L’art électrisant du vélo.

Nous voilà donc deux jours après le dernier article. Mon dernier jour à Osaka a été un jour off où je suis seulement sorti pour aller manger et faire un tour au Super Potatoe (un magasin connu, enfin surtout celui de Akihabara, de jeux vidéos anciens) pour faire des achats (voir Instagram). Le second, j’ai fait le trajet jusqu’à la ville de Okayama où j’ai été bloqué par le check in tardif, mais j’ai quand même pu prendre le temps d’aller visiter un centre commercial immense, histoire d’échapper à la chaleur caniculaire qu’il fait depuis deux jours.

 

Aujourd’hui, j’ai entrepris une visite hors de la ville. La première étape était d’arriver à la station de Uno. Ca semblait simple à la base. Je me disais qu’un train y allait directement, mais j’ai eu la bonne idée de demander mon chemin à quelqu’un sur les quais, parce que j’ai appris qu’il fallait passer par l’arrêt Chayamachi pour rattraper la ligne Uno qui va jusqu’à la station du même nom. Le changement à Uno pour prendre le ferry a été juste parce qu’à dix minutes près j’aurais pu le rater.

Finalement, tout s’est bien passé et j’ai pu arriver à l’heure sur l’île de Naoshima, une île spécialisée dans l’art contemporain. Diverses œuvres sont disséminées sur l’île et il y a plusieurs musées. Non pas que je sois fan de ce genre d’art, mais ce qui m’a fait choisir cette île plutôt qu’une autre c’est un truc tout bête. Une œuvre a été utilisée sur une couverture d’un livre que j’ai lu il y a longtemps et la photo m’avait tapé dans l’oeil, j’avais cru jusque-là que c’était un montage.

Bref, je n’avais pas spécialement préparé ma journée, j’avais lu que seulement un des musées était ouvert, le Benesse House, et j’étais curieux de savoir comment trouver les œuvres d’arts en extérieur. Du coup, en arrivant je suis allé prendre un plan, je me suis rendu compte que ça serait pas vraiment possible de faire le tour de l’île à pied et que ça serait compliqué de base d’aller loin.

En voyant le seul bus se remplir, j’ai tout de suite abandonné cette option et en allant voir les deux œuvres d’arts du coin, je commençais me faire l’idée de ne pas faire grand chose à défaut d’avoir mieux. Cependant en voyant les cyclistes se balader dans les environs, j’ai commencé à penser à cette option que j’avais pas vraiment en tête parce que je n’en ai pas fait depuis une dizaine d’années et je ne pensais pas m’y remettre de cette façon.

Finalement en voyant les prix, je me suis dit que ça valait le coût d’essayer et qu’au pire, si j’arrivais pas à récupérer mes réflexes, je le ramènerais. Après quelques questions, j’ai opté pour un vélo électrique et j’ai franchement bien fait de faire ce choix.

Fébrile, j’ai enfourché le vélo pour longer lentement la côte sud de l’île. Je vais pas vous le cacher, j’ai vraiment eu peur au début. Je craignais les virages où j’avais du mal à tourner tellement je n’arrivais pas à trouver à trouver un bon équilibre pour ne pas avoir l’impression de tomber. Je me suis aligné sur le rythme des trois personnes qui étaient devant moi pour commencer à me refaire la main avant de continuer de mon côté. La route était plutôt plate au début et après ça s’est corsé. Le moteur aidait quand même, mais il faisait clairement pas tout le boulot.

Je suis arrivé au bout d’un moment devant le Musée Chichû Art et à ma surprise, il y avait quelqu’un du staff devant l’entrée. Elle m’a indiqué où il fallait acheter son ticket, puisque pas vraiment au même endroit que le musée (j’y ai même trouvé un parking à vélos).

Le musée est séparé en quatre parties, avec dans chacune une chose à faire et une personne mise en avant. J’ai commencé sans le savoir par celle de Tadao Ando, qui a fait l’architecture du musée, avec des murs gris en béton (très froid selon moi) et dont la « salle » se trouve en extérieur. C’est une cour en triangle avec au sol des pierres placées de façon à épouser la forme de cette cour.

