Kamakura

Et voilà, après trois semaines à voyager gratuitement avec mon JR Pass, c’est déjà le dernier jour et dès demain, je devrais payer tous mes trajets comme tout le monde.

Et pour bien commencer cette journée, pourquoi ne pas sortir de Tôkyô une avant dernière fois (la dernière, c’est quand j’irais à l’aéroport de Narita) pour aller dans une petite ville bien calme pour ne pas avoir la foule que j’ai eu hier (pauvre fou, tu ne sais même pas l’erreur que tu fais). Avant d’y être j’avais besoin de vérifier une petite chose, je ne peux pas me rendre à ma destination avec le Shinkansen ou un équivalent, mais avec un train de banlieue qui fait parti de la compagnie JR, donc logiquement je devrais pouvoir le prendre avec mon JR Pass. Mais voilà, on est très mal informés sur les trains de Tôkyô que l’on peut prendre avec ça quand on va l’acheter, donc je sais pas à l’avance ce que je peux utiliser comme train/métro en dehors de la Yamanote-Sen. Mais bon, qui ne tente rien n’a rien et c’est parti pour la gare de Tôkyô pour vérifier si je peux prendre gratuitement ou pas la ligne Yokosuka. Sur place, il y a pas mal de monde qui vient parler aux employés de la gare, mais je finis par en avoir un qui me donne une réponse affirmative et c’est donc parti pour aller à Kamakura.

Le train que j’arrive à chopper est déjà bien fréquenté et j’espère qu’au pire des cas, ils descendront à Yokohama, parce que le trajet est long et que j’aimerais bien pouvoir me trouver une place assise pour m’occuper. Malheureusement la rame ne semble pas se vider et pire, elle a l’air de se remplir encore plus et c’est même pire une fois arrivé à Yokohama, on se croirait en heure de pointe. Une fois arrivé à la station de Kamakura, c’est la croix et la bannière juste pour sortir de la rame et les quais sont bondés (c’est donc là que se rendent les Tôkyôites le week end si j’avais su, j’aurais modifié mon programme en allant au Mont Takao le Dimanche). Je trouve quand même un espace au calme le temps que les quais se vident, mais c’est pas mieux une fois en bas, il y a la queue pour sortir du côté des employés de la gare, qui doivent contrôler mon pass pour que je puisse sortir de la gare.

Kamakura2013 (1)

Je sors évidemment du côté où il y a le plus de monde pour espérer pouvoir récupérer un plan de la ville et les japonais traînent bien devant la gare. Moi qui ne voulais pas prendre de bus, je me dis que de toutes façons j’aurais pas eu le choix si j’avais fait le feignant (il y a sûrement eu une grosse attente pour ceux qui sont restés). Bon en consultant mon plan, je vois que tous les lieux que j’ai noté sont dans la même zone du côté de Kita-Kamakura, la gare d’avant, mais je me rappelle aussi qu’il y a une grande statue de bouddha dans cette ville et que je l’ai même pas noté sur mon papier, donc c’est là que je vais en premier. Avant même d’y être, je me dis que je vais bien faire souffrir mes mollets aujourd’hui parce que le Temple Kotokuin où siège le Bouddha se trouve à égal distance de la gare, mais dans des directions presque totalement opposées. Tant pis, allons affronter la foule pour atteindre ce fameux temple. Je fais un léger détour pour m’éloigner de la foule juste avant ma destination en pensant y aller par une rue parallèle plus calme.

J’arrive devant un petit sanctuaire légèrement en hauteur qui a l’air d’être une impasse, je vois une femme qui va prier un peu plus haut, je me prépare tranquillement à redescendre, mais je remarque qu’entre temps, elle n’est toujours pas redescendue et je me dis qu’il y a peut-être un passage moins connu qui permet d’atteindre le Temple, donc je monte jusqu’à l’endroit où elle priait et je vois un « chemin » de terre assez difficile à grimper. Je vais voir par curiosité en montant un tout petit peu et je me fais la réflexion que c’est pas ce que je pense. « Bon qu’est-ce que je fais? Je redescend ou je tente de voir où ça pourrait mener? » Et c’est là que je la vois redescendre. « Ah bah ça se trouve c’est peut-être qu’un cimetière bien caché. » Et je décide de rebrousser chemin jusqu’à la route que j’avais quitté plus tôt et reprend le chemin qui mène au Temple vraiment très fréquenté.

J’ai vraiment mal choisi mon jour pour venir parce que depuis la gare, je ne peux pas profiter de la ville, on se croirait dans le sud de la France en plein été. Les gens marchent à deux à l’heure, n’importe où et on est même obligé des fois de descendre du trottoir pour pouvoir circuler. Le temple est légèrement pire puisque c’est un endroit payant et qu’on se retrouve donc dans un espace limité, et c’est pas bien grand d’ailleurs. J’arrive très vite devant le Bouddha en question, je suis légèrement déçu, je le voyais plus grand et après avoir vu celui de Nara, je peux difficilement le trouver impressionnant, mais maintenant, je pourrais dire que je l’ai vu et j’en profite pour essayer de prendre une photo. Et je dis essayer, je suis pas venu pour prendre en photo des têtes de touristes, mais seulement le Bouddha et c’est pas évident de l’avoir tout seul avec ces attroupements.

Après j’en fais le tour et remarqué qu’il y a des gens qui faisaient la queue. « Ah mais oui, c’est vrai qu’on peut aller à l’intérieur! » Je regarde le prix et me décide à y aller. Ce fut moins lent que je le pensais, mais bon faut dire qu’on en a rapidement fait le tour et heureusement que c’était pas plus cher, parce que ça serait une arnaque. Ensuite, je vais voir ce qu’il y a d’autre, mais comme je le pressentais, c’est vraiment pas grand, il n’y a qu’un vague jardin autour des murs qui entourent le Bouddha et une boutique de souvenir.

Je vais voir ce qu’ils ont sans conviction pour essayer de trouver un petit truc à ramener à ma famille avec le peu d’argent qu’il me reste, il y a plein de choses soit trop chers, soit qui ne me semblent pas intéressantes à offrir. Puis, je tombe sur des sets de cinq paires de baguettes avec des motifs vraiment jolis et ça tombe bien, on est cinq chez mes parents, donc c’est une bonne occasion de permettre à tout le monde d’avoir ses propres baguettes quand on mangera japonais ou chinois.

Juste après en passant sur un petit pont, je vois devant moi quelques japonais s’exciter devant quelque chose qui les fascine, je vais donc voir par curiosité, mais je n’arrive pas à trouver ce qu’ils regardent. Est-ce qu’ils ont vu un animal rare ou difficilement visible? Mais tout ce que je vois, c’est un corbeau posé sur une branche. « Non, mais vous allez pas me dire que vous en avez jamais vu?! C’est comme les pigeons à Paris, on en voit partout!! » Mais il finit par s’envoler et les japonais ne semblent pas le suivre des yeux. Ils s’approchent même du minuscule plan d’eau pour regarder quelque chose dans la direction de deux personnes assises sur un banc. Et c’est là que je le vois, un écureuil vraiment pas farouche qui est descendu au pied de l’arbre où sont aussi assises les deux personnes. L’occasion est trop belle et il est assez près pour que je l’ai en assez gros plan pour qu’on le remarque.

Malgré que midi soit largement passé et que la faim me guette, je m’interdis d’aller manger des glaces au Macha, qui seraient parfaites en cette journée bien chaude et ensoleillée, ou d’aller dans un des restos sûrement blindés de monde puisque près du Temple, et je me dirige directement vers Kita Kamakura toujours à pied. Je mets de côté ma réserve et me la joue parisien en zigzaguant entre les gens et en descendant souvent du trottoir pour avancer beaucoup plus vite et distancer ces zombies de touristes pour ne pas mettre une heure à faire 300 mètres. Je tourne trop tôt vers la gauche et me perd vaguement. Vaguement parce que la ville est à taille humaine et que je sais qu’en allant vers le Nord, j’arriverais bien à un endroit indiqué sur mon plan (aussi vague au passage), et ça ne manque pas parce que je passe devant le Temple Jufukuji, puis le Temple Eishoji. J’en profite pour y jeter un oeil, il n’y a de toutes façons presque rien à voir.

