« Have a nice trip!!! »

Aujourd’hui, réveil difficile parce que mauvaise organisation la veille, mais c’est pas grave, je boucle difficilement ma valise. A ce train-là, je vais rien pouvoir mettre d’ici mon retour à Tôkyô. Je vais rapidement le check out et j’ai une jolie surprise au moment de partir, le tenancier m’offre des baguettes, ça parait pas grand chose, mais ça l’est plus pour moi, après cette semaine discrète à Kyôto.

Je me dirige une dernière fois vers la gare pour aller prendre mon billet, j’ai le choix entre une place réservée ou non. Je choisis la première solution par prudence, le premier train vers Shin Osaka ne part que dans une heure, mais je me rapproche quand même du quai qu’on m’a indiqué et me trouve un endroit tranquille pour me poser. Heureusement, j’ai ma 3DS avec moi, donc je me remets à jouer à Fantasy Life. Vraiment un bon jeu, je suis pressé d’accéder à d’autres métiers et de pouvoir explorer toujours plus cet univers.

Le chemin vers Shin Osaka est toujours aussi rapide, tout comme le changement qui va être chaud à faire. Neuf minutes. Faut vraiment pas que je traine pour trouver ce Sakura 555. Je suis rassuré, le quai est vraiment pas loin, mais l’ascenseur un peu bizarre parce qu’il permet d’accéder à trois quais (un au premier étage et deux au second), donc petit coup de flippe en faisant le mauvais choix et un peu pressé sur le quai à cause des gens lents qui se mettent dans le seul espace libre qu’il reste pour circuler, mais je suis arrivé à temps devant ma rame. Je laisse passer le gros du monde et installe ma grosse valise tout au fond de la rame, derrière les derniers sièges, puis m’installe. Comme je suis côté couloir, je ne peux pas profiter du paysage, donc je ressort ma 3DS pour continuer ma partie de Pokemon. Le temps passe et les odeurs de nourritures me donnent terriblement faim, donc je pars chercher une vendeuse qui vend de la bouffe, je finis par en trouver une. Elle me donne le choix entre deux boîtes dont je ne connais pas le contenu et comme je me rend compte que j’ai pas beaucoup de monnaie, je prend la moins cher, c’était en fait des sandwich à la japonaise, vachement bon d’ailleurs, et ça me donne tellement soif que je ne peux m’empêcher d’aller lui demander de l’eau un peu plus tard.

Finalement, j’arrive à destination, qui se trouve être…..Hiroshima, où j’avais fait un passage éclair lors de mon premier voyage, à défaut d’avoir trouver un hôtel pour pouvoir visiter la ville. L’erreur est réparée cette fois puisque j’ai réservé dans une autre auberge de jeunesse: J-Hoppers. Maintenant que je suis arrivé, il me faut prendre le premier tramway (2 ou 6, j’ai le choix), il ne mets pas trop de temps à arriver et j’y entre.

Bon, je sais déjà que je peux pas utiliser ma Suica Card, donc comment on paye son trajet de tramway au Japon? Je vois des machines à l’entrée dont je ne comprends pas le fonctionnement et je ne vois personne payer, donc je vais quand même me trouver une place et sors mes 150 yens au cas où. Je vois un employé faire le tour de la rame, mais il ne demande rien à personne et je ne comprends pas ce qu’il fait. Bon tant pis, j’observe les gens et attends d’en voir sortir aux stations suivantes pour voir comment ça marche, je finis par voir qu’ils sortent pas certaines portes et mettent de la monnaie dans le même genre de machine que dans les bus. Mais pourquoi est-ce qu’il ne prennent pas la sortie la plus proche? Ahhhh!!! Bah je comprends, j’avais pas fait gaffe à l’inscription « entrée » (iriguchi) sur certains portes!!!! Bon, ça a pas été simple de me rapprocher de la porte de sortie avec le monde, dont une personne en poussette, avec ma grosse valise, mais j’ai fini par arriver devant un guichet improvisé devant la sortie et j’ai payé mon trajet au moment d’arriver à l’arrêt Dobashi.

Ensuite, j’essaye de suivre les indications que j’ai noté sur un ticket de caisse pour aller jusqu’à mon lieu de résidence, mais je me rend vite compte que je suis allé dans le mauvais endroit, je demande mon chemin à un livreur et il me sort son plan pour m’indiquer le chemin. Je ne tarde pas à arriver à J-Hoppers et suis accueilli par une employée qui me dit que le check in se fait à partir de 15h. Bon, comme il est dans les 14h30, en attendant, je vais m’installer dans la salle de séjour avec un plan de la ville, que je viens de récupérer, pour pouvoir me situer par rapport à la ville et voir les choses intéressantes.