J’ai enchaîné avec la salle Walter de Maria où il y a deux séries d’escaliers avec en son centre une sphère et plusieurs séries de trois blocs rectangulaires placées à différents endroits de la pièce. Ensuite je suis remonté à l’étage du dessus pour faire la salle James Turrell. Là c’est une expérience assez spéciale que l’on nous fait faire. Après s’être déchaussés, on nous place devant un escalier pour nous faire monter devant un miroir tellement lumineux que l’on y voit que du blanc. On nous demande ensuite d’avancer. Le miroir était en fait un accès à une salle très lumineuse. On nous fait avancer loin dans cette salle et on doit se retourner pour voir d’où l’on vient. Un grand néon bleu entourant l’accès à la salle que l’on a prit. Enfin la dernière salle est la salle Claude Monet. Une salle où sont simplement exposés quelques uns de ses tableaux abstraits, représentants des marécages.

J’ai dit que j’étais pas un spécialiste d’art contemporain, mais je n’en suis pas aussi spécialement fan. Le musée ne m’a pas fait changer d’avis dans le sens où je ne me suis pas extasié devant le moindre détail et je pense être passé à côté de certaines choses. Je ne suis pas non plus déçu. J’ai apprécié les jeux de trompe l’oeil sur certaines œuvres et sur les lieux pour la partie Ando.

 

J’ai poursuivi ma route pour arriver sur les plages de Tsutsuji-So, j’ai pu y trouver la fameuse citrouille géante que j’avais vu sur l’une des séries de nouvelles de Yoko Ogawa (je m’y suis fais prendre en photo par quelqu’un qui me l’a demandé avant que je me décide moi-même). Je me suis aussi dirigé à pied vers le musée Benesse House, mais voyant que c’était long et que ça me fera refaire de la côte en rebroussant chemin, j’ai préféré abandonner et revenir vers la plage pour aller manger.

En reprenant la route, j’ai senti que j’avais bien plus d’assurance sur le vélo et la route étant beaucoup plus plate, ça m’a permis d’apprécier un peu plus la balade, qui me faisait remonter vers le nord, toujours en longeant la côte. Je me suis aussi permis de sillonner les rues du village où je suis passer avant d’arriver à Honmura où j’ai trouvé un parking à vélos sous une des œuvres d’arts, ce qui m’a permis de découvrir ce petit village, d’aller voir un temple et un sanctuaire et de visiter le Musée sur Tadao Ando, qui est aussi responsable de la construction des autres musées de l’île et des œuvres d’arts extérieures. La visite n’était pas spécialement passionnante puisque le musée est là pour raconter sa vie.

Une fois cela fait, plutôt que de partir vers le nord, j’ai fait le choix de continuer sur la plaine au centre de l’île pour revenir à mon départ. J’en ai profité pour traîner un peu en route dans les petites rues pour revenir à Miyanoura et rendre le vélo après avoir poursuivi un peu ma balade. Enfin, je suis revenu vers le terminal à ferry, en faisant un détour pour me prendre une glace (le temps étant toujours caniculaire) et je suis revenu sur les terres pour rentrer à Okayama.

Seconde chance. Gare à la chute!

Comme pour Nara, je fais de la redite avec Kobe. Je l’avais aussi visité pendant mon premier voyage, je n’avais pas préparé comme il faut ma visite et la ville m’avait laissé froid. Je profite donc (comme avec Nara) du fait d’être obligé de prolonger mon séjour à Osaka pour lui laisser une seconde chance. Je ne dirais pas que cette fois j’ai noté tous les indispensables de la ville, mais j’ai noté quelques points d’intérêts à voir depuis la gare de Sannomiya où on m’a conseillé d’aller pour démarrer une visite dans Kobe.

Une fois de plus, c’était une météo étouffante, typique du Kansai, qui m’attend et arrivé à la gare, je monte tranquillement l’immense boulevard vers le Nord-Est pour découvrir que le premier point d’intérêt se trouve très en hauteur. Heureusement, il y a un téléphérique qui permet d’y aller et grand bien m’en a pris parce que j’aurais pu y passer la journée.

