Le chant des baies.

Chez moi, Dimanche rime avec lessive et donc c’est par ça que je commence ma journée. Etant donné que j’étais chargé, j’étais bloqué à la laverie toute la matinée, mais j’en ai profité pour prendre avec moi ma 3DS et me mettre plus sérieusement sur Fantasy Life. Bon je pense que je passerais beaucoup de temps pour le finir quand je rentrerais en France, tellement il y a l’air d’avoir du contenu, et j’espère qu’ils le sortiront en France, parce que ça pourrait plaire à mon avis aux fans de ces deux genres.

Une fois tout ça fini, j’ai commencé à boucler l’une de mes valises parce que demain, c’est voyage en dehors de Tôkyô et pour un petit moment. Je n’ai quand même pas pris le temps de traîner parce que j’avais un impératif. Une fois de plus, j’emprunte la Tsukuba Express pour aller à Akiba et faire un changement pour prendre la Yamanote-Sen et aller jusqu’à Harajuku.

Arrivé là-bas, je me dirige tranquillement vers la salle de concert où je devais aller, je remarque avec bonheur que c’est le jour des Rockabilly et comme il y a des stands de bouffes à côté, j’en profite pour voir ce qu’ils ont. J’ai le choix entre des Takoyakis, des nouilles et des saucisses empalées dans un bâton. Je prend une barquette de la seconde et une saucisse, et malgré le temps très venteux, je me pose pas très loin. Comme j’ai un peu de temps devant moi, j’en profite pour aller voir la démonstration de danse des mecs habillés façon Rockabilly, ils ont l’air de bien s’amuser à se faire prendre en photos par les badeaux du coin et les touristes.

L’heure avançant, je finis quand même par aller au Shibuya Kôkaidô où a lieu le concert des Berryz Kôbô, je vois tout de suite qu’il y a pas mal de monde, même un petit groupe de fachos qui gueulent leurs slogans près des gens qui attendaient pour le concert, et comme je suis encore en avance, je trouve un coin à l’ombre pour me poser en attendant. Je fais quand même un tour pour voir ce que les fans vendent et ce que le shop officiel propose, mais je ne trouve aucun CD, donc je lâche l’affaire pour l’instant et pars me placer dans la file quand ils commencent à faire rentrer des gens. Après être entré dans le bâtiment, je trouve vite un petit stand de CD du groupe et je prend Want et le dernier single en date Asian célébration, le vendeur me propose un poster parmi ceux affichés et je choisis sans hésitation celui du single Cha Cha Sing.

Comme je n’ai rien d’autre à faire, je vais à ma place et me pose en attendant le début du concert. Juste avant, on a droit à des pubs des derniers singles du groupe du Hello Project! et un clip du single avec le HP! au grand complet, fait après la catastrophe de 2011, et une surprise arrive sur scène en la personne des Juice=Juice, un tout nouveau groupe du HP! qui vient se présenter et nous chanter leur premier morceau.

Juste après, le concert démarre avec le dernier morceau du groupe avec une très bonne entrée, il y a une vidéo comique où l’on voit un immeuble qui est la Berryz Mansion, on entend les membres du groupe parler, avec bulles sur l’écran, elles donnent l’impression d’être dans un ascenseur et ce dernier donne sur la scène où est aménagée une fausse porte au fond, qui s’ouvre pour les laisser commencer. Pour la suite, je serais incapable de tout raconter en détail, mais je peux au moins en faire un résumé. Sans y aller par quatre chemins, c’était un très bon concert, la sono était peut-être un poil trop forte, j’ai beaucoup aimé les morceaux et il y avait de tout: des nouveautés, des morceaux que j’avais jamais entendus et qui doivent être récents. D’autres plus anciens, dont j’ai pas le nom en tête, mais que je connais bien pour les avoir dans mon lecteur MP3, il y a aussi eu la plupart des derniers singles, comme Maji Bomber, et j’ai eu droit à mon tout dernier coup de coeur du groupe, « Loving you too much ». Il rend vraiment bien en live, même si de ce côté-là, c’était plutôt les derniers qui étaient impressionnants à voir et pas seulement grâce au groupe, mais aussi parce que les wotas étaient vraiment à fond et gueulaient certains passages en coeur. Mieux que le home cinéma, même si mes oreilles en ont pris un coup, vu le volume sonore de la musique et des wotas réunis.

D’ailleurs en parlant de wotas, c’est toujours marrant de les voir en action, on devrait faire un bouquin pour décrypter leurs codes. Déjà ça commençait bien parce qu’avant le concert, la salle est devenue multicolore avec les T-Shirt, des groupes se rassemblaient et certains répétaient, et dès que les lumières se sont éteintes, les glowstick aux couleurs de chaque membre du groupe ont illuminés la salle. Pendant le concert, c’était l’occasion de voir différents genres de wotas, ceux qui sautent dans tous les sens, d’autres comme un type à côté de moi qui refaisait les chorégraphies, en me donnant quelques coups au passage à cause de sa frénésie, il y a aussi ceux qui gueulent. Bref, c’est au moins un cran au dessus de ce que j’ai pu voir en France. Pendant les solos, la salle était remplie de glowstick aux couleurs du membre en question et mieux, quand il y avait des duo et lors du trio, c’était une alternance de couleurs en fonction de qui chantait.

