Cheerleaders, Château en toc et film de mariage.

Et voilà, le dernier jour de mon périple dans le Kansai commence et avant de sortir, puisqu’on est Dimanche, je fais la lessive et je joue à Tetris avec ma valise.

La matinée passée, je vais à la gare pour voir si je peux aller à Osaka, le tremblement de terre date de la veille, mais sait-on jamais, il est peut-être plus grave que ce que l’on pense. Tout ce que j’en sais, c’est ce qui ressort des JT, hyper alarmiste, qui envoient leurs reporters sur le terrain pour montrer le moindre objet qui a bougé et en en faisant des tonnes, comme d’habitude. Bon, ça se passe très bien puisque non seulement, j’ai pas à faire la queue (pour une fois ;op) et que le Shinkansen est en marche, donc c’est en direction de Shin Osaka que je me rend.

Autre jour, autre lieu et cette fois, je fais un changement à Hommachi pour prendre la Chuo Sen vers l’est jusqu’à Morinomiya où se trouve la château d’Osaka (ou plutôt Osaka-Jô). Je sors à côté du parc que je traverse et soudain je tombe sur un groupe de vieux pervers qui photographient des nanas qui font les cheerleaders. Par pur professionnalisme, je viens abaisser la moyenne d’age pour que les médisant arrêtent de dire que c’est des vieux pervers. ;op Je poursuis mon chemin en remarquant que le parc est bien animé, il y a même des musiciens, ça lui donne un petit air de Yoyogi. Plus loin, je tombe sur un autre groupe de vieux pervers qui photographient une femme tout aussi perverse. Bon là je peux rien pour eux, je suis là pour le château, pas pour sauver des âmes impures.

Après avoir traversé cet océan de perversité, j’arrive totalement pur devant le château, je vais payer ma dîme et fais la queue comme ceux qui sont devant moi. Puis j’entends une annonce qui parle d’ascenseur. QQQQQQUUUUUUUUEEEEEEUUUUUUAAAAAAHHHHHH!!!!!! Un ascenseur dans un château!!!! C’est bien ma veine, c’est le premier château japonais que je visite et c’est du toc. Je commence à comprendre pourquoi ils veulent pas qu’on photographie le 3ème et 4ème étage, c’est pour garder la supercherie secrète. ;op

Bref, j’ai payé donc je rentre à l’intérieur et fait mon guerrier en allant directement au dernier étage à pied par les escaliers. Après avoir rendu l’âme à cause des escaliers, je peux enfin admirer la vue sur Osaka assez impressionnante, d’autant qu’il y a du vent et pas beaucoup de protection, donc mon vertige reprend du poil de la bête. Je poursuis la visite en descendant les étages pour découvrir que l’intérieur du château a été transformé en musée. Bon je suis pas très musée, surtout quand il y a beaucoup de texte dans deux langues que je maitrise pas assez, donc j’ai zappé la plupart des étages, les derniers (enfin les premiers si on part du bas) sont plus intéressants parce qu’il y a des vieilles armures et de grands objets exposés.

Au sortir de la visite, je me dis qu’il est temps de manger un petit quelque chose (bah ouais, il est un peu 15h et j’ai rien avalé depuis ce matin), je vais voir ce que font les stands dans l’enceinte du château et tombe d’accord avec moi-même (comme toujours ;op) pour me prendre ce qui ressemble à des dangos, mais qui sont cuits différemment.

Osaka 2013 (141)

Même si j’ai demandé au type qui tient le stand le nom précis de ces Dangos, j’ai complètement oublié, et d’ailleurs quand je lui ai demandé il a poursuivit en me parlant, sûrement de la cuisson ou de sa sauce, mais j’ai rien compris. Heureusement, je l’ai poker-facé (oui, oui du verbe poker-facer ;op) en faisant comme si je comprenais pour pas le faire répéter et il a rien vu, à moins qu’il ne m’ait contre poker-facer. Dans ce cas-là, je suis cuit. Mais bon, j’étais tellement bon qu’un couple s’est mis à me dire quelque chose avec un grand sourire, peut-être pour me féliciter de quelque chose, mais j’avoue que j’ai rien compris. Donc j’ai continué mon poker-face à défaut de pouvoir faire mieux. A moins qu’ils ne m’aient aussi contre poker-face. Dans ce cas là, je suis re-cuit ou cuicui.

