Pendant ce temps-là sur Instagram,…

Pour clore ce second carnet de route de voyage, je vais légèrement modifier la rubrique Instafter pour y inclure non pas les photos que je fais après mon voyage, mais plutôt les photos faites pendant mon voyage que je poste ici après mon voyage.

L’inverse de ssen.

Ce matin, départ tranquille après le check out, puisque le bus que je prends n’arrive pas très tôt.

Cette fois, il y a un petit changement à Invergarry au milieu de nulle part et heureusement que j’ai vérifié sur le net avant, parce que rien ne dit sur l’arrêt que le bus que je dois rattraper passe par là, il n’y a qu’un abri bus sans panneaux et un renfoncement sur la chaussée avec écrit « Bus Stop ». Avec un peu de retard le second bus arrive et c’est vers ma destination finale que je me dirige, Inverness (au nord du plus célèbre des lacs écossais). D’ailleurs on le voit très vite quand on passe par Drumnadrochit, qui est connu pour exploiter à fond le filon et ça se voit quand on est face à ce qui a l’air d’être un parc d’attraction Nessie.

 

Arrivé à Inverness, je vais directement à l’auberge où je logerais pendant les trois prochains jours après avoir bien fait attention à ne pas partir dans la mauvaise direction. Je redécouvre sur le chemin à tel point les grandes villes ne m’ont pas manquées, avec tous ces gens qui font la gueule et qui se croient tous seuls dans la rue.

Au final, j’ai la bonne surprise de découvrir que l’auberge est vraiment très près du Château d’Inverness, qui n’est pas visitable, mais à défaut j’ai potentiellement la chance d’avoir une jolie vue depuis ma chambre. Le check in se fait sans attendre pour une fois, j’ai même le plaisir de découvrir qu’il y a aussi un service de Laundry, ce qui me débarrasse de la corvée d’aller me trimballer en ville avec mon linge sale.

 

Je sors assez vite pour aller faire mon tour habituel à l’office du tourisme avec une nana qui fait bien la gueule et qui, comme à Fort William, fait très vite son travail pour se libérer vite fait de sa corvée. Au niveau choses à faire, il n’y a qu’un point d’ombre puisqu’elle ne connaissait pas le mont au nom imprononçable où je voulais me rendre alors que sur mon guide il a l’air très proche des lieux où j’irais demain (enfin bref on verra sur place, je serais vite fixé).

Après tout ça, je suis allé faire un tour en ville pour me familiariser avec les lieux et découvrir le centre ville d’Inverness tout en cherchant un resto qui fait du haggis, mais à défaut d’en avoir trouvé, je me suis rabattu sur une pizzeria. J’ai beaucoup aimé la galerie commerçante « Victorian Market » jolie à parcourir, avec son petit train qui circule en hauteur.

Enfin, je suis allé faire un tour chez mes amis de « The co-operative food » pour aller récupérer, entre autres, ma drogue et je suis rentré en longeant la rivière Ness où je pense que je m’attarderais plus pendant un des deux autres jours où je suis là.

Portree Indépendant Hôtel.

Comme je l’avais dit au début de mon séjour, niveau accessibilité c’est parfait, c’est à peine à deux pas de la place centrale du village.

 

Sûrement le meilleur des lieux où séjourner en écosse pour les petits budgets à un détail près, l’internet payant. Le reste offre la même qualité de service que les autres auberges. Il y a quand même en plus une cuisine juste énorme, avec plusieurs frigos pour les résidents, qui potentiellement peuvent être nombreux, et j’aime aussi beaucoup les murs repeins avec des couleurs vives. Sinon cette fois rien à redire sur les douches, il y a deux pièces par étages où l’on est complètement isolés des autres.

 

Toujours rien à redire heureusement sur le personnel, toujours accueillants, chaleureux et serviables avec les clients.

A table MacLeod!!!

Après avoir fait un tour au sud de l’île de Skye, aujourd’hui fut la journée du nord. Départ est donné au même endroit pour aller à Dunvegan Castle sans avoir besoin de faire de changement.

