Sakura House, Asakusa Iriya 204: Tôkyô.

Alors pour l’accès, ça a été particulier pour moi avec ce lieu. J’y avais logé pendant mon premier voyage et je n’avais simplement pas eu à le chercher parce qu’un japonais ne m’a pas laissé le temps de me perdre en m’y conduisant de son propre chef. Malgré tout, je pense qu’il faut bien connaître le quartier parce que c’est plein de petites rues et pas évident de trouver son chemin, même avec plan fourni par le staff de Sakura House. Donc pour ce second voyage, je n’ai pas eu à chercher, j’ai largement assez pris possession de ce quartier pour me diriger facilement (bon je dis rien pour ce qui est d’aller en dehors des chemins que je connais parce que comme je l’ai dit c’est plein de petites rues et je m’y suis déjà perdu :op). L’emplacement du bâtiment est parfait à mon sens, j’aime beaucoup ce genre de quartiers vieillots très calme où j’aimerais vivre toute ma vie si j’en avais la possibilité. En plus, contrairement à la campagne, je ne suis pas loin de tout, le métro le plus proche est à une station d’Akihabara, donc de la Yamanote-Sen, donc ça me permet d’accéder à tout le centre ville de Tôkyô en un rien de temps. Le bâtiment en lui-même est assez similaire à ce que l’on trouve autour. Malgré la/les restauration/s, ça se voit qu’il date pas d’hier et c’est pas les escaliers raides de chez raides qui mènent au premier étage, qui me feront dire le contraire. C’est juste une horreur quand on est chargés comme moi, c’est pas évident non plus à monter et à descendre quand on a quelques gros sacs.

L’appart en lui-même(composé d’une seule pièce) est vraiment bien et même si on est plus isolé qu’en étant dans la rue, la vue est bien meilleur que celle du premier appart que j’ai occupé. On a un espace assez grand pour ranger ses affaires, il y a un coin cuisine avec un évier et de quoi se servir de cet espace avec ce qu’il y a dans le placard, un frigo largement assez grand et un four à micro ondes pour ceux qui comme moi fréquentent beaucoup les Konbini. Il y a aussi une petite table avec chaise et une télé avec un petit espace de rangement pour ceux qui en ont besoin et ceux qui veulent s’installer sur le moyen terme. Petit truc avec lequel j’ai du mal au début (pendant mon premier voyage), c’est le futon. Maison traditionnelle oblige, il y a des tatamis sur le sol et quand on fait mon gabarit, les matelas du futon étaient un peu trop fin pour moi à l’époque et j’avais un peu mal au dos quand je dormais. Heureusement pour le second voyage (je sais pas s’ils ont changés les matelas ou si je m’y fais mieux), mais j’ai pas eu ce problème et ça a été aussi facile à vivre qu’un lit banal. Evidemment comme le lieu n’est pas fait pour accueillir une douche et des toilettes, ces derniers sont en dehors de l’appart et partagés avec tous ceux de l’étage, mais comme on est pas nombreux, pas de soucis de ce côté-là. Par contre autre chose que l’on partage avec les autres locataires de l’étage et qui pour ce voyage m’a posé un petit souci, c’est les poubelles. Même plusieurs petits. Il faut savoir que certaines personnes sont désignés pour les sortir quand il faut. Première petit problème à mon sens, on est pas du tout consulté quand ils font leurs choix sur qui les sortira. Lors des deux voyages, j’ai dû les contacter pour les prévenir que je ne pouvais pas les sortir les semaines où j’étais en dehors de Tôkyô. Je pense qu’un logiciel devrait être fabriqué et lié au formulaire d’inscription pour savoir qui est dispo quand et qui est sur Tôkyô pendant tel ou tel semaine de façon à organiser en conséquence les planning pour ne léser personne et surtout pour faire participer le plus de monde. Il y a cinq ou six apparts dans l’étage, logiquement tous occupés et à chaque fois, il n’y avait que deux, voir même trois personnes, qui en étaient chargés pendant tout le mois. Autre petit souci c’est que cette charge de sortir les poubelles dépend aussi de la bonne volonté du désigné. Autant tout s’est bien passé lors de mon premier voyage, autant cette fois sur la fin quand je suis rentré à Tôkyô, en plus du fait que le planning n’avait pas été changé (et pourtant j’ai bien prévenu par mail que j’étais pas là pendant la seconde et troisième semaine d’Avril), la personne qui devait les sortir ne l’a pas fait du tout. Avec la poubelle des cannette et des bouteilles ça allait encore, mais alors la poubelle (enfin les puisque l’ancienne poubelle des choses non-brûlable (Moenai) à été transformé en poubelle Moeru) des choses brûlables (Moeru) débordait bien comme il faut jusqu’à la fin de mon séjour.