De base, je comptais aller voir le Genbaku Dôme et ses alentours, et aussi le château d’Hiroshima. Le reste ne m’inspire pas spécialement, mais comme j’ai un jour de libre pour le château, je pense que je louerais un vélo de J-Hoppers pour me balader un peu n’importe où. S’il y a des propositions de coins sympas à voir, je suis preneur, surtout s’il y a pas de monuments et pareil pour un très bon resto à Okonomiyaki, je suis aussi preneur, je ne peux pas partir sans en tester un.

Bref, comme le lieu où je réside est à deux bas d’un des lieux que je veux voir, je me rend sur la boulevard de la paix et j’arrive très vite au niveau du musée de la paix (oui tout est au parfum Paix dans le quartier, je suis sûr qu’ils ont une glace ou une mascotte dans le même goût). Evidemment, je ne peux pas aller à Hiroshima sans visiter ce célèbre musée, c’est pas supra joyeux pour commencer, mais bon, c’est quelque chose d’important pour moi.

Bon comme une partie d’entre vous doit le savoir, on y trouve beaucoup de choses en rapport avec la bombe atomique, des affaires personnels, des restes de bâtiments, une reproduction du Genbaku Dôme, tout proche pourtant, des anecdotes « assez tristes sur la population à cette époque et tout pleins de choses en rapport avec l’histoire de la ville. Le coeur « un peu » émouvanté parla visite, je continue ma balade vers le nord pour arriver au mémorial de la paix, qui protège le dôme si on le regarde sous un certain angle et je finis par arriver au tristement célèbre Genbaku Dôme ou Dôme de la bombe atomique, qui est un des rares vestiges de la fin de la seconde guerre mondiale, que vous connaissez forcément.

Je vois aussi que l’on peut trouver ce que j’appellerais un stèle, à défaut de trouver mieux, qui indique le fameux Hypocentre de la bombe A (c’est à dire l’endroit où elle est censé avoir explosée, à quelques centaines de mètres près vu qu’elle a pas touchée la terre) dans les environs, donc je décide de m’y rendre pour clore pour clore ma balade des lieux historiques.

Au passage, je tombe sur un quartier bien plus animé que les environs du dôme, il a un petit côté Akiba avec ses boutiques de goods en tout genre, je fais même un tour dans l’un d’eux, malgré que je ne puisse rien acheter, je tombe sur des figurines Magi que j’aurais pu ramener à quelqu’un (j’espère pouvoir les trouver au même prix à Akiba), je tombe sur des sachets de cartes AKB48, mais comme je l’ai dit, j’ai pas assez sur moi pour me les offrir (j’essayerais de repasser avant mon départ). Ensuite, comme je n’ai rien à faire et que j’ai encore un peu de temps devant moi, je continue vite fait ma balade et tombe sur un KFC. Ah, ça tombe bien, je peux me le payer cette fois. Je me prend l’un des menus Dragon Ball les moins chers et finis par clore me balade en passant me réapprovisionner à un Konbini où je craquerais sur une petit figurine Gundam.

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Cheerleaders, Château en toc et film de mariage.

Et voilà, le dernier jour de mon périple dans le Kansai commence et avant de sortir, puisqu’on est Dimanche, je fais la lessive et je joue à Tetris avec ma valise.

La matinée passée, je vais à la gare pour voir si je peux aller à Osaka, le tremblement de terre date de la veille, mais sait-on jamais, il est peut-être plus grave que ce que l’on pense. Tout ce que j’en sais, c’est ce qui ressort des JT, hyper alarmiste, qui envoient leurs reporters sur le terrain pour montrer le moindre objet qui a bougé et en en faisant des tonnes, comme d’habitude. Bon, ça se passe très bien puisque non seulement, j’ai pas à faire la queue (pour une fois ;op) et que le Shinkansen est en marche, donc c’est en direction de Shin Osaka que je me rend.

Autre jour, autre lieu et cette fois, je fais un changement à Hommachi pour prendre la Chuo Sen vers l’est jusqu’à Morinomiya où se trouve la château d’Osaka (ou plutôt Osaka-Jô). Je sors à côté du parc que je traverse et soudain je tombe sur un groupe de vieux pervers qui photographient des nanas qui font les cheerleaders. Par pur professionnalisme, je viens abaisser la moyenne d’age pour que les médisant arrêtent de dire que c’est des vieux pervers. ;op Je poursuis mon chemin en remarquant que le parc est bien animé, il y a même des musiciens, ça lui donne un petit air de Yoyogi. Plus loin, je tombe sur un autre groupe de vieux pervers qui photographient une femme tout aussi perverse. Bon là je peux rien pour eux, je suis là pour le château, pas pour sauver des âmes impures.

