Sakura Hostel Jimbôchô: Tôkyô.

Dernier lieu où j’ai séjourné avant de m’en retourner en France. Alors l’accès est vraiment simple dès qu’on arrive (bon mon arrivée à été différente, mais ça vous le savez si vous avez lu l’article sur mon départ du Taito-Ku), c’est d’ailleurs très bien indiqué sur leur site et c’est à peu près aussi simple de se repérer que pour l’Hôtel Area One de Fukuoka. Bon Jimbôchô, c’est pas forcément le meilleur quartier à mon avis pour accéder à tous les lieux importants de Tôkyô, mais ça avait au moins le mérite d’être assez prêt de ceux que je voulais visiter.

La chambre en elle-même est vraiment sommaire, mais j’en attend pas plus quand je suis dans un hôtel, surtout à ce moment-là de mon séjour. Il y avait à peine assez de place pour mettre un lit et une petite table dans un petit coin de la pièce et j’étais obligé de ranger une de mes deux valises à la verticale pour pouvoir ouvrir la porte. En dehors de ça, il y a un télé suspendu à un bon endroit pour en profiter et une étagère assez haute pour pouvoir ranger un sac ou deux et sinon le lit était aussi confortable qu’à Area One. En dehors de la chambre, il y a évidemment des toilettes basique, une douche bien isolée (pas comme à Khaosan) qui n’avait pas besoin d’être accompagnée d’une autre de ses semblables parce qu’on était pas assez nombreux au rez-de-chaussée pour ça, et les lavabos sont un peu mal placés (c’est un peu gênant s’il y a du monde qui veut traverser le petit couloir, mais pas le choix vu la configuration des lieux). Il y a aussi les étages supérieurs pour la partie auberge de jeunesse, mais comme je suis pas allé voir, je sais pas ce que ça vaut et ce qu’il y a. Sinon petit regret de ma part, c’est de ne pas avoir profité de la partie café, vraiment bien aménagé, où il y a l’air d’y avoir des choses intéressantes à manger et à boire. C’est d’ailleurs là que l’on peut prendre son petit déjeuner si on paye pour, ce que je n’ai pas fait. D’ailleurs pour ceux comme moi choisissant les Konbini pour se restaurer, je ne sais pas s’il y a un frigo commun (il y en avait peut-être dans les étages, mais j’ai pas fait l’effort d’aller vérifier ^^’), mais si c’est pas le cas, ça serait sympa d’en avoir un, tout comme le four pour pas aller embêter le personnel du café quand on veut faire chauffer ses plats.

Enfin rien de spécial à dire sur le personnel tout aussi accueillants que les autres lieux que j’ai visité et plus détendu qu’à Area One, si ce n’est qu’il y avait un hispanique assez timide ou alors c’était un petit nouveau qui était pas encore habitué à sa fonction et qui avait l’air d’être assez impressionné par la personne qui m’avait accompagné jusqu’à l’Hôtel. C’est pas une critique d’ailleurs, juste une chose étonnante que j’ai constaté sur le moment, j’ai pas du tout parlé avec le personnel et ça se trouve il est plus du tout timide quand on l’aborde à d’autres moments. ^^

Fin de route.

Dur, dur le réveil ce matin. D’abord parce que je dois me lever à la fraîche et ensuite parce que c’est aujourd’hui que se terminent mes vacances au Japon.

Après avoir bouclé mes affaires, je fais rapidement le Check Out et me rend compte qu’il pleut (bah ouais, ma chambre est bien isolée de l’extérieur :op). J’ai beau avoir souhaité cette pluie pour pouvoir faire passer mon grand parapluie en cabine et justifier le fait que je sois aussi chargé (je rappelle que j’ai aussi mon manteau avec moi, qui n’a pas pu être mis dans mes valises, et deux sacs à dos pleins), je me retrouve avec une poignée de valise dans chaque main, donc impossible de les utiliser et de tenir un parapluie en même temps. Solution de secours pour pas me prendre la pluie, coincer le milieu de la barre de fer entre moi et mon sac en bandoulière, mettre le manche dans ma poche de manteau fermée et tasser quelques unes de mes vertèbres cervicales pour ne pas déchirer la toile en plastique de mon parapluie. Oui, vu comme ça, je ne peux qu’avoir la classe dans la rue avec ma posture de géante petite vieille, mais j’arriverais au métro complètement sec.

Justement en parlant du métro, j’ai eu un peu de mal à trouver la bonne entrée (avec ascenseur) parce que c’est pas vraiment indiqué sur le net, j’ai juste trouvé la plan de Sakura Hotel, qui indique un ascenseur à la sortie A9 plus au sud, en dehors du plan, et si on a pas l’oeil, on la voit pas facilement cette sortie. Bref, je l’ai finalement trouvé, ça semblait bien parti pour que j’évite les escaliers, mais passé les portiques, je me rend compte qu’il y a seulement des escaliers pour descendre sur les quais, donc c’est parti pour muscler mes bras menus. T_T Arrivé sur le quai, mauvaise nouvelle, je pensais ne pas avoir de changement jusqu’à Tôkyô, mais ce que j’ai pris pour Tôkyô Station était une autre gare, donc c’est parti pour un changement à Otemachi où il y a trois milliards de lignes et bien sûr celle que je veux prendre, la Marunôchi-Sen est à l’autre bout de la gare. En plus, pour y accéder, c’est la parcours du combattant, il faut descendre d’un étage jusqu’aux quais de la Hanzomon-Sen et remonter de deux à l’autre bout du quai pour arriver près des quais de la Marunôchi-Sen et tout ça pour aller seulement à la station suivante. Entre temps, j’ai fait monter mentalement le taux de criminalité du Japon, tellement les japonais ne sont plus aussi prévenants que d’habitude (Heure de pointe, tout ça,…).

Bien sûr, je ne pouvais pas partir sans faire une dernière bourde, en allant en direction des quais d’une des lignes qui part vers l’Aéroport de Narita, je prends bêtement le premier ascenseur vers les quais, mais voilà, c’est pas de ce côté que ça va vers ma destination. En plus pour trouver une ligne de RER local, qui y va c’est la galère, la plupart des trains ont l’air de s’arrêter bien avant Narita. Bref, j’en trouve quand même un et l’emprunte pour plus d’une heure de voyage à travers la campagne.

Arrivé à l’Aéroport, je pars dans la mauvaise direction puisqu’il y a une partie Nord et une Sud et que je vais là où il n’y a pas ANA. Heureusement, seul un couloir sépare les deux parties et après avoir demandé mon chemin, j’arrive devant les guichets d’ANA par la partie la plus huppée. Je vais demander à une employée, si c’est possible de faire peser ses bagages avant l’enregistrement, parce que je pense que j’ai dépassée la limite des 46kg avec mes deux valises et le cas échéant, j’aurais besoin de faire un retrait, et si c’est possible de payer en carte bleue pour m’éviter de faire un retrait. Mais au lieu de dire oui ou non, elle me sort un long discours que je ne comprends pas vraiment et dans le peu que j’ai compris, il n’y a rien qui me dit s’il est possible de payer en carte bleue. Pourquoi faire simple quand on répond à quelqu’un quand on peut faire compliqué? Au moins si elle avait juste dit: « Oui, c’est possible de payer par carte. » ou « Non, c’est pas possible. », j’aurais pu être fixé et j’aurais compris avec mon bas niveau en anglais. Donc je suis allé directement à l’endroit pour les classes Economique, j’ai bien posé la question sur les cartes bleues plusieurs fois aux employées qui s’occupent des files d’attente pour leurs faire comprendre que je pourrais pas payer en liquide si la limite est dépassée et qu’on me demande de payer tout de suite en liquide, mais pour une fois, ça a l’air d’être un des rares endroits au Japon où on peut payer par carte. Alors pour le poids, au final, j’ai fait un petit dépassement de quelques centaines de grammes et j’ai eu 3000 yens à payer, donc presque rien en euros: moins de 30 euros. Avec mes deux colis envoyés il y a quelques jours, je me retrouve avec à peu près 58kg de bagages (et encore, je ne compte pas ce que j’ai emmené avec moi en cabine: deux sacs à dos de tailles moyenne, mais bien remplis, mon manteau et mon grand parapluie) contre 26kg au départ, si ma mémoire est bonne.

Une fois débarrassé d’une partie de mes lourds bagages, je n’ai pas attendu pour passer les douanes, mon parapluie a été accepté, donc je n’ai rien laissé ici, et j’ai évidement dû m’arrêter juste avant d’embarquer dans l’avion qui n’était pas là. Il était dans les dix heures moins dix et l’embarquement se faisant une heure plus tard. J’ai eu la bonne idée de garder ma 3DS avec moi pour lui éviter d’arriver en miettes en France et je l’ai ressortie pour continuer ma partie de Fantasy Life où j’ai rien fait de particulier par rapport à ces derniers jours à part essayer la classe d’Archer.

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Une fois l’heure d’embarquer arrivée, je me suis mis vite fait dans la file pour avoir le temps et assez de place pour ranger tous mes bagages en dehors d’un des sacs que je veux garder avec moi au cas où j’ai envie de m’occuper autrement qu’avec leur programme sur l’écran du siège d’en face. Une fois installé, je profite du retard dû à un embouteillage d’avions pour finir ce que j’avais à faire dans ma partie de Fantasy Life et éteindre ma console, ce que je n’avais pas fait dans la précipitation.

