Fin de route.

Dur, dur le réveil ce matin. D’abord parce que je dois me lever à la fraîche et ensuite parce que c’est aujourd’hui que se terminent mes vacances au Japon.

Après avoir bouclé mes affaires, je fais rapidement le Check Out et me rend compte qu’il pleut (bah ouais, ma chambre est bien isolée de l’extérieur :op). J’ai beau avoir souhaité cette pluie pour pouvoir faire passer mon grand parapluie en cabine et justifier le fait que je sois aussi chargé (je rappelle que j’ai aussi mon manteau avec moi, qui n’a pas pu être mis dans mes valises, et deux sacs à dos pleins), je me retrouve avec une poignée de valise dans chaque main, donc impossible de les utiliser et de tenir un parapluie en même temps. Solution de secours pour pas me prendre la pluie, coincer le milieu de la barre de fer entre moi et mon sac en bandoulière, mettre le manche dans ma poche de manteau fermée et tasser quelques unes de mes vertèbres cervicales pour ne pas déchirer la toile en plastique de mon parapluie. Oui, vu comme ça, je ne peux qu’avoir la classe dans la rue avec ma posture de géante petite vieille, mais j’arriverais au métro complètement sec.

Justement en parlant du métro, j’ai eu un peu de mal à trouver la bonne entrée (avec ascenseur) parce que c’est pas vraiment indiqué sur le net, j’ai juste trouvé la plan de Sakura Hotel, qui indique un ascenseur à la sortie A9 plus au sud, en dehors du plan, et si on a pas l’oeil, on la voit pas facilement cette sortie. Bref, je l’ai finalement trouvé, ça semblait bien parti pour que j’évite les escaliers, mais passé les portiques, je me rend compte qu’il y a seulement des escaliers pour descendre sur les quais, donc c’est parti pour muscler mes bras menus. T_T Arrivé sur le quai, mauvaise nouvelle, je pensais ne pas avoir de changement jusqu’à Tôkyô, mais ce que j’ai pris pour Tôkyô Station était une autre gare, donc c’est parti pour un changement à Otemachi où il y a trois milliards de lignes et bien sûr celle que je veux prendre, la Marunôchi-Sen est à l’autre bout de la gare. En plus, pour y accéder, c’est la parcours du combattant, il faut descendre d’un étage jusqu’aux quais de la Hanzomon-Sen et remonter de deux à l’autre bout du quai pour arriver près des quais de la Marunôchi-Sen et tout ça pour aller seulement à la station suivante. Entre temps, j’ai fait monter mentalement le taux de criminalité du Japon, tellement les japonais ne sont plus aussi prévenants que d’habitude (Heure de pointe, tout ça,…).

Bien sûr, je ne pouvais pas partir sans faire une dernière bourde, en allant en direction des quais d’une des lignes qui part vers l’Aéroport de Narita, je prends bêtement le premier ascenseur vers les quais, mais voilà, c’est pas de ce côté que ça va vers ma destination. En plus pour trouver une ligne de RER local, qui y va c’est la galère, la plupart des trains ont l’air de s’arrêter bien avant Narita. Bref, j’en trouve quand même un et l’emprunte pour plus d’une heure de voyage à travers la campagne.