A ce niveau-là, le foule semble moins dense et en plus je retrouve la ligne de chemin de fer qui est un de mes repères qui me confirme encore que je vais dans la bonne direction. En arrivant bien au nord de la ville, j’hésite entre continuer tout droit ou passer sous les rails pour rejoindre les Temples que je ne vois toujours pas. J’opte pour la seconde solution, je longe encore la ligne de chemin de fer avant de me rendre compte que c’est pas le bon chemin, ça ne mène qu’à des pavillons. Je prends donc la route de droite et arrive devant une autre intersection avec un plan et des panneaux qui indiquent plusieurs Temples. J’essaye d’aller du côté de Choju-Ji, mais il n’est pas indiqué et je vais dans la direction qui semble être la bonne selon mon plan et qui passe en plein dans une colline bien boisée. Bon, le chemin est bétonné, mais la côte est bien raide et c’est bien fatiguant à monter. Une fois en haut, c’est tout le contraire, une bonne descente jusqu’à arriver près d’un Temple, je vais donc voir dans le coin s’il y a un resto intéressant, mais rien ne me tente et je veux relire mon papier pour voir les Temples que je voulais visiter pour ainsi partir dans la bonne direction, mais je me rend compte que je l’ai pommé. Bon tant pis, je regarde mon plan et décide de partir voir les trois les plus au nord avant de redescendre en direction du Sanctuaire Shinto Tsurugaoka pour rattraper après la gare de Kamakura.

Entre temps en étudiant mon plan, je vois un type un peu space en vélo (genre hippy version japonaise et plus tout jeune, donc autant dire que sa tronche se remarque encore plus au Japon) qui freine d’un coup quand il me voit et descend de son vélo pour me demander où je veux aller (en anglais bien sûr, j’ai une gueule d’occidental, donc je suis forcément anglophone :op) et me demande si je connais pas… (j’ai pas compris son mot ou nom). Je lui dis que je suis pas perdu et que je regarde juste sur mon plan pour voir ce qu’il y a dans le coin. Il insiste un peu pour voir si je suis vraiment pas perdu (non mais tu lis mon blog et tu crois que je me perd toutes les cinq minutes ou quoi? lol), puis finit par me saluer et enfourche son vélo pour partir.

Je pars donc en direction de Temple Engaku-Ji, Tokei-Ji et Jochi-Ji (les deux derniers étant un peu avant le premier sur une route parallèle séparée par la même ligne de chemin de fer que je longeais il y a un moment). Un peu plus loin, je tombe sur un stand avec quelque chose que je connais pas. Je lis le nom Seiben en dessous. Tiens je connais pas. Bah allons tester pour voir ce que ça vaut. En fait c’est un genre de gâteau sec comme on en trouve pas mal dans les magasins chinois, je crois que c’est le genre de chose qu’aiment beaucoup les asiatiques peu importe le pays, mais moi perso, c’est beaucoup moins mon truc et ça réussit même à me couper l’appétit. Tant mieux, ça me fera faire des économies.

Kamakura2013 (62)

Seiben

Plus tard, j’arrive donc au niveau de la ligne de chemin de fer, je décide sur un coup de tête d’aller voir d’abord le Tokei-Ji et le Jochi-Ji. Je passe devant le second, mais décide d’aller au plus éloigné en premier. Arrivé devant le Tokei-Ji, je vais évidemment payer l’entrée. Ah ouais tiens, j’ai pas parlé de la ville parce qu’elle ressemble beaucoup à une autre ville que j’ai visité, Kyôto. C’est vraiment le même genre de ville, mais en version mini. Mini centre ville. Mini Bouddha. Mini Temple. Et donc mini prix, mais sur le même principe, un peu + un peu, ça fait une sacrée somme au bout d’un moment et je suis à la fin de mon voyage, donc je fais gaffe à ce que je dépense (dit-il après s’être offert une Dreamcast sur un coup de tête hier ;op). Bon ça va, c’est que 200 yens, soit à peu près deux fois moins que le prix moyen d’un billet d’entrée pour un temple de Kyôto.

Vu de l’extérieur, je me dis qu’il est très petit et ça me fait un peu mal de payer 200 yens pour 30 secondes de visite. Bah en fait, il est pas si petite que ça, même si bon, j’ai pas trop compris ce qui était un Temple dans le lot. Il y a plusieurs bâtiments à l’entrée, mais aucun que l’on peut visiter et plus loin, je me rend compte qu’il y a un coin plus boisée qui abrite un cimetière. Le paysage est vraiment magnifique, les arbres sont bien verts et en faisant attention, on peut voir le soleil filtrer à travers les feuilles et sublimer tout ce vert (l’occasion de prendre de belles photos sans avoir un gros APN).

J’en ressors donc heureux et rassuré d’avoir pas payé pour rien, ils les valent largement ces 200 yens. Je me dirige vers le Jochi-Ji, je me mets légèrement en retrait pour laisser passer les quelques personnes qui vont dans le sens inverse et en profite pour checker les Mii que j’ai reçu par Streetpass. J’entends une voix de petite fille qui semble dire un mot ressemblant vaguement à Haaro dans ma tête (c’est Hello, mais prononcé à la japonais), je lève très légèrement la tête sans quitter des yeux ma console, mais me dit que j’ai dû rêver. Les enfants ne m’ont jamais abordés jusque-là, j’ai même l’impression que je les intimide trop pour qu’ils franchissent le pas. Mais bizarrement au moment ou je rebaisse la tête, j’entends une femme dire Zannen (Dommage, en japonais) avec un ton amusé et il y a l’air d’y avoir d’autres voix qui rient. Ah, j’ai dû faire une erreur qui va vexer quelqu’un. Donc je regarde dans la direction où j’ai entendu la voix et je vois quelqu’un avec une poussette passer devant moi en direction du Temple que je viens de visiter.

Dans la poussette une gamine qui doit avoir dans les 7 ans en train de me regarder intensément avec un grand sourire et qui répète le même mot: « Haaro! Haaro! » Surpris, je ne trouve rien d’autre à dire que « Hello! » pour répondre à son bonjour en anglais et je lui dis Konnichiwa pour lui faire signe que je parle un peu le japonais. La mère a l’air complètement amusée par sa fille qui essaye de communiquer avec un étranger et est accompagnée d’autres personnes qui sont dans le même cas. Elle s’arrête vaguement pendant une seconde au cas où sa fille voudrait dire autre chose, mais comme elle se contente de me regarder avec de grands yeux et que moi je suis tellement troublé par la situation que je sais pas quoi dire, on se contente de se faire un signe de la tête pour se saluer et chacun repart de son côté (en continuant d’être amusé par cet étranger qui a dit bonjour en japonais du côté de la mère).

Arrivé devant le Jochi-Ji, je vois que c’est aussi payant, mais c’est aussi seulement 200 yens, donc je vais voir ce qu’il vaut. J’ai exactement la même réflexion à l’entrée. Ca a vraiment pas l’air grand et je vais y rester pendant quelques secondes et en fait j’y suis resté plus longtemps. J’ai là aussi pas compris ce qui était le Temple dans tout ça. Il y a aussi quelques bâtiments que l’on ne peut pas visiter pour la plupart et il y a l’air de se passer des choses pour un public réduit dans d’autres, donc j’entre nulle part. Comme c’est proche du premier Temple, la végétation est la même et le soleil à la même hauteur que tout à l’heure, donc c’est aussi beau que le premier Temple, il y a aussi pas mal de mousse verte sur les pierres qui donnent un certain charme au lieu.

Sinon, il y a aussi un petit passage sur un rocher qui mène devant une statue de la divinité du bonheur et je vois les gens qui sont avant et après moi lui frotter le ventre (je crois avoir lu des choses sur ce genre de divinité, selon l’endroit que l’on frotte, on souhaite avoir de la chance dans un domaine particulier: l’argent, le travail, l’amour,…). Bon moi étant donné que je suis pas quelqu’un de spirituel, je me contente de prendre des photos et ne pas prendre part à ces rituels traditions. Je finis par sortir pour retraverser la ligne de chemin de fer et reprendre la route parallèle.