 

Arrivé en haut, on se retrouve dans un décor purement européen et on peut avoir une jolie vue sur la ville. Le lieu où je me trouve est le jardin de Nunobiki. Je ne sais pas quel terme il faut utiliser pour traduire le nom complet parce qu’ils appellent ça en anglais Herb Gardens et le terme Jardins d’herbes me paraît bizarre comme traduction. Tout comme pour le Jardin d’il y a quelques jours, je ne m’y connais absolument par en matière d’herbes ou d’épices, surtout que les noms exacts étaient écrits en japonais et en anglais.

Par contre, je pense que ce n’était pas le meilleur moment pour les admirer. Il y en a pas mal qui paraissaient soit fanées, soit à l’état de jeune pousse. Du coup, le profane que je suis, n’était pas spécialement passionné par ce qu’il voyait sur la première partie où l’on descend une route sinueuse où étaient regroupés à certains endroits ces plantes.

Au bout d’un moment, on arrive devant un bâtiment qui ressemble à trois énormes serres collées les unes contre les autres. A l’intérieur, il y a une partie où sont reproduits de vieilles pièces de maisons européennes, mais surtout françaises à mon avis. Il y a une partie café où je suis allé me restaurer (à voir sur Instagram), il y a une terrasse de l’autre côté qui permet d’avoir une autre jolie vue de la ville et aussi de se détendre quand il ne fait pas aussi lourd qu’aujourd’hui, avec dans une partie bien cachée la possibilité de prendre un bain de pied dans une eau chaude et comme il n’y avait pas foule, j’en ai bien profité (à voir aussi sur Instagram), à côté de deux mamies qui passaient leur temps à se marrer entre elles. Enfin, il y avait aussi une partie jardin en extérieur, que je n’ai pas visité et une serre avec des plantes tropicales, qui m’a déjà plus passionnée que ce que j’avais vu jusque-là.

L’heure tournant à toute allure, j’ai fini par repartir sans vraiment trop m’attarder sur les autres jardins, avec des fleurs cette fois pour finir par arriver à la sortie du parc.

Avant de descendre ce qu’il me restait pour revenir à la civilisation, je voulais voir les chutes de Nunobiki et en regardant le plan, ça semblait mieux de passer par le réservoir pour faire une bonne balade. Du coup, j’emprunte la route de droite, normalement faite pour les voitures. Mais très peu fréquentée en fait, j’y ai vu plus de piétons que de véhicules motorisés. Arrivé au premier raccourci pour rejoindre ce fameux chemin de randonnée, je vois que c’est fermé, sans trop comprendre ce qui est écrit exactement. Pas grave. Je me dis qu’il y aura bien moyen de rejoindre ce chemin plus loin. Mais là rebelote, même panneau. Je me dis que c’est bizarre, parce que ce raccourci ne paraît pas du tout accidenté et je ne comprend pas ce qui peut expliquer ça. Je continue quand même en espérant arriver à la base du chemin, mais là-bas aussi, c’est pareil. Grand grillage cadenassé et grands panneaux annonçants clairement la fermeture du chemin. Je décide de ne pas poursuivre plus loin et voyant une femme dans ce qui semble être un resto un peu plus loin sur la route, je décide d’aller lui poser la question. Elle me dit qu’il y a eu un incident (j’ai pas pensé à lui demander si ça avait un rapport avec les pluies diluviennes) et que des choses sont tombées (et aussi que, si ma mémoire est bonne, le chemin sera réouvert à la fin du mois).

Je rebrousse chemin pour prendre la route de gauche et descendre la montagne. Beaucoup plus bas, je tombe sur une aire de repos pour piétons et une série d’escaliers pour descendre jusqu’à la gare de Shin Kôbe, mais aussi pour aller aux chutes de Nunobiki. J’emprunte le chemin, histoire de, sans trop me faire d’illusions, ayant vu l’escalier pour grimper plus haut barré de la même façon. J’arrive au niveau d’une terrasse où des personnes se restaurent en ayant une vue pas mal obstruée sur les chutes en contrebas. J’emprunte l’escalier à côté pour voir jusqu’où il descend et je me retrouve finalement en bas des chutes avec une bien meilleure vue. J’y reste le temps de récupérer, ayant toujours le souffle court par ces chaleurs.

