Kamakura

Et voilà, après trois semaines à voyager gratuitement avec mon JR Pass, c’est déjà le dernier jour et dès demain, je devrais payer tous mes trajets comme tout le monde.

Et pour bien commencer cette journée, pourquoi ne pas sortir de Tôkyô une avant dernière fois (la dernière, c’est quand j’irais à l’aéroport de Narita) pour aller dans une petite ville bien calme pour ne pas avoir la foule que j’ai eu hier (pauvre fou, tu ne sais même pas l’erreur que tu fais). Avant d’y être j’avais besoin de vérifier une petite chose, je ne peux pas me rendre à ma destination avec le Shinkansen ou un équivalent, mais avec un train de banlieue qui fait parti de la compagnie JR, donc logiquement je devrais pouvoir le prendre avec mon JR Pass. Mais voilà, on est très mal informés sur les trains de Tôkyô que l’on peut prendre avec ça quand on va l’acheter, donc je sais pas à l’avance ce que je peux utiliser comme train/métro en dehors de la Yamanote-Sen. Mais bon, qui ne tente rien n’a rien et c’est parti pour la gare de Tôkyô pour vérifier si je peux prendre gratuitement ou pas la ligne Yokosuka. Sur place, il y a pas mal de monde qui vient parler aux employés de la gare, mais je finis par en avoir un qui me donne une réponse affirmative et c’est donc parti pour aller à Kamakura.

Le train que j’arrive à chopper est déjà bien fréquenté et j’espère qu’au pire des cas, ils descendront à Yokohama, parce que le trajet est long et que j’aimerais bien pouvoir me trouver une place assise pour m’occuper. Malheureusement la rame ne semble pas se vider et pire, elle a l’air de se remplir encore plus et c’est même pire une fois arrivé à Yokohama, on se croirait en heure de pointe. Une fois arrivé à la station de Kamakura, c’est la croix et la bannière juste pour sortir de la rame et les quais sont bondés (c’est donc là que se rendent les Tôkyôites le week end si j’avais su, j’aurais modifié mon programme en allant au Mont Takao le Dimanche). Je trouve quand même un espace au calme le temps que les quais se vident, mais c’est pas mieux une fois en bas, il y a la queue pour sortir du côté des employés de la gare, qui doivent contrôler mon pass pour que je puisse sortir de la gare.

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Je sors évidemment du côté où il y a le plus de monde pour espérer pouvoir récupérer un plan de la ville et les japonais traînent bien devant la gare. Moi qui ne voulais pas prendre de bus, je me dis que de toutes façons j’aurais pas eu le choix si j’avais fait le feignant (il y a sûrement eu une grosse attente pour ceux qui sont restés). Bon en consultant mon plan, je vois que tous les lieux que j’ai noté sont dans la même zone du côté de Kita-Kamakura, la gare d’avant, mais je me rappelle aussi qu’il y a une grande statue de bouddha dans cette ville et que je l’ai même pas noté sur mon papier, donc c’est là que je vais en premier. Avant même d’y être, je me dis que je vais bien faire souffrir mes mollets aujourd’hui parce que le Temple Kotokuin où siège le Bouddha se trouve à égal distance de la gare, mais dans des directions presque totalement opposées. Tant pis, allons affronter la foule pour atteindre ce fameux temple. Je fais un léger détour pour m’éloigner de la foule juste avant ma destination en pensant y aller par une rue parallèle plus calme.

J’arrive devant un petit sanctuaire légèrement en hauteur qui a l’air d’être une impasse, je vois une femme qui va prier un peu plus haut, je me prépare tranquillement à redescendre, mais je remarque qu’entre temps, elle n’est toujours pas redescendue et je me dis qu’il y a peut-être un passage moins connu qui permet d’atteindre le Temple, donc je monte jusqu’à l’endroit où elle priait et je vois un « chemin » de terre assez difficile à grimper. Je vais voir par curiosité en montant un tout petit peu et je me fais la réflexion que c’est pas ce que je pense. « Bon qu’est-ce que je fais? Je redescend ou je tente de voir où ça pourrait mener? » Et c’est là que je la vois redescendre. « Ah bah ça se trouve c’est peut-être qu’un cimetière bien caché. » Et je décide de rebrousser chemin jusqu’à la route que j’avais quitté plus tôt et reprend le chemin qui mène au Temple vraiment très fréquenté.

J’ai vraiment mal choisi mon jour pour venir parce que depuis la gare, je ne peux pas profiter de la ville, on se croirait dans le sud de la France en plein été. Les gens marchent à deux à l’heure, n’importe où et on est même obligé des fois de descendre du trottoir pour pouvoir circuler. Le temple est légèrement pire puisque c’est un endroit payant et qu’on se retrouve donc dans un espace limité, et c’est pas bien grand d’ailleurs. J’arrive très vite devant le Bouddha en question, je suis légèrement déçu, je le voyais plus grand et après avoir vu celui de Nara, je peux difficilement le trouver impressionnant, mais maintenant, je pourrais dire que je l’ai vu et j’en profite pour essayer de prendre une photo. Et je dis essayer, je suis pas venu pour prendre en photo des têtes de touristes, mais seulement le Bouddha et c’est pas évident de l’avoir tout seul avec ces attroupements.

Après j’en fais le tour et remarqué qu’il y a des gens qui faisaient la queue. « Ah mais oui, c’est vrai qu’on peut aller à l’intérieur! » Je regarde le prix et me décide à y aller. Ce fut moins lent que je le pensais, mais bon faut dire qu’on en a rapidement fait le tour et heureusement que c’était pas plus cher, parce que ça serait une arnaque. Ensuite, je vais voir ce qu’il y a d’autre, mais comme je le pressentais, c’est vraiment pas grand, il n’y a qu’un vague jardin autour des murs qui entourent le Bouddha et une boutique de souvenir.