J’arrive au Engaku-Ji et c’est encore payant. Bon heureusement vu l’heure, je me dis que ça sera le dernier, j’ai pas envie de me retrouver à manger mes doigts parce que j’ai dépensé mes derniers deniers pour voir des Temples. Cette fois, je me fais la réflexion inverse, ça a l’air grand, mais au final, je pense que c’est le lieu que j’ai trouvé le moins intéressant. Il y a pas mal de bâtisses, un énorme portail, mais voilà tous ces lieux, on ne peut les voir que de l’extérieur, soit c’est fermé et au mieux, on accède juste à l’enceinte qui entoure le bâtiment, soit c’est payant.

Tant pis, je fais sans et en fait le tour, je m’offre même le luxe de me poser un instant sur un banc avant de me rendre compte qu’il est déjà 17h passé et dans la série de similitudes qu’il y a entre la ville Kamakura et celle de Kyôto, il y a forcément celle des horaires de fermeture des Temples qui ferment très tôt à Kyôto. Donc je reprend ma visite, je finis par arriver devant un panneau qui indique un « trésor national ». Ah enfin quelque chose d’important à voir. Je gravis donc les marches pour tomber sur un minuscule Temple, qui doit être le fameux trésor national et à côté un petit café avec des tables à l’extérieur placées de façon à avoir une vue sur les environs. Je vais voir ce qu’elles servent et me rend compte qu’il y a du Macha. « Allez, va pour un second et dernier Macha avant mon retour en France. » Bon pour la vue on repassera, j’ai pas trouvé une super bonne place, vu comme c’est fréquenté, mais j’ai encore pu avoir le plaisir de tester le mélange entre le petit gâteau (indispensable pour faire passer le goût amer du thé) et le Macha.

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Comme à mon habitude, je n’ai pas manqué de dire que c’était bien bon au moment de partir, j’ai pris la direction de la sortie un peu plus tard, mais comme prévu tout était fermé, donc j’ai dû rejoindre la sortie de service.

Je suis remonté du côté de la gare de Kita-Kamakura, qui ressemble un peu à certains gares éloigné de la banlieue parisienne comme celle d’Orsay-ville, c’est à dire qu’il n’y a pas de portiques et visiblement personne pour contrôler. Avant d’y aller, je vais à l’autre bout de la gare pour voir s’il y a une autre entrée. Comme j’ai rien à faire valider, j’ai l’impression que je vais rentrer dans la gare comme un voleur, comme si je fraudais, mais comme il n’y a pas d’entrée, je me fais une raison et entre comme un voleur dans la gare en sortant quand même mon JR Pass pour bien montrer que je fraude (je comprends pas pourquoi je me sentais coupable à ce moment-là alors que j’ai rien fait de mal).

Kamakura2013 (199)

Bref, je prend le premier train de banlieue qui passe pour faire le chemin inverse jusqu’à la gare de Tôkyô. Comme d’habitude, je fais les changements habituels jusqu’à Akiba pour aller prendre la ligne Tsukuba Express jusqu’à Asakusa. A la station d’Akiba, j’ai pris un ascenseur. Oui, je prends des ascenseurs, mais celui-là me sert de raccourci.

Je vois deux gamines à côté de moi qui font les folles et sont très amusantes à voir. Soudain la plus grande des deux (un peu moins jeune que celle que j’ai rencontré plus tôt dans la journée) lève la tête dans ma direction et fait une tête de trois mètres de long, ultra surprise de voir un étranger et elle a énormément de mal à cacher sa surprise dans un lieu aussi exigu qu’un ascenseur. Elle a une réaction du genre (si c’était moi): Oh putain de bordel de merde!!!!!!!!!!! Un Eigo-jin!!!!!!!!!!! Oui, je l’aurais dans la peau jusqu’au bout ce syndrome de l’étranger forcément anglophone (mes profs d’anglais du collège sont en train de se suicider en se rappelant des notes que j’avais, passé les premiers mois d’apprentissage).

Elle essaye de me dire un demi milliard de choses que je ne comprend pas et en plus devant sa réaction ultra décomplexée, je me retrouve comme un con à ne pas savoir quoi dire et à juste rire. Bien évidemment, tout le monde s’est retourné dans l’ascenseur et semble bien s’amuser de la situation. Au bout d’un moment (oui bon juste deux secondes, je vais pas au centre de la Terre avec cette ascenseur ;op), le père essaye de la calmer ou de la faire taire, en lui disant que je ne comprends rien. Bah oui Gaijin=Anglophone, c’est pas possible qu’ils puissent s’exprimer en japonais. Ce que je n’aurais pas pu faire d’ailleurs tellement je savais pas quoi faire. lol J’aurais dû trouver un truc drôle à dire, mais rien ne vient. Bon quand j’arriverais à trouver quoi dire et faire dans ce genre de situation avec un enfant, je pourrais dire que j’aurais franchi un cap dans mon apprentissage de la langue. lol

Enfin après tout ça, j’ai poursuivi mon chemin, en découvrant à Asakusa une autre sortie bien plus proche de chez moi que celle que je prend d’habitude et je n’ai pas manqué comme à mon habitude d’aller me réapprovisionner dans un Konbini, avant mon retour chez moi.

Kamakura2013 (200)

Chala head chala!!!!

Avant de commencer, je tiens à dire que c’est normal si les articles des trois derniers jours ne sont pas encore postés. Pour le premier, c’est parce qu’il n’y en aura pas, ça sera expliqué dans le second. Pour le second et le troisième parce que j’ai pas assez de temps pour les finir, ils arriveront plus tard. J’ai fait les brouillons et j’ai seulement eu le temps de trier mes + de 900 photos au cumulé, il me reste « seulement » à rétrécir les copies, à y apposer le logo et à faire la mise en page.

J’avais aussi prévu de faire des articles sur les autres lieux où j’ai logé, mais je pense qu’avec le retard que j’ai et le peu de temps qu’il me reste ici, ils seront très probablement postés à moi retour en France (même si je changerais la date où ils sont postés pour que ça vienne à la suite des récits de mes voyages dans les diverses villes que j’ai traversé).

Après les deux grosses journées d’hier, j’ai décidé aujourd’hui de m’offrir une journée plus calme, c’est aussi parce que j’ai pas le choix, j’avais urgemment besoin de faire une machine, donc ça me flinguait d’office ma matinée. C’est donc en début d’après-midi que je sors du Taito-Ku pour me rendre à Akiba. J’avais prévu à la base d’aller à Ueno après un rapide passage à Akiba, mais il n’a pas été aussi rapide que ça. ^^

A la base, je venais seulement pour faire quelques achats pour quelqu’un d’autre, mais il ne faut jamais jurer de rien avec Akihabara. Arrivé là-bas, je commence un tour des boutiques pour trouver les figurines Magi que je recherche désespérément depuis le début de mon séjour (à croire qu’ils ont décidés de ne pas les sortir, à moins que je ne fasse que passer à côté). Les recherches ne sont pas couronnées de succès, mais à défaut, j’ai pu découvrir des boutiques intéressantes pour récupérer des figurines One Piece pour un possible futur voyage. Je finis par aller dans une boutique que je connais bien et qui vend de tout et n’importe quoi en matière de goods, je vois une des figurines que j’avais vu à Hiroshima, mais ça ne correspond pas à ce que je cherche, donc comme dans une autre des boutiques que j’ai visité, je vais voir un des vendeurs pour voir s’ils ont des petites figurines de Magi, il me dit que non, mais me donne un prospectus avec une autre adresse de leur magasin dans une autre lieu bien connu des services, en disant qu’ils en ont.

Je vais donc au quatrième étage de la tour Akiba culture zone et comme l’étage est encore plus rempli de figurines, je vais voir le premier vendeur que je vois pour lui poser la questions. Il me répond avec un ton du genre « dégage de là » que c’est plus loin sur la gauche. Bon, on se calme, retiens ton envie de lui donner un coup de boule, même en restant poli, on peut quand même trouver des cons au Japon. Je tombe donc sur la partie de l’étage qui appartient au magasin que j’ai visité plus tôt, je pose la même question au vendeur et il me dit en s’excusant, qu’ils n’ont rien .