 

Arrivé à destination, je zappe la boutique de souvenirs pour aller directement acheter mon billet pour la visite du château et de son jardin, et entrer dans l’enceinte de ce dernier. Remettant à plus tard la visite du jardin, je me dirige vers le château et là surprise (ou pas), c’est un château entier, mais retapé depuis l’époque où il servait pour les premiers MacLeod. Malheureusement, les photos sont interdites à l’intérieur. Sûrement parce qu’il doit être encore habité par les descendants MacLeod.

Qualitativement parlant, le lieu est à classer en deux catégories. La première pour les premières pièces très bien restaurées avec beaucoup d’objets d’époque et de tableaux de certains des chefs du clan et de leur famille (femme et fille de tête). La seconde, c’est pour une grande partie des pièces visitables, qui sont bien vides et/ou en mauvais état (les murs autour des fenêtres sont complètement détruits). Il y avait aussi quelque chose d’étrange dans tout ça, c’est les toilettes modernes qu’il était possible de visiter. Côté positif, il y avait aussi la possibilité de voir à l’extérieur de l’autre côté du château un endroit où étaient enfermés les prisonniers et à côté un escalier qui donnait sur la mer (probablement pour pouvoir se sauver en douce).

Une fois la visite du château finie, je commence la visite du grand jardin divisé en plusieurs parties selon le type d’environnement : plusieurs sur les fleurs, deux sur les arbres et une qui sert pour les balades en bateaux payantes. N’ayant pas payé pour le bateau, je ne suis allé vers cette dernière que pour prendre en photo le château sous un autre angle (côté géôle). Les parties forêts n’étaient pas moches, mais n’étant pas à ma première balade en forêt, j’ai globalement moins accroché. Par contre, j’ai adoré les différents jardins de fleurs.

Malgré que je ne sois pas du tout un connaisseur dans le domaine, j’ai beaucoup apprécié de voir toutes ces espèces de fleurs de formes et de couleurs différents et la partie centrale du domaine, avec ses fleurs réunis dans un cercle et séparés par espèces dans un emplacement bien précis (avec en plus un gazon très bien tondu autour), est magnifique.

Après une visite qui s’est pas mal éternisée, je ressors de l’enceinte du jardin pour essayer d’atteindre un autre lieu. Je n’ai malheureusement pas dix mille solutions, il n’y a qu’une route qui passe entre les jardins et le parking. D’un côté, elle a l’air de s’enfoncer dans la forêt, mais il n’y a pas de trottoir ou au moins de partie en bitume pour pouvoir y circuler. De l’autre, j’ai la partie en bitume, qui peut me permettre d’aller plus loin et c’est celle que je choisis. Plus loin je finis par m’arrêter parce que le chemin a l’air de s’arrêter après le renfoncement qui sert aux voitures à s’arrêter ou à laisser passer les voitures d’en face dans le cas de routes pas assez large, et comme je suis venu sans plan et avec une vague idée d’où se trouve le lieu en question, je rebrousse chemin.

Revenu côté parking, je me dis que je vais prendre le prochain bus et rentrer. Je vais faire un tour dans la boutique de souvenirs, je finis par m’y acheter un CD choisi un peu au hasard et après avoir payé, je demande à la caissière où se trouve Duirinish, qui, d’après le peu d’info que j’ai, est peut-être un mont. Elle m’apprend qu’en fait, c’est toute la partie nord ouest à partir de Dunvegan qui s’appelle comme ça, elle me sort une carte pour me montrer le lieu, me donne des indications d’endroits à voir. Je me rappelle du groupe de mots « MacLeod Tables » pendant ses explications et elle me dit que je dois me diriger vers Orbost, qui n’a pas l’air très loin sur le plan, pour pouvoir trouver l’endroit le plus proche et le plus accessible pour m’y rendre.

 

Sur ce je retourne au même endroit et remarque cette fois que le chemin se poursuit, j’arrive un peu plus tard à Dunvegan, le village, je me prend de quoi manger pendant le début de traversée de la ville. Je me rend compte un peu plus tard que ça fera trop long à parcourir à pied jusqu’au pied du mont en question et comme je dois prendre un bus une à deux heures plus tard, je décide de rebrousser à nouveau chemin jusqu’au même endroit pour prendre le fameux bus en question et rentrer.

Ma précieuse randonnée.

Ce matin, pas le choix, levé à la fraiche pour pouvoir choper le premier bus de la journée ; direction Broadford pour un premier changement et quelques minutes après, je prend un second bus jusqu’à Elgol (et pas Sméagol :op).