Après avoir traversé cet océan de perversité, j’arrive totalement pur devant le château, je vais payer ma dîme et fais la queue comme ceux qui sont devant moi. Puis j’entends une annonce qui parle d’ascenseur. QQQQQQUUUUUUUUEEEEEEUUUUUUAAAAAAHHHHHH!!!!!! Un ascenseur dans un château!!!! C’est bien ma veine, c’est le premier château japonais que je visite et c’est du toc. Je commence à comprendre pourquoi ils veulent pas qu’on photographie le 3ème et 4ème étage, c’est pour garder la supercherie secrète. ;op

Bref, j’ai payé donc je rentre à l’intérieur et fait mon guerrier en allant directement au dernier étage à pied par les escaliers. Après avoir rendu l’âme à cause des escaliers, je peux enfin admirer la vue sur Osaka assez impressionnante, d’autant qu’il y a du vent et pas beaucoup de protection, donc mon vertige reprend du poil de la bête. Je poursuis la visite en descendant les étages pour découvrir que l’intérieur du château a été transformé en musée. Bon je suis pas très musée, surtout quand il y a beaucoup de texte dans deux langues que je maitrise pas assez, donc j’ai zappé la plupart des étages, les derniers (enfin les premiers si on part du bas) sont plus intéressants parce qu’il y a des vieilles armures et de grands objets exposés.

Au sortir de la visite, je me dis qu’il est temps de manger un petit quelque chose (bah ouais, il est un peu 15h et j’ai rien avalé depuis ce matin), je vais voir ce que font les stands dans l’enceinte du château et tombe d’accord avec moi-même (comme toujours ;op) pour me prendre ce qui ressemble à des dangos, mais qui sont cuits différemment.

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Même si j’ai demandé au type qui tient le stand le nom précis de ces Dangos, j’ai complètement oublié, et d’ailleurs quand je lui ai demandé il a poursuivit en me parlant, sûrement de la cuisson ou de sa sauce, mais j’ai rien compris. Heureusement, je l’ai poker-facé (oui, oui du verbe poker-facer ;op) en faisant comme si je comprenais pour pas le faire répéter et il a rien vu, à moins qu’il ne m’ait contre poker-facer. Dans ce cas-là, je suis cuit. Mais bon, j’étais tellement bon qu’un couple s’est mis à me dire quelque chose avec un grand sourire, peut-être pour me féliciter de quelque chose, mais j’avoue que j’ai rien compris. Donc j’ai continué mon poker-face à défaut de pouvoir faire mieux. A moins qu’ils ne m’aient aussi contre poker-face. Dans ce cas là, je suis re-cuit ou cuicui.

Ceci est un message de l’amicale des blagueurs pas drôles: ce blog est sponsorisé par Jean Roucas et les Grosses Têtes, vous pouvez à tout moment être en contact avec des blagues d’un goût douteux. Dans ce cas-là, ne vous faites pas de souci et ignorez le responsable.

Une fois restauré, je  sors du parc par la sortie la plus à l’ouest et me dirige vers Nipponbashi en partant un peu n’importe où, puis en m’aidant de mon plan. Ca ne m’empêche pas de me perdre au début, puis je pars en direction de ce qui semble être le bon chemin, je consulte quand même les plans minuscules de la ville pour me diriger, mais ne reconnais rien qui ne ressemble à ce que je vois sur mon plan. C’est fou, il y a trois noms de rues au Japon et ils sont pas foutus de les noter sur les plans qu’on récupère.

Au bout d’un moment, je me rend compte que je suis arrivé dans le quartier de Tenno ou Tenno-Ku, je me fais aborder par des japonais qui passent en voitures et qui voient que je suis perdu et là, une conversation assez difficile pour moi commence à base de mélange entre l’anglais parlé par l’un des trois et de japonais pour d’autres. Ils finissent par comprendre que je veux aller dans le quartier de Nipponbashi pour me balader, même si à la base ils pensaient que je voulais aller à Namba quand ils ont vus le rond que j’ai fait du côté du théâtre des NMB48. Pendant que l’un cherche le chemin sur son GPS, un autre me demande si il peut me filmer, je comprends pas trop pourquoi, mais je vois rien d’autre à dire que « oui ». Il essaye de me faire dire quelque chose en japonais que je comprends pas (enfin si je comprend le Omedetô, donc je suis censé féliciter quelqu’un). Puis on passe à l’anglais et je comprends que l’un de ses amis se marie et qu’il essaye de ma faire dire un truc du genre « félicitations pour votre mariage » (sans le mot mariage, que je connais). Bon, ils vont bien se marrer les mariés parce que je suis pas du tout à l’aise devant la caméra, mais bon, je voyais pas de raison valable de refuser et puis ça fait une jolie anecdote à raconter. Bref, ils finissent par m’indiquer le chemin, assez simple au final: aller à droite au niveau du quartier 6 de Uehonmachi.

