si c’est possible de faire peser ses bagages avant l’enregistrement, parce que je pense que j’ai dépassée la limite des 46kg avec mes deux valises et le cas échéant, j’aurais besoin de faire un retrait, et si c’est possible de payer en carte bleue pour m’éviter de faire un retrait. Mais au lieu de dire oui ou non, elle me sort un long discours que je ne comprends pas vraiment et dans le peu que j’ai compris, il n’y a rien qui me dit s’il est possible de payer en carte bleue. Pourquoi faire simple quand on répond à quelqu’un quand on peut faire compliqué? Au moins si elle avait juste dit: « Oui, c’est possible de payer par carte. » ou « Non, c’est pas possible. », j’aurais pu être fixé et j’aurais compris avec mon bas niveau en anglais. Donc je suis allé directement à l’endroit pour les classes Economique, j’ai bien posé la question sur les cartes bleues plusieurs fois aux employées qui s’occupent des files d’attente pour leurs faire comprendre que je pourrais pas payer en liquide si la limite est dépassée et qu’on me demande de payer tout de suite en liquide, mais pour une fois, ça a l’air d’être un des rares endroits au Japon où on peut payer par carte. Alors pour le poids, au final, j’ai fait un petit dépassement de quelques centaines de grammes et j’ai eu 3000 yens à payer, donc presque rien en euros: moins de 30 euros. Avec mes deux colis envoyés il y a quelques jours, je me retrouve avec à peu près 58kg de bagages (et encore, je ne compte pas ce que j’ai emmené avec moi en cabine: deux sacs à dos de tailles moyenne, mais bien remplis, mon manteau et mon grand parapluie) contre 26kg au départ, si ma mémoire est bonne.

Une fois débarrassé d’une partie de mes lourds bagages, je n’ai pas attendu pour passer les douanes, mon parapluie a été accepté, donc je n’ai rien laissé ici, et j’ai évidement dû m’arrêter juste avant d’embarquer dans l’avion qui n’était pas là. Il était dans les dix heures moins dix et l’embarquement se faisant une heure plus tard. J’ai eu la bonne idée de garder ma 3DS avec moi pour lui éviter d’arriver en miettes en France et je l’ai ressortie pour continuer ma partie de Fantasy Life où j’ai rien fait de particulier par rapport à ces derniers jours à part essayer la classe d’Archer.

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Une fois l’heure d’embarquer arrivée, je me suis mis vite fait dans la file pour avoir le temps et assez de place pour ranger tous mes bagages en dehors d’un des sacs que je veux garder avec moi au cas où j’ai envie de m’occuper autrement qu’avec leur programme sur l’écran du siège d’en face. Une fois installé, je profite du retard dû à un embouteillage d’avions pour finir ce que j’avais à faire dans ma partie de Fantasy Life et éteindre ma console, ce que je n’avais pas fait dans la précipitation.

Bon, maintenant c’est partie pour 12 heures dans un espace trop étroit pour moi et il va falloir que je m’occupe l’esprit pour supporter mes envies d’étendre mes jambes. Je commence déjà par admirer une dernière fois les paysages japonais que je ne reverrais peut-être plus ou au mieux dans un bon bout de temps et en plus, d’après la trajectoire de l’avion, ça a l’air d’être ceux du nord de l’île d’Honshû, que je n’ai jamais vu durant mes deux voyages.

Une fois sorti des terres japonaises, je consulte la liste des films en commençant par ceux d’Hollywood, j’en repère déjà deux que j’ai pas vu au ciné et que je veux voir en priorité et un troisième en option, dont je ne me souviens plus d’ailleurs. Celle des films japonais n’a pas l’air alléchante, mais comme je n’y connais rien, je passe peut-être à côté d’un chef d’oeuvre. Comme je sais que l’on va bientôt manger, je choisis le film le moins alléchant des deux que j’ai repéré pour ne pas être interrompu pendant que je visionnerais l’autre.