Je vais voir ce qu’ils ont sans conviction pour essayer de trouver un petit truc à ramener à ma famille avec le peu d’argent qu’il me reste, il y a plein de choses soit trop chers, soit qui ne me semblent pas intéressantes à offrir. Puis, je tombe sur des sets de cinq paires de baguettes avec des motifs vraiment jolis et ça tombe bien, on est cinq chez mes parents, donc c’est une bonne occasion de permettre à tout le monde d’avoir ses propres baguettes quand on mangera japonais ou chinois.

Juste après en passant sur un petit pont, je vois devant moi quelques japonais s’exciter devant quelque chose qui les fascine, je vais donc voir par curiosité, mais je n’arrive pas à trouver ce qu’ils regardent. Est-ce qu’ils ont vu un animal rare ou difficilement visible? Mais tout ce que je vois, c’est un corbeau posé sur une branche. « Non, mais vous allez pas me dire que vous en avez jamais vu?! C’est comme les pigeons à Paris, on en voit partout!! » Mais il finit par s’envoler et les japonais ne semblent pas le suivre des yeux. Ils s’approchent même du minuscule plan d’eau pour regarder quelque chose dans la direction de deux personnes assises sur un banc. Et c’est là que je le vois, un écureuil vraiment pas farouche qui est descendu au pied de l’arbre où sont aussi assises les deux personnes. L’occasion est trop belle et il est assez près pour que je l’ai en assez gros plan pour qu’on le remarque.

Malgré que midi soit largement passé et que la faim me guette, je m’interdis d’aller manger des glaces au Macha, qui seraient parfaites en cette journée bien chaude et ensoleillée, ou d’aller dans un des restos sûrement blindés de monde puisque près du Temple, et je me dirige directement vers Kita Kamakura toujours à pied. Je mets de côté ma réserve et me la joue parisien en zigzaguant entre les gens et en descendant souvent du trottoir pour avancer beaucoup plus vite et distancer ces zombies de touristes pour ne pas mettre une heure à faire 300 mètres. Je tourne trop tôt vers la gauche et me perd vaguement. Vaguement parce que la ville est à taille humaine et que je sais qu’en allant vers le Nord, j’arriverais bien à un endroit indiqué sur mon plan (aussi vague au passage), et ça ne manque pas parce que je passe devant le Temple Jufukuji, puis le Temple Eishoji. J’en profite pour y jeter un oeil, il n’y a de toutes façons presque rien à voir.

A ce niveau-là, le foule semble moins dense et en plus je retrouve la ligne de chemin de fer qui est un de mes repères qui me confirme encore que je vais dans la bonne direction. En arrivant bien au nord de la ville, j’hésite entre continuer tout droit ou passer sous les rails pour rejoindre les Temples que je ne vois toujours pas. J’opte pour la seconde solution, je longe encore la ligne de chemin de fer avant de me rendre compte que c’est pas le bon chemin, ça ne mène qu’à des pavillons. Je prends donc la route de droite et arrive devant une autre intersection avec un plan et des panneaux qui indiquent plusieurs Temples. J’essaye d’aller du côté de Choju-Ji, mais il n’est pas indiqué et je vais dans la direction qui semble être la bonne selon mon plan et qui passe en plein dans une colline bien boisée. Bon, le chemin est bétonné, mais la côte est bien raide et c’est bien fatiguant à monter. Une fois en haut, c’est tout le contraire, une bonne descente jusqu’à arriver près d’un Temple, je vais donc voir dans le coin s’il y a un resto intéressant, mais rien ne me tente et je veux relire mon papier pour voir les Temples que je voulais visiter pour ainsi partir dans la bonne direction, mais je me rend compte que je l’ai pommé. Bon tant pis, je regarde mon plan et décide de partir voir les trois les plus au nord avant de redescendre en direction du Sanctuaire Shinto Tsurugaoka pour rattraper après la gare de Kamakura.

Entre temps en étudiant mon plan, je vois un type un peu space en vélo (genre hippy version japonaise et plus tout jeune, donc autant dire que sa tronche se remarque encore plus au Japon) qui freine d’un coup quand il me voit et descend de son vélo pour me demander où je veux aller (en anglais bien sûr, j’ai une gueule d’occidental, donc je suis forcément anglophone :op) et me demande si je connais pas… (j’ai pas compris son mot ou nom). Je lui dis que je suis pas perdu et que je regarde juste sur mon plan pour voir ce qu’il y a dans le coin. Il insiste un peu pour voir si je suis vraiment pas perdu (non mais tu lis mon blog et tu crois que je me perd toutes les cinq minutes ou quoi? lol), puis finit par me saluer et enfourche son vélo pour partir.

Je pars donc en direction de Temple Engaku-Ji, Tokei-Ji et Jochi-Ji (les deux derniers étant un peu avant le premier sur une route parallèle séparée par la même ligne de chemin de fer que je longeais il y a un moment). Un peu plus loin, je tombe sur un stand avec quelque chose que je connais pas. Je lis le nom Seiben en dessous. Tiens je connais pas. Bah allons tester pour voir ce que ça vaut. En fait c’est un genre de gâteau sec comme on en trouve pas mal dans les magasins chinois, je crois que c’est le genre de chose qu’aiment beaucoup les asiatiques peu importe le pays, mais moi perso, c’est beaucoup moins mon truc et ça réussit même à me couper l’appétit. Tant mieux, ça me fera faire des économies.

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Seiben

Plus tard, j’arrive donc au niveau de la ligne de chemin de fer, je décide sur un coup de tête d’aller voir d’abord le Tokei-Ji et le Jochi-Ji. Je passe devant le second, mais décide d’aller au plus éloigné en premier. Arrivé devant le Tokei-Ji, je vais évidemment payer l’entrée. Ah ouais tiens, j’ai pas parlé de la ville parce qu’elle ressemble beaucoup à une autre ville que j’ai visité, Kyôto. C’est vraiment le même genre de ville, mais en version mini. Mini centre ville. Mini Bouddha. Mini Temple. Et donc mini prix, mais sur le même principe, un peu + un peu, ça fait une sacrée somme au bout d’un moment et je suis à la fin de mon voyage, donc je fais gaffe à ce que je dépense (dit-il après s’être offert une Dreamcast sur un coup de tête hier ;op). Bon ça va, c’est que 200 yens, soit à peu près deux fois moins que le prix moyen d’un billet d’entrée pour un temple de Kyôto.