Comme il se fait tard, je me dit que j’aurais de toutes façons pas le temps de le visiter, donc je me contente de traverser Nipponbashi d’est en l’ouest pour aller directement à Namba, je tombe sur le chemin sur le AKB48 Cafe&Shop du coin, je le zappe vu que je veux limiter mes achats à ce que j’ai prévu, et je tombe aussi sur une loterie gratuite devant un Game Center Taito, je me dis que j’ai le temps d’y participer et vais faire la queue pour tourner une machine et gagner le droit de prendre trois choses, qui semblent être des barres de biscuits aux céréales (je les ai pas ouvert à l’heure où j’écris ces lignes).

Arrivé dans le quartier de Namba, je remonte la galerie commerciale qui mène à Dotombori pour aller m’acheter au Don Quihote l’appareil photo pour faire des photos polaroids que j’avais repéré et je prend aussi des boîtes de polaroids après avoir eu du mal à me faire comprendre avec les vendeurs. Entre temps, je me rend compte que j’ai perdu mon plan entre Nipponbashi et le Game Center Taito, donc j’ai suis vainement retourné sur mon chemin pour voir si je le retrouvais. Tant pis, j’ai fais le reste de mes recherches sans, je me trompe même un peu de chemin en arrivant à Namba par une galerie commerçante qui ferait pâlir Kappabashi (si vous voulez monter un resto ou juste cuisiner, il y a tout ce qu’il vous faut dans cette galerie).

Après Don Quihote, j’essaye de trouver le théâtre des NMB48 qui semble se trouver dans le coin, c’est très difficile sans plan, la nuit arrive petit à petit et je décide demander mon chemin à des japonais, mais je reste bredouille, il ne connaissent pas le Yes Namba et encore moins les NMB. Non, mais sérieux, c’est juste le groupe soeur des plus grosses vendeuses et elles viennent de NaMBa, le quartier où je me trouve, même pas un qui a une poussée de nationalisme pour connaitre un groupe local, qui est loin d’être inconnu. Plus tard, je me retrouve dans une autre galerie commerçante et je tombe sur un magasin qui vend des produits dérivés des Johnies, des AKB48…et même des NMB48. Logiquement, elles devraient pouvoir me renseigner, donc je pose la question à une vendeuse. Le Yes Namba ne lui dit rien. Ah! Je suis mal parti! Bon on va essayer de voir en lui parlant des NMB. Ah! Là ça marche mieux! Elle sort du magasin et me dit que c’est à droite après le Game Center. Ouf! Je rentrerais pas bredouille. Je finis par le trouver. Bon il est fermé, donc j’aurais pas grand chose à prendre en photo et puis je me rappelle qu’il y a aussi un magasin.

Cette fois, je prend pas le risque de me perdre et je vais demander à un flic, qui me conduis bien gentiment au magasin, qui se trouve pas loin de celui des AKB (quel boulet je fais, je suis sûrement passé devant sans le voir). Il est réputé pour être souvent fermé, mais là je le trouve ouvert, donc j’en profite pour chercher un petit truc à acheter. Je demande au vendeur s’il a un set de photos de ma Oshi: Yamada Nana. Malheureusement, ils n’ont rien, donc j’essaye de voir s’ils ont autre chose à vendre et il me sort un T-Shirt tout moche. Bon tant pis, vu le mal que je me suis donné, je ne peux pas repartir sans rien, donc je l’achète, je fais une croix sur le KFC que je voulais me faire, vu le peu d’argent qu’il me reste et part chercher un magasin de souvenirs qui font des douceurs pour que je puisse acheter un présent pour ma Sensei, qui vient d’Osaka. J’en trouve un assez vite et fais mon achat. Je me rend compte que je suis à côté de Dotombori et comme il fait bien nuit, j’en profite pour aller prendre en photo la célèbre illumination de Glico et redescend la galerie dans l’idée de rentrer, puisque j’ai pu me réapprovisionner entre temps avec ma Suica Card, que je peux maintenant utiliser dans les Konbinis en dehors de Tôkyô.