Arrivé à l’Aéroport, je pars dans la mauvaise direction puisqu’il y a une partie Nord et une Sud et que je vais là où il n’y a pas ANA. Heureusement, seul un couloir sépare les deux parties et après avoir demandé mon chemin, j’arrive devant les guichets d’ANA par la partie la plus huppée. Je vais demander à une employée, si c’est possible de faire peser ses bagages avant l’enregistrement, parce que je pense que j’ai dépassée la limite des 46kg avec mes deux valises et le cas échéant, j’aurais besoin de faire un retrait, et si c’est possible de payer en carte bleue pour m’éviter de faire un retrait. Mais au lieu de dire oui ou non, elle me sort un long discours que je ne comprends pas vraiment et dans le peu que j’ai compris, il n’y a rien qui me dit s’il est possible de payer en carte bleue. Pourquoi faire simple quand on répond à quelqu’un quand on peut faire compliqué? Au moins si elle avait juste dit: « Oui, c’est possible de payer par carte. » ou « Non, c’est pas possible. », j’aurais pu être fixé et j’aurais compris avec mon bas niveau en anglais. Donc je suis allé directement à l’endroit pour les classes Economique, j’ai bien posé la question sur les cartes bleues plusieurs fois aux employées qui s’occupent des files d’attente pour leurs faire comprendre que je pourrais pas payer en liquide si la limite est dépassée et qu’on me demande de payer tout de suite en liquide, mais pour une fois, ça a l’air d’être un des rares endroits au Japon où on peut payer par carte. Alors pour le poids, au final, j’ai fait un petit dépassement de quelques centaines de grammes et j’ai eu 3000 yens à payer, donc presque rien en euros: moins de 30 euros. Avec mes deux colis envoyés il y a quelques jours, je me retrouve avec à peu près 58kg de bagages (et encore, je ne compte pas ce que j’ai emmené avec moi en cabine: deux sacs à dos de tailles moyenne, mais bien remplis, mon manteau et mon grand parapluie) contre 26kg au départ, si ma mémoire est bonne.

Une fois débarrassé d’une partie de mes lourds bagages, je n’ai pas attendu pour passer les douanes, mon parapluie a été accepté, donc je n’ai rien laissé ici, et j’ai évidement dû m’arrêter juste avant d’embarquer dans l’avion qui n’était pas là. Il était dans les dix heures moins dix et l’embarquement se faisant une heure plus tard. J’ai eu la bonne idée de garder ma 3DS avec moi pour lui éviter d’arriver en miettes en France et je l’ai ressortie pour continuer ma partie de Fantasy Life où j’ai rien fait de particulier par rapport à ces derniers jours à part essayer la classe d’Archer.

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Une fois l’heure d’embarquer arrivée, je me suis mis vite fait dans la file pour avoir le temps et assez de place pour ranger tous mes bagages en dehors d’un des sacs que je veux garder avec moi au cas où j’ai envie de m’occuper autrement qu’avec leur programme sur l’écran du siège d’en face. Une fois installé, je profite du retard dû à un embouteillage d’avions pour finir ce que j’avais à faire dans ma partie de Fantasy Life et éteindre ma console, ce que je n’avais pas fait dans la précipitation.

Bon, maintenant c’est partie pour 12 heures dans un espace trop étroit pour moi et il va falloir que je m’occupe l’esprit pour supporter mes envies d’étendre mes jambes. Je commence déjà par admirer une dernière fois les paysages japonais que je ne reverrais peut-être plus ou au mieux dans un bon bout de temps et en plus, d’après la trajectoire de l’avion, ça a l’air d’être ceux du nord de l’île d’Honshû, que je n’ai jamais vu durant mes deux voyages.

Une fois sorti des terres japonaises, je consulte la liste des films en commençant par ceux d’Hollywood, j’en repère déjà deux que j’ai pas vu au ciné et que je veux voir en priorité et un troisième en option, dont je ne me souviens plus d’ailleurs. Celle des films japonais n’a pas l’air alléchante, mais comme je n’y connais rien, je passe peut-être à côté d’un chef d’oeuvre. Comme je sais que l’on va bientôt manger, je choisis le film le moins alléchant des deux que j’ai repéré pour ne pas être interrompu pendant que je visionnerais l’autre.

