Hawaï sous la pluie.

Temps maussade ce matin pour ne rien changer. La vraie première journée de visite de Niigata et au vu du temps, je décidais d’office d’exclure la tour Niho-kai ou tout autre endroit avec des points de vue en hauteur pour ne pas perdre de temps.

Comme hier je me dirige vers le fleuve Shinano, mais pour partir dans la direction opposée et passer l’un des ponts. Je poursuis dans la même direction dans ces rues quasiment sans piétons pour arriver à destination au Parc Hakusan qui ne porte pas vraiment bien son nom de ce côté puisqu’il y a vaguement de la verdure et plusieurs gros bâtiments. Ayant du temps devant moi je décide quand même de poursuivre la visite pour arriver, via de longues passerelles, pas loin d’un stade où des étudiants font leur cours de sport.

Je finis quand même par trouver ce qui me motivait à aller voir ce parc : le sanctuaire du même nom. Avant ça, je découvre une partie du « parc » qui est vraiment un parc, avec un petit étang rempli de nénuphars comme à Ueno (bien que beaucoup plus petit) et je profite du peu de monde qu’il y a pour me balader en prenant mon temps.

Finalement je me décide à aller voir le fameux sanctuaire. De loin, il fait vraiment petit et je m’attend à ne pas y rester plus d’une minute ou deux et au moment de passer le grand portail, je découvre qu’il y a plein de clochettes (je ne sais plus si ça a un nom particulier, mais en tout cas ça ne me revient pas) magnifiques accrochées en dessous et qu’il y en a encore plus dans la cour (pour un évènement, mais je ne comprend pas lequel) et pas seulement de couleurs différentes, mais aussi de formes différentes. J’ai essayé de capter en vidéo sur Instagram le son magnifique que ça faisait quand il y avait du vent, mais n’ayant pas écouté ma vidéo je ne suis pas sûr d’y être arrivé.

Quoiqu’il en soit, ayant encore pas mal de temps avant d’aller à mon autre objectif de la journée et comme il était l’heure de manger, je décidais d’aller voir ce qu’il y avait dans la rue commerçante. La rue commerçante en question s’appelle Furumachi et j’avoue m’être surpris à oublier pendant un moment mon objectif première devant ce côté pittoresque que j’aime beaucoup dans les villes de la campagne japonaise et la musique jazzy en fond n’était pas pour me déplaire.

Plus loin la rue devient entièrement couverte et piétonne, avec toujours beaucoup de commerces pas très fréquentés et même fermés pour la plupart. Je tombe sur des statues d’un manga que je ne connais pas, et même sur ce qu’il semble être une école de Mangas, mais n’ayant pas osé rentrer, je n’en sais pas plus. Le plus surprenant, c’est que j’arrive plus loin en plein milieu d’un concours ou festival de danses Hawaïennes (là aussi je n’en sais pas plus), je poursuis plus loin, mais décide de me rabattre sur le stand de bouffes assez sommaire du festival. Bien mal m’en a pris parce que le poulet frit était à tomber, bien meilleur que dans n’importe quel konbini, et la bière n’était pas mauvaise, bien que n’étant pas amateur d’alcool.

Comme je n’étais pas pressé, je décidais de rester jusqu’à la fin du spectacle et de poursuivre mon chemin pour revenir du côté du Toki Messe, où se déroulait un événement sur les E-girls, un groupe d’Idols japonaise que je ne connais que de nom. Tout ce que j’y ai vu, c’est un monde fou, qu’il n’y avait pas les autres jours, et plusieurs stands pour acheter des goodies du groupes.

Je n’étais de toutes façons pas venu pour ça, donc je suis parti à la recherche d’un ascenseur pour aller au musée Bandaijima où a commencée une exposition sur Ghibli et si j’ai bien compris sur une personne importante du studio, qui a travaillé sur certains des plus gros films, mais aussi d’autres films moins connus pour nous, des publicités et même des Mangas, dont je n’ai jamais entendu parlé.

L’expo est très différente de celle que l’on a eu à Paris puisqu’elle ne présente pas que des layout, mais aussi beaucoup de choses: du croquis simple à l’illustration en couleur. Il y avait aussi des études de personnages et d’animations, et même un long rouleau façon estampe en rapport avec une des pubs.

 

Il y avait deux espaces photos où… l’on pouvait se prendre en photo et étant seul, j’ai tenté une fois de me faire prendre en photo par une des femmes qui surveillait l’expo. Elle était un peu réticente au début, mais a quand même gentiment acceptée parce que « je venais de loin » et sûrement parce qu’elle a compris que malgré mon physique, je n’étais pas bien méchant.