Je reprend donc le même chemin en métro de Namba à Shin Osaka, je vais pour prendre mon billet de Shinkansen, mais l’agence est fermé….et il est que 20h. C’est pire que ma ville Osaka ou quoi? Je vais à l’étage supérieur pour trouver un comptoir pour japonais qui me permet de récupérer mon billet et je ne tarde pas à rentrer à Kyôto pour finir cette dernière journée dans le Kansai.

En conclusion de ce séjour à Kyôto, j’en retiens que j’ai pu profiter de la ville autrement, la première fois, j’ai tout fait en quatrième vitesse pour voir tous les coins célèbres à un tel point que j’en ai négligé certains que j’ai fait trop rapidement. J’ai pu passer plus de temps dans ces endroits cette année et visiter la ville à un rythme plus lent et plus calmement, à l’image de cette ville. Même si je pense que je reviendrais à Osaka pour découvrir d’autres quartiers, j’ai pu cette fois en profiter comme je voulais. La première fois, j’arrive sans rien réserver et je m’étais retrouvé à faire un séjour trop court, donc à ne pas voir grand chose de la ville pour ne pas dire rien. A partir de demain, je vais aussi corriger un autre regret que j’ai eu pendant mon premier voyage en allant dans une ville que j’ai pas pu visiter parce que je n’ai pas trouver d’hôtel où séjourner, ce qui ne sera pas le cas cette année puisque tout est réservé.

. Achats du jour:

Osaka 2013 (198)

Des torii, encore des torii, toujours des torii.

Bon il est temps de passer aux choses sérieuses. Après une semaine à Tôkyô en terrain plus que connu, il me fallait bien à un moment partir voir d’autres villes et je commence doucement avec une autre ville que je connais, mais dont il me reste des endroits touristes à voir, Kyôto.

Comme pour Tôkyô, avant les visites il faut déjà se rendre dans la ville en question, et donc après avoir bouclé ma valise ce matin, j’ai quitté mon appart en emportant le plus important avec moi, je retrouverais le reste à mon retour pour finir mon voyage. C’est en directement de la gare de Tôkyô que je me suis rendu, j’ai cherché l’endroit où faire changer mon JR Pass dès mon arrivée là-bas, mais comme c’était dans la zone qui était en travaux lors de mon premier voyage, je n’ai plus mes repères et me retrouve à la même sortie que j’avais emprunté il y a quelques jours, à essayer de voir où se trouvait le bureau.

Après quelques recherches je finis par tomber sur un bureau pour voyageur, mais ce n’est pas ce que je cherchais. Heureusement l’hôtesse me guide vers le bon endroit, qui se trouvait en face d’où j’étais, je fais donc changer mon pass grâce à deux hôtesses, l’une très jolie avec une frange comme je les aime, et l’autre avec un accent anglais amusant, pour avoir le JR Pass normal. Bien sûr, je prend tout de suite mon billet pour Kyôto et ne tarde pas à me rendre sur les quais. Le chemin est assez long et me prend du temps parce que la gare en elle-même est un vrai labyrinthe. Heureusement que l’on peut compter sur le sens du service infaillible des japonais pour ne pas se perdre.

Une fois dans le train, me voilà parti pour deux grosses heures de trajet en Shinkansen, qui auraient pu être parfaite si je n’avais pas une valise aussi grosse. Du coup je me retrouve avec les genoux écraser contre cette dernière et comme je suis placé côté couloir, je dois en plus me déplacer de temps en temps pour laisser sortir les personnes à côté de moi.

Finalement, j’arrive en début d’après-midi à Kyôto, je connais plus ou moins le chemin pour aller à l’auberge de jeunesse où je logerais pendant mon séjour dans le Kansai, j’ai juste eu besoin du plan pour la seconde moitié parce que le coin est plein de petites rues et que je suis monté trop tôt pour arriver directement dans celle qui m’intéresse. J’ai fait un passage éclair à Tour Club (le lieu où je loge), le temps de laisser ma valise et de mettre dans mon sac les affaires donc j’ai besoin pour ma sortie.

Ensuite, je retourne à la gare de Kyôto pour aller chercher un plan de la ville à l’office du tourisme, il y a du monde, mais comme il y a pas mal de comptoirs, je n’attends donc pas longtemps et j’en profite pour vérifier que je peux utiliser ma Suica Card dans les métros (c’est quelque chose d’assez récent, avant il fallait acheter un ticket à chaque trajet, autant dire que c’était pas pratique). Comme le milieu de l’après-midi arrive trop vite, j’abandonne l’idée d’aller au Fushimi Inari à pied et opte pour le métro, je fais l’erreur de prendre la première entrée de métro que je vois, mais tant pis, je décide avec l’aide de mon plan de me rapprocher le plus possible et de faire le reste du trajet à pied. Jujo a l’air d’être la station la plus proche. Je m’y rend donc. J’utilise le plan du métro pour ne pas sortir n’importe où et me rapproche du lieu où je me dois me rendre. Heureusement, le chemin est facile à retenir, pas trop long et le coin a beaucoup de charme, je suis passé en une demi-journée de la jungle de Tôkyô à un lieu très calme et un peu vieillot, typique de la campagne japonaise.