  • Wreck-it Ralph: Celui-là si je l’ai repéré, c’est parce qu’il y a des persos de Jeux Vidéos que j’adore qui y font une apparition et que le thème Sugar Rush est chanté par les AKB48. J’attendais rien du scénario et je ne m’attends à rien tout court pour les scénar’ des rares films d’animation américains que je vais voir ces dernières années d’ailleurs.  Bon j’avoue que j’ai été agréablement surpris, ça ne va certes pas très loin (c’est très guimauve comme film), mais j’ai bien aimé ce début de réflexion sur un envers du décor fictif (puisque tout cet univers est imaginaire) des Jeux Vidéos et des bad guy rejeté parce qu’ils ont un rôle de méchants dans les jeux vidéos, et aussi des héros de jeux modernes ultra violents qui sont complètement maboules à force d’affronter tout ça, et de la « réflexion » qui en découle sur les différences entre vieux jeux et jeux modernes.
  • The Hobbit: Alors celui-là, j’ai vraiment regretté de pas l’avoir vu au ciné et c’est pire maintenant que je l’ai vu sur le petit écran du siège d’un avion. J’ai beaucoup aimé la trilogie du Seigneur des Anneaux et j’ai lu quelques livres de Tolkien, dont The Hobbit, que j’ai adoré, en dehors de ses descriptions sans fins des Hobbit. J’avoue que j’ai pas une bonne mémoire et que j’ai lu le livre qu’une fois, il y a un bout de temps, donc j’ai oublié pas mal de passages, dont celui avec les Montagnes/Golem de pierres alors que j’adore les Golem et que cette partie est vraiment géniale à voir. Par contre, je me souviens que c’était raconté sous forme de conte et je trouve que c’est vraiment réussit de ce côté-là. C’est vrai qu’il y a des moments plus sombres, mais le diner avec les Nains et la partie sur Golum est vraiment loin du Seigneur des Anneaux. D’ailleurs en parlant de Golum, j’adore le jeu d’acteur de la partie où il est, c’est vraiment drôle de voir les expressions qu’il a sur son visage quand il essaye de trouver les réponse aux devinettes de Bilbon. J’aime aussi le casting du film en général. C’est génial de revoir les anciens dans le même rôle et les nains ont de très bons maquillages à l’exception de deux-trois, qui font plutôt penser dans des humains en version miniature. Sinon les scènes d’actions sont toujours d’un très bon niveau, en particulier dans l’antre des Gobelins où la course poursuite/bataille est très bien chorégraphiée et l’utilisation des décors vraiment bien trouvée. J’attends vraiment les autres films avec impatience maintenant et j’espère avoir la possibilité de pouvoir aller les voir au ciné.

Après le second film,  je commençais à bien fatiguer, je n’avais aucune envie de voir un autre film et on était toujours dans la première partie du long trajet vers Paris, donc j’ai fait du mieux que j’ai pu pour occuper le plus d’heure possible avant l’arrivée, en dormant. Heureusement, cette fois, j’ai mieux dormi et surtout plus longtemps. Quand j’ai bien voulu arrêter, il ne restait que 3 heures et quelques pour trouver de quoi m’occuper et comme le troisième film en option que j’avais trouvé ne me tentais plus, j’ai refait le tour de la liste des films japonais. J’ai commencé à regarder Tôkyô Family, mais comme le jeu d’acteur est vraiment horrible, j’ai arrêté le visionnage au bout de quelques minutes et à défaut, j’en ai choisi un au hasard.

  • Humanoid Monster Bem: Alors là, je ne sais pas comment prendre ce film et j’ai du mal à dire si j’ai aimé ou pas. Il traite de thème sérieux un peu à la X-Men où ça se passe dans un monde « réaliste », mais avec des personnes qui ne peuvent pas exister dans notre monde et qui sont rejetées par les humains pour leur apparence, mais il y a aussi pas mal de passages décalés, comme si on lisait un Manga (je pense que ça doit être une adaptation de Manga à la base). Le jeu d’acteurs n’est pas fantastique, mais c’est déjà plus supportable que celui des acteurs de Tôkyô Family, et après avoir vu The Hobbit, je ne peux pas trouver les effets spéciaux hallucinants, c’est même assez vieillot, comme le thème musical qui ne colle pas trop avec les décors plutôt actuels du film.

Comme on commençait à arriver en Europe par le nord, je me suis dis que j’avais pas le temps de visionner un autre film (et j’en avais pas spécialement envie en plus), j’étais donc plutôt tenter par une partie de jeu vidéo, mais par erreur, j’ai cliqué sur la partie audio. J’ai tout de suite vu une rubrique « AKB48 Special » et intrigué, j’ai mis en marche le programme, tout en regardant par le hublot les paysages d’Europe et les montagnes de nuages que l’on survolait.

