La maison de Gotanda.

Hier étant une journée où j’ai passé mon temps dans les trains pour retourner à Tôkyô, il n’y avait rien à dire.

Aujourd’hui et jusqu’à la fin de mon voyage, les journées vont être très particulières parce que j’ai choisi la plupart du temps un point de chute sans monument ou autres lieu particulier à visiter. Simplement pour m’y balader. Donc il n’y aura pas forcément grand chose à dire, d’autant que j’ai bloqué les derniers jours pour mes gros achats.

Pour la journée du jour, j’ai choisi Ebisu, Meguro et Gotanda, qui sont des coins de Tôkyô collés les uns aux autres. Comme dit plus haut, je ne connais aucun lieu particulier à visiter dans ces « quartiers », je voulais faire des lieux moins connus et moins visités après tous les gros lieux touristes que j’ai fait pendant mes autres voyages, donc j’ai choisi ceux-là sans préparer ma journée.

Sans être vraiment déçu, je dirais que j’en ai pas gardé un souvenir impérissable. En plus de la lourdeur du temps, le terrain était loin d’être plat. J’ai donc terminé ma journée à Gotanda où j’ai pu trouver non sans mal la maison de l’émission de TV Réalité Terrace House et faire de belles affaires niveau Jeux Vidéos en allant faire un tour à un Book Off, que j’ai trouvé par hasard.

J-5: Za bloginning.

Et voilà, un an et demi s’est écoulé depuis mon premier voyage au Japon. Voyage qui s’est révélé riche en découvertes et extrêmement dépaysant. En grande partie parce que c’est celui que je considère comme mon premier « vrai » voyage, comprenez par là que c’est le premier que j’ai fais sans dépendre de personne et que j’ai organisé entièrement, avec son lot d’imprévus et de situations très troublantes et encore nouvelles pour moi où je devais faire le choix entre mon anglais catastrophique et mon japonais balbutiant. Evidemment, ni les déconvenues minimes et inévitables, ni les températures caniculaires n’ont empêchés ce séjour de se révéler excellent et même bien meilleur que j’aurais pu l’imaginer. J’ai pu découvrir un éventail de villes et de paysages variés qui vont de la mégalopole de Tôkyô à la petite ville de campagne comme Kurayoshi. Pas mal de lieux célèbres chargés d’histoire, mais aussi d’autres liés à la pop culture japonaise.

Bref, un court mois plus tard, je rentrais en France la tête pleines de souvenirs, l’ordinateur plein de photos et le compte en banque vide, pas comme ma valise qui avait un petit – pas si petit que ça d’ailleurs, vu ce que j’avais à ramener avec moi – mais surtout avec une furieuse envie d’y retourner et le plus tôt possible.

Après avoir découvert l’été, qui fit de moi la plus grande et lourde crevette sur Terre (et si ce n’est pas la cas, je ne veux pas la croiser pour ne pas faire rétrécir mon espérance de vie à néant ;op), deux choix de saisons s’offraient à moi, l’automne et ses Momijis (Erables) et le printemps avec ses Sakura (Cerisiers) en fleurs. En fait, je n’eus point à me retrouver devant un choix cornélien. Bien que la première option eut été tentante, la seconde se trouva être une évidence à mes yeux, pour qui veut découvrir la plus belle saison du Japon. Printemps 2012 étant trop proche pour pouvoir mettre assez de côté pour y aller un bon mois et demi (au final, j’ai petit à petit réduit la durée de mon séjour à un mois), je décidais de reporter mon second voyage à l’année suivante.

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