Je zappe vite fait la première partie de Fushimi Inari, que j’avais déjà vu lors de mon premier voyage, pour aller voir le plan de l’ascension. Je vois qu’il faut deux heures pour faire le grand tour, ça va faire juste, vu l’heure qu’il est et je dois aussi ne pas rentrer trop tard pour faire le check-in. J’entame donc l’ascension qui est assez simple au début. Pas beaucoup d’escaliers et c’est plutôt de la pente douce, j’arrive assez vite à l’intersection où tout se joue.

  • Soit on décide d’aller à gauche et d’emprunter la petite boucle des petits joueurs, ce que j’avais fait la première fois à cause des vapeurs chaudes qui remontaient après une grosse averse que je me suis pris et le temps en général qui faisait que j’avais le souffle court (ceux qui sont allés au Japon en été savent de quoi je parle).
  • Soit on va à droite et c’est la grande boucle. Le chemin de la mort. Là où tout s’arrête et ce qui en a visiblement fait souffrir certains.

Comme je suis un fou, un guerrier de l’extrême (dit-il maintenant que c’est fini ;op), je tente le tout pour le tout et prend celui de droite. L’ascension se poursuit plus difficilement les séries d’escaliers se succèdent et on a droit à tout: de l’escalier très bas et trop large empêchant presque de les faire deux par deux, à l’escalier assez haut et endommagé. Je fais une bonne partie du chemin en respirant assez fort (mais bon, ça peut pas me faire de mal, c’est que de la forêt ici), j’ai les mollets qui commencent à souffrir un peu, puis plus rien, mais c’est pas ce qui m’arrête, je vais même plus vite que les personnes que je croise.

A chaque intersection, j’essaye de prendre le chemin le plus long, même si c’est pas toujours évident de se repérer, je m’attend à tout moment à une vue imprenable sur Kyôto, mais au final, je ne l’ai eu en partie qu’assez tôt lors de cette ascension. Finalement, le chemin ne monte plus et je me retrouve à faire la seconde moitié en descente. C’est d’ailleurs la plus sympa à faire parce qu’on est encore plus isolé de la civilisation et qu’il n’y a pratiquement personne sur cette partie. Faut dire que quand je vois comment certains sont habillés, je me demandais ce qu’ils venaient faire là et s’ils sont pas super frileux (ou alors c’est le nekketsu du randonneur qui brûle assez en moi pour que je sois le seul en T-Shirt ;op).

Bref après l’effort, le réconfort, je rejoins tranquillement la grande intersection où se trouve des petits bouibouis, j’en profite pour prendre la glace de la victoire et finis tranquillement, mais fièrement avec tout mon égo déployé, la descente. J’en profite pour faire un détour par le chemin des faibles, histoire d’en rajouter, et profite d’un des stands à l’entrée pour me prendre un Taiyaki.

Je rejoins plus vite la ligne JR, proche du temple, en passant me réapprovisionner au Konbini du coin. De retour, à Tour Club, je vois qu’il y a déjà du monde qui vient faire son check-in et je comprends vite que les résidents actuels sont en majorité des français. Finalement, vient mon tour, je tombe sur le tenancier le plus loufoque (soit il est gay, plutôt une caricature de gay ultra maniéré, soit il a un égo énorme, tellement il est à fond dans sa présentation des lieux), je découvre au court de la présentation que les proprios ont changés, ce qui explique le fait que je n’en reconnaisse aucun et le fait que l’organisation des lieux a changés et s’est même amélioré pour ce que j’ai vu.

Enfin, j’ai commencé à m’installer juste après ça, j’en ai profité pour me restaurer et faire connaissance avec quelques unes des personnes occupants la même chambre que moi. En plus du français, j’ai découvert qu’il y avait un australien et un anglais, j’ai croisé aussi deux asiatiques avec qui je n’ai pas parlé, donc je ne sais pas d’où ils viennent.

Jour J: Let’s goooooooooo!!!!!!!!!

