Rain

Mes séjours se font de plus en plus courts. Deux jours que je suis à Kagoshima et me voilà déjà sur le départ. Je rend assez vite mes clefs et me dirige une dernière fois vers la gare de Kagoshima-Chûô en prenant le tramway cette fois.

Arrivé à la gare, je vais prendre mon billet pour ma prochaine destination, je n’attend pas bien longtemps et choisi le premier train que l’employée de gare me propose. La gare étant un terminus, le train est déjà sur les quais quand j’arrive alors que j’ai 20 bonnes minutes à attendre, le temps que l’intérieur des rames soit lavé et que le train change de numéro pour être celui du train que je prend.Un dernier « au revoir » à Yuki et le train est prêt pour partir.

"C'est ça, casse-toi tocard!"

« C’est ça, casse-toi tocard! »

Cette fois encore, je me retrouve côté fenêtre et sans personne a côté de moi pendant tout le voyage. Je ne prend pas de Bento, j’attendrais d’être installé à mon hôtel avant de manger, et je profite du voyage pour finir de travailler sur mes photos (me reste plus qu’à faire la mise en page et à télécharger les photos sur la base de donnée). Une bonne heure plus tard, me voilà arrivé à la gare d’HaKaTa dans la ville de Fukuoka (toujours sur l’île de Kyûshû) et l’arrivée se fait sous de mauvais augures: il pleut et il fait bien froid par rapport au temps que j’ai eu depuis Hiroshima.

Je prend la sortie Est toute proche et suit les indications que j’ai noté pour rejoindre l’hôtel. Je ne tourne pas à droite assez tôt et je fais un détour, mais retrouve vite mon chemin. J’ai légèrement dépassé le Yodobashi Kamera, donc je me suis bien rapproché. Je dépasse le carrefour Mizuho un peu plus tard et arrive à l’endroit où doit se trouver un magasin Honda, qui est l’endroit où je dois tourner à gauche pour trouver rapidement l’hôtel Khaosan. Je le trouve un peu loin que ce que j’avais retenu du plan, il y a quelqu’un devant l’entrée qui me demande si je viens faire le check in. C’est le cas, donc même pas le temps d’attendre que je récupère les clefs de ma chambre. Finalement l’endroit est un peu comme Tour Club avec des parties en commun. Sauf que cette fois j’ai droit à une chambre à part… avec un lit à deux étages.

Je ne manque pas de faire la bourde d’amener ma valise au deuxième étage alors que ma chambre est au premier étage (je suis plus à ça près). Heureusement je suis pas le seul à être tête en l’air parce que la personne qui a fait le check in me rapporte mon passeport qu’elle avait oubliée de me rendre (ah bah oui, ça peut servir, faudrait que je pense à pas oublier ma tête où je l’ai laissé des fois).

Bref, après tout ça, je prends le temps de m’installer, de chopper le wi-fi et d’enfin poster mon article, qui m’aura sûrement pris le plus de temps à faire (décidément Miyajima, c’est un gros morceau dans tous les sens du terme). La suite est postée plus tard, mais ça vous le savez et moi aussi puisque je viens de les poster au moment où j’écris le brouillon de cet article.

Je ressors un peu plus tard dans l’après-midi, en espérant que le temps s’est amélioré entre temps, mais c’est pas le cas. Bouh! Même avec un sweat, fait vraiment pas chaud. Hier j’attrapais un bon coup de soleil et aujourd’hui, j’ai un nuage qui sort de ma bouche tellement il fait froid.

Bon tant pis, j’ai pas prévu grand chose pour aujourd’hui, la plupart des endroit que je veux voir se trouvant à peu près au même endroit, je les visiterais demain. Pour l’heure, je décide de rallier la gare, déjà pour voir si leurs plans sont meilleurs que celui que j’ai récupéré, mais c’est les mêmes. Ensuite pour aller au seul endroit proche de mon hôtel que je peux voir et qui se trouve apparemment dans la gare. J’avais pas fait attention parce que j’ai pas eu à l’explorer avant, mais la gare est vraiment grande et n’est pas qu’une gare, mais, à l’image d’Umeda ou des sous sols de la gare de Kyôto, c’est aussi un centre commercial.