Alors ce AKB48 Special, c’est une émission de radio enregistré par ANA avec comme invité Oshima Yûko et Watanabe Mayu. Autant dire pas n’importe qui puisqu’elle sont classées respectivement première et seconde au classement de popularité des membres des AKB48 organisé chaque année. C’était l’occasion idéale pour faire une interview que j’ai pas trop compris puisque j’écoutais l’émission distraitement. De ce que j’ai compris, ça a été fait récemment puisque So Long (le dernier ou avant dernier single sorti) est dans la liste des morceaux passées et ça vaut ce que ça vaut, mais elles ont dit vouloir aller en Europe (l’émission est faite entièrement en japonais, donc on est pas spécialement le public visé par l’émission). Yûko plutôt en Espagne et en Italie et Mayu en France. La liste des morceaux n’est vraiment pas surprenante, il n’y a que des morceaux connus: l’inévitable Heavy Rotation, des morceaux très anciens comme Oogoe Diamand et Namida Surprise et d’autres « assez » récents comme Gingham Check et Flying Get (qui est sorti pendant mon premier voyage).

L’émission terminée, nous étions déjà prêts à atterrir, donc impossible de faire autre chose qu’attendre. L’avion est logiquement arrivé en retard à cause l’embouteillage et aussi apparemment à cause des turbulences, mais personnellement, je ne suis pas pressé de revoir la France, j’aurais pu attendre encore.

Une fois à Roissy-Charles de Gaulle, je n’ai évidemment pas passé beaucoup de temps aux douanes et tant mieux, vu leur sympathie typiquement française (connard!!! Tu pourrais répondre quand on te dit bonjour et arrête de faire la gueule, tu vas faire fuir les touristes!!!). Heureusement que c’est mon père qui m’attendait à la sortie parce que j’aurais été la cause d’un énième retard des RER en revoyant nos quais, nos rames et nos « sympathiques » usagés Français.

Voilà, voilà, c’est là que se termine le récit de mon voyage. En fait, pas tout à fait puisqu’il me reste à poster mes trois articles en retard sur le Mont Takao, Kamakura et Odaiba. Les brouillons sont écrits, il ne me reste plus qu’à trier mes photos (entre 400 et 600 selon la journée) et à les modifier pour les faire entrer dans ma base de données. Je n’ai pas oublié que je dois faire des articles sur les différents lieux où j’ai résidé.

Je suis bien conscient de ne pas être un grand orateur, donc je pense aussi regrouper mes photos en différents album photo pour ceux qui ne veulent pas me lire et souhaitent seulement voir des petits bouts de Japon. Enfin, comme vous n’avez pu voir de mes différents achats que leurs boîtes (pour la plupart),  je pense poster une série de photos sur Instagram que je dois faire prochainement (et qui me permettra de montrer par exemple les figurines en dehors de leur boîte et assemblées) et que je regrouperais ici sous la forme d’un article dans un bon mois, quand j’aurais reçu mes colis, et qui servira en quelque sorte d’épilogue à mon voyage.

D’ailleurs en parlant de voyage, c’est l’heure d’en faire le bilan. Alors que dire dessus, sinon qu’il a été meilleur que le premier où je tâtonnais, mais c’est normal, c’était la première fois que je jouais au baroudeur et pas un baroudeur de l’extrême, vu l’endroit où j’ai atterrit. J’avais quelques regrets à l’issue de ce premier voyage (ne pas avoir pu faire Hiroshima, faute d’hôtel, ne pas avoir fait Yokohama et ne pas en avoir assez vu d’Osaka) et j’ai pu les corriger lors de ce second voyage. C’était une bonne idée d’avoir fait des réservations dans chacune des villes où j’ai résidé, ça m’a évité ce stress de ne pas savoir où je logeais en débarquant et d’utiliser ce temps pour des choses plus utiles.