Vu de l’extérieur, je me dis qu’il est très petit et ça me fait un peu mal de payer 200 yens pour 30 secondes de visite. Bah en fait, il est pas si petite que ça, même si bon, j’ai pas trop compris ce qui était un Temple dans le lot. Il y a plusieurs bâtiments à l’entrée, mais aucun que l’on peut visiter et plus loin, je me rend compte qu’il y a un coin plus boisée qui abrite un cimetière. Le paysage est vraiment magnifique, les arbres sont bien verts et en faisant attention, on peut voir le soleil filtrer à travers les feuilles et sublimer tout ce vert (l’occasion de prendre de belles photos sans avoir un gros APN).

J’en ressors donc heureux et rassuré d’avoir pas payé pour rien, ils les valent largement ces 200 yens. Je me dirige vers le Jochi-Ji, je me mets légèrement en retrait pour laisser passer les quelques personnes qui vont dans le sens inverse et en profite pour checker les Mii que j’ai reçu par Streetpass. J’entends une voix de petite fille qui semble dire un mot ressemblant vaguement à Haaro dans ma tête (c’est Hello, mais prononcé à la japonais), je lève très légèrement la tête sans quitter des yeux ma console, mais me dit que j’ai dû rêver. Les enfants ne m’ont jamais abordés jusque-là, j’ai même l’impression que je les intimide trop pour qu’ils franchissent le pas. Mais bizarrement au moment ou je rebaisse la tête, j’entends une femme dire Zannen (Dommage, en japonais) avec un ton amusé et il y a l’air d’y avoir d’autres voix qui rient. Ah, j’ai dû faire une erreur qui va vexer quelqu’un. Donc je regarde dans la direction où j’ai entendu la voix et je vois quelqu’un avec une poussette passer devant moi en direction du Temple que je viens de visiter.

Dans la poussette une gamine qui doit avoir dans les 7 ans en train de me regarder intensément avec un grand sourire et qui répète le même mot: « Haaro! Haaro! » Surpris, je ne trouve rien d’autre à dire que « Hello! » pour répondre à son bonjour en anglais et je lui dis Konnichiwa pour lui faire signe que je parle un peu le japonais. La mère a l’air complètement amusée par sa fille qui essaye de communiquer avec un étranger et est accompagnée d’autres personnes qui sont dans le même cas. Elle s’arrête vaguement pendant une seconde au cas où sa fille voudrait dire autre chose, mais comme elle se contente de me regarder avec de grands yeux et que moi je suis tellement troublé par la situation que je sais pas quoi dire, on se contente de se faire un signe de la tête pour se saluer et chacun repart de son côté (en continuant d’être amusé par cet étranger qui a dit bonjour en japonais du côté de la mère).

Arrivé devant le Jochi-Ji, je vois que c’est aussi payant, mais c’est aussi seulement 200 yens, donc je vais voir ce qu’il vaut. J’ai exactement la même réflexion à l’entrée. Ca a vraiment pas l’air grand et je vais y rester pendant quelques secondes et en fait j’y suis resté plus longtemps. J’ai là aussi pas compris ce qui était le Temple dans tout ça. Il y a aussi quelques bâtiments que l’on ne peut pas visiter pour la plupart et il y a l’air de se passer des choses pour un public réduit dans d’autres, donc j’entre nulle part. Comme c’est proche du premier Temple, la végétation est la même et le soleil à la même hauteur que tout à l’heure, donc c’est aussi beau que le premier Temple, il y a aussi pas mal de mousse verte sur les pierres qui donnent un certain charme au lieu.

Sinon, il y a aussi un petit passage sur un rocher qui mène devant une statue de la divinité du bonheur et je vois les gens qui sont avant et après moi lui frotter le ventre (je crois avoir lu des choses sur ce genre de divinité, selon l’endroit que l’on frotte, on souhaite avoir de la chance dans un domaine particulier: l’argent, le travail, l’amour,…). Bon moi étant donné que je suis pas quelqu’un de spirituel, je me contente de prendre des photos et ne pas prendre part à ces rituels traditions. Je finis par sortir pour retraverser la ligne de chemin de fer et reprendre la route parallèle.

J’arrive au Engaku-Ji et c’est encore payant. Bon heureusement vu l’heure, je me dis que ça sera le dernier, j’ai pas envie de me retrouver à manger mes doigts parce que j’ai dépensé mes derniers deniers pour voir des Temples. Cette fois, je me fais la réflexion inverse, ça a l’air grand, mais au final, je pense que c’est le lieu que j’ai trouvé le moins intéressant. Il y a pas mal de bâtisses, un énorme portail, mais voilà tous ces lieux, on ne peut les voir que de l’extérieur, soit c’est fermé et au mieux, on accède juste à l’enceinte qui entoure le bâtiment, soit c’est payant.

Tant pis, je fais sans et en fait le tour, je m’offre même le luxe de me poser un instant sur un banc avant de me rendre compte qu’il est déjà 17h passé et dans la série de similitudes qu’il y a entre la ville Kamakura et celle de Kyôto, il y a forcément celle des horaires de fermeture des Temples qui ferment très tôt à Kyôto. Donc je reprend ma visite, je finis par arriver devant un panneau qui indique un « trésor national ». Ah enfin quelque chose d’important à voir. Je gravis donc les marches pour tomber sur un minuscule Temple, qui doit être le fameux trésor national et à côté un petit café avec des tables à l’extérieur placées de façon à avoir une vue sur les environs. Je vais voir ce qu’elles servent et me rend compte qu’il y a du Macha. « Allez, va pour un second et dernier Macha avant mon retour en France. » Bon pour la vue on repassera, j’ai pas trouvé une super bonne place, vu comme c’est fréquenté, mais j’ai encore pu avoir le plaisir de tester le mélange entre le petit gâteau (indispensable pour faire passer le goût amer du thé) et le Macha.