  • Wreck-it Ralph: Celui-là si je l’ai repéré, c’est parce qu’il y a des persos de Jeux Vidéos que j’adore qui y font une apparition et que le thème Sugar Rush est chanté par les AKB48. J’attendais rien du scénario et je ne m’attends à rien tout court pour les scénar’ des rares films d’animation américains que je vais voir ces dernières années d’ailleurs.  Bon j’avoue que j’ai été agréablement surpris, ça ne va certes pas très loin (c’est très guimauve comme film), mais j’ai bien aimé ce début de réflexion sur un envers du décor fictif (puisque tout cet univers est imaginaire) des Jeux Vidéos et des bad guy rejeté parce qu’ils ont un rôle de méchants dans les jeux vidéos, et aussi des héros de jeux modernes ultra violents qui sont complètement maboules à force d’affronter tout ça, et de la « réflexion » qui en découle sur les différences entre vieux jeux et jeux modernes.
  • The Hobbit: Alors celui-là, j’ai vraiment regretté de pas l’avoir vu au ciné et c’est pire maintenant que je l’ai vu sur le petit écran du siège d’un avion. J’ai beaucoup aimé la trilogie du Seigneur des Anneaux et j’ai lu quelques livres de Tolkien, dont The Hobbit, que j’ai adoré, en dehors de ses descriptions sans fins des Hobbit. J’avoue que j’ai pas une bonne mémoire et que j’ai lu le livre qu’une fois, il y a un bout de temps, donc j’ai oublié pas mal de passages, dont celui avec les Montagnes/Golem de pierres alors que j’adore les Golem et que cette partie est vraiment géniale à voir. Par contre, je me souviens que c’était raconté sous forme de conte et je trouve que c’est vraiment réussit de ce côté-là. C’est vrai qu’il y a des moments plus sombres, mais le diner avec les Nains et la partie sur Golum est vraiment loin du Seigneur des Anneaux. D’ailleurs en parlant de Golum, j’adore le jeu d’acteur de la partie où il est, c’est vraiment drôle de voir les expressions qu’il a sur son visage quand il essaye de trouver les réponse aux devinettes de Bilbon. J’aime aussi le casting du film en général. C’est génial de revoir les anciens dans le même rôle et les nains ont de très bons maquillages à l’exception de deux-trois, qui font plutôt penser dans des humains en version miniature. Sinon les scènes d’actions sont toujours d’un très bon niveau, en particulier dans l’antre des Gobelins où la course poursuite/bataille est très bien chorégraphiée et l’utilisation des décors vraiment bien trouvée. J’attends vraiment les autres films avec impatience maintenant et j’espère avoir la possibilité de pouvoir aller les voir au ciné.

Après le second film,  je commençais à bien fatiguer, je n’avais aucune envie de voir un autre film et on était toujours dans la première partie du long trajet vers Paris, donc j’ai fait du mieux que j’ai pu pour occuper le plus d’heure possible avant l’arrivée, en dormant. Heureusement, cette fois, j’ai mieux dormi et surtout plus longtemps. Quand j’ai bien voulu arrêter, il ne restait que 3 heures et quelques pour trouver de quoi m’occuper et comme le troisième film en option que j’avais trouvé ne me tentais plus, j’ai refait le tour de la liste des films japonais. J’ai commencé à regarder Tôkyô Family, mais comme le jeu d’acteur est vraiment horrible, j’ai arrêté le visionnage au bout de quelques minutes et à défaut, j’en ai choisi un au hasard.

  • Humanoid Monster Bem: Alors là, je ne sais pas comment prendre ce film et j’ai du mal à dire si j’ai aimé ou pas. Il traite de thème sérieux un peu à la X-Men où ça se passe dans un monde « réaliste », mais avec des personnes qui ne peuvent pas exister dans notre monde et qui sont rejetées par les humains pour leur apparence, mais il y a aussi pas mal de passages décalés, comme si on lisait un Manga (je pense que ça doit être une adaptation de Manga à la base). Le jeu d’acteurs n’est pas fantastique, mais c’est déjà plus supportable que celui des acteurs de Tôkyô Family, et après avoir vu The Hobbit, je ne peux pas trouver les effets spéciaux hallucinants, c’est même assez vieillot, comme le thème musical qui ne colle pas trop avec les décors plutôt actuels du film.