Sinon, j’ai aussi pu voir beaucoup de villes nouvelles pour moi, j’en avais d’autres de prévu, mais comme j’ai décidé d’y aller plus doucement, je ne regrette pas de ne pas avoir pu les faire. C’est d’ailleurs pour ça que je n’ai pas fait grand chose à Tôkyô, je considère avec vu tous les coins touristes et c’est maintenant pour moi surtout une ville où je fais mes achats, ce qui permet de contraster avec des villes et des jours où je fais des choses plus sportives. Tiens d’ailleurs en parlant d’achats, c’est peut-être l’un des deux seuls regrets que j’ai pour ce voyage, avec celui de ne pas avoir pu voir les Sakura pendant leur pleine floraison, de ne pas avoir pu m’acheter tout ce qui me tentais, mais c’est inévitable avec ce pays. Mes centres d’intérêts étant pratiquement tous liés à la Pop culture japonaise, j’aurais toujours quelque chose à acheter et même en étant milliardaire, je crois qu’il y aura toujours des choses que je regretterais de ne pas avoir acheté.

En ce qui concerne la langue, même si je considère être à des années lumière d’être bilingue et que j’ai encore des efforts à fournir pour bien comprendre ce que l’on me dit, j’ai fait un sacré bond en avant par rapport à mon premier voyage. Comme je l’ai dit à maintes reprises, je suis très mauvais en anglais et c’était presque impossible de communiquer en japonais un an après avoir commencé à l’étudier. Maintenant que j’ai plus d’ancienneté, c’est déjà beaucoup mieux, je me suis exercé le plus souvent possible, j’en ai même pratiquement abandonné l’anglais tellement ça me facilitait la vie et je suis plus à l’aise pour m’exprimer à l’oral à quelques exceptions près. C’est vraiment motivant parce qu’au jour le jour, je ne vois pas mes progrès et avec ma mauvaise mémoire, qui me fait oublier facilement le vocabulaire que j’essaye d’apprendre, j’ai besoin de quelque chose comme ça pour me motiver à continuer.

Bon, j’espère que vous avez pris plaisir à lire ce blog et à suivre ce modeste récit de voyage d’un pèquenot lambda. Contrairement au premier voyage, je n’ai pas prévu à l’avance, ni programmé d’autres voyages que ça soit au Japon ou ailleurs (c’est pas l’envie que me manque, mais plutôt le temps et l’argent), donc il est possible que ce blog ne soit plus du tout alimenté à l’avenir.

Pour à peu près reprendre le gimmick d’un célèbre globe-trotteur: « On se donne rendez-vous je sais pas où, je sais pas quand. »

A bientôt.

Jour J: Let’s goooooooooo!!!!!!!!!

Nous y voilà enfin, après tous ces jours/mois d’attente, c’est aujourd’hui que mon périple pour le Japon commence. Mais avant de pouvoir continuer à explorer ce beau pays, il me faut faire une chose essentielle: y aller. Et c’est ainsi que je me dirige vers l’Aéroport Charles de Gaulle ou plutôt j’y suis emmené par mon père, après avoir fini à la dernière minute le bouclage de mes deux valises et vérifié pour la cent millième fois que – non je n’ai rien oublié. L’enregistrement des bagages se fait rapidement (peut-être parce que j’étais pas mal en avance) et comme j’ai pas mal d’avance, j’en profite pour aller saluer un de mes anciens collègues, qui peine un peu à me reconnaître (faut dire que ça fait bien deux ans que l’on ne s’est pas vus. Plutôt que de rester là à m’ennuyer, je passe les douanes tranquillement pour….aller m’ennuyer dans la dernière salle. Je profite d’avoir un bouquin dans mon sac pour essayer de passer le temps, mais peine perdu, je n’arrive pas à me concentrer sur ma lecture. Trop nerveux et surtout trop de personnes agitées autour de moi. Finalement on entre tous à l’heure dans l’avion et c’est là que commence la torture pour moi et je pense aussi pour celles et ceux qui sont pas au format japonais: 12 longues heures sur un siège mal fagoté pour pouvoir se détendre et trop peu d’espace pour étendre ses jambes. Mais bon, puisqu’on ne peut pas y échapper, essayer d’occuper ces longues heures. Je passe en revue les programme et jeux mis à notre disposition, je repère quelques films qui m’ont l’air intéressants et que je n’ai malheureusement pas pu voir au ciné ou ailleurs.