Enfin, abandonnant les autres visites à cause de la fatigue et du temps que j’aurais pu consacrer à ces lieux, je poursuis mon chemin jusqu’en bas des montagnes, arrivant derrière la gare où le cours d’eau se poursuit, passant en dessous de cette même gare. De chaque coté, une bande de gosses s’amuse et une bande de jeunes font brûler je ne sais trop quoi. Je continue de rebrousser chemin jusqu’à la gare en empruntant de petites rues, histoire de changer de paysage.

Osaka: Umeda/Namba.

Article particulier cette fois parce qu’aujourd’hui est plus ou moins un jour off, mais j’avais envie de partager quelques photos, en plus de ce que j’ai fait sur Instagram. Pour résumer la journée, je n’ai fait que de la rédite, c’est à dire que je suis allé dans des quartiers d’Osaka que j’avais déjà fait pendant mon dernier voyage, en me baladant d’abord du côté de la gare d’Umeda/Osaka (au Nord de la ville). Surtout au Pokemon Center (la chaîne de magasin Pokemon pour ceux qui ne connaîtraient pas), mais comme je suis tombé par hasard sur le Square Enix Café, qui a une partie boutique, et j’y ai aussi fait le tour. Enfin je suis resté à Dotombori au nord de Namba où j’ai surtout joué à Pokemon Go.

Himeji et son Château.

Arrivé plus tard que prévu à Himeji, ne m’attendant pas à ce que ça prenne autant de temps pour y aller depuis la station de Osaka, je commence par faire deux petits achats pour me protéger de soleil, qui ne m’a pas du tout raté.

Pour ceux qui ne connaissent pas Himeji, c’est une ville à l’ouest de Kobe, elle est célèbre pour son château blanc. Un des rares châteaux japonais à être resté authentique (dans le sens où l’on a pas construit à l’intérieur un musée en béton avec tous les équipements qui vont avec) et il a été rénové il y a quelques années au passage (les travaux ont durés plusieurs années, ce qui m’avait empêché d’y aller la dernière fois que je suis allé au Japon).

 

Bref après mes petits achats, je me dirige vers le fameux château en restant le plus à l’ombre possible. C’est un peu long, mais ayant du temps devant moi, je prends quand même mon temps et je profite même un peu du parc qui l’entoure.

Une fois mon billet payé, je me contente de suivre le plan pour découvrir l’enceinte et le château en lui-même, qui fait 6 étages (en comptant le rez-de-chaussée, qui est un concept uniquement français à mon avis) et qui a des escaliers très raides. Je profite aussi à fond du château en laissant passer pas mal de touristes, d’autant qu’un petit vent pas désagréable filtre à travers les fenêtres.

Une fois finie, je visite la partie ouest de l’enceinte, que j’avais totalement oublié. Je me prends de quoi me réhydrater (le temps étant fidèle à ce que l’on peut imaginer de la région du Kansai) et une glace en sortant (le temps de voir trois chatons se balade dans le coin en se chamaillant).

Je poursuis ma visite du parc, en m’attardant dans une partie jardin que personne ne fréquente et je me dis que je peux tenter d’aller voir si le jardin payant (ou plutôt les jardins réunis sur un même lieu), le Koko-en, plus au sud ouest du parc est encore ouvert (les endroits de ce genre ayant la fâcheuse tendance à être fermés en milieu/fin d’après-midi dans les villes de taille moyennes et petites).