Bon, maintenant c’est partie pour 12 heures dans un espace trop étroit pour moi et il va falloir que je m’occupe l’esprit pour supporter mes envies d’étendre mes jambes. Je commence déjà par admirer une dernière fois les paysages japonais que je ne reverrais peut-être plus ou au mieux dans un bon bout de temps et en plus, d’après la trajectoire de l’avion, ça a l’air d’être ceux du nord de l’île d’Honshû, que je n’ai jamais vu durant mes deux voyages.

Une fois sorti des terres japonaises, je consulte la liste des films en commençant par ceux d’Hollywood, j’en repère déjà deux que j’ai pas vu au ciné et que je veux voir en priorité et un troisième en option, dont je ne me souviens plus d’ailleurs. Celle des films japonais n’a pas l’air alléchante, mais comme je n’y connais rien, je passe peut-être à côté d’un chef d’oeuvre. Comme je sais que l’on va bientôt manger, je choisis le film le moins alléchant des deux que j’ai repéré pour ne pas être interrompu pendant que je visionnerais l’autre.

  • Wreck-it Ralph: Celui-là si je l’ai repéré, c’est parce qu’il y a des persos de Jeux Vidéos que j’adore qui y font une apparition et que le thème Sugar Rush est chanté par les AKB48. J’attendais rien du scénario et je ne m’attends à rien tout court pour les scénar’ des rares films d’animation américains que je vais voir ces dernières années d’ailleurs.  Bon j’avoue que j’ai été agréablement surpris, ça ne va certes pas très loin (c’est très guimauve comme film), mais j’ai bien aimé ce début de réflexion sur un envers du décor fictif (puisque tout cet univers est imaginaire) des Jeux Vidéos et des bad guy rejeté parce qu’ils ont un rôle de méchants dans les jeux vidéos, et aussi des héros de jeux modernes ultra violents qui sont complètement maboules à force d’affronter tout ça, et de la « réflexion » qui en découle sur les différences entre vieux jeux et jeux modernes.
  • The Hobbit: Alors celui-là, j’ai vraiment regretté de pas l’avoir vu au ciné et c’est pire maintenant que je l’ai vu sur le petit écran du siège d’un avion. J’ai beaucoup aimé la trilogie du Seigneur des Anneaux et j’ai lu quelques livres de Tolkien, dont The Hobbit, que j’ai adoré, en dehors de ses descriptions sans fins des Hobbit. J’avoue que j’ai pas une bonne mémoire et que j’ai lu le livre qu’une fois, il y a un bout de temps, donc j’ai oublié pas mal de passages, dont celui avec les Montagnes/Golem de pierres alors que j’adore les Golem et que cette partie est vraiment géniale à voir. Par contre, je me souviens que c’était raconté sous forme de conte et je trouve que c’est vraiment réussit de ce côté-là. C’est vrai qu’il y a des moments plus sombres, mais le diner avec les Nains et la partie sur Golum est vraiment loin du Seigneur des Anneaux. D’ailleurs en parlant de Golum, j’adore le jeu d’acteur de la partie où il est, c’est vraiment drôle de voir les expressions qu’il a sur son visage quand il essaye de trouver les réponse aux devinettes de Bilbon. J’aime aussi le casting du film en général. C’est génial de revoir les anciens dans le même rôle et les nains ont de très bons maquillages à l’exception de deux-trois, qui font plutôt penser dans des humains en version miniature. Sinon les scènes d’actions sont toujours d’un très bon niveau, en particulier dans l’antre des Gobelins où la course poursuite/bataille est très bien chorégraphiée et l’utilisation des décors vraiment bien trouvée. J’attends vraiment les autres films avec impatience maintenant et j’espère avoir la possibilité de pouvoir aller les voir au ciné.

Après le second film,  je commençais à bien fatiguer, je n’avais aucune envie de voir un autre film et on était toujours dans la première partie du long trajet vers Paris, donc j’ai fait du mieux que j’ai pu pour occuper le plus d’heure possible avant l’arrivée, en dormant. Heureusement, cette fois, j’ai mieux dormi et surtout plus longtemps. Quand j’ai bien voulu arrêter, il ne restait que 3 heures et quelques pour trouver de quoi m’occuper et comme le troisième film en option que j’avais trouvé ne me tentais plus, j’ai refait le tour de la liste des films japonais. J’ai commencé à regarder Tôkyô Family, mais comme le jeu d’acteur est vraiment horrible, j’ai arrêté le visionnage au bout de quelques minutes et à défaut, j’en ai choisi un au hasard.

  • Humanoid Monster Bem: Alors là, je ne sais pas comment prendre ce film et j’ai du mal à dire si j’ai aimé ou pas. Il traite de thème sérieux un peu à la X-Men où ça se passe dans un monde « réaliste », mais avec des personnes qui ne peuvent pas exister dans notre monde et qui sont rejetées par les humains pour leur apparence, mais il y a aussi pas mal de passages décalés, comme si on lisait un Manga (je pense que ça doit être une adaptation de Manga à la base). Le jeu d’acteurs n’est pas fantastique, mais c’est déjà plus supportable que celui des acteurs de Tôkyô Family, et après avoir vu The Hobbit, je ne peux pas trouver les effets spéciaux hallucinants, c’est même assez vieillot, comme le thème musical qui ne colle pas trop avec les décors plutôt actuels du film.

Comme on commençait à arriver en Europe par le nord, je me suis dis que j’avais pas le temps de visionner un autre film (et j’en avais pas spécialement envie en plus), j’étais donc plutôt tenter par une partie de jeu vidéo, mais par erreur, j’ai cliqué sur la partie audio. J’ai tout de suite vu une rubrique « AKB48 Special » et intrigué, j’ai mis en marche le programme, tout en regardant par le hublot les paysages d’Europe et les montagnes de nuages que l’on survolait.

Alors ce AKB48 Special, c’est une émission de radio enregistré par ANA avec comme invité Oshima Yûko et Watanabe Mayu. Autant dire pas n’importe qui puisqu’elle sont classées respectivement première et seconde au classement de popularité des membres des AKB48 organisé chaque année. C’était l’occasion idéale pour faire une interview que j’ai pas trop compris puisque j’écoutais l’émission distraitement. De ce que j’ai compris, ça a été fait récemment puisque So Long (le dernier ou avant dernier single sorti) est dans la liste des morceaux passées et ça vaut ce que ça vaut, mais elles ont dit vouloir aller en Europe (l’émission est faite entièrement en japonais, donc on est pas spécialement le public visé par l’émission). Yûko plutôt en Espagne et en Italie et Mayu en France. La liste des morceaux n’est vraiment pas surprenante, il n’y a que des morceaux connus: l’inévitable Heavy Rotation, des morceaux très anciens comme Oogoe Diamand et Namida Surprise et d’autres « assez » récents comme Gingham Check et Flying Get (qui est sorti pendant mon premier voyage).

L’émission terminée, nous étions déjà prêts à atterrir, donc impossible de faire autre chose qu’attendre. L’avion est logiquement arrivé en retard à cause l’embouteillage et aussi apparemment à cause des turbulences, mais personnellement, je ne suis pas pressé de revoir la France, j’aurais pu attendre encore.

Une fois à Roissy-Charles de Gaulle, je n’ai évidemment pas passé beaucoup de temps aux douanes et tant mieux, vu leur sympathie typiquement française (connard!!! Tu pourrais répondre quand on te dit bonjour et arrête de faire la gueule, tu vas faire fuir les touristes!!!). Heureusement que c’est mon père qui m’attendait à la sortie parce que j’aurais été la cause d’un énième retard des RER en revoyant nos quais, nos rames et nos « sympathiques » usagés Français.

Voilà, voilà, c’est là que se termine le récit de mon voyage. En fait, pas tout à fait puisqu’il me reste à poster mes trois articles en retard sur le Mont Takao, Kamakura et Odaiba. Les brouillons sont écrits, il ne me reste plus qu’à trier mes photos (entre 400 et 600 selon la journée) et à les modifier pour les faire entrer dans ma base de données. Je n’ai pas oublié que je dois faire des articles sur les différents lieux où j’ai résidé.

Je suis bien conscient de ne pas être un grand orateur, donc je pense aussi regrouper mes photos en différents album photo pour ceux qui ne veulent pas me lire et souhaitent seulement voir des petits bouts de Japon. Enfin, comme vous n’avez pu voir de mes différents achats que leurs boîtes (pour la plupart),  je pense poster une série de photos sur Instagram que je dois faire prochainement (et qui me permettra de montrer par exemple les figurines en dehors de leur boîte et assemblées) et que je regrouperais ici sous la forme d’un article dans un bon mois, quand j’aurais reçu mes colis, et qui servira en quelque sorte d’épilogue à mon voyage.

D’ailleurs en parlant de voyage, c’est l’heure d’en faire le bilan. Alors que dire dessus, sinon qu’il a été meilleur que le premier où je tâtonnais, mais c’est normal, c’était la première fois que je jouais au baroudeur et pas un baroudeur de l’extrême, vu l’endroit où j’ai atterrit. J’avais quelques regrets à l’issue de ce premier voyage (ne pas avoir pu faire Hiroshima, faute d’hôtel, ne pas avoir fait Yokohama et ne pas en avoir assez vu d’Osaka) et j’ai pu les corriger lors de ce second voyage. C’était une bonne idée d’avoir fait des réservations dans chacune des villes où j’ai résidé, ça m’a évité ce stress de ne pas savoir où je logeais en débarquant et d’utiliser ce temps pour des choses plus utiles.