Ceci est un message de l’amicale des blagueurs pas drôles: ce blog est sponsorisé par Jean Roucas et les Grosses Têtes, vous pouvez à tout moment être en contact avec des blagues d’un goût douteux. Dans ce cas-là, ne vous faites pas de souci et ignorez le responsable.

Une fois restauré, je  sors du parc par la sortie la plus à l’ouest et me dirige vers Nipponbashi en partant un peu n’importe où, puis en m’aidant de mon plan. Ca ne m’empêche pas de me perdre au début, puis je pars en direction de ce qui semble être le bon chemin, je consulte quand même les plans minuscules de la ville pour me diriger, mais ne reconnais rien qui ne ressemble à ce que je vois sur mon plan. C’est fou, il y a trois noms de rues au Japon et ils sont pas foutus de les noter sur les plans qu’on récupère.

Au bout d’un moment, je me rend compte que je suis arrivé dans le quartier de Tenno ou Tenno-Ku, je me fais aborder par des japonais qui passent en voitures et qui voient que je suis perdu et là, une conversation assez difficile pour moi commence à base de mélange entre l’anglais parlé par l’un des trois et de japonais pour d’autres. Ils finissent par comprendre que je veux aller dans le quartier de Nipponbashi pour me balader, même si à la base ils pensaient que je voulais aller à Namba quand ils ont vus le rond que j’ai fait du côté du théâtre des NMB48. Pendant que l’un cherche le chemin sur son GPS, un autre me demande si il peut me filmer, je comprends pas trop pourquoi, mais je vois rien d’autre à dire que « oui ». Il essaye de me faire dire quelque chose en japonais que je comprends pas (enfin si je comprend le Omedetô, donc je suis censé féliciter quelqu’un). Puis on passe à l’anglais et je comprends que l’un de ses amis se marie et qu’il essaye de ma faire dire un truc du genre « félicitations pour votre mariage » (sans le mot mariage, que je connais). Bon, ils vont bien se marrer les mariés parce que je suis pas du tout à l’aise devant la caméra, mais bon, je voyais pas de raison valable de refuser et puis ça fait une jolie anecdote à raconter. Bref, ils finissent par m’indiquer le chemin, assez simple au final: aller à droite au niveau du quartier 6 de Uehonmachi.

Comme il se fait tard, je me dit que j’aurais de toutes façons pas le temps de le visiter, donc je me contente de traverser Nipponbashi d’est en l’ouest pour aller directement à Namba, je tombe sur le chemin sur le AKB48 Cafe&Shop du coin, je le zappe vu que je veux limiter mes achats à ce que j’ai prévu, et je tombe aussi sur une loterie gratuite devant un Game Center Taito, je me dis que j’ai le temps d’y participer et vais faire la queue pour tourner une machine et gagner le droit de prendre trois choses, qui semblent être des barres de biscuits aux céréales (je les ai pas ouvert à l’heure où j’écris ces lignes).

Arrivé dans le quartier de Namba, je remonte la galerie commerciale qui mène à Dotombori pour aller m’acheter au Don Quihote l’appareil photo pour faire des photos polaroids que j’avais repéré et je prend aussi des boîtes de polaroids après avoir eu du mal à me faire comprendre avec les vendeurs. Entre temps, je me rend compte que j’ai perdu mon plan entre Nipponbashi et le Game Center Taito, donc j’ai suis vainement retourné sur mon chemin pour voir si je le retrouvais. Tant pis, j’ai fais le reste de mes recherches sans, je me trompe même un peu de chemin en arrivant à Namba par une galerie commerçante qui ferait pâlir Kappabashi (si vous voulez monter un resto ou juste cuisiner, il y a tout ce qu’il vous faut dans cette galerie).