Comme on commençait à arriver en Europe par le nord, je me suis dis que j’avais pas le temps de visionner un autre film (et j’en avais pas spécialement envie en plus), j’étais donc plutôt tenter par une partie de jeu vidéo, mais par erreur, j’ai cliqué sur la partie audio. J’ai tout de suite vu une rubrique « AKB48 Special » et intrigué, j’ai mis en marche le programme, tout en regardant par le hublot les paysages d’Europe et les montagnes de nuages que l’on survolait.

Alors ce AKB48 Special, c’est une émission de radio enregistré par ANA avec comme invité Oshima Yûko et Watanabe Mayu. Autant dire pas n’importe qui puisqu’elle sont classées respectivement première et seconde au classement de popularité des membres des AKB48 organisé chaque année. C’était l’occasion idéale pour faire une interview que j’ai pas trop compris puisque j’écoutais l’émission distraitement. De ce que j’ai compris, ça a été fait récemment puisque So Long (le dernier ou avant dernier single sorti) est dans la liste des morceaux passées et ça vaut ce que ça vaut, mais elles ont dit vouloir aller en Europe (l’émission est faite entièrement en japonais, donc on est pas spécialement le public visé par l’émission). Yûko plutôt en Espagne et en Italie et Mayu en France. La liste des morceaux n’est vraiment pas surprenante, il n’y a que des morceaux connus: l’inévitable Heavy Rotation, des morceaux très anciens comme Oogoe Diamand et Namida Surprise et d’autres « assez » récents comme Gingham Check et Flying Get (qui est sorti pendant mon premier voyage).

L’émission terminée, nous étions déjà prêts à atterrir, donc impossible de faire autre chose qu’attendre. L’avion est logiquement arrivé en retard à cause l’embouteillage et aussi apparemment à cause des turbulences, mais personnellement, je ne suis pas pressé de revoir la France, j’aurais pu attendre encore.

Une fois à Roissy-Charles de Gaulle, je n’ai évidemment pas passé beaucoup de temps aux douanes et tant mieux, vu leur sympathie typiquement française (connard!!! Tu pourrais répondre quand on te dit bonjour et arrête de faire la gueule, tu vas faire fuir les touristes!!!). Heureusement que c’est mon père qui m’attendait à la sortie parce que j’aurais été la cause d’un énième retard des RER en revoyant nos quais, nos rames et nos « sympathiques » usagés Français.

Voilà, voilà, c’est là que se termine le récit de mon voyage. En fait, pas tout à fait puisqu’il me reste à poster mes trois articles en retard sur le Mont Takao, Kamakura et Odaiba. Les brouillons sont écrits, il ne me reste plus qu’à trier mes photos (entre 400 et 600 selon la journée) et à les modifier pour les faire entrer dans ma base de données. Je n’ai pas oublié que je dois faire des articles sur les différents lieux où j’ai résidé.

Je suis bien conscient de ne pas être un grand orateur, donc je pense aussi regrouper mes photos en différents album photo pour ceux qui ne veulent pas me lire et souhaitent seulement voir des petits bouts de Japon. Enfin, comme vous n’avez pu voir de mes différents achats que leurs boîtes (pour la plupart),  je pense poster une série de photos sur Instagram que je dois faire prochainement (et qui me permettra de montrer par exemple les figurines en dehors de leur boîte et assemblées) et que je regrouperais ici sous la forme d’un article dans un bon mois, quand j’aurais reçu mes colis, et qui servira en quelque sorte d’épilogue à mon voyage.

D’ailleurs en parlant de voyage, c’est l’heure d’en faire le bilan. Alors que dire dessus, sinon qu’il a été meilleur que le premier où je tâtonnais, mais c’est normal, c’était la première fois que je jouais au baroudeur et pas un baroudeur de l’extrême, vu l’endroit où j’ai atterrit. J’avais quelques regrets à l’issue de ce premier voyage (ne pas avoir pu faire Hiroshima, faute d’hôtel, ne pas avoir fait Yokohama et ne pas en avoir assez vu d’Osaka) et j’ai pu les corriger lors de ce second voyage. C’était une bonne idée d’avoir fait des réservations dans chacune des villes où j’ai résidé, ça m’a évité ce stress de ne pas savoir où je logeais en débarquant et d’utiliser ce temps pour des choses plus utiles.