Evidemment, je ne pouvais pas ne pas passer par la case boutique, mais ça est sur Instagram, et c’est là que s’est terminée ma journée, je suis passé au théâtre des NGT48 pour voir autre chose que le portail, mais j’avoue que ça n’était pas bien intéressant. Il y avait du monde qui attendait pour un concert et je n’ai pas eu la patience d’attendre que la voie vers la boutique se libère et je suis rentré l’hôtel pour finir de me préparer pour le départ de demain.

L’île de Sado.

Retour au terminal du Ferry ce matin. Le temps est toujours morose et la pluie commence à faire son apparition. J’emprunte les quais de la rivière Shinano pour m’y rendre, l’attente n’est pas très longue avant l’entrée dans l’Hydroglisseur (ou plutôt le Jet foil comme ils l’appellent). Le calme et l’organisation des japonais quand il s’agit de faire la queue n’est plus à prouver.

Le trajet n’est pas très passionnant par contre. Je suis peut-être le seul, mais je n’ai rien ressenti de particulier pendant le déplacement de l’Hydroglisseur (je m’attendais à quelque chose de plus sensationnel) et la brume empêchait de voir très loin, même si au vu des vagues je ne préférais pas en voir plus.

Arrivé à la ville de Ryotsu, l’unique voie d’entrée à ma connaissance vers l’île de Sado, je fais un rapide tour des lieux et, ayant vaguement programmé mon voyage, je vais à l’office du tourisme pour me renseigner sur les horaires en espérant pouvoir faire les quelques lieux que j’ai sélectionné.

J’enchaîne en allant acheter un pass pour la journée à un employer qui me renseigne un peu plus au point de me conseiller un parc à Ibis (mascotte de l’île), que je n’aurais pas le temps de faire vu le peu de cadence à laquelle passent les bus.

 

Après un petit tour du coin, j’emprunte pour la première fois la Minami-sen (littéralement Ligne « de bus » du sud) jusqu’à la station Hatano-Jujirô.

Le temps m’étant compté je ne traîne pas dans le village de Hatano et part vers le nord à pied. Je regrette d’ailleurs de ne pas avoir pris le temps de prendre une photo du paysage (la route étant entourée à un endroit par de grands champs de rizières(? Je ne connais pas d’autres types de plantations de ce genre donc je suppose que c’en est)). J’arrive au niveau d’une station de bus, dont m’avait parlé une personne de l’office du tourisme, perdue au milieu de nulle part. Quelqu’un arrivant en voiture à ce carrefour me demande où je vais. Je lui répond que je me rend au temple de Chokoku-ji. Il me propose de m’y emmener et en rien de temps, j’arrive à destination. Ayant toujours peu de temps, je fais le tour d’une partie des bâtiments à flanc de colline, sans pousser assez loin pour trouver la statue dont parle le document que j’ai récupéré hier.

Je finis par rebrousser chemin et tente de mon propre chef la solution de l’auto-stop pour arriver plus vite à la station de bus par lequel je suis arrivé. Ca marche tout de suite avec la seule automobiliste du coin. A destination je ne manque pas, tout comme je l’ai fait avant avec l’autre personne qui m’a aidée, de la remercier. Ayant du temps avant l’arrivée du bus je fais un petit tour de Hatano, village pas mal fréquenté par les automobilistes mais pas par les piétons. Cependant ce genre de village a toujours son petit charme que l’on retrouve dans pas mal de villages japonais.

Seconde et dernière destination, Manoshinmachi à l’opposé total de Ryôtsu, un village plus grand en bord de mer et pas beaucoup plus fréquenté que Hatano. Je débute en cherchant le seul konbini du coin, non-franchisé et très local dans sa façon d’être rangé et ce qu’il propose. Je me demande si je n’ai pas été le premier client de la personne en charge de ce konbini parce que j’ai l’impression de l’avoir surpris.

Mon repas fini, j’ai entrepris d’aller vers ce qu’il semblait être un parc pour finalement me rabattre sur la côte. Arrivé sur la plage c’est là qu’une grosse averse a décidée de s’inviter. J’ai rebroussé chemin vers l’arrêt de bus (heureusement proche d’un endroit abrité) en y croisant un couple qui attendant déjà le bus en même temps que moi à Ryôtsu. Le trajet retour a été amusant, malgré les trombes d’eau qui tombaient dehors, parce que le bus était pendant un bon moment fréquenté par des écoliers (sûrement collégiens d’ailleurs), qui me regardaient du coin de l’oeil, curieux de voir quelqu’un pas vraiment du coin être dans leur bus.

De retour à Ryôtsu, la pluie étant toujours de la partie, je n’ai pas eu d’autres choix que d’abandonner l’idée de visiter un peu plus la ville et d’attendre au terminal l’arrivée du ferry pour rentrer Niigata.

Ca n’est de toutes façons que partie remise. Etant limité dans mes déplacements, je ne peux de toutes façons pas visiter une île aussi grande en une seule journée et ça pourrait faire office de destination pour un potentiel futur voyage.