Après Don Quihote, j’essaye de trouver le théâtre des NMB48 qui semble se trouver dans le coin, c’est très difficile sans plan, la nuit arrive petit à petit et je décide demander mon chemin à des japonais, mais je reste bredouille, il ne connaissent pas le Yes Namba et encore moins les NMB. Non, mais sérieux, c’est juste le groupe soeur des plus grosses vendeuses et elles viennent de NaMBa, le quartier où je me trouve, même pas un qui a une poussée de nationalisme pour connaitre un groupe local, qui est loin d’être inconnu. Plus tard, je me retrouve dans une autre galerie commerçante et je tombe sur un magasin qui vend des produits dérivés des Johnies, des AKB48…et même des NMB48. Logiquement, elles devraient pouvoir me renseigner, donc je pose la question à une vendeuse. Le Yes Namba ne lui dit rien. Ah! Je suis mal parti! Bon on va essayer de voir en lui parlant des NMB. Ah! Là ça marche mieux! Elle sort du magasin et me dit que c’est à droite après le Game Center. Ouf! Je rentrerais pas bredouille. Je finis par le trouver. Bon il est fermé, donc j’aurais pas grand chose à prendre en photo et puis je me rappelle qu’il y a aussi un magasin.

Cette fois, je prend pas le risque de me perdre et je vais demander à un flic, qui me conduis bien gentiment au magasin, qui se trouve pas loin de celui des AKB (quel boulet je fais, je suis sûrement passé devant sans le voir). Il est réputé pour être souvent fermé, mais là je le trouve ouvert, donc j’en profite pour chercher un petit truc à acheter. Je demande au vendeur s’il a un set de photos de ma Oshi: Yamada Nana. Malheureusement, ils n’ont rien, donc j’essaye de voir s’ils ont autre chose à vendre et il me sort un T-Shirt tout moche. Bon tant pis, vu le mal que je me suis donné, je ne peux pas repartir sans rien, donc je l’achète, je fais une croix sur le KFC que je voulais me faire, vu le peu d’argent qu’il me reste et part chercher un magasin de souvenirs qui font des douceurs pour que je puisse acheter un présent pour ma Sensei, qui vient d’Osaka. J’en trouve un assez vite et fais mon achat. Je me rend compte que je suis à côté de Dotombori et comme il fait bien nuit, j’en profite pour aller prendre en photo la célèbre illumination de Glico et redescend la galerie dans l’idée de rentrer, puisque j’ai pu me réapprovisionner entre temps avec ma Suica Card, que je peux maintenant utiliser dans les Konbinis en dehors de Tôkyô.

Je reprend donc le même chemin en métro de Namba à Shin Osaka, je vais pour prendre mon billet de Shinkansen, mais l’agence est fermé….et il est que 20h. C’est pire que ma ville Osaka ou quoi? Je vais à l’étage supérieur pour trouver un comptoir pour japonais qui me permet de récupérer mon billet et je ne tarde pas à rentrer à Kyôto pour finir cette dernière journée dans le Kansai.

En conclusion de ce séjour à Kyôto, j’en retiens que j’ai pu profiter de la ville autrement, la première fois, j’ai tout fait en quatrième vitesse pour voir tous les coins célèbres à un tel point que j’en ai négligé certains que j’ai fait trop rapidement. J’ai pu passer plus de temps dans ces endroits cette année et visiter la ville à un rythme plus lent et plus calmement, à l’image de cette ville. Même si je pense que je reviendrais à Osaka pour découvrir d’autres quartiers, j’ai pu cette fois en profiter comme je voulais. La première fois, j’arrive sans rien réserver et je m’étais retrouvé à faire un séjour trop court, donc à ne pas voir grand chose de la ville pour ne pas dire rien. A partir de demain, je vais aussi corriger un autre regret que j’ai eu pendant mon premier voyage en allant dans une ville que j’ai pas pu visiter parce que je n’ai pas trouver d’hôtel où séjourner, ce qui ne sera pas le cas cette année puisque tout est réservé.

. Achats du jour:

Osaka 2013 (198)

La secte du masque.

Exceptionnellement, j’ai décidé de m’accorder une matinée de repos à cause de mon état fiévreux de la veille au soir. C’est donc bien après tout le monde que je suis sorti pour me diriger vers la gare pour prendre le premier train pour Osaka. J’en ai profité pour passer à un konbini prendre le stricte nécessaire pour faire parti de la secte des masques.