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Comme à mon habitude, je n’ai pas manqué de dire que c’était bien bon au moment de partir, j’ai pris la direction de la sortie un peu plus tard, mais comme prévu tout était fermé, donc j’ai dû rejoindre la sortie de service.

Je suis remonté du côté de la gare de Kita-Kamakura, qui ressemble un peu à certains gares éloigné de la banlieue parisienne comme celle d’Orsay-ville, c’est à dire qu’il n’y a pas de portiques et visiblement personne pour contrôler. Avant d’y aller, je vais à l’autre bout de la gare pour voir s’il y a une autre entrée. Comme j’ai rien à faire valider, j’ai l’impression que je vais rentrer dans la gare comme un voleur, comme si je fraudais, mais comme il n’y a pas d’entrée, je me fais une raison et entre comme un voleur dans la gare en sortant quand même mon JR Pass pour bien montrer que je fraude (je comprends pas pourquoi je me sentais coupable à ce moment-là alors que j’ai rien fait de mal).

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Bref, je prend le premier train de banlieue qui passe pour faire le chemin inverse jusqu’à la gare de Tôkyô. Comme d’habitude, je fais les changements habituels jusqu’à Akiba pour aller prendre la ligne Tsukuba Express jusqu’à Asakusa. A la station d’Akiba, j’ai pris un ascenseur. Oui, je prends des ascenseurs, mais celui-là me sert de raccourci.

Je vois deux gamines à côté de moi qui font les folles et sont très amusantes à voir. Soudain la plus grande des deux (un peu moins jeune que celle que j’ai rencontré plus tôt dans la journée) lève la tête dans ma direction et fait une tête de trois mètres de long, ultra surprise de voir un étranger et elle a énormément de mal à cacher sa surprise dans un lieu aussi exigu qu’un ascenseur. Elle a une réaction du genre (si c’était moi): Oh putain de bordel de merde!!!!!!!!!!! Un Eigo-jin!!!!!!!!!!! Oui, je l’aurais dans la peau jusqu’au bout ce syndrome de l’étranger forcément anglophone (mes profs d’anglais du collège sont en train de se suicider en se rappelant des notes que j’avais, passé les premiers mois d’apprentissage).

Elle essaye de me dire un demi milliard de choses que je ne comprend pas et en plus devant sa réaction ultra décomplexée, je me retrouve comme un con à ne pas savoir quoi dire et à juste rire. Bien évidemment, tout le monde s’est retourné dans l’ascenseur et semble bien s’amuser de la situation. Au bout d’un moment (oui bon juste deux secondes, je vais pas au centre de la Terre avec cette ascenseur ;op), le père essaye de la calmer ou de la faire taire, en lui disant que je ne comprends rien. Bah oui Gaijin=Anglophone, c’est pas possible qu’ils puissent s’exprimer en japonais. Ce que je n’aurais pas pu faire d’ailleurs tellement je savais pas quoi faire. lol J’aurais dû trouver un truc drôle à dire, mais rien ne vient. Bon quand j’arriverais à trouver quoi dire et faire dans ce genre de situation avec un enfant, je pourrais dire que j’aurais franchi un cap dans mon apprentissage de la langue. lol

Enfin après tout ça, j’ai poursuivi mon chemin, en découvrant à Asakusa une autre sortie bien plus proche de chez moi que celle que je prend d’habitude et je n’ai pas manqué comme à mon habitude d’aller me réapprovisionner dans un Konbini, avant mon retour chez moi.

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SaKaE48.

Depuis le dernier article posté, me voilà de retour à Tôkyô pour une dernière semaine de voyage avant mon retour en France.

Ce matin, je n’ai pas trop trainaillé puisque je profite encore du JR Pass jusqu’à Dimanche pour ressortir de Tôkyô et pour commencer la semaine, je vais assez loin. Mais commençons par le commencement. Je me rend donc à la gare de Tôkyô en profitant gratuitement de la Yamanote-Sen (merci JR Pass) et malgré la taille de la gare, je trouve assez facilement le guichet pour prendre mon ticket pour Nagoya. Cette fois encore, c’est un train terminus à Tôkyô que je prends, donc il est déjà là quand j’arrive sur les quais, je rentre un peu trop vite dans la rame parce que je suis la jeune femme devant moi qui rentre aussi trop vite. Je profite du voyage pour continuer ma partie de Fantasy Life où je commençais à être bloqué depuis un moment et là au même moment, j’ai trouvé comment déménager, continuer le scénario et changer de Life (métier). J’étais Mage jusqu’à présent et me voilà Mineur, et j’ai la possibilité maintenant de choisir n’importe quel autre métier, donc j’en ai encore pour des dizaines d’heures avant d’en voir le bout. Me reste d’ailleurs plus qu’à trouver le moyen de blesser sérieusement les gros boss de chaque zones.

Bref, trève de digressions, deux bonnes heures plus tard, me voilà arrivé à la gare de Nagoya, je récupère rapidement le plan de la ville et me dirige vers le métro Higashiyama. Sur les quais, je regarde mon plan pour voir ce qu’il y a d’intéressant dans la ville, j’ai bien quelques endroits que j’ai noté, mais comme je me donne deux bonnes après-midi pour faire toutes les choses importantes, je vérifie que je n’ai rien zappé. Soudain le métro arrive, mais ne s’arrête pas devant moi et me voilà à courir pour atteindre la première rame. Nan, mais c’est quoi ces quais de trois kilomètres de long pour un métro à six rames!!!!