Sinon, j’ai aussi pu voir beaucoup de villes nouvelles pour moi, j’en avais d’autres de prévu, mais comme j’ai décidé d’y aller plus doucement, je ne regrette pas de ne pas avoir pu les faire. C’est d’ailleurs pour ça que je n’ai pas fait grand chose à Tôkyô, je considère avec vu tous les coins touristes et c’est maintenant pour moi surtout une ville où je fais mes achats, ce qui permet de contraster avec des villes et des jours où je fais des choses plus sportives. Tiens d’ailleurs en parlant d’achats, c’est peut-être l’un des deux seuls regrets que j’ai pour ce voyage, avec celui de ne pas avoir pu voir les Sakura pendant leur pleine floraison, de ne pas avoir pu m’acheter tout ce qui me tentais, mais c’est inévitable avec ce pays. Mes centres d’intérêts étant pratiquement tous liés à la Pop culture japonaise, j’aurais toujours quelque chose à acheter et même en étant milliardaire, je crois qu’il y aura toujours des choses que je regretterais de ne pas avoir acheté.

En ce qui concerne la langue, même si je considère être à des années lumière d’être bilingue et que j’ai encore des efforts à fournir pour bien comprendre ce que l’on me dit, j’ai fait un sacré bond en avant par rapport à mon premier voyage. Comme je l’ai dit à maintes reprises, je suis très mauvais en anglais et c’était presque impossible de communiquer en japonais un an après avoir commencé à l’étudier. Maintenant que j’ai plus d’ancienneté, c’est déjà beaucoup mieux, je me suis exercé le plus souvent possible, j’en ai même pratiquement abandonné l’anglais tellement ça me facilitait la vie et je suis plus à l’aise pour m’exprimer à l’oral à quelques exceptions près. C’est vraiment motivant parce qu’au jour le jour, je ne vois pas mes progrès et avec ma mauvaise mémoire, qui me fait oublier facilement le vocabulaire que j’essaye d’apprendre, j’ai besoin de quelque chose comme ça pour me motiver à continuer.

Bon, j’espère que vous avez pris plaisir à lire ce blog et à suivre ce modeste récit de voyage d’un pèquenot lambda. Contrairement au premier voyage, je n’ai pas prévu à l’avance, ni programmé d’autres voyages que ça soit au Japon ou ailleurs (c’est pas l’envie que me manque, mais plutôt le temps et l’argent), donc il est possible que ce blog ne soit plus du tout alimenté à l’avenir.

Pour à peu près reprendre le gimmick d’un célèbre globe-trotteur: « On se donne rendez-vous je sais pas où, je sais pas quand. »

A bientôt.

Sakura House, Asakusa Iriya 204: Tôkyô.

Alors pour l’accès, ça a été particulier pour moi avec ce lieu. J’y avais logé pendant mon premier voyage et je n’avais simplement pas eu à le chercher parce qu’un japonais ne m’a pas laissé le temps de me perdre en m’y conduisant de son propre chef. Malgré tout, je pense qu’il faut bien connaître le quartier parce que c’est plein de petites rues et pas évident de trouver son chemin, même avec plan fourni par le staff de Sakura House. Donc pour ce second voyage, je n’ai pas eu à chercher, j’ai largement assez pris possession de ce quartier pour me diriger facilement (bon je dis rien pour ce qui est d’aller en dehors des chemins que je connais parce que comme je l’ai dit c’est plein de petites rues et je m’y suis déjà perdu :op). L’emplacement du bâtiment est parfait à mon sens, j’aime beaucoup ce genre de quartiers vieillots très calme où j’aimerais vivre toute ma vie si j’en avais la possibilité. En plus, contrairement à la campagne, je ne suis pas loin de tout, le métro le plus proche est à une station d’Akihabara, donc de la Yamanote-Sen, donc ça me permet d’accéder à tout le centre ville de Tôkyô en un rien de temps. Le bâtiment en lui-même est assez similaire à ce que l’on trouve autour. Malgré la/les restauration/s, ça se voit qu’il date pas d’hier et c’est pas les escaliers raides de chez raides qui mènent au premier étage, qui me feront dire le contraire. C’est juste une horreur quand on est chargés comme moi, c’est pas évident non plus à monter et à descendre quand on a quelques gros sacs.

L’appart en lui-même(composé d’une seule pièce) est vraiment bien et même si on est plus isolé qu’en étant dans la rue, la vue est bien meilleur que celle du premier appart que j’ai occupé. On a un espace assez grand pour ranger ses affaires, il y a un coin cuisine avec un évier et de quoi se servir de cet espace avec ce qu’il y a dans le placard, un frigo largement assez grand et un four à micro ondes pour ceux qui comme moi fréquentent beaucoup les Konbini. Il y a aussi une petite table avec chaise et une télé avec un petit espace de rangement pour ceux qui en ont besoin et ceux qui veulent s’installer sur le moyen terme. Petit truc avec lequel j’ai du mal au début (pendant mon premier voyage), c’est le futon. Maison traditionnelle oblige, il y a des tatamis sur le sol et quand on fait mon gabarit, les matelas du futon étaient un peu trop fin pour moi à l’époque et j’avais un peu mal au dos quand je dormais. Heureusement pour le second voyage (je sais pas s’ils ont changés les matelas ou si je m’y fais mieux), mais j’ai pas eu ce problème et ça a été aussi facile à vivre qu’un lit banal. Evidemment comme le lieu n’est pas fait pour accueillir une douche et des toilettes, ces derniers sont en dehors de l’appart et partagés avec tous ceux de l’étage, mais comme on est pas nombreux, pas de soucis de ce côté-là. Par contre autre chose que l’on partage avec les autres locataires de l’étage et qui pour ce voyage m’a posé un petit souci, c’est les poubelles. Même plusieurs petits. Il faut savoir que certaines personnes sont désignés pour les sortir quand il faut. Première petit problème à mon sens, on est pas du tout consulté quand ils font leurs choix sur qui les sortira. Lors des deux voyages, j’ai dû les contacter pour les prévenir que je ne pouvais pas les sortir les semaines où j’étais en dehors de Tôkyô. Je pense qu’un logiciel devrait être fabriqué et lié au formulaire d’inscription pour savoir qui est dispo quand et qui est sur Tôkyô pendant tel ou tel semaine de façon à organiser en conséquence les planning pour ne léser personne et surtout pour faire participer le plus de monde. Il y a cinq ou six apparts dans l’étage, logiquement tous occupés et à chaque fois, il n’y avait que deux, voir même trois personnes, qui en étaient chargés pendant tout le mois. Autre petit souci c’est que cette charge de sortir les poubelles dépend aussi de la bonne volonté du désigné. Autant tout s’est bien passé lors de mon premier voyage, autant cette fois sur la fin quand je suis rentré à Tôkyô, en plus du fait que le planning n’avait pas été changé (et pourtant j’ai bien prévenu par mail que j’étais pas là pendant la seconde et troisième semaine d’Avril), la personne qui devait les sortir ne l’a pas fait du tout. Avec la poubelle des cannette et des bouteilles ça allait encore, mais alors la poubelle (enfin les puisque l’ancienne poubelle des choses non-brûlable (Moenai) à été transformé en poubelle Moeru) des choses brûlables (Moeru) débordait bien comme il faut jusqu’à la fin de mon séjour.

Enfin, étant donné que ce n’était pas un hôtel ou une auberge de jeunesse, le contact avec le personnel de Sakura House était différent, tout comme le personnel lui-même qui n’est pas que japonais, mais vient d’un peu partout sur Terre, le contact n’en était pas mauvais pour autant, bien au contraire je les classerais entre ceux de l’Hôtel et ceux des Auberge de jeunesse ou je logeais en fonction des personnes avec qui j’étais en contact. Dans les bureaux de Sakura House par exemple, le cadre les oblige à rester assez sérieux, même s’ils sont pas distants pour autant, je ne garde pas de mauvais souvenirs des rares fois où j’ai été en contact avec eux. Autre exemple que j’ai raconté plus longuement, c’est celui des personnes qui viennent faire le Check Out qui semblent plus détendues malgré ce qu’ils ont à faire et qui sont encore moins distants du fait qu’il n’y a que le/les locataire/s dans la même pièce qu’eux ou alors c’est peut-être leur caractère qui veut ça.

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Et voilà, c’est le début de la fin, un mois jour pour jour après mon arrivée au Japon, je dois faire le Check Out de mon appart.

Je me suis levé assez tôt spécialement pour ça, j’ai bien réussit à fermer la seconde valise et à tout ranger de façon à avoir « seulement » 2 valises, deux sacs, un manteau, que j’accroche à une poignée de l’un des valises, et mon grand parapluie, que je mets dans la poche avant de l’autre valise. Avant l’arrivée de l’employé de Sakura House, j’ai bien entendu descendu tant bien que mal mes deux valises par l’escalier ultra raide du bâtiment, mais comme j’ai été trop rapide, je me suis retrouvé sans rien faire pendant une bonne heure, donc j’ai ressortir ma 3DS pour continuer ma partie de Fantasy Life où j’ai pas spécialement avancé, je me suis contenté de faire ce qu’il faut pour up-grader ma classe de Forgeron et de récupérer les étoiles gagnées avec les quêtes en rapport avec les autres classes.