  • Puisque les plateaux repas vont être servis, je commence doucement avec « Les 5 légendes ». Au premier abord, j’ai trouvé l’intrigue un peu trop simplette, un trop grande impression de vu et revu m’a fait me demander pourquoi certains avaient appréciés. J’ai petit à petit remarqué que les graphismes étaient franchement pas mal, j’ai même été charmé au final et ça a même été le cas pour l’intrigue que j’ai fini par apprécier à force d’en découvrir sur le background des protagonistes.
  • J’ai tout de suite enchaîné avec « l’Odyssée de Pi ». J’ai vraiment adoré et dès le début cette fois. Cette histoire de naufrage et de survie totalement improbable, est vraiment bien racontée, très dure à voir, surtout au début, et la fin ajoute même une seconde lecture à l’intrigue.

Après tout ça, j’essaye de faire comme tout le monde: dormir, mais contrairement à ma voisine, qui a prévue un oreiller gonflable et qui est beaucoup moins gênée que moi par l’étroitesse du lieu; j’ai énormément de mal à trouver une position qui me permette de ne pas avoir mal aux cervicales et de ne pas avoir les genoux écrasés contre le siège d’en face et je dormis au final très peu (2 à 3 heures à vu de nez).

Comme il me reste encore quatre bonnes heures à ce moment-là, je décidé d’abandonner l’idée d’essayer de dormir et de jeter un oeil sur mon écran pour trouver de quoi m’occuper.

  • Je jette mon dévolu sur un film japonais, « Yellow Elephant », pour changer et pour une fois, il n’est pas en version française, donc je me rabat sur la version japonaise sous titrée en anglais, et malgré mon bas niveau dans ces deux langues, j’arrive à suivre l’intrigue. C’est un film sentimental japonais assez classique et j’ai bien accroché. Tout d’abord parce que la galerie de personnage est intéressante, avec un petit coup de folie toujours appréciable, par son cadre (la campagne japonaise) et par l’intrigue en elle-même où à mon avis rien n’était joué à l’avance pour ce couple formé par les deux acteurs principaux dans ce film.

Sur la fin, j’enchaîne par petits bouts en re[…]revisionner le premier « Retour vers le futur », que j’ai pas fini de visionner parce que l’avion atterrissait avant la fin. Ensuite, pas question de se reposer, puisqu’il me fallait passer par le second moment pénible, le passage des douanes, très long, à cause du monde et des personnes qui géraient les files, en s’adaptant petit à petit à la situation. Finalement j’en sors et me voilà officiellement au Japon, mais ce n’est pas terminé, je suis toujours à Narita et il me faut aller à Shinjuku. Diverses solutions s’offrent à tout le monde à ce moment-là, le taxi, le train/métro de banlieue et le Bus (ou plutôt le Limousine Basu). Solution que j’ai encore choisis pour profiter du paysage et voir vaguement où en sont les Sakura. J’en avais vu au moment d’atterrir à Narita, donc je gardais espoir de pouvoir en voir à Tôkyô avant que les fleurs ne tombent et le peu que j’ai vu me rassure pour les jours à venir. C’est clairement pas le zénith de leur floraison, mais il y aura au moins quelques arbres, voir même quelques coins remplis de Sakura en fleurs.