Je me rend compte petit à petit qu’on peut vraiment y trouver tout et surtout n’importe quoi. Du magasin de fringues (surtout pour nanas) aux restos en tous genres. Des magasins avec des objets bien débiles, une librairie, un disquaire et même un endroit où l’on peut apprend à faire de la cuisine (fréquenté uniquement par des femmes…hum le japon à encore et toujours des progrès à faire de ce côté-là), mais surtout, il y a le Pokemon Center de Fukuoka, le lieu qui m’intéresse.

Bon, c’est ma dernière étape avant de revenir à Tôkyô, donc je me suis légèrement lâché. J’ai commencé par chercher les straps Pokemon de la région (ils en ont fait une collection par région où il y a un Pokemon Center, en extrapolant un peu ici puisqu’il y en a aussi sur Okinawa, et j’essaye d’en récupérer le plus possible), j’ai un peu fait le tour du magasin, qui est pas bien grand (je pense même que celui de Tôkyô est plus grand) et il est bondé (doit y avoir un event dont je suis pas au courant ou alors c’est la pluie). Je trouve des petites figurines et je décide d’en prendre pour mon frère et moi. Enfin, je trouve ce que je prenais pour une boîte avec des cartes Pokemon, mais c’est un en fait une boîte pour les ranger, puis je me rend à la caisse, j’y prend des cartes AR dans la file d’attente.

Comme j’ai envie de prendre des gashapon et que j’ai pas assez de monnaie, je décide en complet accord avec moi-même qu’il est temps d’aller manger (vraiment on pense qu’à la bouffe dans ce blog…trop pourri… et c’est quand qu’il arrive le « entre tradition et modernité » et les ninjas, et les sushi, ils sont où?). Je vais donc voir l’étage supérieur, entièrement composé de restaurant, les prix de certains me font faire plusieurs crises cardiaques, mais je finis par en voir un pas cher. Un serveur m’aborde en anglais pour voir ce qui m’intéresse. J’apprends que c’est un resto coréen. On passe vite au japonais parce que j’ai pas le mot anglais « épicé » en tête et comme il me semble que la cuisine coréenne est assez relevée, je veux être sur que c’est à mon niveau (je suis pas très aventureux niveau plats épicés).

Je prend le plat qu’il me conseille et il me propose quelque chose que je comprends pas. Juste après je comprend que c’est à prendre soit chaud, soit froid. Je prends la seconde solution sans comprendre ce qu’il veut me servir. En fait c’est du thé (coréen je crois), qui s’appelle Koncha ((O)cha pour thé et pas sûr du nom complet, ma mémoire me joue des tours) et je le prend pour du café, dont je ne suis pas consommateur, quand je vois le sachet qu’il me montre pour que je comprenne ce qu’il me proposait. C’est une serveuse qui me servira le plat, dont je n’ai pas retenu le nom, et comme à chaque fois qu’un plat que je n’ai jamais mangé est présenté dans plusieurs coupelles/bols, je demande à la personne qui me sert comme ça se mange. Cette fois, c’est pas bien compliqué, je dois mélanger le contenu du bol avec une cuillère (ouah, ça fait un moment que j’ai pas mangé avec une cuillère, ça fait bizarre, surtout au Japon) et saupoudrer le tout avec une lichette de sauce épicé. Le reste pouvant se manger à part. Je ne m’aventure pas avec la sauce épicé, mais comme ça manque de viande pour un carnivore comme moi, je finis par en m’être un tout petit peu pour donner plus de goût aux légumes (et j’ai pas dit que c’était pas bon, hein?! ;op).