Bon tant pis, je reste un peu dans l’étage et vois dans une partie qui appartient à un autre magasin, la même figurine et une autre de la même série. Comme c’est pas celles qu’on m’a demandé, mais que je n’arrive pas à trouver ce que l’on me demande, je tente quand même d’aller poser la question à un vendeur et au pire des cas, je prendrais les deux grandes figurines (elles sont pas chers en plus et la finition de celle que j’ai vu en vitrine a pas l’air dégueulasse). Il m’en montre d’autres bien plus petites et plus chers, qui ne correspondent pas du tout à celles qu’on m’a demandé, donc tant pis, je reste sur une énième défaite et prend les deux grandes figurines.

Super Potatoe n’étant pas loin je décide d’y faire un tour pour voir s’ils ont Pokemon Green avec sa boîte (oui je vais partie de cette espèce qui aime acheter leurs jeux avec leur boîte ;op) , mais ça n’est pas le cas et je fais un tour des deux étages pour voir s’ils ont des consoles collector Pokemon. Toujours rien.

Je retombe sur les Dreamcast qui me faisaient envie lors de mon premier passage et je me décide enfin à franchir le pas. J’avais dit dans le premier article de ce blog que je suis un pro-Nintendo, même si j’ai jamais vraiment jouer le jeu des guerres de consoles, mais du côté de Sega, la Dreamcast a été pour moi une console aussi importante que la 64 (voir même plus). J’ai eu l’occasion de tester quelques jeux et comme beaucoup de joueurs, c’est une des consoles qui m’a le plus marqué. Mais voilà, jusqu’à présent j’y ai joué avec celle de ma petite soeur et je n’en ai jamais eu une à moi. Je profite donc aujourd’hui du prix plus qu’abordable de la console pour m’en prendre une, mais avant je vais voir du côté des jeux ce que je pourrais me prendre.

J’ai déjà Sonic Adventures 2 sur Game Cube et je l’ai aussi testé sur Dreamcast, j’ai déjà récupéré les deux Marvel vs Capcom et je ne veux pas prendre de jeux de combats comme unique jeu. Je cherche donc parmi les jeux les moins visibles, Pop n’Music nécessitant une manette spéciale, je fais l’impasse dessus, et puis je tombe sur un RPG assez célèbre, dont j’avais entendu entendu: Eternal Arcadia. Ca tombe bien, c’est le seul RPG que je trouverais et c’est mon genre favori, donc je le prend.

Ensuite je tombe sur une grosse boîte Love Hina en dessous des consoles, avec les logos Dreamcast et Limited Edition, je comprends pas trop ce que c’est, donc je vais demander à un vendeur, qui ne semble pas comprendre les mots Love Hina (je sais même pas si le Manga à un autre nom ici). Il vient avec moi pour que je lui montre la boîte et m’explique en gros que c’est une édition collector d’un jeu Love Hina et après quelques hésitations (pas pour le prix, très bas, mais pour la taille de la boîte qui risque de prendre un peu trop de place dans ma valise), je me dis que je me dois de le prendre. Vu à quelle vitesse les choses un peu rares disparaissent dans ce magasin, je me dis que j’aurais sûrement pas d’autres occasions de trouver ce pack et comme je l’ai dis dans le premier article du blog, Love Hina est un des premiers Mangas (sinon le premier) que j’ai lu et donc il a une place toute particulière dans mon coeur.

Enfin comme je me doute que l’unique Dreamcast dans sa boîte n’a pas de Memory Card, je prend à côté de la caisse une des Memory Card avec une couleur originale.

Je finis par remonter la rue pour trouver un distributeur de gashapon de Magi et je dis que c’est l’occasion de faire diminuer ma collection de pièce de 100 yens en n’en prenant deux. ;op La première est un doublon que je me garde et la seconde un que j’ai pas récupérer, et d’après l’image du distributeur, il ne me reste que le héros de ce Shônen à récupérer.

C’est donc les bras bien chargés que je fais une halte bien tardive pour déjeuner dans un KFC, je prend évidemment le menu Dragon Ball pour récupérer une autre bouteille (cette fois c’est celle avec la coiffure de Super Saiyen de Goku que je récupère).

Tôkyô2013 561

Un peu plus tard, je me dis qu’il serait temps que j’aille au ciné, je devais y aller avec quelqu’un à la base, mais mon compère n’ayant pas donné signe de vie depuis, je n’ai donc pas eu d’heure et d’endroit où se trouver et j’ai décidé au dernier moment d’y aller seul (et aussi de faire le programme de ma journée d’ailleurs lol).

Je reprend donc la Yamanote-Sen en directement de Yûrakuchô pour essayer de trouver le ciné le plus proche de chez moi qui diffuse le film Dragon Ball Z: Battle of Gods. Le problème c’est que j’ai pas l’adresse et que j’ai vaguement le plan de l’emplacement en tête. Il est dans une des grandes rues parallèles au métro et côté Ginza, donc je vais dans cette direction et finis par tomber sur une grande rue devenue piétonne pour la journée ou le week end. Ca tombe bien, c’est blindé de monde, mais toujours pas de Marunôchi Toei, le cinéma que je cherche. Je vais donc me renseigner auprès d’un vendeur, qui doit forcément connaître le quartier, mais il me dit qu’il ne voit pas où c’est et m’invite à aller deux pâtés de maison à côté pour trouver je sais pas quoi. Sûrement un Kôban où je pourrais être renseigné.

Je vais donc dans la direction qu’il m’indique, mais ne trouve pas d’endroit où je pourrais demander mon chemin, donc à défaut, je tombe sur des Salary Men/Office Lady en train de faire une pause clope dans un coin « aménagé » pour ça, ils finissent par me montrer le chemin sur un plan. Bah en fait, j’étais allé trop loin parce que c’est plus près de la gare et je finis par le trouver. Je vais payer ma place en pleurant intérieurement à cause du prix horriblement cher des places ici, reçois une carte postale Dragon Ball en entrant dans le ciné et arrive dans la salle pendant la diffusion des bandes annonces.

Tôkyô2013 559

Alors pour ce qui est du film, je vais essayer de pas spoiler (de toutes façons, vu mon niveau en japonais, je risque pas de vous spoiler une grosse partie des dialogues, vu que j’ai surtout compris l’intrigue avec ce que je voyais), mais à défaut, vous pouvez zapper cette partie de l’article pour revenir sur le prochain mot en gras.

Bon autant le dire tout de suite, l’intrigue n’est pas extraordinaire, mais c’est pas trop pour ça que j’étais venu, donc j’ai vraiment passé un bon moment, c’est une bonne grosse dose de nostalgie que je me suis pris. C’est rempli à mort de fan service et ça mélange un peu les ambiances des deux époques du Mangas, c’est à dire qu’il y a pas mal de passages drôles et très naïfs comme dans la partie du Manga où Goku est enfant et il y a des combats qui montent crescendos comme dans la partie adulte. Comme ça a l’air de se passer entre la partie Z et la partie GT, on retrouve pas mal de protagonistes côté alliés et même une petite surprise pour l’une d’elles, il y a même un trio de méchant du début du Manga qui fait une apparition et qui est tourné en dérision, parce que autre précision, il n’y a pas réellement de méchant qui veut conquérir la Terre ou la détruire dans ce film. Donc quand ça arrivera en France, n’attendez rien de ce côté-là, vous risqueriez d’être déçus. Sinon, j’ai trouvé que Flow s’était bien débrouillé dans sa reprise bien punchy de Chala Head Chala et le morceau en entier a été placé à un très bon moment (pendant le générique de fin où défilaient des pages des différents tomes du Manga en mettant en avant certaines cases de moments importants de l’intrigue). Autant dire que je suis sorti avec un grand sourire de la salle avec ça.