Arrivé à Shinjuku, je pensais que les difficultés allaient s’arrêter, mais je me rend compte que le bus s’est arrêté à un endroit différent que pour mon premier voyage. Normalement j’aurais dû me trouver sur une grande avenue avec un building dont j’adore le design, à gauche, mais voilà, en fait, d’après ce que je vois, je suis pas loin, mais je n’ai rien qui me permettent de voir par où aller pour rejoindre cette grande avenue et comme je connais pas le nom de ce fameux building, je décide prendre le chemin qui me parait être le bon. Malheureusement rien qui me semble assez familier pour me dire par où continuer et comme je me suis déjà perdu dans ce quartier, je me vois déjà me trimballer mes deux valises encombrantes dans tout Shinjuku. C’était oublier le fait que je suis au Japon…. C’est alors qu’une femme, qui me voit en train de cherche un peu partout, devine que je suis un peu perdu et m’aborde pour essayer de savoir quel endroit je cherchais. Bon je le sens mal parce que d’une, je suis assez guignol pour ne pas avoir noté l’adresse du lieu où je devais (pensant que j’allais arriver au même endroit et n’avoir juste que la rue – où j’aurais dû me trouver – à remonter), de deux, je n’ai pas de plan et de trois, le lieu est impossible à décrire, puisque à mon avis peu connu des japonais. J’essaye quand même de matérialiser avec mes mains, en lui disant ce que je cherche, le repère principal, qui me permettrait au moins de rejoindre l’endroit où j’aurais dû arriver, et ainsi retrouver mon chemin. Et là, ça marche tout de suite, elle arrive à situer cette tour (elle m’a même donné le nom, mais avec ma mémoire de poisson rouge, je l’ai déjà oublié), elle m’accompagne jusqu’à l’endroit que je cherchais, on discute même en chemin (enfin avec mon niveau d’anglais, c’est plutôt elle qui me pose des questions: d’où je viens, …) et on fini par se séparer.

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Voilà le building qui me sert de point de repère.

Peu de temps après, j’arrive à Sakura House où je dois remplir de la paperasse, récupérer les clefs de l’appart où je logerais, et bien sûr, payer mon loger pour tout le séjour. Heureusement, il y avait presque personne, donc je n’ai pas eu à attendre et ce n’est pas plus mal, vu que je commençais à sérieusement fatiguer et que j’avais qu’une envie, c’est de poser mes valises. Pour pas partir n’importe où, je demande quand même à la personne de Sakura House où aller pour choper le métro. le reste du chemin était assez facile. Je devais prendre la ligne Oedo de Shinjuku Nishiguchi à Shin Okashimachi, puis faire un changement pour aller à l’arrêt Asakusa de la Tsukuba Express. Juste avant, j’en ai profité pour faire recharger ma Suica card et tout s’est bien passé jusqu’à Asakusa, que je connais bien. Etant donné que mon appart se trouve au même endroit que celui de mon premier voyage, j’ai pu y aller les yeux fermés, j’ai remarqué sur le chemin que des choses ont changés dans le coin. L’immeuble en travaux est complètement fini et la chaussée à été refaite.

Une fois installé, je décide d’un commun accord avec moi-même qu’il est temps de finir rapidement cette journée et demi fatiguant en allant chercher de quoi manger et en alimentant mon blog.Donc, je sors avec mon appareil photo, histoire de faire au moins une photo pour imager cet article. Mais voilà t’y pas qu’après avoir pris une photo d’un joli petit coin, je tombe sur le charme d’un autre petit coin éclairé et en prend une autre, puis une troisième et ainsi de suite pour finir par transformer ce simple aller-retour à Family Market en une petite balade jusqu’au temple d’Asakusa, qui est vraiment pas loin. J’en ai même profité pour jeter un oeil au quelques Sakura en fleurs du coin. Cette petite balade m’a permis aussi de me rappeler à quel point j’adore ce quartier, surtout quand il fait nuit. Il y a quelques personnes qui errent toujours dans les mêmes coins, on peut y croiser des personnes qui se baladent en vélo sans être gênés par les voitures (il n’y a que sur les grandes rues qu’il y a du trafic), on peut voir les japonais se lâcher un peu après quelques verres et il se dégage une atmosphère spéciale que je n’ai pas retrouvé ailleurs – enfin pour l’instant.

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