Fukuoka2013 (3)

Après tout ça, je reviens devant le Pokemon Center, je remarque un truc que j’avais pas vu, il y a une distribution par Wi-Fi local d’un pokemon et ça commence aujourd’hui. Ca tombe bien, j’ai mes deux jeux Pokemon en japonais avec moi, donc je récupère les deux copies. Je vais ensuite récupérer quatre gashapon dont la moitié sera partagé avec mon frère. Je vois qu’il y a aussi un genre de jeu de pêche, mais avec des Pokeball à la place des poissons et qu’on peut y gagner quelque chose. Normalement c’est pour les gosses, mais je veux quand même tenter le coup, ça se trouve c’est intéressant, comme certains lots devant le Game Center Taito à Osaka.

Bon le mec est totalement à fond (pour faire venir d’autres gosses) pour un jeu où je suis censé attraper le plus de Pokemon (à mes pieds) avec un minuscule canne à pêche avec un aimant au bout, mais bon j’ai voulu tenté le coup, j’assume jusqu’au bout d’être un géant face aux gens ciblés par ce genre de jeu. Bah en fait, au final on pouvait gagner l’une des Pokeball attrapé au hasard… en choisissant juste celle qu’on veut.

Après tout ça, je décide de faire un tour dans les étages inférieurs pour voir ce qu’ils font, je fais un tour au Tower Records et pose rapidement la question habituelle: « Avez-vous des CD’s du groupe Tomato n’Pine? », mais ils n’ont que deux CD’s, que j’ai déjà. Ensuite, je vais sur la genre de terrasse au second étage pour voir que le temps est toujours aussi pourri, mais le froid est plus supportable.

Je vais donc à la tour d’à côté, collée à la gare, je monte les étages jusqu’à celui de Namco pour découvrir que tout l’étage est rempli de bornes d’arcades en tous genres et de Pachinko. J’y fais quand même un tour, je suis pas un habitué de ce genre de lieux, donc ça peut être intéressant de voir. Je vois qu’il y a aussi une petite boutique de magazines bien otak’ et une série de distributeur de Gashapon devant. Rien ne m’intéresse dans la boutique, mais du côté des Gashapon, j’en trouve un sur Magi, donc je prends deux Gashapon pour ma soeur et par chance c’est pas des doubles, donc normalement, j’ai récupéré la moitié de cette série. Comme j’ai plus rien à faire, je redescends pour aller acheter à manger au Lawson et me rentrer, le temps ne m’incitant pas à me balader dans la ville (j’espère qu’il sera bien plus clément demain parce que j’ai pas envie de voir cette ville uniquement avec un temps pourri).

Hôtel Area One: Kagoshima.

Sûrement l’un des lieux où j’ai logé le plus facile à trouver. Bon, c’est quand même à un petit bout à pied, mais même si l’entrée ne donne pas directement sur une des grandes artères de la ville, c’est très simple de la trouver après avoir vu leur plan. Très peu de temps de trajet de Tram et moins à pied depuis le grand carrefour où est l’arrêt. Pour ce qui est de l’emplacement lui-même, la ville n’étant pas à mon sens assez touristique pour que ça soit important d’être à un endroit plus qu’à un autre, c’est vraiment au cas par cas en fonction de ce que vous voulez y faire. Mais bon, la ville étant à taille humaine, une fois débarrassés de vos bagages, elle est pas bien difficile à parcourir à pied, si vous aimez la marche.