Il faut savoir qu’au Japon quand on est malade et aussi quand on ne veut pas attraper le rhume des autres, on porte un masque dans le genre de ceux qu’on voit dans les hôpitaux par respect pour les autres (quelque chose qu’on néglige souvent en France) et étant légèrement malade, je me devais de me plier à cette tradition. C’est très étrange de la porter au début, mais comme personne me regardait de travers et n’y faisait même pas attention, j’ai fini par m’y faire, même si c’est un peu pourri pour les binoclards comme moi, vu que je me retrouve avec de la buée sur les verres.

Bon après cette aparté, revenons à nos moutons, donc arrivé à la gare, je me retrouve à faire la queue, il y a beaucoup plus de monde, je vois sur l’écran tout proche qu’il y a eu un tremblement de terre cette nuit et qu’une partie du trafic des trains a été stoppé et je crois même que celui que je devais prendre est compris dedans. Ah bah, ça explique peut-être le gros bruit de chute que j’ai entendu cette nuit, mais bon comme j’étais KO, si le séisme a été ressenti ici, je dormais trop bien pour l’entendre.

Bref, arrivé au comptoir, je demande mon billet et là je comprends vite que je pourrais pas aller à Osaka. Le trafic du Shinkansen est interrompu et la seconde solution est payante, donc je ressors bredouille. J’ai pas le papier où j’avais noté le nom d’une petite ville du côté du lac Biwa où je comptais me rendre demain et il est trop tard pour changer mes plans pour aller dans une autre ville ou un autre endroit de Kyôto (de toutes façons, je ne sais pas ce que j’ai pu oublier de visiter en lieu célèbre).

Du coup, ça va être journée farniente aujourd’hui, je fais ce que j’aurais dû faire plus tôt: visiter les deux temples qui sont proches du lieu où je réside. Je commence par celui se trouvant à l’est, je mets un peu de temps à en trouver l’entrée, parce que je l’ai contourné par l’Ouest, ça me permets tout de même d’assister à un spectacle rare: des hérons qui volent comme des fous près de l’enceinte du temple et même un qui vient faire le beau pour être photographié.

Arrivé à l’entrée, je découvre avec horreur qu’il y a un mélange entre le temple (enfin une partie de son enceinte et sûrement un ou deux bâtiments) avec un truc en tôle qui ressemble à un entrepôt. Bon heureusement le bâtiment principal est à peu près épargné, donc je m’y rend. C’est bien dommage que l’on ne puisse pas prendre des photos de l’intérieur de ce dernier parce que la structure en bois est vraiment magnifique (ça a été restauré assez récemment à l’échelle de l’histoire du temple, donc ça se comprend), ça rappelle un peu le Todai-Ji de Nara en plus petit. Ensuite, je fais un tour autour du bâtiment principal pour finir par entrer dans ce qu’ils appellent une galerie, mais vu comme c’est vide, je sais pas trop comment l’appeler. Bref, comme c’est calme et que je ne vois passer pas grand monde pour ne pas dire presque personne, j’y séjourne un peu  et en profite pour sortir ma 3DS et m’essayer à Pokémon Noir 2, que j’ai pas touché depuis que je l’ai acheté.

Bon, je finis quand même par en sortir au même moment où arrive une armée de nénettes en tailleurs et tout et tout (sûrement des étudiantes de l’Université pas si lointaine de la ville).

Ensuite, je suis ressorti pour me diriger vers le temple de l’Ouest, il a été plus rapide à visiter celui-là, puisque plus petit et sans possibilité d’aller à l’intérieur du bâtiment principal.

Finalement, j’ai fait un tour au Konbini du coin pour me prendre quelque chose à manger, malgré l’heure tardive pour déjeuner, et craquer « légèrement » sur les figurines de One Piece avant de rentrer à Tour Club. Je profiterais du temps qui m’est impartie pour m’avancer un peu dans mes articles, celui-ci et un second qui devrait être posté demain, ça me permettra de me coucher tôt pour une fois et en plus j’ai une journée chargée demain.

Le labyrinthe d’Umeda.