Deux stations plus tard, j’arrive à la station de Sakae, j’essaye de sortir le plus près possible de ma première destination, mais ça ne change pas grand chose puisque je ferais un détour le temps de me repérer dans ce grand carrefour. Je trouve finalement le Sunshine Sakae, pas si bien caché avec sa grande roue (un centre commercial avec une grande roue?!), je prends par erreur l’ascenseur qui ne mène nulle part et me rabat sur l’escalator. Au second étage, je rate presque le théâtre des SKE48 (le dernier que je dois voir puisque je suis allé durant mon premier voyage jusqu’à l’escalator infranchissable du Don Quihote d’Akiba où se trouve le théâtre des AKB48) tellement c’est mal indiqué.

Bon pas de chance, c’est fermé, ça a même l’air en travaux et il y a pas de Shop SKE48, donc je poursuis ma balade jusqu’au troisième étage où se trouve un Tsutaya. Je vois très vite qu’une grosse partie du magasin est faite pour la location et que les SKE sont bien mises en avant. A défaut de trouver un T-Shirt, je me rabat sur le dernier single du groupe (en édition CD+DVD pour me pas manquer à mes habitudes), je fais aussi un tour du côté des jeux vidéos pour me prendre la pochette protectrice pour ma PS Vita, que je veux me prendre depuis que je suis au Japon, et j’utilise un peu de monnaie pour me prendre un strap Vocaloid dans un distributeur de Gashapon.

Ensuite, je retourne au Centre Commercial que j’avais repéré à ma sortie du métro, le Oasis 21, pour trouver le second magasin que je veux visiter (certains auront déjà devinés duquel je parle), je descend sur la grande place où doit se dérouler, si je dis pas de bêtises, tous les ans le World Cosplay Summit (la finale d’un concours mondial de Cosplayers). J’essaye de trouver un plan qui m’aidera à trouver ce que je cherche.

A défaut d’y voir plus clair je remarque qu’il y a aussi un magasin du Shônen Jump, que je trouve assez rapidement, lui, j’y fais un tour rapidement (j’ai de toutes façons assez acheté de produits dérivés, donc je suis moins tenté) et j’en profite pour essayer de récupérer les Gashapon One Piece, dont j’espère réunir la collection complète d’ici la fin de mon voyage (j’en ai 4 et il m’en manque 5). Premier essai. Ah! Franky! Chouette, je l’ai pas! Plus que 4. Second essai. Mince Chopper, je l’ai déjà. Troisième essai. Re-mince, encore Franky. Dernière essai, parce que j’ai plus de monnaie. Encore Chopper. Ok, va falloir se lancer dans le troc pour les avoir tous, s’ils me la jouent comme ça les distributeurs de Gashapon.

Bon me voilà reparti pour chercher ce fameux magasin, je finis par aller voir une nana du stand Informations. D’après ses indications, il faut que je sorte et que je redescende la rue, ce que je fais, je finis par me demander si j’ai pris le bon chemin. Puis je vais voir un peu par hasard le panneau qui indique le magasin de l’immeuble/Centre Commercial où j’arrive. Coup de bol, il est indiqué, je vais donc au bon étage, mais en sortant, c’est bizarre, mais je débarque dans un étage avec des magasins comme ceux des Galeries Lafayettes. Ultra luxueux et qui ne vendent que des montres et bijoux. Me serais-je trompé d’étage. Bon tant pis, j’en fais le tour et découvre un couloir qui permet d’aller dans l’immeuble d’à côté (donc c’est une tour un peu comme la mairie de Tôkyô). Bonne nouvelle, il est de nouveau indiqué et je suis le parcours fléché dans cet étage rempli de mini-boutiques de luxe pour femmes et enfants.

Finalement j’arrive au Pokemon Center de Nagoya (faut vraiment pas suivre mon blog depuis le début pour être surpris à ce moment-là ;op), il est à peu près aussi grand que celui de Fukuoka, mais agencé différemment, mais par contre qu’est-ce qu’il est vide de monde, il y a plus d’employés que de clients et les pauvres, ils essayent de s’occuper comme ils peuvent, en faisant entre autres des annonces. J’en fais le tour pour d’abord me prendre les straps de cette région, puis je prends deux sachets de cartes, dont un que je garde pour moi, et après moultes hésitations, j’opte pour une boîte avec des gâteaux et un magazine Pokemon. Puis viens la moment d’aller à la caisse, la première caissière m’invite prestement à aller à sa caisse (ah, elles ont l’air de s’ennuyer), elle me demandera si je veux des sacs plastiques en cadeau, je lui dit que non et elle m’en mets quand même (pourquoi demander alors).

Je retourne après au Oasis 21 puisqu’il est plus que temps d’aller manger et que je veux me trouver un resto là-bas. Rien ne m’intéresse, donc j’opte pour le Mc Donalds, mais pour prendre des recettes locales, ça tombe bien, il y a un burger qui reprends le plat dont j’ai oublié le nom et qui se fait avec l’enfant et la mère de la même espèce (donc du poulet avec de l’oeuf) et ils font une glace au Macha (je deviens un peu accro aux friandises au Macha, je vais pleurer de pas pouvoir en trouver en France).

Nagoya2013 (26)

La fin de l’après-midi approche (oui, je mange n’importe quand :op) et il me reste une dernière chose à faire. Enfin deux, parce que je décide d’aller au dessus du Centre Commercial, où il y a une grosse paroi en verre. Bon la vue sur les environs est pas super géniale, mais vers l’intérieur, on peut enfin comprendre à quoi servaient les choses mises sur la grande place. En fait au milieu de l’endroit où l’on se trouve, il y a un plan d’eau avec très peu d’eau et en regardant à travers cette eau, on voit le centre commercial en contrebas comme s’il était un aquarium ou la mer avec ses bancs de poissons.