Bref, vers 11h, le fameux employé est arrivé et comme tout était nickel, il a pas eu besoin de bien longtemps pour faire le Check Out et j’ai récupéré au passage 5000 yens de ma caution. Au moment de partir, sans que je m’y attende, l’employé m’a proposé de m’accompagner en voiture jusqu’à l’hôtel où je logerais pour la dernière nuit. Habituellement, j’aurais dit que ça va et que je peux y aller tout seul, mais là, j’ai entre 45 et 50 kilos de bagages facile à trimballer et si quelqu’un peut m’éviter ne serait qu’un trajet infernal dans les métros, je mets de côté ma fierté et je me contente de le remercier platement de me rendre ce service.

J’ai une heure à attendre le temps qu’il fasse ce qu’il a à faire dans l’appart pour qu’il soit prêt pour la personne suivante, mais qu’est-ce une heure face à quelques dizaines de minutes en enfer, donc je ressors encore une fois ma 3DS pour m’occuper. Une heure plus tard, nous voilà partis en camionnette dans les rues de Tôkyô (une autre façon de découvrir la ville que j’avais pas testé), on discute de tout et n’importe quoi, en rapport avec mon voyage bien sûr. On arrive finalement pas très longtemps après au Sakura Hotel de Jimbôchô et il se contente pas de m’y conduire, mais il va même chercher un employé pour faire le check in. Je renouvelle mes remerciements parce qu’il était vraiment pas obligé de faire ça tout ce qu’il a fait jusqu’à présent, ça fait pas parti de sa fonction de rendre service aux inconnus, surtout sans qu’ils ne leurs demandent. Il y a vraiment qu’ici que ce genre de situation peut m’arriver.

Le Check In est fait rapidement après, j’avais complètement oublié que j’avais payé la chambre via internet (ça veut donc dire que j’ai un petit pécule pour la dernière après-midi et je vais faire plus de choses que ce que j’avais prévu ^^), je me débarrasse de mes bagages et de l’un de mes sacs. On se dit « au revoir » entre temps avec l’employé de Sakura House.

Je rejoins donc la station Jimbôchô pour aller plus au nord, je change à Kasuga pour prendre la ligne Namboku et aller à la station Todaimae. Là vous comprenez tous de suite ce que je vais visiter et les fans de Manga devraient comprendre la référence que je vais faire (pour les autres, j’en ai déjà parlé dans d’autres articles). Je prend donc la sortie qui me parait la plus proche de Tôdai (Tôkyô Daigaku ou l’Université de Tôkyô en Français), je prend la première entrée que je vois, en demandant juste avant d’entrer à un gardien posté à l’entrée, si c’est possible de visiter et comme je suis tout seul, il me dit que c’est ok. Heureusement, il y a un plan à l’entrée, donc je le suis pour aller au seul endroit que je suis venir voir. Bah ouais, ça a beau être Tôdai, ça n’en reste pas moins une université comme les autres et j’en ai fait assez pour ne pas faire le touriste et tout prendre en photo. :op

Ce fameux endroit, c’est le bâtiment avec l’horloge qui est face à l’entrée principale, j’y arrive donc après avoir traversé la moitié de l’Université. Pour ceux qui n’ont toujours pas compris la raison de ma venue devant ce bâtiment, c’est un lieu qui est utilisé dans le Manga Love Hina d’Akamatsu Ken, un des premiers Mangas que j’ai lu où le héros essaye désespérément de réussir le concours d’entrée pour aller y étudier.

Visiblement, on ne peut pas y entrer, le portail étant fermé, je n’ai pas tenté d’y entrer, donc je me suis contenté de le prendre en photo et j’ai pas trop trainé, parce que je commençais à avoir vraiment faim et j’ai prévu d’aller dans un lieu précis pour manger cette fois.

Me voilà donc de retour à Tôdaimae pour descendre jusqu’à Iidabashi et faire un changement pour prendre la Chûô-Sen jusqu’à Akihabara.

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Bah ouais avec le peu d’argent que j’ai, je ne pouvais aller que là-bas. Arrivé là-bas, la première destination est….. allez avec le titre, il y en a au moins un qui devrait deviner….. le AKB48 Cafe & Shop!!!! Un mois au Japon où j’ai fait le tour des Théâtres des groupes 48 et il y a une chose qui me restait à faire (non en fait deux, mais pour assister à un concert, il faut de la chance): tester le resto des AKB.

Il n’y avait pas beaucoup de monde, mais malheureusement, l’attente fut longue, les clients n’étant pas pressés de partir visiblement. Enfin, c’est à mon temps d’aller m’installer, j’ai eu le droit au gimmick amusant quand un client s’installe. Toutes les serveuses hurlent: Aitakatta. Pour les non-fans, c’est l’un de leurs premiers titres et au passage celui avec lequel je les ai découvert en France. On m’apporte les menus à l’image de certains membres (un plat par membre, mais seulement une partie y a droit). Je cherche le plat de Kasai Tomomi, mais il n’y en a pas et je vois qu’il y a un genre d’Udon sur Watanabe Mayu et un Pancake Satô Sumire (deux autres membres que j’apprécie). Je prend en plus un soda à la pêche parce qu’il fait soif.

Juste après ma commande, on me demande qui est ma membre préféré, je dis Kasai Tomomi. Après, une autre serveuse m’apporte le soda et je me demande si chaque serveuse représente une membre, ce qui pourrait expliquer pourquoi on m’a demandé qui est ma AKB préféré. En fait, c’était pas ça, la première serveuse vient me proposer un jeu, elle mélange des dessous de verres et me propose d’en choisir un au hasard. Il me semble qu’elle m’avait montré celui de Tomomi, mais j’ai tellement pas fait gaffe à ce qu’elle faisait que j’ai pas suivi le mélange (et pourtant elle était pas rapide), donc du coup, j’ai eu une moche (Komori Mika, je crois) que j’ai laissé sur la table au final. Ca m’apprendra à être distrait. D’ailleurs en parlant des serveuses, elles ont l’air bien blasée par leur boulot, faut dire que la plupart des clients ont  des têtes de gros otak’, limite hikikomori. Bon si j’ai bien compris, j’ai 90 minutes pour tout manger, donc j’attaque l’Udon qu’on m’apporte en premier et qui est bien plus grand qu’il en a  l’air (c’est cher, mais au moins, je serais rassasié à la fin du repas). Je finis avec le gros Pancake, ça me permettra de tester les Pancake, que j’ai jamais mangé de ma vie.

Après avoir payé, je vais aussi à la boutique, histoire de me prendre un petit truc en souvenir. Ca me dit rien de prendre un T-Shirt et il me faut quelque chose d’assez petit pour être casé dans le peu de place qu’il doit me rester. Comme c’est bientôt le Sotsugyô de Kasai Tomomi (comprenez qu’elle quitte le groupe), c’est ma dernière occasion de récupérer des produits dérivés sur elle, donc je cherche ce qu’ils font sur elle. C’est pas évident à trouver parce qu’elle est pas la plus mise en avant, mais je trouve une grande photo et deux cartes postales dédicacées, que je prend. Je trouve aussi un strap sur Satô Sumire et pour finir, je trouve un ancien single (10 Nen Zakura) en version CD+DVD que je n’avais pas.

La seconde destination est Super Potatoe tout proche pour me prendre un jeu que je pensais pas pouvoir me prendre à la base: Pokemon version Vert. L’un des deux premiers jeux Pokemon et on l’a jamais eu (on a commencé par Pokemon Rouge et Bleu alors que le Japon a eu Pokemon Rouge et Vert, puis Bleu, pour avoir le même jeu sans les gros bugs, et après tout le monde a eu les mêmes versions). Tant pis pour la boîte, je n’ai plus le luxe d’attendre.  Ensuite, je traine un peu dans les rayons par curiosité et je vois le Puzzle 3D Yoshi (dans le même genre que celui de Chopper qui forme une figurine) que j’avais vu dans une des vitrines plus tôt et qui m’avais donné envie, donc va pour un achat de plus.

Après ça, je mets de côté mon billet de 1000 yens et je regarde ce qu’il me reste en monnaie, je pense que j’ai de quoi acheter une ou deux figurines Dragon Quest, ce que je n’ai pas fait jusque-là. Je vais donc dans le magasin Kotobukiya dans la même rue où j’avais vu des figurines de cette série de jeu pendant mon premier voyage à un moment où je ne pouvais rien m’acheter. Je cherche donc vaguement dans les premiers étages, mais les rayons sont bien différents de ceux que j’avais connu et je ne trouve rien. Je vais donc demander à quelqu’un au 3ème étage, on me dit que c’est un étage plus bas que j’avais zappé parce qu’il y avait beaucoup de nanas et des rayons avec une déco, qui ne fait pas penser à première vue à un étage sur les RPG. Grave erreur parce que je trouve devant des goods de la série Tales of et en cherchant bien, je finis par trouver un petit rayon Dragon Quest.

Bon, je dois me débrouiller avec moins de 1000 yens, je vois d’abord un sachet avec cinq Slime et je me dis que ça devrait aller. Puis je lève la tête et vois des petites figurines de plusieurs monstres de la série, dont le Golem, qui est un des genres de monstres que j’adore dans les RPG en général et qui est un de ceux qui fait ressortir le plus le style de Toriyama Akira, le chara-designer de la série. Bon, ça fait trop, je fais quoi, je le prends ou pas? Et puis je vois différents genres de Slime vendus individuellement. Finalement, je prendrais le Golem et le Slime classique (avec plus d’argent, j’aurais aimé pouvoir prendre plus de figurines et un Slime géant).