Après tout ça, comme il commençait à faire nuit, que j’ai prévu une longue journée demain pour le dernier jour où je pourrais utiliser mon JR Pass et que je suis trop chargé pour faire autre chose, j’ai décidé de rentrer en passant par le Family Market le plus proche de chez moi pour me prendre tout juste de quoi manger pour ce soir et demain matin.

Tôkyô2013 560

Tengu

Il y a quelques mois, j’avais noté un lieu grâce au blog Wakarimasen que je pensais proche de Tôkyô, mais qui est en fait dans Tôkyô, et c’est seulement maintenant que j’y vais à trois jours de la date d’expiration de mon JR Pass. J’avais deux solutions à mon actif, soit prendre la Keio-Sen jusqu’à son terminus et donc tout payer. Soit prendre la Chûô-Sen jusqu’à son terminus et rejoindre la Keio-Sen et là c’est bien plus économe puisque je paye que l’unique arrêt que je ferais avec la Keio-Sen.

Bon, jusqu’à présent, j’ai utilisé mon JR Pass qu’avec la Yamanote-Sen et je ne suis pas sûr de pouvoir l’utiliser avec la Chûô-Sen, mais bon qui ne tente rien n’a rien, donc c’est parti pour aller à la station Kanda, la plus proche d’Akihabara pour prendre la Chûô-Sen. Arrivé là-bas, j’ai quand même la décence de demander à un agent si je peux utiliser mon Pass avec cette ligne et il me confirme ce que j’avais lu sur internet, donc c’est parti pour un long trajet gratuit jusqu’à Takao, le fameux terminus. Comme j’ai beaucoup de temps devant moi, j’en profite pour encore continuer ma partie de Fantasy Life où je suis allé plus loin dans le scénario, en zappant « un peu » les dialogues et en m’essayant à une autre classe, celle de couturier, qui me permet de faire des vêtements avec de meilleurs stats que ceux des magasins.

A Takao, je fais donc le changement vers la Keio-Sen, je repère une librairie presse qui pourrait avoir le magazine que je dois ramener pour quelqu’un d’autre, mais comme je veux faire ma randonnée en étant le moins chargé possible, je remets donc ma recherche à plus tard et me rend donc à Takaosanguchi, terminus de la ligne Keio.

En sortant de la gare, je remarque qu’il y a plusieurs classes d’enfants et j’espère secrètement qu’ils prendront un autre chemin que moi pour pouvoir profiter de la nature seul. Je trouve rapidement un plan, seulement en japonais, mais assez clair pour je ne sois pas embêté par les inscriptions en kanjis que je ne comprends pas. Comme il est midi plus que passé, je cherche un endroit pour me restaurer avant mon ascension, il n’y a rien d’intéressant au niveau de la gare, mais je repère quelques restaurants un peu plus loin, donc je vais voir ce qu’ils font, mais finalement je trouverais un Konbini où je prendrais aussi une grande bouteille d’eau et de quoi grignoter une fois en haut.

Je trouve une table en bois pour pique niquer, elle est occupé par une personne plutôt âgée, qui se prépare à faire l’ascension, je lui demande si ça le dérange pas que je m’installe à la même et unique table du coin. Ca n’a pas l’air de l’embêter, il me félicitera plus tard pour mon japonais, avant de rire. Je ne sais pas sur le moment si c’est à prendre au premier ou au second degré, mais à défaut de savoir, je me contente de le remercier.

Après tout ça, je poursuis mon chemin en longeant le ruisseau à la recherche de l’entrée du Mont Takao, j’arrive du côté d’une route suspendu très moche et qui dénature complètement le coin, je me dit que ça fait un peu loin pour une entrée et hèle un ouvrier pour lui demander où est l’entrée des chemins de randonnée du Mont. Bah en fait, je suis allé trop loin (du genre un bon gros kilomètre), donc je rebrousse chemin jusqu’à arriver au niveau du coin où je mangeais et trouver l’entrée. Bon pour ma défense, c’est vraiment mal indiqué sur place que c’est l’entrée et faut vraiment le voir que c’est une rue pour touristes tellement c’est calme avant l’entrée.

Une fois sur place, je cherche le chemin 6, qui était cité comme étant le plus intéressant pour la montée, il est plus loin que je pensais et est bien mieux que le laissait présager la route bétonnée où circulent des voitures, qui conduit à ce chemin de randonnée. Bonnes nouvelles, c’est très calme, il n’y a personne avec moi et on est vraiment en pleine nature. Pas de béton, pas d’escaliers. C’est un chemin de terre avec pas mal de caillasse avec une alternance avec les racines des arbres qui font des marches naturelles. L’ascension est vraiment pas fatigante, ça n’est ni trop raide, ni difficile à parcourir. Sur une grosse partie du chemin, on longe un ruisseau, en étant bien à l’ombre et c’est pas plus mal vu la chaleur et le beau temps qu’il fait aujourd’hui. On peut profiter du magnifique paysage qui nous entoure, rempli d’arbres immenses avec des feuilles bien vertes et un petit côté forêt tropicale.

Le chemin devient quand même plus raide à mesure que j’avance (le sommet est quand même à 500 mètres de hauteur et à cette allure, c’était pas 3 kilomètres que je faisais, mais 300 :op), je fais les deux premiers kilomètres assez tranquillement en profitant du paysage et en prenant mon temps pour faire mes photos, contrairement aux rares japonais que je croiserais et qui sont équipés pour l’Everest. Plus loin, j’arrive sur une portion un peu compliquée à gravir puisque cette fois, on ne longue plus un ruisseau mais on marche carrément dedans (pas très écolo tout ça), même si celui-là est minuscule. Heureusement parce que c’est légèrement glissant et je comprend maintenant pourquoi c’est interdit à la descente.

La suite est d’abord plus facile, puis vraiment fatigante cette fois, des escaliers en bois font leur apparition et ça fait bien travailler les mollets et les genoux, mais ça veux aussi dire que la fin est proche. J’arrive finalement près de gardes forestiers, qui installent la pancarte interdisant la descente par le chemin où j’arrive, il me reste une dernière côte à gravir et me voilà enfin arriver.

J’essaye de trouver une vue imprenable que l’on s’attend à voir à cette hauteur, mais les arbres cachent bien les environs et on ne peut voir que partiellement ce qui nous entoure. Ca semble mal parti pour la descente, des nuages ont l’air d’arriver et quelques gouttes de pluie commencent à tomber, mais bon j’ai mon petit parapluie avec moi au cas où. Après avoir fait quelques photos, je m’installe pour me réhydrater et manger un bout avant la descente. J’ai remarqué depuis mon arrivée qu’une quadra arrêtait pas de me fixer sans oser m’aborder et quand je me suis installé, elle s’est mise à discuter avec deux types en ayant l’air de parler de moi en riant (je pense avoir compris quelle parlait de moi quand je prenais une photo au dessus de moi et que j’ai capté le mot japonais pour appareil photo). Mais bon, je suis pas venu en randonnée pour être en contact avec des gens, donc je laisse couler et ne me préoccupe pas trop d’eux, même si j’ai tourné la tête à plusieurs reprises dans leur direction au cas où ils décideraient de franchir le pas.

J’ai fini par démarrer ma descente en prenant un autre chemin conseillé, qui n’est possible à faire qu’en descente: le chemin 1. Rien à voir avec la montée, puisque ce chemin est bétonné et bien plus large que celui que j’ai emprunté, donc le paysage sautera moins au yeux que les temples que je verrais pendant cette descente.

Comme j’y vais toujours aussi lentement, c’est juste avant le premier temple que je serais rattrapé par la quadra qui se décide finalement à venir me parler, elle me pose les questions habituelles, j’ai pas mal de difficultés à la comprendre à cause de son vocabulaire trop compliqué pour mon niveau, mais du peu que je comprendrais, elle a l’air d’être surprise de voir un étranger (alors qu’elle n’a pas dit un mot d’anglais, contrairement aux gens du centre de Tôkyô :op). C’est vrai que je me souviens pas en avoir croisé depuis que je suis dans cette partie de Tôkyô et j’ai l’impression qu’il n’y en a pas beaucoup qui y vont, vu la curiosité dont elle faisait preuve.