 

Une fois arrivé, je fais un tour rapide de la partie haute de la ville. Bon c’est vite fait parce qu’il y a pas grand chose à voir, c’est juste une succession de pavillons dispersés sur les collines environnantes et quelque chose qui ressemble vaguement à un port d’où partent des bateaux pour des balades dans les environs, mais comme je ne suis pas venu pour ça, je n’y descend pas.

Une fois mes provisions faites, je demande conseil auprès de la personne qui tient le magasin alimentaire pour savoir s’il y a des chemins de randonnées (mon guide parle de randonnée à faire jusqu’à Kilmarie, mais je n’ai vu que deux routes goudronnées pas faites pour les piétons jusque-là), mais il n’y en a pas à proprement parlé, c’est les deux routes qui mènent à la ville qui servent de « chemin de randonnée ».

Bon tant pis, je ferais donc avec et avancerais prudemment. Je choisis donc la seconde route qui longe la côte et qui n’a pas l’air fréquentée par les voitures. Je n’y verrais que deux bus dès le début, puis plus personne pendant une grosse partie du trajet.

Assez tôt pendant la balade, j’ai droit à un faux espoir de vrai chemin de randonnée, puisque je trouve un petit chemin de terre et de pierre qui ne mène à rien (il doit probablement servir pour les bergers). Plus tard pendant le trajet, j’ai essayé de prendre un raccourci hors de la route, mais j’ai vite abandonné en constatant que malgré la petitesse des plantes, je ne voyais vraiment pas où je posais mes pieds et la terre étant imbibée d’eau par endroits, je ne voulais pas tomber sur une mauvaise surprise. J’ai quand même fait de petits détours par la suite là où j’étais sûr de pouvoir marcher sur un sol sûr.

 

Au bout d’un moment je me retrouve en hauteur et je vois en contrebas quelques maisons, dont une qui est une ferme puisque j’entend des moutons, mais petit problème, le tout a l’air de faire partie d’une même propriété et la route a l’air de finir là. En tout cas, elle ne va que vers l’enclot qui entoure ce lieu. Je continue quand même et au pire, j’irais demander mon chemin à un fermier, même s’il n’y a eu jusque-là aucune intersection et que l’on m’a bien dit que cette route menait à Kilmarie.

Au final, c’était une fausse frayeur, l’ensemble de maisons n’était pas qu’une ferme (j’apprendrais plus tard que c’est le petit village de Drinan), il y avait aussi un endroit où loger, mais surtout une intersection avec un panneau qui montrait la direction de Kilmarie à 3,5km (la distance indiquée dans mon guide entre Elgol et Kilmarie étant de dix kilomètres et des poussières).

Je bifurque donc vers la gauche et poursuit ma balade. Le paysage change d’un coup, je passe d’un terrain avec seulement des plantes basses à un chemin de campagne typique de la France. J’arrive assez vite à un petit groupe d’habitations en mauvais état qui ont l’air abandonnés. Au bout, il y a une barrière et le bitume fait place au chemin de terre. Au début, je pensais que ce qu’il y avait après faisait parti d’une propriété privé, mais à défaut de voir quelqu’un, je continue de m’approcher. Je vois de chaque côté de la barrière, un macaron qui indique que les marcheurs sont les bienvenus. Ne voyant décidément personne, je décide d’ouvrir la barrière et de continuer par la seule voie qu’il m’est possible d’emprunter (en refermant la barrière après mon passage bien sûr).

 

Plus loin, je me retrouve face à une intersection, mais sans indication sur l’endroit où mène les chemins. A gauche, il y a un chemin aussi large que celui que j’ai emprunté et qui permet d’y aller en voiture. A droite, le chemin se rétrécit à taille humaine et c’est de ce côté qu’a été déposée la caillasse qui recouvre le chemin que j’ai emprunté jusque-là. Mon choix se tourne vers le second chemin. Au terme de cette courte balade, j’arrive à une autre barrière et de l’autre côté de cette barrière, il est indiqué que c’est un chemin de randonné entretenu par la région. Je poursuis encore ma route en passant à côté de quelques propriétés pour me retrouver au milieu d’un paysage de moins en moins champêtre et de plus en plus proche de celui où j’étais au début. Après avoir croisé un petit groupe de moutons effrayés, qui faisaient le chemin inverse du mien, j’arrive à nouveau à une intersection sans indication.