L’hôtel en lui-même est assez classique par rapport à ce que j’ai fait jusque-là, la chambre que j’ai occupé est largement assez grande à mon sens et permet d’accéder au minimum syndical (faut dire que vu le prix assez bas, il ne faut pas chercher le 5 étoiles, ce dont je n’ai absolument pas besoin), une petite table avec siège, la télé, la radio (que j’utilise jamais), le meilleur lit parmi tous ceux où j’ai dormi pendant ce séjour et le duo classique Bain/Douche avec ses toilettes modernes toujours amusante pour les non-initiés aux gadgets typiquement japonais. A noter un point négatif et un autre petit point négatif. La machine à laver est vraiment pas terrible, enfin la partie sèche-linge qui m’a valu d’avoir des affaires bien humides lors de mon étape suivant. Pourtant le programme Lavage+Séchage mets deux bonnes heures à se terminer, donc plus que ceux du Coin Laundry où j’allais à Tôkyô et avec un résultat bien meilleur. Après, il faut aussi noter que l’on ne peut avoir accès à internet gratuitement qu’avec l’ordi japonais (donc un clavier en Qwerty et avec un mélange entre écriture occidental et caractères japonais, pas évident à utiliser quand on est habitué aux ordis français) mis à disposition dans le hall et qu’avec son PC, il faut passer par Softmap, si ma mémoire est bonne, pour payer son accès internet. Bon c’est pas vital d’avoir le wifi, surtout en séjournant aussi peu longtemps, mais personnellement, ça ne m’a pas aidé à rattraper mon retard sur mon blog et il m’a fallu trouver d’autres solutions pour ne pas passer trop de temps dans la ville suivante à rectifier le tir.

Hôtel oblige, le personnel est surtout là pour occuper sa fonction. Attention, je n’ai pas dit qu’ils n’était pas aimables et pas serviables, bien au contraire, mais je les ai trouvé plus distants que les personnes qui tenaient les auberges de jeunesse. Un peu comme des salary men enfermés dans leur costume et leur fonction, et qui ont l’air de tous se ressembler. Mais bon, comme je ne suis pas un grand voyageur, c’est quelque chose qui paraîtra peut-être normal et banal pour d’autres.

Casse cou

Bon les lits d’hôtels, c’est dangereux, j’ai du mal à en sortir tellement c’est moelleux, un coup à passer son séjour à flemmardiser. Comme la ville, ou plutôt les lieux où je me rend, est à taille humaine, je choisis cette fois encore de ne pas utiliser le tramway pour aller au port et ça me fera découvrir une autre partie de la ville au passage.

Arrivé là-bas, c’est à un sacré changement de décors que j’ai droit, j’ai l’impression d’arriver dans un port d’une île tropicale avec palmiers et petits maisonnettes et des bâtiments refais, pas comme le reste de la ville qui fait un peu vieillotte. Le bâtiment qui me permet d’accéder au ferry est assez calme. Je trouve rapidement le guichet où je demande si on peut utiliser le JR Pass pour ce ferry et c’est pas le cas. Je demande aussi combien c’est, j’ai du mal à croire aux prix affichés sur le panneau d’à côté. J’ai du mal à croire qu’ils rentabilisent leurs gros bateaux avec un ticket à 150 yens. Elle me dit que je dois payer à l’arrivée. Non, mais oh, je sais que je suis pas un génie en japonais, mais la réponse n’a rien à voir avec la question que j’ai posé.

Bon tant pis, je me dirige vers le premier bateau que je vois, je ne tarde pas à monter et je cherche un membre de l’équipe pour être sûr que ce ferry va à Sakurajima. Je finis par en chopper un, qui me répond par l’affirmative et me donne un plan de Kagoshima, que j’ai déjà (et en anglais alors que je lui parle en japonais), et un papier avec les horaires du ferry. Je lui demande le prix du ticket et il me confirme que c’est bien 150 yens, donc conclusion prenez le ferry pour rejoindre votre hôtel, c’est moins cher que le tramway. ;op

Me voilà donc parti pour le volcan que je ne voyais qu’en ombre géante jusque-là. La traversée est rapide et je vois apparaître sur le chemin ce qui se cache derrière cette ombre.