Enfin, étant donné que ce n’était pas un hôtel ou une auberge de jeunesse, le contact avec le personnel de Sakura House était différent, tout comme le personnel lui-même qui n’est pas que japonais, mais vient d’un peu partout sur Terre, le contact n’en était pas mauvais pour autant, bien au contraire je les classerais entre ceux de l’Hôtel et ceux des Auberge de jeunesse ou je logeais en fonction des personnes avec qui j’étais en contact. Dans les bureaux de Sakura House par exemple, le cadre les oblige à rester assez sérieux, même s’ils sont pas distants pour autant, je ne garde pas de mauvais souvenirs des rares fois où j’ai été en contact avec eux. Autre exemple que j’ai raconté plus longuement, c’est celui des personnes qui viennent faire le Check Out qui semblent plus détendues malgré ce qu’ils ont à faire et qui sont encore moins distants du fait qu’il n’y a que le/les locataire/s dans la même pièce qu’eux ou alors c’est peut-être leur caractère qui veut ça.

AKihaBara 48

Et voilà, c’est le début de la fin, un mois jour pour jour après mon arrivée au Japon, je dois faire le Check Out de mon appart.

Je me suis levé assez tôt spécialement pour ça, j’ai bien réussit à fermer la seconde valise et à tout ranger de façon à avoir « seulement » 2 valises, deux sacs, un manteau, que j’accroche à une poignée de l’un des valises, et mon grand parapluie, que je mets dans la poche avant de l’autre valise. Avant l’arrivée de l’employé de Sakura House, j’ai bien entendu descendu tant bien que mal mes deux valises par l’escalier ultra raide du bâtiment, mais comme j’ai été trop rapide, je me suis retrouvé sans rien faire pendant une bonne heure, donc j’ai ressortir ma 3DS pour continuer ma partie de Fantasy Life où j’ai pas spécialement avancé, je me suis contenté de faire ce qu’il faut pour up-grader ma classe de Forgeron et de récupérer les étoiles gagnées avec les quêtes en rapport avec les autres classes.

Bref, vers 11h, le fameux employé est arrivé et comme tout était nickel, il a pas eu besoin de bien longtemps pour faire le Check Out et j’ai récupéré au passage 5000 yens de ma caution. Au moment de partir, sans que je m’y attende, l’employé m’a proposé de m’accompagner en voiture jusqu’à l’hôtel où je logerais pour la dernière nuit. Habituellement, j’aurais dit que ça va et que je peux y aller tout seul, mais là, j’ai entre 45 et 50 kilos de bagages facile à trimballer et si quelqu’un peut m’éviter ne serait qu’un trajet infernal dans les métros, je mets de côté ma fierté et je me contente de le remercier platement de me rendre ce service.

J’ai une heure à attendre le temps qu’il fasse ce qu’il a à faire dans l’appart pour qu’il soit prêt pour la personne suivante, mais qu’est-ce une heure face à quelques dizaines de minutes en enfer, donc je ressors encore une fois ma 3DS pour m’occuper. Une heure plus tard, nous voilà partis en camionnette dans les rues de Tôkyô (une autre façon de découvrir la ville que j’avais pas testé), on discute de tout et n’importe quoi, en rapport avec mon voyage bien sûr. On arrive finalement pas très longtemps après au Sakura Hotel de Jimbôchô et il se contente pas de m’y conduire, mais il va même chercher un employé pour faire le check in. Je renouvelle mes remerciements parce qu’il était vraiment pas obligé de faire ça tout ce qu’il a fait jusqu’à présent, ça fait pas parti de sa fonction de rendre service aux inconnus, surtout sans qu’ils ne leurs demandent. Il y a vraiment qu’ici que ce genre de situation peut m’arriver.

Le Check In est fait rapidement après, j’avais complètement oublié que j’avais payé la chambre via internet (ça veut donc dire que j’ai un petit pécule pour la dernière après-midi et je vais faire plus de choses que ce que j’avais prévu ^^), je me débarrasse de mes bagages et de l’un de mes sacs. On se dit « au revoir » entre temps avec l’employé de Sakura House.