Heureusement, il y a un type qui s’est arrêté quelques mètres avant et qui vient dans ma direction. Je m’approche donc de lui pour essayer de savoir où mènent ces deux routes et il me dit qu’à droite, c’est la route pour Kilmarie et à gauche celle pour Elgol (c’est donc par là que je serais arrivé si j’avais emprunter la seconde route). Malgré son air bourru, il avait envie de discuter un peu après m’avoir renseigné. La courte discussion finie, je poursuis ma route vers ma destination finale. Route qui cette fois est fréquentée par pas mal de voitures, donc j’avance beaucoup plus doucement, mais sûrement jusqu’à Kilmarie.

On ne change pas une équipe qui gagne : Kilmarie est aussi un petit patelin avec des pavillons beaucoup moins excentrés que ceux d’Elgol. Je profite d’avoir du temps devant moi pour me rapprocher de la plage et aller me poser quelque part pour me désaltérer et manger.

Je finis par revenir jusqu’à la rue principale pour aller attendre le prochain bus, qui mets une bonne heure à arriver. De retour à Broadford, je m’occupe comme je peux pendant les deux heures suivantes en attendant le premier bus que je peux prendre avec mon « ticket 1 jour », et finis par rentrer à Portree, en ayant la présence d’esprit de prendre quelques photos sur le chemin.

Portree in the Skye.

Comme à mon habitude, je fais mon check out assez tôt et j’arrive bien en avance à la gare routière pour prendre l’unique bus qui me mènera jusqu’à l’île de Skye.

Le trajet se fait assez vite ; trois petites heures, dont une partie à traverser l’île de Skye, qui s’annonce comme une des plus belles destinations en écosse pour moi, vu tous les paysages magnifiques que j’ai traversé.

 

Arrivé à destination à Portree, la ville principale de cette grande île, je ne mets pas longtemps à parvenir jusqu’à l’auberge de jeunesse où je vais loger pendant les trois prochains jours, puisque je l’ai vu sur le chemin.

Malheureusement, j’arrive trop tôt pour faire le check in, mais j’ai pu déposer mes bagages dans un coin du hall en attendant et je suis ressorti direction l’office du tourisme. Comme pour Fort William, rien ne vient perturber mon programme, les deux endroits conseillés par mon guide que j’ai sélectionné sont accessibles par bus et me laissent une assez longue fourchette d’heures pour faire ce que je veux.

 

Comme il est toujours trop tôt pour aller faire le check in, je fais un petit tour de la ville juste pour me repérer, vu que j’ai oublié mon appareil photo dans mes affaires et j’en profite pour aller me faire un resto, en continuant de constater au passage que les italiens s’acharnent à rester premiers dans le classement des pires touristes selon moi.

Je me prend un plat à base de burger fait maison et de frites, et pour finir une petite part de gâteau au chocolat succulente en dessert (je posterais le tout sur Instagram avec les quelques autres photos que j’ai déjà pris avec mon smartphone quand je récupèrerais le net gratuit). Je pense que j’y retournerais avant de partir parce que j’ai vu qu’ils faisaient une des spécialités écossaises les plus connues, que je me dois de tester, le Haggis.

 

Une fois le resto fini, je retourne à l’auberge pour aller faire mon check in, je rassemble les affaires dont j’ai besoin et je ressors faire un vrai grand tour de la ville. Bon, au vu de la taille de la ville, qui est un peu plus grande que Tobermory, ça ne se fait pas en beaucoup de temps. Le centre ville où je loge se trouve légèrement en hauteur, il y a une rue proche de l’artère principale de Tobermory avec ses maisons à couleurs vives et le reste de la ville est juste un grand quartier pavillonnaire pas très intéressant à visiter.

Sur la fin, je me suis rapproché de la seule zone où l’on pouvait accéder à la mer et avant de rentrer je suis allé faire un petit tout à la Co-operative food où j’ai pu retrouver la boisson dont je commençais à être adict et qui n’est que dans cette chaine de magasin; le jus de Cranberry & Raspberry (non, non le Dr Pepper c’est surfait).