Dès mon arrivée, comme je sais que je ne trouverais rien à manger où je vais, je décide d’aller dans un Konbini vieillot juste devant les quais pour me prendre quelque chose à manger et me préparer plus sérieusement pour la grimpette en ayant la bonne idée de prendre une grande bouteille d’eau, pas comme à Miyajima. Je trouve un canapé posé du côté du coin fumeurs à l’extérieur pour me restaurer et voir sur mon plan ce que je peux visiter.

Bon, c’est mort pour le tour de l’île à pied, c’est estimé à 9 heures et aucune envie de passer mon temps dans un car, donc je choisis la boucle qui devrait se faire en beaucoup moins de temps. Le problème, c’est que j’y vais à l’aveuglette, tout les temps de trajet sont indiqués pour les cars, donc je sais pas combien de temps ça me prendra. Je me dirige donc vers la Lava Road qui est pas très loin pour commencer ma balade. Bon le nom est un peu surfait parce que c’est pas un lieu où on peut marcher sur de la lave séchée comme la grande plaine autour du Piton de la Fournaise, mais une route banale à l’américaine (enfin comme on en voit dans les film, vu que j’y suis jamais allé) avec de la végétation qui cache une grosse partie de la lave séchée autour de la route.

Je me fais une petite frayeur sur le chemin en voyant un panneau qui indique que j’avais fait un bon kilomètre (jusque-là pas de problème) et qu’il en reste 12 jusqu’à Sakurajimaguchi, mais en voyant mon plan, je vois que c’est en fait le point d’accès presque à l’autre bout de l’île vers la rive Est de la baie de Kagoshima et pas la route qui me permettra de commencer la grimpette.

J’y arrive d’ailleurs un autre bon kilomètre plus tard, c’est toujours de la route et aucun chemin de randonnée n’y va. Jusque-là, j’étais tout seul à marcher à pied et ça sera comme ça pendant le reste de la route. Pourtant c’est aménagé pour les piétons, la route est certes assez longue (10 km), mais ça reste faisable. Il y a pas d’escaliers et c’est seulement plus raide sur la fin. Le seul soucis, c’est qu’il faut se couvrir avec le temps bien chaud, sans nuage et presque sans vent (j’y ai gagné de jolis coups de soleil d’ailleurs).

Deux bonnes heures plus tard, j’arrive sous les ovations de…personne, et Yûki ne veut même pas me montrer sa culotte pour cette exploit (je ne vois pas d’autres explications au fait que je sois le seul à ne pas prendre le bus).

S'teplait!!!! Juste un petit bout!!!!

S’teplait!!!! Juste un petit bout!!!!

Tant pis, je viens réclamer mon autre dû, une jolie vue sur le haut et le pied du volcan et sur la baie, ce dont j’ai droit, même si les photos ne lui rendent pas hommage. J’y reste un certains temps pour me restaurer et me reposer un peu. Je fais aussi un tour dans la boutique de souvenirs pour me prendre un petit quelque chose histoire de fêter mon arrivée.

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Ensuite, je commence ma descente en prenant un autre chemin plus court, il n’est pas amenagé pour les piétons, mais c’était un peu le cas sur une toute petite portion de l’autre chemin, donc je me dis que plus loin je serais protégé des voitures. Plus loin les bandes blanches finissent par disparaître et comme j’ai pas envie de revenir sur mon chemin, je décide de tenter le coup à mes risques et périls, je fais très attention aux voitures (surtout sur la portion sans marquage au sol). On peut heureusement entendre les voitures arriver de loin et elles ne seront pas nombreuses à passer au final. Ca me prendre moins de temps à descendre et je découvrirais quelques bâtisses qui ont l’air abandonnée depuis un moment sur le chemin, puis quelques bâtisses un peu plus vivante pour finir par rejoindre la civilisation.

Je vais vite m’asseoir à l’arrêt de bus pour récupérer et assez vite, j’ai un petit vieux qui vient me parler… en japonais. C’est assez rare pour être indiqué. D’habitude, on m’aborde en anglais quand on voit que je suis un gaijin. C’était le cas juste avant avec quelqu’un qui m’a félicité juste pour un « de rien » en japonais et plus tôt, à la boutique de souvenir où la caissière me demandait si je comprenais le prix de l’article que j’ai pris alors que je lui ai parlé seulement en japonais.