Je rejoins donc la station Jimbôchô pour aller plus au nord, je change à Kasuga pour prendre la ligne Namboku et aller à la station Todaimae. Là vous comprenez tous de suite ce que je vais visiter et les fans de Manga devraient comprendre la référence que je vais faire (pour les autres, j’en ai déjà parlé dans d’autres articles). Je prend donc la sortie qui me parait la plus proche de Tôdai (Tôkyô Daigaku ou l’Université de Tôkyô en Français), je prend la première entrée que je vois, en demandant juste avant d’entrer à un gardien posté à l’entrée, si c’est possible de visiter et comme je suis tout seul, il me dit que c’est ok. Heureusement, il y a un plan à l’entrée, donc je le suis pour aller au seul endroit que je suis venir voir. Bah ouais, ça a beau être Tôdai, ça n’en reste pas moins une université comme les autres et j’en ai fait assez pour ne pas faire le touriste et tout prendre en photo. :op

Ce fameux endroit, c’est le bâtiment avec l’horloge qui est face à l’entrée principale, j’y arrive donc après avoir traversé la moitié de l’Université. Pour ceux qui n’ont toujours pas compris la raison de ma venue devant ce bâtiment, c’est un lieu qui est utilisé dans le Manga Love Hina d’Akamatsu Ken, un des premiers Mangas que j’ai lu où le héros essaye désespérément de réussir le concours d’entrée pour aller y étudier.

Visiblement, on ne peut pas y entrer, le portail étant fermé, je n’ai pas tenté d’y entrer, donc je me suis contenté de le prendre en photo et j’ai pas trop trainé, parce que je commençais à avoir vraiment faim et j’ai prévu d’aller dans un lieu précis pour manger cette fois.

Me voilà donc de retour à Tôdaimae pour descendre jusqu’à Iidabashi et faire un changement pour prendre la Chûô-Sen jusqu’à Akihabara.

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Bah ouais avec le peu d’argent que j’ai, je ne pouvais aller que là-bas. Arrivé là-bas, la première destination est….. allez avec le titre, il y en a au moins un qui devrait deviner….. le AKB48 Cafe & Shop!!!! Un mois au Japon où j’ai fait le tour des Théâtres des groupes 48 et il y a une chose qui me restait à faire (non en fait deux, mais pour assister à un concert, il faut de la chance): tester le resto des AKB.

Il n’y avait pas beaucoup de monde, mais malheureusement, l’attente fut longue, les clients n’étant pas pressés de partir visiblement. Enfin, c’est à mon temps d’aller m’installer, j’ai eu le droit au gimmick amusant quand un client s’installe. Toutes les serveuses hurlent: Aitakatta. Pour les non-fans, c’est l’un de leurs premiers titres et au passage celui avec lequel je les ai découvert en France. On m’apporte les menus à l’image de certains membres (un plat par membre, mais seulement une partie y a droit). Je cherche le plat de Kasai Tomomi, mais il n’y en a pas et je vois qu’il y a un genre d’Udon sur Watanabe Mayu et un Pancake Satô Sumire (deux autres membres que j’apprécie). Je prend en plus un soda à la pêche parce qu’il fait soif.

Juste après ma commande, on me demande qui est ma membre préféré, je dis Kasai Tomomi. Après, une autre serveuse m’apporte le soda et je me demande si chaque serveuse représente une membre, ce qui pourrait expliquer pourquoi on m’a demandé qui est ma AKB préféré. En fait, c’était pas ça, la première serveuse vient me proposer un jeu, elle mélange des dessous de verres et me propose d’en choisir un au hasard. Il me semble qu’elle m’avait montré celui de Tomomi, mais j’ai tellement pas fait gaffe à ce qu’elle faisait que j’ai pas suivi le mélange (et pourtant elle était pas rapide), donc du coup, j’ai eu une moche (Komori Mika, je crois) que j’ai laissé sur la table au final. Ca m’apprendra à être distrait. D’ailleurs en parlant des serveuses, elles ont l’air bien blasée par leur boulot, faut dire que la plupart des clients ont  des têtes de gros otak’, limite hikikomori. Bon si j’ai bien compris, j’ai 90 minutes pour tout manger, donc j’attaque l’Udon qu’on m’apporte en premier et qui est bien plus grand qu’il en a  l’air (c’est cher, mais au moins, je serais rassasié à la fin du repas). Je finis avec le gros Pancake, ça me permettra de tester les Pancake, que j’ai jamais mangé de ma vie.