Heureusement c’est le cas et j’ai même de la marge pour en profiter. N’étant pas du tout spécialiste dans ce domaine, je serais incapable de le décrire précisément, mais je peux au moins dire qu’il est séparé en 13 parties et que c’est très axé jardin avec étang, carpes et plantes taillées à la japonaise, qu’il y a une partie avec des plantations et des Bonsai géants et une partie sur la cérémonie de thé, qu’il n’était pas possible de voir à cette heure-ci. Quoiqu’il en soit, j’ai vraiment adoré et j’ai aimé pouvoir en profiter à mon rythme sans qu’il soit blindé de touristes.

Finalement, après ça, je me suis dirigé tranquillement vers la gare pour rentrer à Osaka, en visitant un peu une galerie marchande que j’avais repéré sur le chemin.

Universal Studio Japan d’Osaka.

Comme prévu, hier a été un jour off pour avoir le temps de faire le trajet entre Niigata et Osaka. J’avoue que j’étais pas heureux en arrivant dans cette grande ville après la ville où j’étais avant. Entre la gare de Namba qui est aussi horrible à parcourir que Châtelet-les-Halles, la chaleur étouffante, le monde fou à Namba (là où se trouve mon dortoir) et les gens froids, sûrement à cause du trop plein de touristes dans ce qu’il y a de plus désagréable, il y avait un contraste un peu trop violent d’un coup pour moi.

 

Bref après une presque bonne nuit de repos (merci aux gens qui utilisent les sèche-cheveux jusqu’à très tard le soir), c’est de meilleur humeur que je décidais de me rendre à mon unique destination de la journée. Ca n’a pas été de tout repos pour y arriver parce que je ne connais pas bien le métro d’Osaka et qu’il n’est pas facile à comprendre, mais en demandant mon chemin plusieurs fois, j’ai pu arriver sans détours inutiles au parc d’attractions Universal Studio Japan.

C’est une grande première pour moi puisque nous n’en avons pas en France et que de manière générale, je ne fréquente quasiment pas de parcs d’attractions, n’étant vraiment pas fans des grands huits. Avant de m’y rendre, je fais quand même de la boutique du Shônen Jump par curiosité et je rentre assez vite, n’ayant pas vraiment besoin de faire la queue malgré le monde.

La première impression est vraiment bonne, j’aime beaucoup les décors américains très clichés. N’ayant pas préparé de programme millimétré, mais souhaitant faire certaines choses en particulier, je me balade en partant vers l’est, je note au passage que Maryline Monroe est « Chô Kawaii » de manière unanime pour les japonais.

Je poursuis ma balade jusqu’à la partie Harry Potter du parc où il y a une reproduction du château et du chemin de traverse, je crois (j’avoue n’avoir lu qu’une fois les livres, je n’ai plus en tête les noms exacts en tête). Je me prend une Bière au beurre, qui n’est pas une bière, mais qui est délicieuse en tout cas. Je suis surtout fan de la mousse, plus consistante que celle d’une vraie bière et qui avait un goût familier, même si je ne parviens pas à me rappeler d’où ça vient. J’assiste au passage à un spectacle amusant (surtout parce que joué à la fois en anglais et en japonais) mettant en scène un membre de chaque maison et faisant participer une personne du public, en lui faisant faire des tours de magie.

 

Comme je veux faire une attraction dans cette partie du parc, je décide de suivre les gens qui font la queue en dessous d’une des maisons. J’apprends en écoutant les gens autour que ça s’appelle le Magic Shop, donc je me dis que c’est une attraction façon maison de fantômes.

Quand vient enfin le tour d’entrer, on se retrouve dans une petite pièce avec ce qui semble être des boîtes pour baguettes magiques. Je comprend pas trop ce que me dit la personne qui anime l’attraction, mais elle a l’air de m’inciter à toucher l’une des boites,. Je joue le jeu en faisant ce qu’elle me dit et une porte s’ouvre. Elle mène à une pièce sombre. On y entre. Un occidental nous présente les lieux, il semble qu’il joue le rôle de la personne qui choisit la baguette de chaque sorcier (Ollivander?). Il me prend à partie en me présentant comme un être choisi et je me retrouve à participer malgré moi au reste de l’attraction. Il me fait essayer différentes baguettes, en me faisant déclencher des choses dans la pièce, ce qui mène à une catastrophe parce que ce n’est pas celle qui me correspond. Je finis avec la troisième par avoir une baguette rare faite à base de dragon et de je sais plus quoi d’autre (moi et l’anglais tout ça), ce qui déclenche les lumières et du vent. Au final, une autre porte s’ouvre et on arrive dans une boutique où je suis félicité par les employés. On me propose de l’acheter, mais je décline poliment au vu du prix annoncé qui m’avait l’air trop haut pour ce que je voulais dépenser. Du coup, ils m’ont dit que je pouvais la prendre en photo.