Nous y voilà enfin, après tous ces jours/mois d’attente, c’est aujourd’hui que mon périple pour le Japon commence. Mais avant de pouvoir continuer à explorer ce beau pays, il me faut faire une chose essentielle: y aller. Et c’est ainsi que je me dirige vers l’Aéroport Charles de Gaulle ou plutôt j’y suis emmené par mon père, après avoir fini à la dernière minute le bouclage de mes deux valises et vérifié pour la cent millième fois que – non je n’ai rien oublié. L’enregistrement des bagages se fait rapidement (peut-être parce que j’étais pas mal en avance) et comme j’ai pas mal d’avance, j’en profite pour aller saluer un de mes anciens collègues, qui peine un peu à me reconnaître (faut dire que ça fait bien deux ans que l’on ne s’est pas vus. Plutôt que de rester là à m’ennuyer, je passe les douanes tranquillement pour….aller m’ennuyer dans la dernière salle. Je profite d’avoir un bouquin dans mon sac pour essayer de passer le temps, mais peine perdu, je n’arrive pas à me concentrer sur ma lecture. Trop nerveux et surtout trop de personnes agitées autour de moi. Finalement on entre tous à l’heure dans l’avion et c’est là que commence la torture pour moi et je pense aussi pour celles et ceux qui sont pas au format japonais: 12 longues heures sur un siège mal fagoté pour pouvoir se détendre et trop peu d’espace pour étendre ses jambes. Mais bon, puisqu’on ne peut pas y échapper, essayer d’occuper ces longues heures. Je passe en revue les programme et jeux mis à notre disposition, je repère quelques films qui m’ont l’air intéressants et que je n’ai malheureusement pas pu voir au ciné ou ailleurs.

  • Puisque les plateaux repas vont être servis, je commence doucement avec « Les 5 légendes ». Au premier abord, j’ai trouvé l’intrigue un peu trop simplette, un trop grande impression de vu et revu m’a fait me demander pourquoi certains avaient appréciés. J’ai petit à petit remarqué que les graphismes étaient franchement pas mal, j’ai même été charmé au final et ça a même été le cas pour l’intrigue que j’ai fini par apprécier à force d’en découvrir sur le background des protagonistes.
  • J’ai tout de suite enchaîné avec « l’Odyssée de Pi ». J’ai vraiment adoré et dès le début cette fois. Cette histoire de naufrage et de survie totalement improbable, est vraiment bien racontée, très dure à voir, surtout au début, et la fin ajoute même une seconde lecture à l’intrigue.

Après tout ça, j’essaye de faire comme tout le monde: dormir, mais contrairement à ma voisine, qui a prévue un oreiller gonflable et qui est beaucoup moins gênée que moi par l’étroitesse du lieu; j’ai énormément de mal à trouver une position qui me permette de ne pas avoir mal aux cervicales et de ne pas avoir les genoux écrasés contre le siège d’en face et je dormis au final très peu (2 à 3 heures à vu de nez).

Comme il me reste encore quatre bonnes heures à ce moment-là, je décidé d’abandonner l’idée d’essayer de dormir et de jeter un oeil sur mon écran pour trouver de quoi m’occuper.

  • Je jette mon dévolu sur un film japonais, « Yellow Elephant », pour changer et pour une fois, il n’est pas en version française, donc je me rabat sur la version japonaise sous titrée en anglais, et malgré mon bas niveau dans ces deux langues, j’arrive à suivre l’intrigue. C’est un film sentimental japonais assez classique et j’ai bien accroché. Tout d’abord parce que la galerie de personnage est intéressante, avec un petit coup de folie toujours appréciable, par son cadre (la campagne japonaise) et par l’intrigue en elle-même où à mon avis rien n’était joué à l’avance pour ce couple formé par les deux acteurs principaux dans ce film.

Sur la fin, j’enchaîne par petits bouts en re[…]revisionner le premier « Retour vers le futur », que j’ai pas fini de visionner parce que l’avion atterrissait avant la fin. Ensuite, pas question de se reposer, puisqu’il me fallait passer par le second moment pénible, le passage des douanes, très long, à cause du monde et des personnes qui géraient les files, en s’adaptant petit à petit à la situation. Finalement j’en sors et me voilà officiellement au Japon, mais ce n’est pas terminé, je suis toujours à Narita et il me faut aller à Shinjuku. Diverses solutions s’offrent à tout le monde à ce moment-là, le taxi, le train/métro de banlieue et le Bus (ou plutôt le Limousine Basu). Solution que j’ai encore choisis pour profiter du paysage et voir vaguement où en sont les Sakura. J’en avais vu au moment d’atterrir à Narita, donc je gardais espoir de pouvoir en voir à Tôkyô avant que les fleurs ne tombent et le peu que j’ai vu me rassure pour les jours à venir. C’est clairement pas le zénith de leur floraison, mais il y aura au moins quelques arbres, voir même quelques coins remplis de Sakura en fleurs.