Après avoir payé, je vais aussi à la boutique, histoire de me prendre un petit truc en souvenir. Ca me dit rien de prendre un T-Shirt et il me faut quelque chose d’assez petit pour être casé dans le peu de place qu’il doit me rester. Comme c’est bientôt le Sotsugyô de Kasai Tomomi (comprenez qu’elle quitte le groupe), c’est ma dernière occasion de récupérer des produits dérivés sur elle, donc je cherche ce qu’ils font sur elle. C’est pas évident à trouver parce qu’elle est pas la plus mise en avant, mais je trouve une grande photo et deux cartes postales dédicacées, que je prend. Je trouve aussi un strap sur Satô Sumire et pour finir, je trouve un ancien single (10 Nen Zakura) en version CD+DVD que je n’avais pas.

La seconde destination est Super Potatoe tout proche pour me prendre un jeu que je pensais pas pouvoir me prendre à la base: Pokemon version Vert. L’un des deux premiers jeux Pokemon et on l’a jamais eu (on a commencé par Pokemon Rouge et Bleu alors que le Japon a eu Pokemon Rouge et Vert, puis Bleu, pour avoir le même jeu sans les gros bugs, et après tout le monde a eu les mêmes versions). Tant pis pour la boîte, je n’ai plus le luxe d’attendre.  Ensuite, je traine un peu dans les rayons par curiosité et je vois le Puzzle 3D Yoshi (dans le même genre que celui de Chopper qui forme une figurine) que j’avais vu dans une des vitrines plus tôt et qui m’avais donné envie, donc va pour un achat de plus.

Après ça, je mets de côté mon billet de 1000 yens et je regarde ce qu’il me reste en monnaie, je pense que j’ai de quoi acheter une ou deux figurines Dragon Quest, ce que je n’ai pas fait jusque-là. Je vais donc dans le magasin Kotobukiya dans la même rue où j’avais vu des figurines de cette série de jeu pendant mon premier voyage à un moment où je ne pouvais rien m’acheter. Je cherche donc vaguement dans les premiers étages, mais les rayons sont bien différents de ceux que j’avais connu et je ne trouve rien. Je vais donc demander à quelqu’un au 3ème étage, on me dit que c’est un étage plus bas que j’avais zappé parce qu’il y avait beaucoup de nanas et des rayons avec une déco, qui ne fait pas penser à première vue à un étage sur les RPG. Grave erreur parce que je trouve devant des goods de la série Tales of et en cherchant bien, je finis par trouver un petit rayon Dragon Quest.

Bon, je dois me débrouiller avec moins de 1000 yens, je vois d’abord un sachet avec cinq Slime et je me dis que ça devrait aller. Puis je lève la tête et vois des petites figurines de plusieurs monstres de la série, dont le Golem, qui est un des genres de monstres que j’adore dans les RPG en général et qui est un de ceux qui fait ressortir le plus le style de Toriyama Akira, le chara-designer de la série. Bon, ça fait trop, je fais quoi, je le prends ou pas? Et puis je vois différents genres de Slime vendus individuellement. Finalement, je prendrais le Golem et le Slime classique (avec plus d’argent, j’aurais aimé pouvoir prendre plus de figurines et un Slime géant).

Je pense que j’ai moyen de me prendre deux Gashapon avec ce que je peux encore dépensé, je tente une dernière fois ma chance dans le distributeur sur Magi, histoire de récupérer le perso manquant, mais c’est sur un doublon que je tombe. Tant pis, je me le garde.

Je vais ensuite une dernière fois dans un Konbini pour me prendre de quoi manger jusqu’à demain matin et là surprise, il me reste quand même quelques pièces de 100yens.

Va pour un dernier achat, je vais donc une dernière fois à Yodobashi Kamera, j’espère qu’ils font la série de Gashapon One Piece que je veux, mais c’est pas le cas, donc je trouve plus tard un distributeur sur la série Yotsuba to et m’en prend une. La fin de mes achats tombe à un bon moment puisqu’il commence à bien pleuvoir, je décide donc de rentrer. Je passe cette fois par la station Suidobashi où je mets un peu de temps à trouver l’entrée qui mène à la ligne Mita et rentre juste après à Jimbôchô.

Jour J: Let’s goooooooooo!!!!!!!!!