Enfin, je profite d’être à côté de la tour de Nagoya pour aller y faire un tour. Bon, elle est pas super jolie et assez petite. Imaginez la Tour Eiffel en moche. Non pire, imaginez la tour de Tôkyô en supra moche et bah c’est ça la tour de Nagoya, mais comme c’est la seule occasion de voir cette ville de haut, j’y vais quand même. C’est aussi vide que le Pokemon Center. Arrivé au troisième étage, j’ai pas le temps de voir les portes de l’ascenseur s’ouvrir que deux nanas m’accueillent à coup de « bienvenue (enfiiiiiin quelqu’un!!!!!! »). Je prend rapidement mon ticket tout seul comme un grand à la machine, on me remets tout aussi rapidement le guide en anglais et je me dirige enfin vers le second ascenseur qui monte de 90 mètres (ouah, ça vend du rêve! :op).

Bon, c’est vraiment pas un bon endroit pour faire des photos parce que c’est plein de petites fenêtres et pour prendre ses photos en format paysage, faut vraiment pas s’éloigner et pas évidant de choisir son angle. Je me prépare à redescendre, quand je vois qu’il y a un escalier qui mène à une « terrasse ». En fait c’est juste l’étage au dessus à l’air libre, mais protégé par des grilles, donc moins pratique pour les photos, mais je m’essaye quand même à des photos avec mon objectif fish eye, avant de vraiment redescendre.

Je me dirige à nouveau vers le métro pour faire le chemin inverse vers la station Nagoya, puis pour reprendre le Shinkansen vers Tôkyô. Malheureusement, cette fois, je ne peux pas en profiter pour continuer ma partie, ma batterie de 3DS me lâche très vite, donc je profite d’avoir mon IPod avec moi pour écouter de la musique et m’assoupir un petit peu.

Arrivé à Akihabara, je décide de m’y balader plutôt que de rentrer, les lumières de Ginza sur le chemin du Shinkansen m’ont rappelés que je ne pourrais plus voir tout ça d’ici une bonne semaine et j’ai eu un léger coup de blues. J’ai bien entendu rien acheté, je me suis contenté de flâner dans les magasins et de voir si je pouvais trouver les figurines de Magi, qui sont censées être sorties et que j’aimerais ramener à ma soeur, mais décidément, ça va pas être facile de les trouver. J’essaye aussi de retrouver de distributeur de Gashapon sur le même Manga, mais il est trop tard et certains magasins ont fermés. Pour finir, avant de vraiment rentrer à Asakusa, je passe comme à mon habitude au Konbini du coin où je trouve aussi une très jolie figurine Gundam (faudrait que j’en récupère aussi une montable avant de rentrer en France).

Le grand air… enfin.

Pour une fois, j’étais debout assez tôt ce matin pour pouvoir être à l’heure à mon rendez-vous. Je n’ai donc pas trainé et suis parti en direction de la gare de Kyôto au même endroit qu’hier pour prendre un bus vers Kawaramachi Marutamachi, j’ai fait le reste de chemin à pied et au pas de course pour ne pas arriver en retard, c’est vraiment grand l’enceinte du jardin du palais impérial.

Bien sûr je suis arrivé légèrement en avance dans l’enceinte même du palais, j’ai échangé mon papier qui me donnait l’autorisation d’entrer, contre un guide en anglais et j’ai suivit les personnes juste devant moi jusqu’à la salle d’attente où étaient réunis…les autres personnes. Ok, donc c’était une visite guidée, c’est pas l’idéal pour moi, puisque ça veut dire que je suis pas libre de mes mouvements et que je dois dépendre de la bonne volonté des autres pour mes photos. Sinon je me retrouve avec pleins de bouts de têtes, mais bon, je suppose que c’est la seule manière de le visiter, donc on va faire avec. La guide arrive et fait son speech pour présenter le lieu, mais ce que la plupart ont retenu, c’est qu’elle poussait des soupirs par moments (sûrement dû au fait qu’elle a du mal avec l’anglais) et comme elle éloignait pas son micro à ce moment, tout le monde l’entendais. Ca a fait rire tout le monde, soit parce que c’est mignon, soit parce que c’est sexy, tout dépend de quel côté de la ceinture vous vous trouvés.

Bref la visite commence et là première surprise, je me rend compte que mes photos sont enregistrées sur la mémoire interne de mon appareil et en ouvrant le clapet, je découvre que j’ai oublié ma carte SD dans mon ordi, et la mémoire interne est vraiment petite, à peine de quoi faire dix photos. Heureusement je me rappelle que ma 3DS à une carte SD et l’utilise à défaut d’avoir mieux. La visite se passe bien, je traine un peu pour laisser passer le gros des touristes et ainsi de pouvoir prendre mes photos. Le lieu est joli, mais comme les temples il manque de vie et après avoir vu des tonnes de temples, j’avoue que je sature un peu, donc je n’arrive pas à m’émerveiller comme certains.

La visite finie, je rentre en quatrième vitesse pour récupérer ma carte SD et aller au second lieu. Bien sûr, je reviens à la gare pour voir quel bus je dois prendre, mais la personne chargée de guider ceux qui cherchent le bon bus m’indique que c’est en train que je dois faire le trajet et comme j’ai le JR Pass avec moi, ça ne me coûte rien pour une fois.

Arrivé à Saga-Arashiyama, je prend un chemin au hasard pour me balader et je finis quand même par me servir de mon plan pour me rapprocher d’un temple. J’arrive dans une rue bien fréquentée et en profite pour chercher un resto, si possible avec quelque chose que je n’ai pas testé, ça tombe bien, je trouve un restaurant qui fait entre autres des Katsudon et il n’est pas trop fréquenté, donc je trouve une place au calme.

Kyôto2013 (373)

Une fois le ventre plus que remplie, plutôt que d’aller directement au Temple Tenryu-ji, qui est au même endroit que l’artère commerçante, je pars vers le sud où il y a le fleuve Hozu et surtout beaucoup moins de monde une fois le pont traversé, ce qui permet de vraiment apprécier ce coin de campagne.