Aujourd’hui, j’ai décidé de migrer un peu en ne faisant pas une visite à Kyôto, mais à Osaka, que j’avais plus que survolé pendant mon premier voyage. c’est donc assez tardivement dans la matinée que je me rend à la gare de Kyôto pour prendre un billet.

Ca semble mal parti parce qu’il y a un peu trop de monde, mais c’est sans compter sur la rapidité des employés japonais. Arrivé au comptoir, j’ai le choix entre deux gares, je choisis Shin Osaka, dont le train passe une bonne demi heure plus tôt que l’autre à Kyôto et même si j’ai le temps de voir venir, je ne traine pas et rejoint immédiatement les quais. Je galère un peu parce que mon train n’est pas annoncé sur les premiers panneaux d’affichages et je choisis de faire confiance aux employés de la gare pour savoir où je dois me rendre. Arrivé sur les quais, je n’attend pas trop longtemps, en laissant passer un train au passage, le trajet lui non plus n’est pas long, puisque Osaka est dans la même région et que je prend un Shinkansen.

La suite est aussi simple, je prend la première ligne que je vois dès mon arrivée à Shin Osaka pour aller à Umeda, le seul quartier de la ville que j’ai vu jusque-là et je me prépare à affronter l’enfer qu’est ce quartier pour se diriger. La raison de ma venue dans ce quartier, c’était d’aller dans deux lieux importants (le second l’est beaucoup moins si vous n’avez pas d’affinité avec cet univers) que je n’avais pas visité jusque-là et donc je ne pensais y faire qu’un bref passage. Je commence donc par chercher l’Umeda Sky Building, un endroit, comme la mairie de Tôkyô entre autres, qui est conseillé parce qu’il a un observatoire qui permet d’avoir une jolie vue sur la ville. Le problème, c’est qu’il n’est pas indiqué sur le plan des environs que l’on peut voir dans le métro.

Pas grave, je prend la première sortie que je vois pour voir si les plans dans la rue m’aident plus et à défaut si je peux le voir de loin. Pour la seconde option, c’est mal partie, il y a pleins de bâtiments et building, qui me bouchent la vue, le plan que je trouve ne m’aide pas plus et ça ne s’arrange pas avec mon plan, où je ne trouve pas indiqué l’emplacement du building en question. Pas grave, je fais le tour du quartier pour y voir plus clair. Toujours rien à l’horizon. Je demande mon chemin en anglais à quelqu’un, parce que je sens que l’explication en japonais sera trop longue et compliquée pour m’aider. Je suis donc le chemin qu’il m’indique, je vois toujours pas le building et traverse complètement le Yodobashi Kamera du coin pour ressortir du côté de ce qu’il semble être une entrée de la station d’Osaka.

Je commence à pester en montant les marches, en me disant que ça doit être tellement évident pour les locaux l’emplacement de ce foutu building qu’ils se sont pas fait chier à le marquer et donc que je dois être trop bête pour trouver quelque chose d’aussi grand. Puis en m’arrêtant près d’une aire de repos, je repère au loin un building qui semble être celui que je cherche. Pour être bien sûr de moi, je demande au premier japonais que je croise si c’est bien l’Umeda Sky Building, il me répond heureusement par l’affirmative. Et ben voilà!!!!

Umeda Sky Building

Umeda Sky Building

Bon par contre le chemin a l’air super chiant, il y a un parking de mon côté, puis plus loin une ligne de chemin de fer qui coupe la route et je ne vois pas de passerelle à l’horizon. Je décide de la contourner par la gauche, ça a l’air moins long, mais c’est long quand même. Finalement après un peu de marche, je réussis à rejoindre le building, il y a deux tours la West et la East. Je vais voir ce que ça donne du côté West. Le cheminement pour atteindre le sommet a l’air assez tordu, je comprends qu’il me faut aller dans la tour East, mais une fois là-bas, c’est pire que ce que je pensais en fait. Il faut ressortir et trouver une entrée qui permette de prendre un ascenseur pour le troisième étage, plus d’aller à une passerelle et ainsi rejoindre la tour West. Puis prendre un ascenseur pour rejoindre le 30 et quelque ième étage et enfin prendre un escalator qui va jusqu’à la tour East… Logique. Non, mais vraiment, j’aime pas du tout Umeda. Si un jour vous me demandez quel est le pire endroit au Japon, la réponse est toute trouvée pour moi, Umeda.