Sinon, j’ai aussi pu voir beaucoup de villes nouvelles pour moi, j’en avais d’autres de prévu, mais comme j’ai décidé d’y aller plus doucement, je ne regrette pas de ne pas avoir pu les faire. C’est d’ailleurs pour ça que je n’ai pas fait grand chose à Tôkyô, je considère avec vu tous les coins touristes et c’est maintenant pour moi surtout une ville où je fais mes achats, ce qui permet de contraster avec des villes et des jours où je fais des choses plus sportives. Tiens d’ailleurs en parlant d’achats, c’est peut-être l’un des deux seuls regrets que j’ai pour ce voyage, avec celui de ne pas avoir pu voir les Sakura pendant leur pleine floraison, de ne pas avoir pu m’acheter tout ce qui me tentais, mais c’est inévitable avec ce pays. Mes centres d’intérêts étant pratiquement tous liés à la Pop culture japonaise, j’aurais toujours quelque chose à acheter et même en étant milliardaire, je crois qu’il y aura toujours des choses que je regretterais de ne pas avoir acheté.

En ce qui concerne la langue, même si je considère être à des années lumière d’être bilingue et que j’ai encore des efforts à fournir pour bien comprendre ce que l’on me dit, j’ai fait un sacré bond en avant par rapport à mon premier voyage. Comme je l’ai dit à maintes reprises, je suis très mauvais en anglais et c’était presque impossible de communiquer en japonais un an après avoir commencé à l’étudier. Maintenant que j’ai plus d’ancienneté, c’est déjà beaucoup mieux, je me suis exercé le plus souvent possible, j’en ai même pratiquement abandonné l’anglais tellement ça me facilitait la vie et je suis plus à l’aise pour m’exprimer à l’oral à quelques exceptions près. C’est vraiment motivant parce qu’au jour le jour, je ne vois pas mes progrès et avec ma mauvaise mémoire, qui me fait oublier facilement le vocabulaire que j’essaye d’apprendre, j’ai besoin de quelque chose comme ça pour me motiver à continuer.

Bon, j’espère que vous avez pris plaisir à lire ce blog et à suivre ce modeste récit de voyage d’un pèquenot lambda. Contrairement au premier voyage, je n’ai pas prévu à l’avance, ni programmé d’autres voyages que ça soit au Japon ou ailleurs (c’est pas l’envie que me manque, mais plutôt le temps et l’argent), donc il est possible que ce blog ne soit plus du tout alimenté à l’avenir.

Pour à peu près reprendre le gimmick d’un célèbre globe-trotteur: « On se donne rendez-vous je sais pas où, je sais pas quand. »

A bientôt.

Sakura House, Asakusa Iriya 204: Tôkyô.

Alors pour l’accès, ça a été particulier pour moi avec ce lieu. J’y avais logé pendant mon premier voyage et je n’avais simplement pas eu à le chercher parce qu’un japonais ne m’a pas laissé le temps de me perdre en m’y conduisant de son propre chef. Malgré tout, je pense qu’il faut bien connaître le quartier parce que c’est plein de petites rues et pas évident de trouver son chemin, même avec plan fourni par le staff de Sakura House. Donc pour ce second voyage, je n’ai pas eu à chercher, j’ai largement assez pris possession de ce quartier pour me diriger facilement (bon je dis rien pour ce qui est d’aller en dehors des chemins que je connais parce que comme je l’ai dit c’est plein de petites rues et je m’y suis déjà perdu :op). L’emplacement du bâtiment est parfait à mon sens, j’aime beaucoup ce genre de quartiers vieillots très calme où j’aimerais vivre toute ma vie si j’en avais la possibilité. En plus, contrairement à la campagne, je ne suis pas loin de tout, le métro le plus proche est à une station d’Akihabara, donc de la Yamanote-Sen, donc ça me permet d’accéder à tout le centre ville de Tôkyô en un rien de temps. Le bâtiment en lui-même est assez similaire à ce que l’on trouve autour. Malgré la/les restauration/s, ça se voit qu’il date pas d’hier et c’est pas les escaliers raides de chez raides qui mènent au premier étage, qui me feront dire le contraire. C’est juste une horreur quand on est chargés comme moi, c’est pas évident non plus à monter et à descendre quand on a quelques gros sacs.