Je pense que j’ai moyen de me prendre deux Gashapon avec ce que je peux encore dépensé, je tente une dernière fois ma chance dans le distributeur sur Magi, histoire de récupérer le perso manquant, mais c’est sur un doublon que je tombe. Tant pis, je me le garde.

Je vais ensuite une dernière fois dans un Konbini pour me prendre de quoi manger jusqu’à demain matin et là surprise, il me reste quand même quelques pièces de 100yens.

Va pour un dernier achat, je vais donc une dernière fois à Yodobashi Kamera, j’espère qu’ils font la série de Gashapon One Piece que je veux, mais c’est pas le cas, donc je trouve plus tard un distributeur sur la série Yotsuba to et m’en prend une. La fin de mes achats tombe à un bon moment puisqu’il commence à bien pleuvoir, je décide donc de rentrer. Je passe cette fois par la station Suidobashi où je mets un peu de temps à trouver l’entrée qui mène à la ligne Mita et rentre juste après à Jimbôchô.

Moi, quand je serais pilote de Gundam…

Lundi début de la dernière (demi-)semaine et sûrement déjà la dernière grosse sortie.

Et cette sortie, c’est histoire de corriger le tir de mon premier voyage. Le lieu où je me rend à nouveau, je l’avais connu sous une averse tropicale, sans parapluie, et j’avais donc passé mon temps à l’abri avant d’affronter une averse beaucoup moins forte. Autant dire que j’ai pas profité des lieux et que c’était vraiment pas une bonne journée. Aujourd’hui, heureusement, ça semble bien parti, le temps est au bon fixe et les températures ne changent pas.

Je me rend donc à Hamamatsuchô sur la Yamanote-Sen pour me rapprocher le plus possible du lieu où je me rend. Je sors donc par la sortie 1 via une passerelle qui part vers le Sud, je pars vers l’est jusqu’à la baie de Tôkyô et enfin je longe la baie vers le sud pour arriver au célèbre Rainbow Bridge (lieu où a été tourné par exemple une micro scène de Kill Bill), que l’on voit de loin.

Cette fois, pas d’embrouille, je sais où entrer et je prend l’ascenseur qui mène à une voie aménagée pour les piétons qui permet d’avoir une vue vers l’intérieur de la baie, étant donné que j’ai vu l’extérieur lors de mon premier passage. La vue est belle si on oublie les extrémités où il y a des entrepôts. J’espère pouvoir voir la même vue, mais de nuit. Ca doit valoir le coup. J’arrive donc logiquement à Odaiba, je remarque qu’il y a vraiment beaucoup de monde pour un lundi (c’était pareil dans les métros). Elle a bon dos la rumeur qui veut que les japonais bossent comme des malades. ;op Comme on est fin Avril, je me dis que ça doit être le début de la Golden Week.

Je commence donc par le genre de parc carré sur la droite, j’avais pas pu le visiter avant parce que l’averse a commencée pile au moment où j’y montais, mais cette fois à part un temps un peu plus nuage, rien d’autre à l’horizon. En y montant, j’entends de la musique qui semble venir de l’autre côté de la rive et je vois qu’il y a plusieurs attroupements et des grandes tentes plantés dans le sable.

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J’étais pas au courant qu’il y avait un festival. Bon on verra tout à l’heure, j’ai autre chose à faire maintenant: faire le tour du Parc. Bah en fait, il y a pas grand chose à dire sur ce parc, il est petit, assez fréquenté, pas très bien entretenu et finalement aussi artificiel que l’île. Je prends quand même le temps de faire des photos avant d’en sortir et de longer la plage pour aller à ma seconde destination.

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J’arrive donc du côté du festival, mais remets ça à plus tard (grave erreur puisque je n’aurais au final pas le temps d’y faire un tour). A défaut d’avoir une adresse précise, je m’aide de l’emplacement que j’ai mémorisé en faisant des recherches plus tôt et rentre un peu plus sur les « terres » au niveau du Centre Commercial Joypolis, que je traverse. De l’autre côté, je vois au loin le centre commercial Diver City et me souviens que c’est le nom de l’endroit où je dois me rendre. En me rapprochant, je ne vois pas la statue taille réelle du Gundam (la raison de ma venue), mais je me fais la réflexion que l’espace devant l’entrée est trop petit par rapport à ce que j’ai vu sur le net, donc je décide d’en faire le tour. Un peu plus loin, j’entrevois un bout de pied géant.

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Ah bah voilà, je l’ai trouvé!

Et c’était effectivement ça. Il y a pas à dire, il a la classe ce Gundam (normal pour un Mecha). Je le mitraille donc avec mon APN, malgré la foule qui gène bien comme il faut.

Je repère tout de suite le Gundam Café et décide d’y faire un tour. Je jette un oeil à la partie boutique en prévision d’un retrait d’argent pour acheter un « petit » quelque chose et regarde le menu. Il n’y a pas l’air d’y avoir grand chose, enfin pas assez pour que je sois rassasié, mais bon, je ne peux pas refaire l’erreur de ne pas y aller sans manger un petit quelque chose. Je vois donc qu’il y a des sortes de beignets en forme de Mecha, je m’en prend un de chaque (celui qui à un forme de Gundam de héros est à la crème et celui en forme de Gundam ennemi est à la viande) et comme j’ai bien soif, je me prend un soda. J’emmène le tout pour le manger/boire sur les marches où tout le monde traine.

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Après ça, je fais aussi un tour dans la boutique/caravane Gundam, ils ont des Gunpla (figurines Gundam en pièce à monter soit-même) qui me font de l’oeil et c’est un peu ce que je cherchais à la base. Je veux rentrer en France avec au moins un Gunpla et là, il y en a deux qui me font envie. Ensuite, je rentre dans le Centre Commercial pour aller chercher un distributeur ATM, j’ai immédiatement des odeurs de bouffes qui m’arrivent de partout. Normal, la moitié de cet étage est remplie de restaurants et qu’est-ce que ça donne faim! Je suis définitivement pas rassasié. Je finis donc par trouver le Distributeur à l’autre bout du Centre Commercial et après avoir fait mon retrait, je vais voir ce que vendent les restaurateurs. Mon choix se fait sur l’un deux qui fait des plats à base de nouilles et des Okonomiyaki.

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En faisant la queue, on peut voir les cuisiniers préparer les plats sous nos yeux. C’est clairement du fast food, mais la rapidité et la dextérité avec laquelle ils s’exécutent force le respect. Malgré qu’il y ait beaucoup de table, le lieu étant tellement fréquenté que ça devient difficile de trouver une place, je trouve une table où il n’y a qu’un parapluie et un gobelet vide. A tous les coups, c’est pour se réserver une place avant de commander. Bon tant pis, qui part à la chasse perd sa place et je feindrais l’ignorance en ne parlant qu’anglais (ça leurs apprendra à pas vouloir me parler japonais :op) si ça râle et si ma supposition est bonne. Elle l’était, mais je n’ai rien eu à faire. Quelques minutes plus tard, deux nanas sont passées devant la table, l’une d’elle a pris ce qu’elles avaient laissées sur la table et les deux sont parties sans se retourner et sans dire un mot.

Après mon repas, je me suis rappelé qu’il y avait un musée Gundam dans le coin, donc je suis allé jusqu’au premier ascenseur pour monter au dernier étage où semblait se trouver le fameux musée, d’après la plan à coté de l’ascenseur. Arrivé au dernier étage, l’espace est restreint et consacré uniquement à quelque chose d’autre, je vais donc poser la question au type devant le comptoir. Avant de me répondre, il me demande si je parle anglais (bah lui, il est clair, il veut pas me parler en japonais, j’aurais dû lui dire que « Non ») et me dit de redescendre d’un étage, puis de monter d’un étage. Wow supra pratique leur Centre Commercial!! ;op Je descend donc au sixième et parcoure l’étage pour trouver un escalator à l’autre bout qui mène au fameux musée. Je jette vite fait un oeil à la boutique/expoDeGunplaQuiFontPleurerMonPorteMonnaie avant d’aller payer ma place, un peu cher au passage. La salle où je suis est plus un endroit pour un expo qu’un musée, il y a quelques reconstitutions de divers éléments de cet ensemble d’univers. Je déclare forfait, à cause du prix exorbitant, pour la visite du cockpit de Gundam et je me fais prendre en photo devant un protagoniste d’une des série de Gundam.

Avant de passer, un employé me tend une plaquette où sont indiqués les noms de tous les persos que l’on peut sélectionner pour faire sa photo. Le choix est restreint pour moi. Je n’ai vu qu’un seul des anime de Gundam: Gundam Wing, et mon choix se porte logiquement sur Heero Yuy, l’un des cinq héros de l’anime. Bon les deux photos sont pourris, mais bon vu comme je suis pas photogénique, il faut toujours que je fasse les choses moi-même en prenant une bonne dizaine de photos pour en trouver une potable.

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Après ça, je vais à la projection de…  Bah je sais pas quoi, mais j’y vais. Ca se passe dans un dôme un peu comme il y a dans le Futuroscope, mais en plus petit. Le début du film est vraiment pourri, il n’y a que trois écrans où se font une projection sur le Gundam géant que l’on peut voir dehors. L’animation est mauvaise et l’incrustation dans les décors est horriblement moche. A ce moment-là, je me dis que c’est un beau gâchis de ne pas profiter d’une salle comme ça comme il faut et que le billet d’entrée aurait pu valoir le coup si ça avait été fait.  Soudain, le décor change complètement, tout le dôme devient une sorte d’écran radar, comme si on était dans le casque d’Iron Man et une autre histoire est racontée, c’est surtout le ton très Shônen que je remarque. Différentes images de différents anime Gundam sont montrés de manière très dynamiques et différentes animations sont faites sur tout le Dôme, donc un magnifique combat entre Mecha qui me brise les vertèbres tellement il se passe des choses dans tous les recoins du Dôme et je suis vraiment absorbé par ce combat spatial.