Comme elle a l’air aussi pressé que les autres japonais (faut dire qu’il est 16h passé depuis que je suis arrivé au sommet), elle poursuivra son chemin sans me dire un mot pendant que je prendrais des photos du premier temple et je suis même resté un moment dans les environs puisqu’en contrebas il y a une place avec un autre temple et divers lieux de culte (je suis pas Bouddhiste/Shintoïste, donc je sais pas trop comment nommer les différents bâtiments que l’on peut trouver dans ce genre de lieux). Il y avait surtout dans cet endroit diverses statues de Tengu vraiment jolies (surtout les plus grandes avec un niveau de détails hallucinants et des expressions du visage vraiment impressionnantes) et j’adore comment ces créatures mythologiques japonaises sont représentées.

Après avoir bien trainé et avoir enfin trouvé où se poursuivait la route 1, je continue ma descente jusqu’à un autre endroit avec un embranchement où passe le funiculaire, je remarque des lumières rougeoyantes qui se reflètent sur le tronc de certains arbres. C’est signe que le soleil se couche et donc que je dois arrêter de trainer. Les quelques japonais que j’ai croisé ayant visiblement choisis la solution des faibles: le funiculaire, me voilà de nouveau seul sur une route aménagée à la fois pour les voitures et piétons où je comprendrais pourquoi cette route est interdite à la montée. La pente est vraiment raide et pas agréable à descendre, surtout pour les genoux et le passage assez régulier des voitures empêche de profiter des environs tellement on est aux aguets. J’arriverais finalement au bout de cette descente alors que le ciel s’est peu à peu assombrit entre temps, en croisant une personne qui a fait un tête de trois mètres de long en me remarquant (il était assis sur un banc face à la nature et dos à moi). Non vraiment, certains sont pas habitués aux étrangers dans le coin. lol

Finalement, je suis retourné à la gare, bien calme sans ses touristes et écoliers, et avec ses magasins fermés alors qu’il est que 18h30. J’ai repris la Keio-Sen jusqu’à Takao où le marchand de journaux était ouvert, j’ai donc cherché vite fait le magazine qu’on m’a demandé, mais ne le trouvant pas, je demande au vendeur, qui cherche vaguement sans trouver, et au moment où il semble retourner à sa caisse, je tombe dessus. La nana à côté de moi fait une tête bizarre quand elle voit ce que je prend. « Ouais je sais que c’est un magazine pour femmes (enfin plus ado vu la couverture à mon avis) et au lieu de traîner t’aurais pu m’aider! Il était juste à côté de toi. :op »

Bref, j’ai repris la Chûô-Sen jusqu’à Kanda, en continuant ma partie de Fantasy Life où j’ai rechangé de classe pour tester le Bucheron, qui me permettra à terme de faire des meubles pour ma maison avec une autre classe (oui, c’est le côté Animal Crossing du mix de ce jeu avec le genre RPG) et dans le même genre, il m’en reste deux autres intéressantes à tester, celle d’Alchimiste pour les potions et de Forgeron pour faire des armures et armes plus efficaces que ceux des magasins.

Enfin, j’ai repris le chemin habituel pour rentrer à Asakusa où j’ai fait un détour par un Konbini où il y avait quelques petites choses intéressantes, dont une figurine de Franky de One Piece (si ça continue, je vais avoir une valise entièrement remplie de goods sur One Piece lol).

Tôkyô2013 (556)

SaKaE48.

Depuis le dernier article posté, me voilà de retour à Tôkyô pour une dernière semaine de voyage avant mon retour en France.

Ce matin, je n’ai pas trop trainaillé puisque je profite encore du JR Pass jusqu’à Dimanche pour ressortir de Tôkyô et pour commencer la semaine, je vais assez loin. Mais commençons par le commencement. Je me rend donc à la gare de Tôkyô en profitant gratuitement de la Yamanote-Sen (merci JR Pass) et malgré la taille de la gare, je trouve assez facilement le guichet pour prendre mon ticket pour Nagoya. Cette fois encore, c’est un train terminus à Tôkyô que je prends, donc il est déjà là quand j’arrive sur les quais, je rentre un peu trop vite dans la rame parce que je suis la jeune femme devant moi qui rentre aussi trop vite. Je profite du voyage pour continuer ma partie de Fantasy Life où je commençais à être bloqué depuis un moment et là au même moment, j’ai trouvé comment déménager, continuer le scénario et changer de Life (métier). J’étais Mage jusqu’à présent et me voilà Mineur, et j’ai la possibilité maintenant de choisir n’importe quel autre métier, donc j’en ai encore pour des dizaines d’heures avant d’en voir le bout. Me reste d’ailleurs plus qu’à trouver le moyen de blesser sérieusement les gros boss de chaque zones.

Bref, trève de digressions, deux bonnes heures plus tard, me voilà arrivé à la gare de Nagoya, je récupère rapidement le plan de la ville et me dirige vers le métro Higashiyama. Sur les quais, je regarde mon plan pour voir ce qu’il y a d’intéressant dans la ville, j’ai bien quelques endroits que j’ai noté, mais comme je me donne deux bonnes après-midi pour faire toutes les choses importantes, je vérifie que je n’ai rien zappé. Soudain le métro arrive, mais ne s’arrête pas devant moi et me voilà à courir pour atteindre la première rame. Nan, mais c’est quoi ces quais de trois kilomètres de long pour un métro à six rames!!!!

Deux stations plus tard, j’arrive à la station de Sakae, j’essaye de sortir le plus près possible de ma première destination, mais ça ne change pas grand chose puisque je ferais un détour le temps de me repérer dans ce grand carrefour. Je trouve finalement le Sunshine Sakae, pas si bien caché avec sa grande roue (un centre commercial avec une grande roue?!), je prends par erreur l’ascenseur qui ne mène nulle part et me rabat sur l’escalator. Au second étage, je rate presque le théâtre des SKE48 (le dernier que je dois voir puisque je suis allé durant mon premier voyage jusqu’à l’escalator infranchissable du Don Quihote d’Akiba où se trouve le théâtre des AKB48) tellement c’est mal indiqué.

Bon pas de chance, c’est fermé, ça a même l’air en travaux et il y a pas de Shop SKE48, donc je poursuis ma balade jusqu’au troisième étage où se trouve un Tsutaya. Je vois très vite qu’une grosse partie du magasin est faite pour la location et que les SKE sont bien mises en avant. A défaut de trouver un T-Shirt, je me rabat sur le dernier single du groupe (en édition CD+DVD pour me pas manquer à mes habitudes), je fais aussi un tour du côté des jeux vidéos pour me prendre la pochette protectrice pour ma PS Vita, que je veux me prendre depuis que je suis au Japon, et j’utilise un peu de monnaie pour me prendre un strap Vocaloid dans un distributeur de Gashapon.

Ensuite, je retourne au Centre Commercial que j’avais repéré à ma sortie du métro, le Oasis 21, pour trouver le second magasin que je veux visiter (certains auront déjà devinés duquel je parle), je descend sur la grande place où doit se dérouler, si je dis pas de bêtises, tous les ans le World Cosplay Summit (la finale d’un concours mondial de Cosplayers). J’essaye de trouver un plan qui m’aidera à trouver ce que je cherche.

A défaut d’y voir plus clair je remarque qu’il y a aussi un magasin du Shônen Jump, que je trouve assez rapidement, lui, j’y fais un tour rapidement (j’ai de toutes façons assez acheté de produits dérivés, donc je suis moins tenté) et j’en profite pour essayer de récupérer les Gashapon One Piece, dont j’espère réunir la collection complète d’ici la fin de mon voyage (j’en ai 4 et il m’en manque 5). Premier essai. Ah! Franky! Chouette, je l’ai pas! Plus que 4. Second essai. Mince Chopper, je l’ai déjà. Troisième essai. Re-mince, encore Franky. Dernière essai, parce que j’ai plus de monnaie. Encore Chopper. Ok, va falloir se lancer dans le troc pour les avoir tous, s’ils me la jouent comme ça les distributeurs de Gashapon.