Je reste un peu hésitant pour la suite, puisque la pluie commence à tomber et que comme un blaireau, j’ai même pas pensé à prendre au moins le petit parapluie. Comme ça pluviote, je décide de faire mon guerrier (ça va finir par causer ma perte ce genre de décision, je commence déjà à m’enrhumer) et continue vers le sud vers le temple Horin-ji que je visite assez vite, vu que c’est très petit. Je longe le fleuve vers l’Ouest, jusqu’à trouver un parc avec des singes, mais comme ça me dit rien, je ne vais pas payer l’entrée et poursuis mon chemin encore plus loin vers l’Ouest et surtout loin de la civilisation, sur un très joli chemin avec d’un côté la montagne et de l’autre le fleuve vers le temple Daihikahu.

Tout du long, j’oublie le temps, mais je suis abrité par les arbres la plupart du temps, je profite vraiment du lieu puisque je suis tout seul et je crois que j’en avais besoin. J’en avais un peu marre des visites en ville et de voir des temples, donc cette mini randonnée était vraiment bien pour moi et le lieu est vraiment magnifique. La fin est plus fatigante parce que c’est que de l’escalier, j’arrive un peu essoufflé en haut, je n’ai pas le temps de me reposer que le type qui s’occupe du lieu me rappelle que je dois payer 400 yens, il n’est pas méchant, juste un peu bourru, ça se voit qu’il vit ici, mais j’ai quand même réussit à lui décrocher un sourire quand je lui parlais en japonais.

La vue depuis la maisonnette mérite vraiment tout le chemin fait, je profite bien du lieu, d’autant que je suis arrivé au bon moment, je suis tout seul pendant une bonne partie du temps, et je ne suis vraiment pas pressé de retourner à la civilisation, je prolonge même le plaisir en testant le thé au Macha.

Kyôto2013 (417)

Bon comme il faut quand même que je parte à un moment, je me décide à faire la descente tranquillement, je retraverse le pont Togetsu-kyo pour aller voir ce que donne ce temple Tenryu-Ji et chercher au passage la forêt de bambous (la raison de ma venue dans ce coin de Kyôto).

Arrivé au comptoir pour entrer dans le Temple, j’interpelle la vendeuse pour lui demander où est la forêt de bambous, elle me dit que c’est de l’autre côté du temple et que je dois le contourner pour y aller. Je lui demande aussi si je peux y accéder en passant par ce temple et elle me répond par l’affirmative, donc je paye mon droit d’entrée et fait un petit tour pour voir à quoi il ressemble sans en attendre grand chose. Le temple en lui-même est pas bien grand, on ne peut même pas entrer à l’intérieur, mais le jardin, lui, vaut le coup d’oeil, il y a beaucoup d’arbres en fleurs et les couleurs sautent aux yeux. Je repère au passage l’entrée de la forêt, qui est collée au jardin du temple, je finis par y faire un tour rapide, elle est vraiment minuscule, mais très belle (dommage qu’on ne puisse pas y voir grand chose) et pour aller plus haut, il faut payer un prix d’entrée exorbitant.

En plus, vu l’heure qu’il est, je n’irais pas bien loin, donc je pars vers le nord pour voir ce qu’il y a, je trouve un mini temple, qui semble être le Jojakko-Ji, j’emprunte le petit chemin de terre pour voir où il mène, pensant repartir vers de nouvelles aventures, mais c’est juste un chemin parallèle au chemin bétonné, qui va vers le Temple Nison-In.

Ce dernier étant fermé, je pars vers l’est pour me rapprocher de la gare, je me perd un peu dans une zone pavillonnaire et finis par arriver au niveau d’une rue plus large. Comme le plan ne m’aide pas, je vais demander mon chemin à une petite vieille qui ramasse des fleurs derrière un arrêt de bus, elle me dit que c’est à dix minutes d’ici en me montrant une rue, je suis donc le chemin, sous la pluie qui a repris de plus belle, mais finit par me rendre compte que je vais plutôt vers la gare d’Arashiyama. En m’aidant du plan, je pars vers ce qui semble être la bonne direction, je finis par demander une nouvelle fois mon chemin à deux salary men, ils me disent d’aller à gauche un peu plus loin dans la rue. Ce que je fais, je monte sur une passerelle et vois une gare de loin, mais n’arrive pas à lire le nom.

Comme je ne vois pas comment y arriver, je choppe une autre personne sortant d’un Konbini pour lui demander mon chemin, il me dit d’aller à droite un peu plus loin, j’arrive finalement à trouver l’entrée de la gare et c’est la bonne, je grille le passage avec mon JR Pass, vu que tout le monde est là pour acheter un billet et finis par rentrer à la gare de Kyôto. Je n’oublie évidemment pas de passer par un Konbini et découvre une petit manif  pas très loin de la gare sur le reste du chemin.

Second jour à Kyôto: l’aventure continue…

Pour cette seconde journée à Kyôto, je reprend les bonnes habitudes de mon premier voyage. C’est donc en face de la gare que je me rend, on peut y trouver une place d’où partent énormément de bus vers tous les sites touristiques de la ville et même en dehors. Comme mon plan ne dispose pas de plan des lignes de bus de la ville (ou alors j’ai mal regardé), j’essaye d’en trouve un, ce que je ne tarde pas à réussir.

Ensuite je me rend sur le « quai » de la ligne A1, une autre ligne, la 5, finis par s’y arrêter et elle se rend aussi au Heian Jingu, donc je la prends plutôt que d’attendre l’autre bus. Je descend pas très loin du grand Torii pour pouvoir le prendre en photo en passant. Arrivée dans le grand espace que compose le Heian Jingu, je me dirige directement vers le jardin, étant donné que j’ai vu le reste lors de mon premier voyage, il est évidemment payant (c’est la raison pour laquelle je ne l’avais pas visité).