Bah au final, je peux dire que ça valait le coup d’y aller et c’est pas fini parce qu’après, je suis allé voir la dernière partie du musée, qui est vraiment un musée, il y a des storyboard de certains anime Gundam que j’ai pas vu évidemment, des peintures, une tête de Mecha dont l’oeil unique bouge et un autre Mecha reproduit à taille humaine ou presque (il faut vraiment être une perche pour le dépasser). La sortie se fait évidemment du côté d’une boutique plus grande avec pas mal de Gunpla, qui font baver le fan de Mecha qui est en moi. Je prend donc le Gunpla de Gundam Seed Destiny, qui me faisait envie plus tôt et je prend le Mecha rouge, qui était dans la projection du film, à la place d’un autre qui me faisait envie plus tôt. J’en vois d’autres qui me font envie et je craque, après moultes hésitations pour me limiter à trois, sur un Gunpla de Gundam Unicorn (un des anime les plus récents si je dis pas de bêtises). Je vais donc alléger mon porte monnaie à la caisse et je vais voir plus longuement la magnifique expo de Gunpla, qui me font énormément envie (et il y a trop de monde pour que je casse l’une des vitrines pour leurs en voler quelques uns :op).

Je finis donc par redescendre, je vais dans la boutique du Gundam Café pour me prendre la boule en forme de petit robot et je finis par aller me poser dans un endroit calme le temps que la nuit tombe. J’en profite pour sortir mon jeu Fantasy Life, histoire de continuer ma partie, ce que je n’ai plus le temps de faire puisque mes articles en retard me prennent tout mon temps. Mais ça vous le savez, si vous suivez le blog en direct parce que ça fait le quatrième que j’ai pas le temps de poster le jour même, à cause des trop nombreuses photos  (entre 400 et 600 par jour) que je dois trier et modifier pour qu’elles prennent moins de place sur ma base de données. Et parti comme c’est, je vais plus pouvoir en poster avant d’être de retour en France. ^^’

Pour ce qui est de Fantasy Life, j’ai surtout essayé de faire les quêtes secondaires en rapport avec les classes qu’a mon perso et j’en ai essayé une nouvelle sur la fin: celle de Forgeron, qui marche sur le même principe de QTE que celui de Couturier, pour fabriquer des armes et des armures (et ça sera probablement pareil pour le métier de Charpentier qui me permettra de me faire mes propres meubles pour ma maison).

Bref après tout ça, je vais refaire des photos du Gundam géant et je me trouve une place debout avec un bon angle pour pouvoir le prendre quand la petite animation se fera. Au bout d’un moment, je la quitterais intrigué par les voix de personnes qui chantent à fond un peu plus loin derrière moi. En fait, il y avait des stands pour une fête allemand sur la bouffe et boisson et au centre, je trouve une grande tente avec pleins de tables et de chaises, avec tout au bout une estrade où un groupe chante en allemand. La majorité des japonais se mets à chanter à fond et à danser et vu les quantités pas du tout allemandes des plats, je sais tout de suite ce qu’ils ont achetés sur les stands.

Japonais+Bières+Poivrots=Des japonais qui se mettent à faire la queue leu leu autour des tables en faisant des « Give Me Five » à un rabatteur. Vraiment surréaliste comme situation, mais c’est comme ça que je les adore les japonais. C’est quand ils se lâchent qu’ils sont les plus intéressants (et les plus marrants). Je me dis que j’ai bien envie de me prendre un petit quelque chose à manger, les parts étant vraiment minuscule pour des plats allemands (comme le tour de taille des japonais habillées en stéréotype de femme allemande, qui est censé être plus ronde), pas comme les prix exorbitants, je cherche le truc le moins cher et je tombe sur un pain Kaiser (si j’ai bien compris, parce que c’était à moitié écrit en kanjis que je comprend pas).

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Bon là bizarrement (ou pas), personne ne me parle allemand alors que je suis le type le plus allemand à des mètres, voir même des kilomètres, à la ronde. C’est comme pour les français, ils adorent Paris, mais ils savent pas en reconnaître un quand ils en ont un devant eux (après ça, je pourrais dire que les japonais sont des chinois sans me faire taper dessus ;op). lool

Bon la nuit est bien tombée, l’attente à été longue, mais le pestacle a finalement commencé, j’ai pas du tout suivi l’histoire qui était raconté sur l’écran projeté sur la façade du centre commercial tellement je mitraillais le Gundam à chaque fois qu’il se passait quelque chose. Bon j’exagère sur le « se passait quelque chose » parce qu’il bougeait pas beaucoup. Juste la tête, une paroi au dessus de la ceinture, d’autre au niveau de la poitrine et il y avait de la fumée qui sortait de certains endroits en rapport avec ce qu’il se passait à l’écran et bien sûr, les lumières changeaient aussi de couleurs pour les mêmes raisons.

Après le spectacle de son et lumière, je vais me prendre un Gundam spécial dans le distributeur de Gashapon consacré à celui qui a été reproduit en taille réelle. Je sais pas trop quel heure il est à ce moment-là, mais j’espère pouvoir arriver à temps pour traverser à pied le Rainbow Bridge, qui ferme à 21h, je ne me perd heureusement pas et fait des photos au passage du pont en question, qui est illuminé la nuit.

J’arrive donc devant l’entrée du pont et il est bien ouvert, un agent parle en anglais (c’est un Gaijin, normal, il est anglophone :op) à un type qui veut passer en vélo pour lui dire que le pont (enfin la partie pour les piétons) ferme dans 40 minutes et donc que c’est le temps qu’il lui faut pour le traverser. Donc par extension, c’est le temps que j’ai pour faire la traversée et prendre des photos au passage. Ca devrait pas me prendre autant de temps, me dis-je, surestimant le temps que j’aurais pour prendre des photos. J’en ai pas pris des tonnes, donc la traversée s’est fait rapidement, même si sur la fin une annonce incompréhensible, à cause du trafic automobile, a retenti à plusieurs reprises, ce qui annonçait une fermeture assez rapide du pont et en regardant l’heure (en faisant le calcul plutôt puisqu’elle est à l’heure française) sur mon APN, je vois qu’il est neuf heures moins dix passé.

A la sortie du pont, je reprends le long chemin qui est censé me mener au métro, la marche est plus longue que je pensais, je finis en plus par aller plus loin que j’aurais dû. J’arrive au niveau de la station Takeshima qui est sur une autre ligne de métro parallèle à la Yamanote-Sen, donc c’est pas grave, j’ai juste à partir vers l’Ouest pour arriver à la station Hamamatsuchô, je passe même devant le Pokemon Center de Tôkyô que je ferais pas cette année et fait le chemin inverse avec le métro pour rentrer chez moi en passant par un Seven Eleven à Akiba.

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Kamakura

Et voilà, après trois semaines à voyager gratuitement avec mon JR Pass, c’est déjà le dernier jour et dès demain, je devrais payer tous mes trajets comme tout le monde.

Et pour bien commencer cette journée, pourquoi ne pas sortir de Tôkyô une avant dernière fois (la dernière, c’est quand j’irais à l’aéroport de Narita) pour aller dans une petite ville bien calme pour ne pas avoir la foule que j’ai eu hier (pauvre fou, tu ne sais même pas l’erreur que tu fais). Avant d’y être j’avais besoin de vérifier une petite chose, je ne peux pas me rendre à ma destination avec le Shinkansen ou un équivalent, mais avec un train de banlieue qui fait parti de la compagnie JR, donc logiquement je devrais pouvoir le prendre avec mon JR Pass. Mais voilà, on est très mal informés sur les trains de Tôkyô que l’on peut prendre avec ça quand on va l’acheter, donc je sais pas à l’avance ce que je peux utiliser comme train/métro en dehors de la Yamanote-Sen. Mais bon, qui ne tente rien n’a rien et c’est parti pour la gare de Tôkyô pour vérifier si je peux prendre gratuitement ou pas la ligne Yokosuka. Sur place, il y a pas mal de monde qui vient parler aux employés de la gare, mais je finis par en avoir un qui me donne une réponse affirmative et c’est donc parti pour aller à Kamakura.

Le train que j’arrive à chopper est déjà bien fréquenté et j’espère qu’au pire des cas, ils descendront à Yokohama, parce que le trajet est long et que j’aimerais bien pouvoir me trouver une place assise pour m’occuper. Malheureusement la rame ne semble pas se vider et pire, elle a l’air de se remplir encore plus et c’est même pire une fois arrivé à Yokohama, on se croirait en heure de pointe. Une fois arrivé à la station de Kamakura, c’est la croix et la bannière juste pour sortir de la rame et les quais sont bondés (c’est donc là que se rendent les Tôkyôites le week end si j’avais su, j’aurais modifié mon programme en allant au Mont Takao le Dimanche). Je trouve quand même un espace au calme le temps que les quais se vident, mais c’est pas mieux une fois en bas, il y a la queue pour sortir du côté des employés de la gare, qui doivent contrôler mon pass pour que je puisse sortir de la gare.