Bon me voilà reparti pour chercher ce fameux magasin, je finis par aller voir une nana du stand Informations. D’après ses indications, il faut que je sorte et que je redescende la rue, ce que je fais, je finis par me demander si j’ai pris le bon chemin. Puis je vais voir un peu par hasard le panneau qui indique le magasin de l’immeuble/Centre Commercial où j’arrive. Coup de bol, il est indiqué, je vais donc au bon étage, mais en sortant, c’est bizarre, mais je débarque dans un étage avec des magasins comme ceux des Galeries Lafayettes. Ultra luxueux et qui ne vendent que des montres et bijoux. Me serais-je trompé d’étage. Bon tant pis, j’en fais le tour et découvre un couloir qui permet d’aller dans l’immeuble d’à côté (donc c’est une tour un peu comme la mairie de Tôkyô). Bonne nouvelle, il est de nouveau indiqué et je suis le parcours fléché dans cet étage rempli de mini-boutiques de luxe pour femmes et enfants.

Finalement j’arrive au Pokemon Center de Nagoya (faut vraiment pas suivre mon blog depuis le début pour être surpris à ce moment-là ;op), il est à peu près aussi grand que celui de Fukuoka, mais agencé différemment, mais par contre qu’est-ce qu’il est vide de monde, il y a plus d’employés que de clients et les pauvres, ils essayent de s’occuper comme ils peuvent, en faisant entre autres des annonces. J’en fais le tour pour d’abord me prendre les straps de cette région, puis je prends deux sachets de cartes, dont un que je garde pour moi, et après moultes hésitations, j’opte pour une boîte avec des gâteaux et un magazine Pokemon. Puis viens la moment d’aller à la caisse, la première caissière m’invite prestement à aller à sa caisse (ah, elles ont l’air de s’ennuyer), elle me demandera si je veux des sacs plastiques en cadeau, je lui dit que non et elle m’en mets quand même (pourquoi demander alors).

Je retourne après au Oasis 21 puisqu’il est plus que temps d’aller manger et que je veux me trouver un resto là-bas. Rien ne m’intéresse, donc j’opte pour le Mc Donalds, mais pour prendre des recettes locales, ça tombe bien, il y a un burger qui reprends le plat dont j’ai oublié le nom et qui se fait avec l’enfant et la mère de la même espèce (donc du poulet avec de l’oeuf) et ils font une glace au Macha (je deviens un peu accro aux friandises au Macha, je vais pleurer de pas pouvoir en trouver en France).

Nagoya2013 (26)

La fin de l’après-midi approche (oui, je mange n’importe quand :op) et il me reste une dernière chose à faire. Enfin deux, parce que je décide d’aller au dessus du Centre Commercial, où il y a une grosse paroi en verre. Bon la vue sur les environs est pas super géniale, mais vers l’intérieur, on peut enfin comprendre à quoi servaient les choses mises sur la grande place. En fait au milieu de l’endroit où l’on se trouve, il y a un plan d’eau avec très peu d’eau et en regardant à travers cette eau, on voit le centre commercial en contrebas comme s’il était un aquarium ou la mer avec ses bancs de poissons.

Enfin, je profite d’être à côté de la tour de Nagoya pour aller y faire un tour. Bon, elle est pas super jolie et assez petite. Imaginez la Tour Eiffel en moche. Non pire, imaginez la tour de Tôkyô en supra moche et bah c’est ça la tour de Nagoya, mais comme c’est la seule occasion de voir cette ville de haut, j’y vais quand même. C’est aussi vide que le Pokemon Center. Arrivé au troisième étage, j’ai pas le temps de voir les portes de l’ascenseur s’ouvrir que deux nanas m’accueillent à coup de « bienvenue (enfiiiiiin quelqu’un!!!!!! »). Je prend rapidement mon ticket tout seul comme un grand à la machine, on me remets tout aussi rapidement le guide en anglais et je me dirige enfin vers le second ascenseur qui monte de 90 mètres (ouah, ça vend du rêve! :op).

Bon, c’est vraiment pas un bon endroit pour faire des photos parce que c’est plein de petites fenêtres et pour prendre ses photos en format paysage, faut vraiment pas s’éloigner et pas évidant de choisir son angle. Je me prépare à redescendre, quand je vois qu’il y a un escalier qui mène à une « terrasse ». En fait c’est juste l’étage au dessus à l’air libre, mais protégé par des grilles, donc moins pratique pour les photos, mais je m’essaye quand même à des photos avec mon objectif fish eye, avant de vraiment redescendre.

Je me dirige à nouveau vers le métro pour faire le chemin inverse vers la station Nagoya, puis pour reprendre le Shinkansen vers Tôkyô. Malheureusement, cette fois, je ne peux pas en profiter pour continuer ma partie, ma batterie de 3DS me lâche très vite, donc je profite d’avoir mon IPod avec moi pour écouter de la musique et m’assoupir un petit peu.

Arrivé à Akihabara, je décide de m’y balader plutôt que de rentrer, les lumières de Ginza sur le chemin du Shinkansen m’ont rappelés que je ne pourrais plus voir tout ça d’ici une bonne semaine et j’ai eu un léger coup de blues. J’ai bien entendu rien acheté, je me suis contenté de flâner dans les magasins et de voir si je pouvais trouver les figurines de Magi, qui sont censées être sorties et que j’aimerais ramener à ma soeur, mais décidément, ça va pas être facile de les trouver. J’essaye aussi de retrouver de distributeur de Gashapon sur le même Manga, mais il est trop tard et certains magasins ont fermés. Pour finir, avant de vraiment rentrer à Asakusa, je passe comme à mon habitude au Konbini du coin où je trouve aussi une très jolie figurine Gundam (faudrait que j’en récupère aussi une montable avant de rentrer en France).

Casse cou

Bon les lits d’hôtels, c’est dangereux, j’ai du mal à en sortir tellement c’est moelleux, un coup à passer son séjour à flemmardiser. Comme la ville, ou plutôt les lieux où je me rend, est à taille humaine, je choisis cette fois encore de ne pas utiliser le tramway pour aller au port et ça me fera découvrir une autre partie de la ville au passage.

Arrivé là-bas, c’est à un sacré changement de décors que j’ai droit, j’ai l’impression d’arriver dans un port d’une île tropicale avec palmiers et petits maisonnettes et des bâtiments refais, pas comme le reste de la ville qui fait un peu vieillotte. Le bâtiment qui me permet d’accéder au ferry est assez calme. Je trouve rapidement le guichet où je demande si on peut utiliser le JR Pass pour ce ferry et c’est pas le cas. Je demande aussi combien c’est, j’ai du mal à croire aux prix affichés sur le panneau d’à côté. J’ai du mal à croire qu’ils rentabilisent leurs gros bateaux avec un ticket à 150 yens. Elle me dit que je dois payer à l’arrivée. Non, mais oh, je sais que je suis pas un génie en japonais, mais la réponse n’a rien à voir avec la question que j’ai posé.

Bon tant pis, je me dirige vers le premier bateau que je vois, je ne tarde pas à monter et je cherche un membre de l’équipe pour être sûr que ce ferry va à Sakurajima. Je finis par en chopper un, qui me répond par l’affirmative et me donne un plan de Kagoshima, que j’ai déjà (et en anglais alors que je lui parle en japonais), et un papier avec les horaires du ferry. Je lui demande le prix du ticket et il me confirme que c’est bien 150 yens, donc conclusion prenez le ferry pour rejoindre votre hôtel, c’est moins cher que le tramway. ;op

Me voilà donc parti pour le volcan que je ne voyais qu’en ombre géante jusque-là. La traversée est rapide et je vois apparaître sur le chemin ce qui se cache derrière cette ombre.

Dès mon arrivée, comme je sais que je ne trouverais rien à manger où je vais, je décide d’aller dans un Konbini vieillot juste devant les quais pour me prendre quelque chose à manger et me préparer plus sérieusement pour la grimpette en ayant la bonne idée de prendre une grande bouteille d’eau, pas comme à Miyajima. Je trouve un canapé posé du côté du coin fumeurs à l’extérieur pour me restaurer et voir sur mon plan ce que je peux visiter.