Bah lui pas de soucis, il s’en fout de ma tête et me parle normalement. Le problème, c’est que je comprend pas grand chose. Pas à cause de mon niveau de japonais, mais parce qu’il mâche ses mots (il a peut-être des dents en moins ou alors c’est son accent de paysage que j’ai dû mal à comprendre. D’après le peu que je comprends, c’est remplis de phrases respectueuses pour me saluer et sûrement se présenter, il me souhaite aussi bon courage, mais je sais pas pourquoi. Il me demande mon nom, qu’il a du mal à comprendre, et après m’avoir saluer respectueusement, ce que j’ai fait à mon tour en me levant, il part chevaucher sa moto avant de s’en aller. C’est peut-être ça le truc en plus qu’ont les gens de Kyûshû, d’après ce qu’on en dit. En tout cas, sacrée rencontre que j’attendais pas du tout et au moment où je m’y attendais le moins.

Finalement, je repars vers le port en longeant la côte pendant un bon kilomètre et j’attends pas longtemps pour prendre le premier ferry vers Kagoshima.

Je botte en touche pour le resto de Shabu shabu, je suis trop fatigué pour en chercher un et en plus je dois pas rentrer trop tard pour faire ma valise et faire ma lessive (c’est le seul moment où je peux la faire). Je passe donc sur le chemin au Konbini que j’avais repéré parce qu’il vend des petites figurines de Gundam que j’ai pas.

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Le grand sud.

Après trois jours à Hiroshima, c’est déjà l’heure de partir. Ma valise bouclée et après avoir un peu trainé dans la salle de séjour avec le sudiste bien bavard et deux canadiens, je fais vite fait le check out et me dirige une dernière fois vers la station de tram de Dobashi pour aller à la gare d’Hiroshima pour prendre un train pour ma prochaine destination, l’île de Kyûshû et plus précisement Kagoshima, une grande ville bien au sud, juste avant Okinawa.

Cette fois mon train est direct et est même terminus à Kagoshima-Chûô, la gare où je dois me rendre. En plus je suis côté fenêtre, je pourrais donc à la fois être tranquille et pouvoir profiter du paysage, bien plus rural après Hakata, donc j’en profite pour continuer de rattraper mon retard en travaillant sur mes photos. Chose amusante, les annonces se font aussi en Coréen et Chinois, une fois arrivé sur Kyûshû. Cette fois, je n’attends pas pour me prendre à manger et je me prend le seul Bento qui est vendu.

Presque trois heures plus tard, j’arrive donc à Kagoshima. Première chose que je remarque en sortant du train, il fait plus chaud qu’à Hiroshima. Plus je vais dans le sud et plus le temps est meilleur.

En sortant de la gare, j’ai comme un air de déjà vu, j’ai un peu l’impression d’arriver à Tokushima, sur l’île de Shikoku, Kagoshima a l’air d’être le même genre de ville, c’est une grande ville, mais rien à voir avec Osaka ou Hiroshima, là on est bien dans une ville de campagne et il y a des choses qui me le prouveront plus tard en me baladant. Bref, je cherche le tram qui me mènera près de mon hôtel (et oui, c’est fini les auberges de jeunesse) et finis par demander au chauffeur du premier qui passe s’il va à Takamibaba et c’est bien le cas. Le trajet est bien plus court qu’à Hiroshima, mais légèrement plus cher. Je ne tarde pas à trouver le Area One, qui est très proche du grand carrefour où j’arrive et bien sûr je suis là légèrement trop tôt pour pouvoir faire le check in. Pas grave, je ressors mon ordi en attendant, j’apprendrais un peu plus tard que je ne peux pas utiliser le wi-fi, puisque payant, ce qui explique pourquoi, je n’ai pas donné signe de vie depuis deux jours (enfin si j’ai du Wi-fi à Fukuoka, ce dont je ne suis pas sûr à l’heure où j’écris ces lignes).