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Je sors évidemment du côté où il y a le plus de monde pour espérer pouvoir récupérer un plan de la ville et les japonais traînent bien devant la gare. Moi qui ne voulais pas prendre de bus, je me dis que de toutes façons j’aurais pas eu le choix si j’avais fait le feignant (il y a sûrement eu une grosse attente pour ceux qui sont restés). Bon en consultant mon plan, je vois que tous les lieux que j’ai noté sont dans la même zone du côté de Kita-Kamakura, la gare d’avant, mais je me rappelle aussi qu’il y a une grande statue de bouddha dans cette ville et que je l’ai même pas noté sur mon papier, donc c’est là que je vais en premier. Avant même d’y être, je me dis que je vais bien faire souffrir mes mollets aujourd’hui parce que le Temple Kotokuin où siège le Bouddha se trouve à égal distance de la gare, mais dans des directions presque totalement opposées. Tant pis, allons affronter la foule pour atteindre ce fameux temple. Je fais un léger détour pour m’éloigner de la foule juste avant ma destination en pensant y aller par une rue parallèle plus calme.

J’arrive devant un petit sanctuaire légèrement en hauteur qui a l’air d’être une impasse, je vois une femme qui va prier un peu plus haut, je me prépare tranquillement à redescendre, mais je remarque qu’entre temps, elle n’est toujours pas redescendue et je me dis qu’il y a peut-être un passage moins connu qui permet d’atteindre le Temple, donc je monte jusqu’à l’endroit où elle priait et je vois un « chemin » de terre assez difficile à grimper. Je vais voir par curiosité en montant un tout petit peu et je me fais la réflexion que c’est pas ce que je pense. « Bon qu’est-ce que je fais? Je redescend ou je tente de voir où ça pourrait mener? » Et c’est là que je la vois redescendre. « Ah bah ça se trouve c’est peut-être qu’un cimetière bien caché. » Et je décide de rebrousser chemin jusqu’à la route que j’avais quitté plus tôt et reprend le chemin qui mène au Temple vraiment très fréquenté.

J’ai vraiment mal choisi mon jour pour venir parce que depuis la gare, je ne peux pas profiter de la ville, on se croirait dans le sud de la France en plein été. Les gens marchent à deux à l’heure, n’importe où et on est même obligé des fois de descendre du trottoir pour pouvoir circuler. Le temple est légèrement pire puisque c’est un endroit payant et qu’on se retrouve donc dans un espace limité, et c’est pas bien grand d’ailleurs. J’arrive très vite devant le Bouddha en question, je suis légèrement déçu, je le voyais plus grand et après avoir vu celui de Nara, je peux difficilement le trouver impressionnant, mais maintenant, je pourrais dire que je l’ai vu et j’en profite pour essayer de prendre une photo. Et je dis essayer, je suis pas venu pour prendre en photo des têtes de touristes, mais seulement le Bouddha et c’est pas évident de l’avoir tout seul avec ces attroupements.

Après j’en fais le tour et remarqué qu’il y a des gens qui faisaient la queue. « Ah mais oui, c’est vrai qu’on peut aller à l’intérieur! » Je regarde le prix et me décide à y aller. Ce fut moins lent que je le pensais, mais bon faut dire qu’on en a rapidement fait le tour et heureusement que c’était pas plus cher, parce que ça serait une arnaque. Ensuite, je vais voir ce qu’il y a d’autre, mais comme je le pressentais, c’est vraiment pas grand, il n’y a qu’un vague jardin autour des murs qui entourent le Bouddha et une boutique de souvenir.

Je vais voir ce qu’ils ont sans conviction pour essayer de trouver un petit truc à ramener à ma famille avec le peu d’argent qu’il me reste, il y a plein de choses soit trop chers, soit qui ne me semblent pas intéressantes à offrir. Puis, je tombe sur des sets de cinq paires de baguettes avec des motifs vraiment jolis et ça tombe bien, on est cinq chez mes parents, donc c’est une bonne occasion de permettre à tout le monde d’avoir ses propres baguettes quand on mangera japonais ou chinois.

Juste après en passant sur un petit pont, je vois devant moi quelques japonais s’exciter devant quelque chose qui les fascine, je vais donc voir par curiosité, mais je n’arrive pas à trouver ce qu’ils regardent. Est-ce qu’ils ont vu un animal rare ou difficilement visible? Mais tout ce que je vois, c’est un corbeau posé sur une branche. « Non, mais vous allez pas me dire que vous en avez jamais vu?! C’est comme les pigeons à Paris, on en voit partout!! » Mais il finit par s’envoler et les japonais ne semblent pas le suivre des yeux. Ils s’approchent même du minuscule plan d’eau pour regarder quelque chose dans la direction de deux personnes assises sur un banc. Et c’est là que je le vois, un écureuil vraiment pas farouche qui est descendu au pied de l’arbre où sont aussi assises les deux personnes. L’occasion est trop belle et il est assez près pour que je l’ai en assez gros plan pour qu’on le remarque.

Malgré que midi soit largement passé et que la faim me guette, je m’interdis d’aller manger des glaces au Macha, qui seraient parfaites en cette journée bien chaude et ensoleillée, ou d’aller dans un des restos sûrement blindés de monde puisque près du Temple, et je me dirige directement vers Kita Kamakura toujours à pied. Je mets de côté ma réserve et me la joue parisien en zigzaguant entre les gens et en descendant souvent du trottoir pour avancer beaucoup plus vite et distancer ces zombies de touristes pour ne pas mettre une heure à faire 300 mètres. Je tourne trop tôt vers la gauche et me perd vaguement. Vaguement parce que la ville est à taille humaine et que je sais qu’en allant vers le Nord, j’arriverais bien à un endroit indiqué sur mon plan (aussi vague au passage), et ça ne manque pas parce que je passe devant le Temple Jufukuji, puis le Temple Eishoji. J’en profite pour y jeter un oeil, il n’y a de toutes façons presque rien à voir.

A ce niveau-là, le foule semble moins dense et en plus je retrouve la ligne de chemin de fer qui est un de mes repères qui me confirme encore que je vais dans la bonne direction. En arrivant bien au nord de la ville, j’hésite entre continuer tout droit ou passer sous les rails pour rejoindre les Temples que je ne vois toujours pas. J’opte pour la seconde solution, je longe encore la ligne de chemin de fer avant de me rendre compte que c’est pas le bon chemin, ça ne mène qu’à des pavillons. Je prends donc la route de droite et arrive devant une autre intersection avec un plan et des panneaux qui indiquent plusieurs Temples. J’essaye d’aller du côté de Choju-Ji, mais il n’est pas indiqué et je vais dans la direction qui semble être la bonne selon mon plan et qui passe en plein dans une colline bien boisée. Bon, le chemin est bétonné, mais la côte est bien raide et c’est bien fatiguant à monter. Une fois en haut, c’est tout le contraire, une bonne descente jusqu’à arriver près d’un Temple, je vais donc voir dans le coin s’il y a un resto intéressant, mais rien ne me tente et je veux relire mon papier pour voir les Temples que je voulais visiter pour ainsi partir dans la bonne direction, mais je me rend compte que je l’ai pommé. Bon tant pis, je regarde mon plan et décide de partir voir les trois les plus au nord avant de redescendre en direction du Sanctuaire Shinto Tsurugaoka pour rattraper après la gare de Kamakura.

Entre temps en étudiant mon plan, je vois un type un peu space en vélo (genre hippy version japonaise et plus tout jeune, donc autant dire que sa tronche se remarque encore plus au Japon) qui freine d’un coup quand il me voit et descend de son vélo pour me demander où je veux aller (en anglais bien sûr, j’ai une gueule d’occidental, donc je suis forcément anglophone :op) et me demande si je connais pas… (j’ai pas compris son mot ou nom). Je lui dis que je suis pas perdu et que je regarde juste sur mon plan pour voir ce qu’il y a dans le coin. Il insiste un peu pour voir si je suis vraiment pas perdu (non mais tu lis mon blog et tu crois que je me perd toutes les cinq minutes ou quoi? lol), puis finit par me saluer et enfourche son vélo pour partir.

Je pars donc en direction de Temple Engaku-Ji, Tokei-Ji et Jochi-Ji (les deux derniers étant un peu avant le premier sur une route parallèle séparée par la même ligne de chemin de fer que je longeais il y a un moment). Un peu plus loin, je tombe sur un stand avec quelque chose que je connais pas. Je lis le nom Seiben en dessous. Tiens je connais pas. Bah allons tester pour voir ce que ça vaut. En fait c’est un genre de gâteau sec comme on en trouve pas mal dans les magasins chinois, je crois que c’est le genre de chose qu’aiment beaucoup les asiatiques peu importe le pays, mais moi perso, c’est beaucoup moins mon truc et ça réussit même à me couper l’appétit. Tant mieux, ça me fera faire des économies.

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Seiben

Plus tard, j’arrive donc au niveau de la ligne de chemin de fer, je décide sur un coup de tête d’aller voir d’abord le Tokei-Ji et le Jochi-Ji. Je passe devant le second, mais décide d’aller au plus éloigné en premier. Arrivé devant le Tokei-Ji, je vais évidemment payer l’entrée. Ah ouais tiens, j’ai pas parlé de la ville parce qu’elle ressemble beaucoup à une autre ville que j’ai visité, Kyôto. C’est vraiment le même genre de ville, mais en version mini. Mini centre ville. Mini Bouddha. Mini Temple. Et donc mini prix, mais sur le même principe, un peu + un peu, ça fait une sacrée somme au bout d’un moment et je suis à la fin de mon voyage, donc je fais gaffe à ce que je dépense (dit-il après s’être offert une Dreamcast sur un coup de tête hier ;op). Bon ça va, c’est que 200 yens, soit à peu près deux fois moins que le prix moyen d’un billet d’entrée pour un temple de Kyôto.