Nous y voilà enfin, après tous ces jours/mois d’attente, c’est aujourd’hui que mon périple pour le Japon commence. Mais avant de pouvoir continuer à explorer ce beau pays, il me faut faire une chose essentielle: y aller. Et c’est ainsi que je me dirige vers l’Aéroport Charles de Gaulle ou plutôt j’y suis emmené par mon père, après avoir fini à la dernière minute le bouclage de mes deux valises et vérifié pour la cent millième fois que – non je n’ai rien oublié. L’enregistrement des bagages se fait rapidement (peut-être parce que j’étais pas mal en avance) et comme j’ai pas mal d’avance, j’en profite pour aller saluer un de mes anciens collègues, qui peine un peu à me reconnaître (faut dire que ça fait bien deux ans que l’on ne s’est pas vus. Plutôt que de rester là à m’ennuyer, je passe les douanes tranquillement pour….aller m’ennuyer dans la dernière salle. Je profite d’avoir un bouquin dans mon sac pour essayer de passer le temps, mais peine perdu, je n’arrive pas à me concentrer sur ma lecture. Trop nerveux et surtout trop de personnes agitées autour de moi. Finalement on entre tous à l’heure dans l’avion et c’est là que commence la torture pour moi et je pense aussi pour celles et ceux qui sont pas au format japonais: 12 longues heures sur un siège mal fagoté pour pouvoir se détendre et trop peu d’espace pour étendre ses jambes. Mais bon, puisqu’on ne peut pas y échapper, essayer d’occuper ces longues heures. Je passe en revue les programme et jeux mis à notre disposition, je repère quelques films qui m’ont l’air intéressants et que je n’ai malheureusement pas pu voir au ciné ou ailleurs.

  • Puisque les plateaux repas vont être servis, je commence doucement avec « Les 5 légendes ». Au premier abord, j’ai trouvé l’intrigue un peu trop simplette, un trop grande impression de vu et revu m’a fait me demander pourquoi certains avaient appréciés. J’ai petit à petit remarqué que les graphismes étaient franchement pas mal, j’ai même été charmé au final et ça a même été le cas pour l’intrigue que j’ai fini par apprécier à force d’en découvrir sur le background des protagonistes.
  • J’ai tout de suite enchaîné avec « l’Odyssée de Pi ». J’ai vraiment adoré et dès le début cette fois. Cette histoire de naufrage et de survie totalement improbable, est vraiment bien racontée, très dure à voir, surtout au début, et la fin ajoute même une seconde lecture à l’intrigue.

Après tout ça, j’essaye de faire comme tout le monde: dormir, mais contrairement à ma voisine, qui a prévue un oreiller gonflable et qui est beaucoup moins gênée que moi par l’étroitesse du lieu; j’ai énormément de mal à trouver une position qui me permette de ne pas avoir mal aux cervicales et de ne pas avoir les genoux écrasés contre le siège d’en face et je dormis au final très peu (2 à 3 heures à vu de nez).

Comme il me reste encore quatre bonnes heures à ce moment-là, je décidé d’abandonner l’idée d’essayer de dormir et de jeter un oeil sur mon écran pour trouver de quoi m’occuper.

  • Je jette mon dévolu sur un film japonais, « Yellow Elephant », pour changer et pour une fois, il n’est pas en version française, donc je me rabat sur la version japonaise sous titrée en anglais, et malgré mon bas niveau dans ces deux langues, j’arrive à suivre l’intrigue. C’est un film sentimental japonais assez classique et j’ai bien accroché. Tout d’abord parce que la galerie de personnage est intéressante, avec un petit coup de folie toujours appréciable, par son cadre (la campagne japonaise) et par l’intrigue en elle-même où à mon avis rien n’était joué à l’avance pour ce couple formé par les deux acteurs principaux dans ce film.

Sur la fin, j’enchaîne par petits bouts en re[…]revisionner le premier « Retour vers le futur », que j’ai pas fini de visionner parce que l’avion atterrissait avant la fin. Ensuite, pas question de se reposer, puisqu’il me fallait passer par le second moment pénible, le passage des douanes, très long, à cause du monde et des personnes qui géraient les files, en s’adaptant petit à petit à la situation. Finalement j’en sors et me voilà officiellement au Japon, mais ce n’est pas terminé, je suis toujours à Narita et il me faut aller à Shinjuku. Diverses solutions s’offrent à tout le monde à ce moment-là, le taxi, le train/métro de banlieue et le Bus (ou plutôt le Limousine Basu). Solution que j’ai encore choisis pour profiter du paysage et voir vaguement où en sont les Sakura. J’en avais vu au moment d’atterrir à Narita, donc je gardais espoir de pouvoir en voir à Tôkyô avant que les fleurs ne tombent et le peu que j’ai vu me rassure pour les jours à venir. C’est clairement pas le zénith de leur floraison, mais il y aura au moins quelques arbres, voir même quelques coins remplis de Sakura en fleurs.