Une fois à l’intérieur, je fais comme tout le monde et suit le chemin conseillé. Ce jardin est vraiment magnifique, je ne sais pas si ses arbres sont des Sakura, mais dès qu’on y entre, on est tout de suite éblouis par le décor et il vaut largement le prix que l’on doit payer pour le visiter. A cause du succès du jardin, je suis obligé de le parcourir doucement, mais ça tombe bien, je ne suis pas spécialement pressé, je zappe la dégustation du Macha à cause du prix et aussi parce que je pense que j’aurais l’occasion dans une des autres villes que je vais visiter de tenter l’expérience, mais profite d’un petit stand pour déguster une glace au Macha.

Glace au Macha.

Glace au Macha

Une fois la visite finie, je sors de l’enceinte du Heian Jingu pour me rendre au Zoo de Kyôto, il n’est heureusement pas loin, donc pas besoin de passer par les transports en commun. Le zoo en lui-même n’est pas très grand et les cages sont horriblement petites, à peu près autant que celles du Zoo de Saint-Denis sur l’île de la Réunion, mais je suis évidemment d’accord pour dire que ça ne sera jamais assez grand pour eux et qu’ils sont mieux dans la nature et paradoxalement, même en étant totalement d’accord avec cet état de fait, j’apprécie égoïstement aussi d’aller voir des animaux dans ce genre de lieu.

Autant pour pas mal de choses, les japonais sont très calmes et disciplinés, mais autant là, ils sont presque pire que les français et il y a certains moments où j’ai eu bien envie de gueuler des choses du genre: « Nan, mais tu vas arrêter d’exciter le lion pour faire ta photo de guerrier!!! Tu veux jouer au guerrier? Et bah c’est simple on va foutre ton gosse dans la cage et on va voir si tu fais toujours le gros dur. » ou  » Vos gueules, vous avez pas vu le panneau qui dit qu’il faut pas faire trop de bruit et tu vas voir s’il est kawaii le croco quand il te bouffera la jambe!!!! »

Après cette visite, j’ai profité que le Nanzen-ji était dans le coin pour y aller, j’avais pas prévu de la faire, mais bon, comme j’y étais jamais aller, autant en profiter pour réparer cette erreur. Là aussi pas besoin de bus, c’est pas super loin du zoo et il est encore assez tôt pour que je me permette ce détour.

Arrivé là-bas, je me rapproche du Sanmon, un énorme portail que l’on peut visiter, chose assez rare d’après ma petite expérience de Kyôto. Bon le problème, c’est que c’est pas gratuit  (« What Else? » me diront ceux qui sont déjà venus à Kyôto ;op) et en cumulant avec les deux autres lieux à visiter, ça fait un peu chérot. Après moultes hésitations, je décide de m’acquitter des 500 yens pour y entrer, la visite en elle-même est simple, elle consiste juste à monter d’un étage vers une terrasse d’où on peut avoir une jolie vue sur Kyôto (les photos sont plus parlantes que mon explication) et c’est un peu trop cher à mon goût pour le temps qu’on y passe (et pourtant, j’ai trainé).

Ensuite, je suis allé en direction du Nanzen-in, un jardin payant, mais moins cher que le troisième lieu et je comprend vite pourquoi, c’est vraiment minuscule. Si on traine pas, on peut le faire en une minute, ce que je n’ai pas fait puisque j’essayais de rentabiliser ma visite en prenant le plus de photos, même si le jardin n’est pas spécialement joli par rapport à d’autres que j’ai visité et en profitant du lieu.

En ressortant, je remonte un peu plus haut pour voir à quoi ressemble l’aqueduc et si il est toujours en marche, c’est le cas. Les quelques personnes que je croise se contentent de prendre seulement une ou deux photos une fois passées le ponton et font demi-tour, mais comme il y avait l’air d’y avoir un chemin le long de l’aqueduc et qu’aucun panneau ne m’interdit l’accès, je décide donc d’aller voir ce qu’il y a au bout.

Personne ne me suis, aucun ouvrier ne me parle, donc je me retrouve seul à arpenter le chemin, je croise de temps en temps une personne qui va dans le sens inverse du mien, je finis par voir ce qu’il y a au bout, une station d’épuration où certaines personnes pêchent et font une tête de trois mètre de long en voyant passer un gaijin. Je continue quand même mon chemin jusqu’à arriver à un endroit beaucoup plus fréquente. Ca ressemble vaguement à un parc minuscule, j’y vois rapidement une ligne de chemin de fer inutilisée, mais pas abandonnée puisque des japonais s’y baladent en famille.

La ligne en elle-même longue une rue assez fréquentée et est en pente jusqu’à être au même niveau que cette dernière. Tout en bas la ligne est même en dessous du niveau de la route et mène à un endroit où j’étais plus tôt quand je suis parti du zoo.

Ce faisant, je me rend jusqu’à l’entrée où j’étais descendu du bus pour aller acheter quelque chose à manger au Konbini du coin, malgré l’heure tardivement pour déjeuner.

Je poursuis ma route vers Gion, en passant par une chemin différent de ma première fois dans cette ville, je comprends vite que la quasi-totalité des temples sont fermés et que le seul ouvert est payant. Tant pis, je pourrais y retourner un autre jour, il y a l’air d’y avoir pas mal d’endroits à visiter. Etant un peu fatigué, je trouve donc un banc dans une rue calme de Gion pour me reposer un peu avant de poursuivre ma route à la recherche d’un bus qui pourrait me ramener à la gare de Kyôto.

Mes recherches étant infructueuses, je continue ma descente vers le sud de la ville, je finis par me rendre compte que je suis à mi chemin entre le Heian Jingu et le lieu où je loge, donc je finis par abandonner mon idée de prendre un bus et fait encore une fois mon guerrier en faisant le reste du chemin à pied, en passant par un konbini, histoire de pas faire un détour pour me réapprovisionner.