Vu de l’extérieur, je me dis qu’il est très petit et ça me fait un peu mal de payer 200 yens pour 30 secondes de visite. Bah en fait, il est pas si petite que ça, même si bon, j’ai pas trop compris ce qui était un Temple dans le lot. Il y a plusieurs bâtiments à l’entrée, mais aucun que l’on peut visiter et plus loin, je me rend compte qu’il y a un coin plus boisée qui abrite un cimetière. Le paysage est vraiment magnifique, les arbres sont bien verts et en faisant attention, on peut voir le soleil filtrer à travers les feuilles et sublimer tout ce vert (l’occasion de prendre de belles photos sans avoir un gros APN).

J’en ressors donc heureux et rassuré d’avoir pas payé pour rien, ils les valent largement ces 200 yens. Je me dirige vers le Jochi-Ji, je me mets légèrement en retrait pour laisser passer les quelques personnes qui vont dans le sens inverse et en profite pour checker les Mii que j’ai reçu par Streetpass. J’entends une voix de petite fille qui semble dire un mot ressemblant vaguement à Haaro dans ma tête (c’est Hello, mais prononcé à la japonais), je lève très légèrement la tête sans quitter des yeux ma console, mais me dit que j’ai dû rêver. Les enfants ne m’ont jamais abordés jusque-là, j’ai même l’impression que je les intimide trop pour qu’ils franchissent le pas. Mais bizarrement au moment ou je rebaisse la tête, j’entends une femme dire Zannen (Dommage, en japonais) avec un ton amusé et il y a l’air d’y avoir d’autres voix qui rient. Ah, j’ai dû faire une erreur qui va vexer quelqu’un. Donc je regarde dans la direction où j’ai entendu la voix et je vois quelqu’un avec une poussette passer devant moi en direction du Temple que je viens de visiter.

Dans la poussette une gamine qui doit avoir dans les 7 ans en train de me regarder intensément avec un grand sourire et qui répète le même mot: « Haaro! Haaro! » Surpris, je ne trouve rien d’autre à dire que « Hello! » pour répondre à son bonjour en anglais et je lui dis Konnichiwa pour lui faire signe que je parle un peu le japonais. La mère a l’air complètement amusée par sa fille qui essaye de communiquer avec un étranger et est accompagnée d’autres personnes qui sont dans le même cas. Elle s’arrête vaguement pendant une seconde au cas où sa fille voudrait dire autre chose, mais comme elle se contente de me regarder avec de grands yeux et que moi je suis tellement troublé par la situation que je sais pas quoi dire, on se contente de se faire un signe de la tête pour se saluer et chacun repart de son côté (en continuant d’être amusé par cet étranger qui a dit bonjour en japonais du côté de la mère).

Arrivé devant le Jochi-Ji, je vois que c’est aussi payant, mais c’est aussi seulement 200 yens, donc je vais voir ce qu’il vaut. J’ai exactement la même réflexion à l’entrée. Ca a vraiment pas l’air grand et je vais y rester pendant quelques secondes et en fait j’y suis resté plus longtemps. J’ai là aussi pas compris ce qui était le Temple dans tout ça. Il y a aussi quelques bâtiments que l’on ne peut pas visiter pour la plupart et il y a l’air de se passer des choses pour un public réduit dans d’autres, donc j’entre nulle part. Comme c’est proche du premier Temple, la végétation est la même et le soleil à la même hauteur que tout à l’heure, donc c’est aussi beau que le premier Temple, il y a aussi pas mal de mousse verte sur les pierres qui donnent un certain charme au lieu.

Sinon, il y a aussi un petit passage sur un rocher qui mène devant une statue de la divinité du bonheur et je vois les gens qui sont avant et après moi lui frotter le ventre (je crois avoir lu des choses sur ce genre de divinité, selon l’endroit que l’on frotte, on souhaite avoir de la chance dans un domaine particulier: l’argent, le travail, l’amour,…). Bon moi étant donné que je suis pas quelqu’un de spirituel, je me contente de prendre des photos et ne pas prendre part à ces rituels traditions. Je finis par sortir pour retraverser la ligne de chemin de fer et reprendre la route parallèle.

J’arrive au Engaku-Ji et c’est encore payant. Bon heureusement vu l’heure, je me dis que ça sera le dernier, j’ai pas envie de me retrouver à manger mes doigts parce que j’ai dépensé mes derniers deniers pour voir des Temples. Cette fois, je me fais la réflexion inverse, ça a l’air grand, mais au final, je pense que c’est le lieu que j’ai trouvé le moins intéressant. Il y a pas mal de bâtisses, un énorme portail, mais voilà tous ces lieux, on ne peut les voir que de l’extérieur, soit c’est fermé et au mieux, on accède juste à l’enceinte qui entoure le bâtiment, soit c’est payant.

Tant pis, je fais sans et en fait le tour, je m’offre même le luxe de me poser un instant sur un banc avant de me rendre compte qu’il est déjà 17h passé et dans la série de similitudes qu’il y a entre la ville Kamakura et celle de Kyôto, il y a forcément celle des horaires de fermeture des Temples qui ferment très tôt à Kyôto. Donc je reprend ma visite, je finis par arriver devant un panneau qui indique un « trésor national ». Ah enfin quelque chose d’important à voir. Je gravis donc les marches pour tomber sur un minuscule Temple, qui doit être le fameux trésor national et à côté un petit café avec des tables à l’extérieur placées de façon à avoir une vue sur les environs. Je vais voir ce qu’elles servent et me rend compte qu’il y a du Macha. « Allez, va pour un second et dernier Macha avant mon retour en France. » Bon pour la vue on repassera, j’ai pas trouvé une super bonne place, vu comme c’est fréquenté, mais j’ai encore pu avoir le plaisir de tester le mélange entre le petit gâteau (indispensable pour faire passer le goût amer du thé) et le Macha.

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Comme à mon habitude, je n’ai pas manqué de dire que c’était bien bon au moment de partir, j’ai pris la direction de la sortie un peu plus tard, mais comme prévu tout était fermé, donc j’ai dû rejoindre la sortie de service.

Je suis remonté du côté de la gare de Kita-Kamakura, qui ressemble un peu à certains gares éloigné de la banlieue parisienne comme celle d’Orsay-ville, c’est à dire qu’il n’y a pas de portiques et visiblement personne pour contrôler. Avant d’y aller, je vais à l’autre bout de la gare pour voir s’il y a une autre entrée. Comme j’ai rien à faire valider, j’ai l’impression que je vais rentrer dans la gare comme un voleur, comme si je fraudais, mais comme il n’y a pas d’entrée, je me fais une raison et entre comme un voleur dans la gare en sortant quand même mon JR Pass pour bien montrer que je fraude (je comprends pas pourquoi je me sentais coupable à ce moment-là alors que j’ai rien fait de mal).

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Bref, je prend le premier train de banlieue qui passe pour faire le chemin inverse jusqu’à la gare de Tôkyô. Comme d’habitude, je fais les changements habituels jusqu’à Akiba pour aller prendre la ligne Tsukuba Express jusqu’à Asakusa. A la station d’Akiba, j’ai pris un ascenseur. Oui, je prends des ascenseurs, mais celui-là me sert de raccourci.

Je vois deux gamines à côté de moi qui font les folles et sont très amusantes à voir. Soudain la plus grande des deux (un peu moins jeune que celle que j’ai rencontré plus tôt dans la journée) lève la tête dans ma direction et fait une tête de trois mètres de long, ultra surprise de voir un étranger et elle a énormément de mal à cacher sa surprise dans un lieu aussi exigu qu’un ascenseur. Elle a une réaction du genre (si c’était moi): Oh putain de bordel de merde!!!!!!!!!!! Un Eigo-jin!!!!!!!!!!! Oui, je l’aurais dans la peau jusqu’au bout ce syndrome de l’étranger forcément anglophone (mes profs d’anglais du collège sont en train de se suicider en se rappelant des notes que j’avais, passé les premiers mois d’apprentissage).

Elle essaye de me dire un demi milliard de choses que je ne comprend pas et en plus devant sa réaction ultra décomplexée, je me retrouve comme un con à ne pas savoir quoi dire et à juste rire. Bien évidemment, tout le monde s’est retourné dans l’ascenseur et semble bien s’amuser de la situation. Au bout d’un moment (oui bon juste deux secondes, je vais pas au centre de la Terre avec cette ascenseur ;op), le père essaye de la calmer ou de la faire taire, en lui disant que je ne comprends rien. Bah oui Gaijin=Anglophone, c’est pas possible qu’ils puissent s’exprimer en japonais. Ce que je n’aurais pas pu faire d’ailleurs tellement je savais pas quoi faire. lol J’aurais dû trouver un truc drôle à dire, mais rien ne vient. Bon quand j’arriverais à trouver quoi dire et faire dans ce genre de situation avec un enfant, je pourrais dire que j’aurais franchi un cap dans mon apprentissage de la langue. lol

Enfin après tout ça, j’ai poursuivi mon chemin, en découvrant à Asakusa une autre sortie bien plus proche de chez moi que celle que je prend d’habitude et je n’ai pas manqué comme à mon habitude d’aller me réapprovisionner dans un Konbini, avant mon retour chez moi.

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