Arrivé à Shinjuku, je pensais que les difficultés allaient s’arrêter, mais je me rend compte que le bus s’est arrêté à un endroit différent que pour mon premier voyage. Normalement j’aurais dû me trouver sur une grande avenue avec un building dont j’adore le design, à gauche, mais voilà, en fait, d’après ce que je vois, je suis pas loin, mais je n’ai rien qui me permettent de voir par où aller pour rejoindre cette grande avenue et comme je connais pas le nom de ce fameux building, je décide prendre le chemin qui me parait être le bon. Malheureusement rien qui me semble assez familier pour me dire par où continuer et comme je me suis déjà perdu dans ce quartier, je me vois déjà me trimballer mes deux valises encombrantes dans tout Shinjuku. C’était oublier le fait que je suis au Japon…. C’est alors qu’une femme, qui me voit en train de cherche un peu partout, devine que je suis un peu perdu et m’aborde pour essayer de savoir quel endroit je cherchais. Bon je le sens mal parce que d’une, je suis assez guignol pour ne pas avoir noté l’adresse du lieu où je devais (pensant que j’allais arriver au même endroit et n’avoir juste que la rue – où j’aurais dû me trouver – à remonter), de deux, je n’ai pas de plan et de trois, le lieu est impossible à décrire, puisque à mon avis peu connu des japonais. J’essaye quand même de matérialiser avec mes mains, en lui disant ce que je cherche, le repère principal, qui me permettrait au moins de rejoindre l’endroit où j’aurais dû arriver, et ainsi retrouver mon chemin. Et là, ça marche tout de suite, elle arrive à situer cette tour (elle m’a même donné le nom, mais avec ma mémoire de poisson rouge, je l’ai déjà oublié), elle m’accompagne jusqu’à l’endroit que je cherchais, on discute même en chemin (enfin avec mon niveau d’anglais, c’est plutôt elle qui me pose des questions: d’où je viens, …) et on fini par se séparer.

Tôkyô 01

Voilà le building qui me sert de point de repère.

Peu de temps après, j’arrive à Sakura House où je dois remplir de la paperasse, récupérer les clefs de l’appart où je logerais, et bien sûr, payer mon loger pour tout le séjour. Heureusement, il y avait presque personne, donc je n’ai pas eu à attendre et ce n’est pas plus mal, vu que je commençais à sérieusement fatiguer et que j’avais qu’une envie, c’est de poser mes valises. Pour pas partir n’importe où, je demande quand même à la personne de Sakura House où aller pour choper le métro. le reste du chemin était assez facile. Je devais prendre la ligne Oedo de Shinjuku Nishiguchi à Shin Okashimachi, puis faire un changement pour aller à l’arrêt Asakusa de la Tsukuba Express. Juste avant, j’en ai profité pour faire recharger ma Suica card et tout s’est bien passé jusqu’à Asakusa, que je connais bien. Etant donné que mon appart se trouve au même endroit que celui de mon premier voyage, j’ai pu y aller les yeux fermés, j’ai remarqué sur le chemin que des choses ont changés dans le coin. L’immeuble en travaux est complètement fini et la chaussée à été refaite.

Une fois installé, je décide d’un commun accord avec moi-même qu’il est temps de finir rapidement cette journée et demi fatiguant en allant chercher de quoi manger et en alimentant mon blog.Donc, je sors avec mon appareil photo, histoire de faire au moins une photo pour imager cet article. Mais voilà t’y pas qu’après avoir pris une photo d’un joli petit coin, je tombe sur le charme d’un autre petit coin éclairé et en prend une autre, puis une troisième et ainsi de suite pour finir par transformer ce simple aller-retour à Family Market en une petite balade jusqu’au temple d’Asakusa, qui est vraiment pas loin. J’en ai même profité pour jeter un oeil au quelques Sakura en fleurs du coin. Cette petite balade m’a permis aussi de me rappeler à quel point j’adore ce quartier, surtout quand il fait nuit. Il y a quelques personnes qui errent toujours dans les mêmes coins, on peut y croiser des personnes qui se baladent en vélo sans être gênés par les voitures (il n’y a que sur les grandes rues qu’il y a du trafic), on peut voir les japonais se lâcher un peu après quelques verres et il se dégage une atmosphère spéciale que je n’ai pas retrouvé ailleurs – enfin pour l’instant.

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