Arrivé à Shinjuku, je pensais que les difficultés allaient s’arrêter, mais je me rend compte que le bus s’est arrêté à un endroit différent que pour mon premier voyage. Normalement j’aurais dû me trouver sur une grande avenue avec un building dont j’adore le design, à gauche, mais voilà, en fait, d’après ce que je vois, je suis pas loin, mais je n’ai rien qui me permettent de voir par où aller pour rejoindre cette grande avenue et comme je connais pas le nom de ce fameux building, je décide prendre le chemin qui me parait être le bon. Malheureusement rien qui me semble assez familier pour me dire par où continuer et comme je me suis déjà perdu dans ce quartier, je me vois déjà me trimballer mes deux valises encombrantes dans tout Shinjuku. C’était oublier le fait que je suis au Japon…. C’est alors qu’une femme, qui me voit en train de cherche un peu partout, devine que je suis un peu perdu et m’aborde pour essayer de savoir quel endroit je cherchais. Bon je le sens mal parce que d’une, je suis assez guignol pour ne pas avoir noté l’adresse du lieu où je devais (pensant que j’allais arriver au même endroit et n’avoir juste que la rue – où j’aurais dû me trouver – à remonter), de deux, je n’ai pas de plan et de trois, le lieu est impossible à décrire, puisque à mon avis peu connu des japonais. J’essaye quand même de matérialiser avec mes mains, en lui disant ce que je cherche, le repère principal, qui me permettrait au moins de rejoindre l’endroit où j’aurais dû arriver, et ainsi retrouver mon chemin. Et là, ça marche tout de suite, elle arrive à situer cette tour (elle m’a même donné le nom, mais avec ma mémoire de poisson rouge, je l’ai déjà oublié), elle m’accompagne jusqu’à l’endroit que je cherchais, on discute même en chemin (enfin avec mon niveau d’anglais, c’est plutôt elle qui me pose des questions: d’où je viens, …) et on fini par se séparer.

Tôkyô 01

Voilà le building qui me sert de point de repère.

Peu de temps après, j’arrive à Sakura House où je dois remplir de la paperasse, récupérer les clefs de l’appart où je logerais, et bien sûr, payer mon loger pour tout le séjour. Heureusement, il y avait presque personne, donc je n’ai pas eu à attendre et ce n’est pas plus mal, vu que je commençais à sérieusement fatiguer et que j’avais qu’une envie, c’est de poser mes valises. Pour pas partir n’importe où, je demande quand même à la personne de Sakura House où aller pour choper le métro. le reste du chemin était assez facile. Je devais prendre la ligne Oedo de Shinjuku Nishiguchi à Shin Okashimachi, puis faire un changement pour aller à l’arrêt Asakusa de la Tsukuba Express. Juste avant, j’en ai profité pour faire recharger ma Suica card et tout s’est bien passé jusqu’à Asakusa, que je connais bien. Etant donné que mon appart se trouve au même endroit que celui de mon premier voyage, j’ai pu y aller les yeux fermés, j’ai remarqué sur le chemin que des choses ont changés dans le coin. L’immeuble en travaux est complètement fini et la chaussée à été refaite.

Une fois installé, je décide d’un commun accord avec moi-même qu’il est temps de finir rapidement cette journée et demi fatiguant en allant chercher de quoi manger et en alimentant mon blog.Donc, je sors avec mon appareil photo, histoire de faire au moins une photo pour imager cet article. Mais voilà t’y pas qu’après avoir pris une photo d’un joli petit coin, je tombe sur le charme d’un autre petit coin éclairé et en prend une autre, puis une troisième et ainsi de suite pour finir par transformer ce simple aller-retour à Family Market en une petite balade jusqu’au temple d’Asakusa, qui est vraiment pas loin. J’en ai même profité pour jeter un oeil au quelques Sakura en fleurs du coin. Cette petite balade m’a permis aussi de me rappeler à quel point j’adore ce quartier, surtout quand il fait nuit. Il y a quelques personnes qui errent toujours dans les mêmes coins, on peut y croiser des personnes qui se baladent en vélo sans être gênés par les voitures (il n’y a que sur les grandes rues qu’il y a du trafic), on peut voir les japonais se lâcher un peu après quelques verres et il se dégage une atmosphère spéciale que je n’ai pas retrouvé ailleurs – enfin pour l’instant.

Tôkyô2013 (34)