Après ça, j’avais besoin d’un peu de changement, donc j’ai quitté la partie Harry Potter pour voir ce qu’il y avait plus au nord. Il y avait une partie Amityville, mais je n’ai pas compris la référence parce que je voyais seulement une attraction « Les Dents de la mer ». Après être allé vérifier que ce n’était pas un grand huit, j’ai décidé de tenter l’attraction, elle consistait en une balade en bateau où l’employé qui présentait les lieux devait shooter des requins géants pour nous sauver, tout en essayant de contacter son quartier général. Dis comme ça, ça fait très épouvante, mais en fait, c’était tout le contraire, son jeu d’acteur très surjoué (ce qui devait être prévu à mon avis) faisant rire comme des baleines certaines personnes et au final, ça a été une très bonne expérience.

Quelques mètres plus loin je suis tombé sur un resto qui avait l’air de proposer un menu One Piece, donc je me suis laissé tenté et j’ai pris en bonus un dessert Jaws (les dents de la mer). Tout est sur Instagram.

J’ai poursuivi mon chemin pour arriver entre la partie Waterworld et Jurassic Park. Un spectacle One Piece avait l’air d’être sur le point de commencer, ce qui n’était pas le cas puisqu’on a attendu longtemps sous le cagnard. Comme ils rappelaient qu’on allait se prendre de l’eau, j’ai préféré laisser mon appareil photo dans sa pochette et j’ai quand même sorti mon smartphone lorsque je sentais que tout allait bien. Donc tout est sur Instagram.

Le spectacle en question mettait en scène une partie des membres de la Marine contre une partie des membres de l’équipage de Luffy (les dialogues n’étaient pas dit par les acteurs, mais des enregistrements de doublages faits pour l’occasion étaient passés). Chaque gros coup était matérialisé par de grosses gerbes d’eau qui partaient en hauteur et arrosait le public (qui était invité à certains moments à se servir de leurs propres pistolets à eau pour arroser les membres de la Marine). Tout le public a fini complètement trempé. Heureusement que j’avais fait gaffe à garder ma pochette derrière moi parce qu’à la longue, il y aurait pu y avoir des dégâts.

 

J’ai poursuivi côté Jurassic Park pour me trouver un coin à l’ombre pour sécher un peu et limiter mes coups de soleil. Je me suis trouvé seul sur un banc, un type avec son gosse m’a demandé si c’était libre à côté de moi. Au moment où j’ai sorti la gourde/verre One Piece que j’ai récupéré au resto, ça l’a fait tilter, il l’a montré à son fils et c’est là que le dialogue s’est vraiment engagé. La discussion (dans un mélange d’anglais et de japonais) est assez classique venant d’un japonais qui rencontre un occidental, j’ai droit aux questions classiques et j’apprends qu’il est originaire de Nagasaki, j’essaie de m’informer de la situation actuelle à propos des inondations, dont vous avez tous et toutes entendus parlés au infos, pour me rassurer sur la suite de mon voyage, d’autant que j’ai décidé la veille de poursuivre mon séjour à Osaka pour palier aux énormes soucis qu’il y a à Ozu, dans la préfecture de Ehime sur l’ile de Shikoku.

Le reste de sa famille finit par arriver et on part chacun de notre côté. N’ayant plus de choses de prévues, je continue vers le nord, puis l’ouest pour découvrir le reste du parc. Après une partie plus vraiment aux couleurs d’un film en particulier, j’arrive du côté de celle sur les Minions que je prend le temps de parcourir tellement j’aime les décors.