L’appart en lui-même(composé d’une seule pièce) est vraiment bien et même si on est plus isolé qu’en étant dans la rue, la vue est bien meilleur que celle du premier appart que j’ai occupé. On a un espace assez grand pour ranger ses affaires, il y a un coin cuisine avec un évier et de quoi se servir de cet espace avec ce qu’il y a dans le placard, un frigo largement assez grand et un four à micro ondes pour ceux qui comme moi fréquentent beaucoup les Konbini. Il y a aussi une petite table avec chaise et une télé avec un petit espace de rangement pour ceux qui en ont besoin et ceux qui veulent s’installer sur le moyen terme. Petit truc avec lequel j’ai du mal au début (pendant mon premier voyage), c’est le futon. Maison traditionnelle oblige, il y a des tatamis sur le sol et quand on fait mon gabarit, les matelas du futon étaient un peu trop fin pour moi à l’époque et j’avais un peu mal au dos quand je dormais. Heureusement pour le second voyage (je sais pas s’ils ont changés les matelas ou si je m’y fais mieux), mais j’ai pas eu ce problème et ça a été aussi facile à vivre qu’un lit banal. Evidemment comme le lieu n’est pas fait pour accueillir une douche et des toilettes, ces derniers sont en dehors de l’appart et partagés avec tous ceux de l’étage, mais comme on est pas nombreux, pas de soucis de ce côté-là. Par contre autre chose que l’on partage avec les autres locataires de l’étage et qui pour ce voyage m’a posé un petit souci, c’est les poubelles. Même plusieurs petits. Il faut savoir que certaines personnes sont désignés pour les sortir quand il faut. Première petit problème à mon sens, on est pas du tout consulté quand ils font leurs choix sur qui les sortira. Lors des deux voyages, j’ai dû les contacter pour les prévenir que je ne pouvais pas les sortir les semaines où j’étais en dehors de Tôkyô. Je pense qu’un logiciel devrait être fabriqué et lié au formulaire d’inscription pour savoir qui est dispo quand et qui est sur Tôkyô pendant tel ou tel semaine de façon à organiser en conséquence les planning pour ne léser personne et surtout pour faire participer le plus de monde. Il y a cinq ou six apparts dans l’étage, logiquement tous occupés et à chaque fois, il n’y avait que deux, voir même trois personnes, qui en étaient chargés pendant tout le mois. Autre petit souci c’est que cette charge de sortir les poubelles dépend aussi de la bonne volonté du désigné. Autant tout s’est bien passé lors de mon premier voyage, autant cette fois sur la fin quand je suis rentré à Tôkyô, en plus du fait que le planning n’avait pas été changé (et pourtant j’ai bien prévenu par mail que j’étais pas là pendant la seconde et troisième semaine d’Avril), la personne qui devait les sortir ne l’a pas fait du tout. Avec la poubelle des cannette et des bouteilles ça allait encore, mais alors la poubelle (enfin les puisque l’ancienne poubelle des choses non-brûlable (Moenai) à été transformé en poubelle Moeru) des choses brûlables (Moeru) débordait bien comme il faut jusqu’à la fin de mon séjour.

Enfin, étant donné que ce n’était pas un hôtel ou une auberge de jeunesse, le contact avec le personnel de Sakura House était différent, tout comme le personnel lui-même qui n’est pas que japonais, mais vient d’un peu partout sur Terre, le contact n’en était pas mauvais pour autant, bien au contraire je les classerais entre ceux de l’Hôtel et ceux des Auberge de jeunesse ou je logeais en fonction des personnes avec qui j’étais en contact. Dans les bureaux de Sakura House par exemple, le cadre les oblige à rester assez sérieux, même s’ils sont pas distants pour autant, je ne garde pas de mauvais souvenirs des rares fois où j’ai été en contact avec eux. Autre exemple que j’ai raconté plus longuement, c’est celui des personnes qui viennent faire le Check Out qui semblent plus détendues malgré ce qu’ils ont à faire et qui sont encore moins distants du fait qu’il n’y a que le/les locataire/s dans la même pièce qu’eux ou alors c’est peut-être leur caractère qui veut ça.