Bref, puisqu’on est là autant suivre leur chemin. Arrivé à l’ascenseur, je découvre avec stupeur que les parois sont totalement en verre. Etant légèrement sujet au vertige, autant dire que je n’ai pas beaucoup bougé pendant toute la montée (d’où le fait que les photos à ce moment-là sont prises d’assez loin par rapport aux parois de l’ascenseur). Au bout du chemin énoncé plus tôt se trouve un comptoir pour acheter son billet pour pouvoir monter d’un étage jusqu’à l’Observatoire en question et juste à côté du comptoir, il y a la traditionnelle boutique de souvenirs. Je la zappe pour le moment pour monter directement à l’Observatoire. La vue ou plutôt les vues, puisqu’il permet de voir à presque 360 degrés autour du building, est magnifique, sûrement une des plus belles vues que j’ai vu jusque-là, je suis plus en confiance et rentabilise bien la visite en prenant mon temps pour faire mes photos et profite bien de l’ambiance distillée par la musique.

Après moultes hésitations, je décide d’aller quand même me prendre une collation, c’est un peu cher pour la taille des parts, mais avec une vue pareille, je ne peux pas ne pas en profiter.

Osaka 2013 (60)

Entre temps, je suis aussi aller faire un tour plus haut à l’air libre pour prendre d’autres photos, c’est déjà bien plus impressionnant, on est surélevé, il fait bien froid et ça vente bien aussi. Enfin, après avoir pris mes dernières photos en utilisant pour une fois mon objectif Fish Eye que j’ai pas touché ou presque depuis que je l’ai, je redescend pour voir ce que fait la boutique de souvenirs. Je pars pas avec l’idée d’acheter quelque chose, mais par curiosité, mais c’est sans compter sur le merchandising en rapport avec  le monde de l’animation et des Jeux Vidéos. Mr Oda et Mr Pokemon, je vous hais! Vous me ruinez! Faites de la merde pour que j’ai pas envie d’acheter le moindre goods à l’effigie de vos oeuvres! Bref, me voilà à sortir mon porte-feuille pour me prendre des straps Pokemon faits en rapport avec la ville et un autre de One Piece sur les dates de naissance.

Ensuite, je redescends la tour pour aller au deuxième lieu qui m’intéresse. Plutôt que de refaire le chemin, je décide d’aller voir à gauche de la tour s’il n’y a pas un chemin plus court que j’avais vaguement entrevu d’en haut et effectivement il y a un tunnel qui passe en dessous des voies de chemin de fer. Ca me rapproche pas mal de l’endroit d’où j’étais parti et de celui où je veux aller, le Pokémon Center d’Osaka. Je ne mets pas bien longtemps à trouver le Centre Commercial où est ce dernier, je prend le premier ascenseur que je vois, mais le bouton indiquant le 13ème étage n’a pas l’air de marcher. Une japonaise m’explique qu’il faut que je change d’ascenseur et effectivement, c’est bien le cas, tous ne vont pas aux mêmes étages. J’attends donc celui de gauche, me rend au bon étage et dès la sortie je tombe de haut. Jusque-là je ne connaissais que celui de Tôkyô, mais là, celui d’Osaka lui met l’amende et pas qu’un peu, il occupe une très grosse partie de l’étage et le choix est fou. Heureusement que je ne suis plus un enfant, le choix devient un peu plus simple du coup.

Je commence donc par jeter mon dévolu sur deux Pokeball, qui semblent contenir des tampons, j’en offrirais une à mon frère. Je trouve aussi le jeu Pokemon Noir 2, je vais quand même le tour avant de me décider et me prendre un sachet de cartes, puis ce que je pensais être une figurine, qui n’est en fait qu’un bloc note. Une fois passé la caisse, je reviens du côté des Gashapon pour en prendre deux, dont une que j’offrirais.