J’arrive plus loin au niveau d’une parade et j’en profite pour prendre d’autres photos. Je me décide à aller voir ce que donne l’attraction sur Spider-Man, dont j’avais vaguement entendu parler comme d »un ciné 4D. Ma situation de personne seule me permet encore d’avoir un passe droit puisqu’une file quasi vide nous est réservée.

Je ne m’attendais vraiment pas avoir ce que j’ai eu. L’attraction part sur quelque chose qui ressemble à un roller-coaster (même si je ne suis par sûr d’où j’étais vraiment au final). On est équipés de lunettes 3D et on se retrouve dans une voiture (pas la spider-mobile, mais peut-être un prototype) d’un épisode (que je n’ai pas vu parce que ça me dit rien) du Spider-Man des années 90 en plein milieu d’un combat entre ce dernier et une équipe de Super Vilains qui pourrait être une formation inédite et Sinister Six (et on prend chers parce qu’on est secoués dans tous les sens). Pour le côté 4D, on a droit à des vibrations/secousses, de l’eau et de la chaleur.

 

Au final, ça n’a pas été une mauvaise expérience et après une sortie côté boutique, je pars vers l’entrée, en passant à côté d’une attraction Evangelion, mais la fatigue arrivant à grands pas, je ne me sentais pas d’attendre quasiment une heure et demi, et la description ne me disait rien qui vaille. C’est donc là que s’est finie ma journée au Universal Studio Japan et je suis rentré à Namba.

Cheerleaders, Château en toc et film de mariage.

Et voilà, le dernier jour de mon périple dans le Kansai commence et avant de sortir, puisqu’on est Dimanche, je fais la lessive et je joue à Tetris avec ma valise.

La matinée passée, je vais à la gare pour voir si je peux aller à Osaka, le tremblement de terre date de la veille, mais sait-on jamais, il est peut-être plus grave que ce que l’on pense. Tout ce que j’en sais, c’est ce qui ressort des JT, hyper alarmiste, qui envoient leurs reporters sur le terrain pour montrer le moindre objet qui a bougé et en en faisant des tonnes, comme d’habitude. Bon, ça se passe très bien puisque non seulement, j’ai pas à faire la queue (pour une fois ;op) et que le Shinkansen est en marche, donc c’est en direction de Shin Osaka que je me rend.

Autre jour, autre lieu et cette fois, je fais un changement à Hommachi pour prendre la Chuo Sen vers l’est jusqu’à Morinomiya où se trouve la château d’Osaka (ou plutôt Osaka-Jô). Je sors à côté du parc que je traverse et soudain je tombe sur un groupe de vieux pervers qui photographient des nanas qui font les cheerleaders. Par pur professionnalisme, je viens abaisser la moyenne d’age pour que les médisant arrêtent de dire que c’est des vieux pervers. ;op Je poursuis mon chemin en remarquant que le parc est bien animé, il y a même des musiciens, ça lui donne un petit air de Yoyogi. Plus loin, je tombe sur un autre groupe de vieux pervers qui photographient une femme tout aussi perverse. Bon là je peux rien pour eux, je suis là pour le château, pas pour sauver des âmes impures.

Après avoir traversé cet océan de perversité, j’arrive totalement pur devant le château, je vais payer ma dîme et fais la queue comme ceux qui sont devant moi. Puis j’entends une annonce qui parle d’ascenseur. QQQQQQUUUUUUUUEEEEEEUUUUUUAAAAAAHHHHHH!!!!!! Un ascenseur dans un château!!!! C’est bien ma veine, c’est le premier château japonais que je visite et c’est du toc. Je commence à comprendre pourquoi ils veulent pas qu’on photographie le 3ème et 4ème étage, c’est pour garder la supercherie secrète. ;op

Bref, j’ai payé donc je rentre à l’intérieur et fait mon guerrier en allant directement au dernier étage à pied par les escaliers. Après avoir rendu l’âme à cause des escaliers, je peux enfin admirer la vue sur Osaka assez impressionnante, d’autant qu’il y a du vent et pas beaucoup de protection, donc mon vertige reprend du poil de la bête. Je poursuis la visite en descendant les étages pour découvrir que l’intérieur du château a été transformé en musée. Bon je suis pas très musée, surtout quand il y a beaucoup de texte dans deux langues que je maitrise pas assez, donc j’ai zappé la plupart des étages, les derniers (enfin les premiers si on part du bas) sont plus intéressants parce qu’il y a des vieilles armures et de grands objets exposés.