Bon, c’est mort pour le tour de l’île à pied, c’est estimé à 9 heures et aucune envie de passer mon temps dans un car, donc je choisis la boucle qui devrait se faire en beaucoup moins de temps. Le problème, c’est que j’y vais à l’aveuglette, tout les temps de trajet sont indiqués pour les cars, donc je sais pas combien de temps ça me prendra. Je me dirige donc vers la Lava Road qui est pas très loin pour commencer ma balade. Bon le nom est un peu surfait parce que c’est pas un lieu où on peut marcher sur de la lave séchée comme la grande plaine autour du Piton de la Fournaise, mais une route banale à l’américaine (enfin comme on en voit dans les film, vu que j’y suis jamais allé) avec de la végétation qui cache une grosse partie de la lave séchée autour de la route.

Je me fais une petite frayeur sur le chemin en voyant un panneau qui indique que j’avais fait un bon kilomètre (jusque-là pas de problème) et qu’il en reste 12 jusqu’à Sakurajimaguchi, mais en voyant mon plan, je vois que c’est en fait le point d’accès presque à l’autre bout de l’île vers la rive Est de la baie de Kagoshima et pas la route qui me permettra de commencer la grimpette.

J’y arrive d’ailleurs un autre bon kilomètre plus tard, c’est toujours de la route et aucun chemin de randonnée n’y va. Jusque-là, j’étais tout seul à marcher à pied et ça sera comme ça pendant le reste de la route. Pourtant c’est aménagé pour les piétons, la route est certes assez longue (10 km), mais ça reste faisable. Il y a pas d’escaliers et c’est seulement plus raide sur la fin. Le seul soucis, c’est qu’il faut se couvrir avec le temps bien chaud, sans nuage et presque sans vent (j’y ai gagné de jolis coups de soleil d’ailleurs).

Deux bonnes heures plus tard, j’arrive sous les ovations de…personne, et Yûki ne veut même pas me montrer sa culotte pour cette exploit (je ne vois pas d’autres explications au fait que je sois le seul à ne pas prendre le bus).

S'teplait!!!! Juste un petit bout!!!!

S’teplait!!!! Juste un petit bout!!!!

Tant pis, je viens réclamer mon autre dû, une jolie vue sur le haut et le pied du volcan et sur la baie, ce dont j’ai droit, même si les photos ne lui rendent pas hommage. J’y reste un certains temps pour me restaurer et me reposer un peu. Je fais aussi un tour dans la boutique de souvenirs pour me prendre un petit quelque chose histoire de fêter mon arrivée.

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Ensuite, je commence ma descente en prenant un autre chemin plus court, il n’est pas amenagé pour les piétons, mais c’était un peu le cas sur une toute petite portion de l’autre chemin, donc je me dis que plus loin je serais protégé des voitures. Plus loin les bandes blanches finissent par disparaître et comme j’ai pas envie de revenir sur mon chemin, je décide de tenter le coup à mes risques et périls, je fais très attention aux voitures (surtout sur la portion sans marquage au sol). On peut heureusement entendre les voitures arriver de loin et elles ne seront pas nombreuses à passer au final. Ca me prendre moins de temps à descendre et je découvrirais quelques bâtisses qui ont l’air abandonnée depuis un moment sur le chemin, puis quelques bâtisses un peu plus vivante pour finir par rejoindre la civilisation.

Je vais vite m’asseoir à l’arrêt de bus pour récupérer et assez vite, j’ai un petit vieux qui vient me parler… en japonais. C’est assez rare pour être indiqué. D’habitude, on m’aborde en anglais quand on voit que je suis un gaijin. C’était le cas juste avant avec quelqu’un qui m’a félicité juste pour un « de rien » en japonais et plus tôt, à la boutique de souvenir où la caissière me demandait si je comprenais le prix de l’article que j’ai pris alors que je lui ai parlé seulement en japonais.

Bah lui pas de soucis, il s’en fout de ma tête et me parle normalement. Le problème, c’est que je comprend pas grand chose. Pas à cause de mon niveau de japonais, mais parce qu’il mâche ses mots (il a peut-être des dents en moins ou alors c’est son accent de paysage que j’ai dû mal à comprendre. D’après le peu que je comprends, c’est remplis de phrases respectueuses pour me saluer et sûrement se présenter, il me souhaite aussi bon courage, mais je sais pas pourquoi. Il me demande mon nom, qu’il a du mal à comprendre, et après m’avoir saluer respectueusement, ce que j’ai fait à mon tour en me levant, il part chevaucher sa moto avant de s’en aller. C’est peut-être ça le truc en plus qu’ont les gens de Kyûshû, d’après ce qu’on en dit. En tout cas, sacrée rencontre que j’attendais pas du tout et au moment où je m’y attendais le moins.

Finalement, je repars vers le port en longeant la côte pendant un bon kilomètre et j’attends pas longtemps pour prendre le premier ferry vers Kagoshima.

Je botte en touche pour le resto de Shabu shabu, je suis trop fatigué pour en chercher un et en plus je dois pas rentrer trop tard pour faire ma valise et faire ma lessive (c’est le seul moment où je peux la faire). Je passe donc sur le chemin au Konbini que j’avais repéré parce qu’il vend des petites figurines de Gundam que j’ai pas.

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Miyajima.

Je devais être debout plus tôt, mais la bande de ronfleurs qui partage ma chambre a fait tout changer, donc c’est assez tardivement dans la matinée que je me suis dirigé vers la station de Tram Dobashi. Cette fois pas le choix pour le tram, c’est le 2 que je devais prendre pour aller à son terminus Miyajimaguchi, la manière de payer à changer, puisque c’était à la sortie de la gare et pas à la sortie du tram que je devais payer ma dîme.

Bref, j’arrive juste à côté  des quais, visiblement, j’ai juste à présenter mon JR Pass pour prendre le ferry qui ne tarde pas à arriver, je me place à l’extérieur et ne tarde pas à quitter ma place pour aller prendre des photos du paysage.  Le trajet est très court et je ne tarde pas à voir le célèbre OTorii avant que le ferry n’arrive à Miyajima.

Je  récupère immédiatement le plan pour voir ce qu’il y a d’intéressant à visiter dans cette île. J’avais quand même quelques coins en tête, mais je voulais voir ce qu’il y avait d’autres. Je commence doucement en me baladant dans la rue commerçante, je ne tarde pas à me rappeler que l’on est dans le second endroit où l’on peut voir des Daims, et comme j’ai une petite faim (sans transition), je cherche un Konbini ou un resto pas cher. Je percute aussi que c’est ici que l’on peut trouver les Momijimanju (un gâteau en forme de feuille d’érable (Momiji)) et ne tarde pas à choisir une boutique qui en fait 5 différents.

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J’en commande un de chaque pour tester. Le tenancier, qui tient absolument à me parler en anglais, me pense visiblement incapable de tous les engloutir, puisqu’il me donne un sachet pour pouvoir emporter ceux que je suis censé ne pas avoir mangé. Non, mais pour qui tu me prends, ça fait deux heures que j’ai pas mangé. Si je veux, je peux engloutir tous ceux que tu vend. Non, en fait, je peux engloutir tous les Daims. Non mieux, je peux engloutir tous les touristes. Non, encore mieux, je peux bouffer l’île entière!!!!!  ;op

Miyajima2013 (25)

Bon, sérieusement, je pense que j’aurais calé si j’en avais pris un sixième parce que c’est quand même bien bourratif, mais très bon, j’aime particulièrement celui au fromage et celui au, je crois, Congre (anglais nul, tout ça ;op)? Comme tout ça m’a donné soif et que je me prépare à faire beaucoup de marche, je reviens côté mer pour me prendre un truc à boire et une glace, j’arrive au bon moment puisque j’assiste à différentes scènes de vie avec les daims, qui essayent de s’accaparer la nourriture des japonais. Surtout quand c’est des écolières qui font l’erreur de leurs en donner un peu et qui se retrouvent pourchassée par des estomacs sur sabots.