Ensuite, après le check in, je retourne à la gare, mais cette fois à pied, c’est pas trop long à faire sans valise et puis ça me permet d’avoir un premier contact avec cette ville et même Kyûshû tout court puisque c’est la première fois que j’y pose les pieds. Deux choses que je remarque et qui font que cette ville est classe avant que je la connaisse, il y a des affiches de Kashiwagi Yûki, une des AKB48 les plus célèbres (même si bon le yukata, c’est pas vraiment le résultat que j’aurais trouvé à l’addition Yûki+mer ;op) et une musique de Sonic Adventure retenti (celle du jardin des chaos plus précisément) devant un magasin de la gare, dont la sortie donne sur l’extérieur, donc on l’entend bien.

Comme à chaque fois que je débarque quelque part, je récupère un plan pour pouvoir me diriger dans la ville et situer les endroits où je veux aller. Cette fois, j’ai pas spécialement d’endroits que je veux voir, j’avais de quoi caser deux séjours à Kyûshû, donc j’ai choisi cette ville à cause du volcan et du fait que c’est bien au sud. Je demande aussi si le Sakurajima (le volcan en question) est visitable. Il me semblait que non, mais en fait c’est le cas, donc j’ai déjà un endroit à voir.

Je me pose pour voir ce qu’il y a d’intéressant et trouve un parc assez grand, donc « va pour le parc » et le reste du temps, je me contenterais de flâner pour découvrir la ville . Ce que je ne tarde pas à faire puisque avant de me rendre au parc, je pars vaguement en direction de ce dernier sans consulter mon plan.

J’y parviens plus tard en ne prenant pas le chemin le plus facile et je me dirige vers l’observatoire pour avoir logiquement une jolie vue sur la ville. Sur le chemin, j’ai pu remarquer que la végétation du parc n’avait rien à voir avec ce que j’avais vu jusque-là, on a vraiment l’impression d’arriver dans une jungle avec des arbres assez vieux et donc immenses.

A peine suis-je arrivé au niveau de l’observatoire que je me fais aborder par un petit vieux qui me demande d’où je viens. Dès que je lui dis d’où je viens, il me dit qu’il est allé en France et sans transition se met à me parler de la ville, il m’invite à m’approcher de l’observatoire, qui a une sacrée vue sur la ville et en arrière plan l’immense Sakurajima, pour me raconter l’histoire de tous les lieux importants de la ville, tout en me les montrant puisque tout est sous nos yeux.

J’ai un peu de mal à suivre parce qu’en plus de mon petit niveau d’anglais, il a un accent spécial qui fait que j’ai un peu de mal à tout comprendre, mais le peu que j’ai compris était intéressant. J’aurais clairement pas le temps d’aller voir tous les lieux qu’il m’a décrit, mais à défaut, je profite d’avoir une personne qui connait bien la ville pour voir quelles en sont les spécialités. Visiblement c’est le ramen, mais parmi les plats dont il m’a parlé, il y a le shabu shabu, que je connais de nom, mais que je n’ai encore jamais goûté, donc je vais voir demain si je peux trouver un resto dans la zone qu’il m’a montré.

Après cette longue discussion, je finis par redescendre pour retourner à l’hôtel, je prend un chemin différent cette fois, en arrivant près de zones pavillonnaires, puis dans une grande artère un peu comme Shijô à Kyôto, avec une tonne de boutiques et restaurants en tout genre et une architecture assez originale. Je découvre aussi plus loin une galerie commerçante couverte que j’aimerais avoir le temps de visiter plus et je finis par passer par un Konkini, qui sont assez grands dans le coin d’ailleurs, avant de rentrer à l’hôtel.