Au sortir de la visite, je me dis qu’il est temps de manger un petit quelque chose (bah ouais, il est un peu 15h et j’ai rien avalé depuis ce matin), je vais voir ce que font les stands dans l’enceinte du château et tombe d’accord avec moi-même (comme toujours ;op) pour me prendre ce qui ressemble à des dangos, mais qui sont cuits différemment.

Osaka 2013 (141)

Même si j’ai demandé au type qui tient le stand le nom précis de ces Dangos, j’ai complètement oublié, et d’ailleurs quand je lui ai demandé il a poursuivit en me parlant, sûrement de la cuisson ou de sa sauce, mais j’ai rien compris. Heureusement, je l’ai poker-facé (oui, oui du verbe poker-facer ;op) en faisant comme si je comprenais pour pas le faire répéter et il a rien vu, à moins qu’il ne m’ait contre poker-facer. Dans ce cas-là, je suis cuit. Mais bon, j’étais tellement bon qu’un couple s’est mis à me dire quelque chose avec un grand sourire, peut-être pour me féliciter de quelque chose, mais j’avoue que j’ai rien compris. Donc j’ai continué mon poker-face à défaut de pouvoir faire mieux. A moins qu’ils ne m’aient aussi contre poker-face. Dans ce cas là, je suis re-cuit ou cuicui.

Ceci est un message de l’amicale des blagueurs pas drôles: ce blog est sponsorisé par Jean Roucas et les Grosses Têtes, vous pouvez à tout moment être en contact avec des blagues d’un goût douteux. Dans ce cas-là, ne vous faites pas de souci et ignorez le responsable.

Une fois restauré, je  sors du parc par la sortie la plus à l’ouest et me dirige vers Nipponbashi en partant un peu n’importe où, puis en m’aidant de mon plan. Ca ne m’empêche pas de me perdre au début, puis je pars en direction de ce qui semble être le bon chemin, je consulte quand même les plans minuscules de la ville pour me diriger, mais ne reconnais rien qui ne ressemble à ce que je vois sur mon plan. C’est fou, il y a trois noms de rues au Japon et ils sont pas foutus de les noter sur les plans qu’on récupère.

Au bout d’un moment, je me rend compte que je suis arrivé dans le quartier de Tenno ou Tenno-Ku, je me fais aborder par des japonais qui passent en voitures et qui voient que je suis perdu et là, une conversation assez difficile pour moi commence à base de mélange entre l’anglais parlé par l’un des trois et de japonais pour d’autres. Ils finissent par comprendre que je veux aller dans le quartier de Nipponbashi pour me balader, même si à la base ils pensaient que je voulais aller à Namba quand ils ont vus le rond que j’ai fait du côté du théâtre des NMB48. Pendant que l’un cherche le chemin sur son GPS, un autre me demande si il peut me filmer, je comprends pas trop pourquoi, mais je vois rien d’autre à dire que « oui ». Il essaye de me faire dire quelque chose en japonais que je comprends pas (enfin si je comprend le Omedetô, donc je suis censé féliciter quelqu’un). Puis on passe à l’anglais et je comprends que l’un de ses amis se marie et qu’il essaye de ma faire dire un truc du genre « félicitations pour votre mariage » (sans le mot mariage, que je connais). Bon, ils vont bien se marrer les mariés parce que je suis pas du tout à l’aise devant la caméra, mais bon, je voyais pas de raison valable de refuser et puis ça fait une jolie anecdote à raconter. Bref, ils finissent par m’indiquer le chemin, assez simple au final: aller à droite au niveau du quartier 6 de Uehonmachi.