La suite de la visite se passe après avoir repris le métro pour aller à Namba, le quartier comparé à Akiba, mais je comparerais surtout à Shibuya et Harajuku, tellement il y a de fashion victime dans le coin et de boutiques de fringues. La première chose et la seule que j’ai noté, c’est le théâtre des NMB48, mais grosse erreur de ma part, je n’ai pas d’adresse, juste le nom du bâtiment. Evidemment, je ne trouve sur mon plan et sur celui de la ville, mais c’est pas grave, je commence à faire un tour du coin et repère une très longue galerie commerciale et décide de la remonter en passant par un pont bien connu des services. Après je décide de faire demi tour, mais en passant par un autre chemin, qui finit par m’amener à côté du Don Quihote de la ville, je vais une halte à côté et en profite pour tester la croquette (de poisson).

Coroke ou croquette de poisson

Coroke ou croquette de poisson

C’est pas mauvais, mais j’ai toujours un peu de mal à ingurgiter des choses trempée dans trois tonnes d’huile de friture. Plus tard, je décide aussi de faire un tour dans le magasin par curiosité et toujours pas dans l’idée d’acheter, mais j’en ressort avec un Puzzle 3D de Chopper, qui forme une figurine, un bateau One Piece à monter, façon figurine Gundam, un jeu bien connu, dont j’ai oublié le nom, repris sur le thème de Mario, et un artéfact qui ne dira quelque chose qu’aux téléspectateurs de Nolife. J’ai vu aussi quelque chose qui ressemblait à un modèle d’appareil photo pour faire des polaroids que j’ai déjà vu, mais comme j’avais pas assez, je remet l’achat à plus tard.

La journée se terminant, je redescends vers la station de Namba pour reprendre le métro jusqu’à Shin Osaka, puis de nouveau le Shinkansen jusqu’à Kyôto, en n’oubliant pas d’aller faire un tour dans la première boutique que j’ai croisé pour me réapprovisionner.

. Achats du jour:

– Umeda Sky Building:

Osaka 2013 (110)

– Pokemon Center:

Osaka 2013 (109)

– Don Quihote:

Osaka 2013 (108)

J-5: Za bloginning.

Et voilà, un an et demi s’est écoulé depuis mon premier voyage au Japon. Voyage qui s’est révélé riche en découvertes et extrêmement dépaysant. En grande partie parce que c’est celui que je considère comme mon premier « vrai » voyage, comprenez par là que c’est le premier que j’ai fais sans dépendre de personne et que j’ai organisé entièrement, avec son lot d’imprévus et de situations très troublantes et encore nouvelles pour moi où je devais faire le choix entre mon anglais catastrophique et mon japonais balbutiant. Evidemment, ni les déconvenues minimes et inévitables, ni les températures caniculaires n’ont empêchés ce séjour de se révéler excellent et même bien meilleur que j’aurais pu l’imaginer. J’ai pu découvrir un éventail de villes et de paysages variés qui vont de la mégalopole de Tôkyô à la petite ville de campagne comme Kurayoshi. Pas mal de lieux célèbres chargés d’histoire, mais aussi d’autres liés à la pop culture japonaise.

Bref, un court mois plus tard, je rentrais en France la tête pleines de souvenirs, l’ordinateur plein de photos et le compte en banque vide, pas comme ma valise qui avait un petit – pas si petit que ça d’ailleurs, vu ce que j’avais à ramener avec moi – mais surtout avec une furieuse envie d’y retourner et le plus tôt possible.

Après avoir découvert l’été, qui fit de moi la plus grande et lourde crevette sur Terre (et si ce n’est pas la cas, je ne veux pas la croiser pour ne pas faire rétrécir mon espérance de vie à néant ;op), deux choix de saisons s’offraient à moi, l’automne et ses Momijis (Erables) et le printemps avec ses Sakura (Cerisiers) en fleurs. En fait, je n’eus point à me retrouver devant un choix cornélien. Bien que la première option eut été tentante, la seconde se trouva être une évidence à mes yeux, pour qui veut découvrir la plus belle saison du Japon. Printemps 2012 étant trop proche pour pouvoir mettre assez de côté pour y aller un bon mois et demi (au final, j’ai petit à petit réduit la durée de mon séjour à un mois), je décidais de reporter mon second voyage à l’année suivante.

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