Sinon, il y a aussi eu quelques MC, que j’arrivais vraiment pas à suivre tellement elles parlaient vite, mais ça avait l’air drôle. Le peu que j’ai compris du premier, c’est qu’elles annonçaient un concert à Taiwan. Pour le second, Momoko jouait les vendeuses, ça finissait par un « Joyeux Anniversaire » à Risako, qui était en fait le 04, et un autre MC très drôle avec une Kenkyûsei qui rendait mal à l’aise Yurina parce que cette dernière est vraiment très grande tout court et encore plus face à cette enfant. D’ailleurs cette dernière Kenkyûsei est revenu après avec deux autres Kenkyûsei pour chanter un morceau sur scène et se présenter.

Une fois le concert fini, je suis sorti tranquillement en allant récupérer mon appareil photo au passage et comme il était trop tard pour aller à Nakano, je suis retourné à Tower Records pour faire quelques achats. Là-bas, comme j’avais des CD’s avec moi, le réflexe typiquement français a été de montrer le contenu de mon sac à l’entrée pour voir si je devais le faire fermer avant de monter aux étages, mais visiblement la confiance règne et la personne de l’accueil a même eu du mal à comprendre ce que je voulais dire.

Bref je vais à l’étage J-Pop est fait un tour au rayon Idol, je trouve pas d’édition spéciale des CD’s des Tomato n’Pine, seulement ce que j’ai déjà acheté. Pareil pour les Negicco. Je jette donc mon dévolu sur trois singles indés des Passpo: Go on A Highway, GPP et Pretty Lie, je trouve aussi l’album Limited Addiction des Tôkyô Girls Style et le photobook de Mio Mio des Passpo. En allant du côté Pop, je finis par tomber sur des CD’s de Yui, donc ses deux derniers best of, et je prend Green Garden Pop (j’espère pouvoir prendre le second avant de rentrer en France, faut vraiment que je me fasse une liste de ce que je peux encore prendre pour mes tous derniers jours au Japon). Juste derrière moi, il y aussi les CD’s des Perfume et j’en profite pour finir mes achats en prenant l’album JPN et Perfume – Complete Best.

Après tout ça, je rentre en passant par Family Market pour me réapprovisionner et boucler ma valise avant le départ de demain matin.

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. Achats du jour:

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La base du nekketsu.

Une fois encore, j’ai eu droit à une météo instable et en désaccord complet avec le site que je consulte pour savoir à quoi m’attendre. Là, je ne sais pas sur quel pied danser, il ne fait pas spécialement froid, mais le temps est très nuageux et une petite goutte tombe de temps en temps, j’ai essayé de la jouer positif en me disant que je rentrerais bien assez tôt pour éviter la pluie  et donc je laisse mon parapluie à sa place. Pour une fois, je n’ai pas utilisé la ligne Tsukuba Express pour arriver à destination, mais la ligne Toei Asakusa, qui se trouve pas très loin du temple Sensô-Ji, que j’avais visité le soir de mon arrivée.

Arrivé à Kuramae, je change de ligne pour prendre la Toei Oedo en cherchant l’arrêt Kôra Kôen sur le plan, mais l’arrêt le plus proche que je trouve est Kasuga, donc je m’y rend en espérant ne pas être loin. Heureusement c’est le cas, les deux arrêts étant proche, mais desservis par des lignes de métros différentes. Comme je suis juste à côté du Tôkyô Dôme, je vais y faire un tour, c’est étrangement plus fréquenté que la seule fois où j’étais y aller et quand je dis plus, c’est vraiment beaucoup plus. Je me dis qu’il y a forcément un évènement du genre concert ou match de Base Ball et quand je me rapproche, je comprend vite que c’est un match de Base Ball qui va se jouer. Des personnes sont habillés comme des joueurs de Base Ball et je vois des stands aux couleurs d’équipe de Base Ball.

Je ne suis pas venu pour ça (j’ai de toutes façons pas de billet et assez peu d’intérêt pour le sport pour avoir envie d’aller voir un match), je poursuis donc ma route pour aller au Kôra Kôen, que je ne n’avais pas pu visiter pendant mon premier voyage par manque de moyen (et oui l’entrée est payante), et comme je ne me souviens plus de l’emplacement de l’entrée, je mets du temps à trouver ce qui semble être une entrée, en allant à l’autre bout du Tôkyô Dôme. Malheureusement, les portails sont fermés, je cherche sur un des panneaux les horaires d’ouverture, mais ne trouve rien et me préparant à rentrer bredouille ou plutôt à aller à Todai et Ueno, j’emprunte tranquillement un chemin boisé qui longe le parc, histoire de faire un petit tour.

Là gros coup de chance, j’arrive à la vraie entrée, qui, elle, est ouverte, je vais payer mon billet et récupère au passage un plan du parc en français, que l’on m’a proposé. Après l’avoir consulté, je décide d’emprunter le chemin conseillé le plus long, histoire d’en voir le plus possible. Le parc en lui-même est assez joli et si j’étais arrivé à un autre moment, il l’aurait été plus, étant donné qu’il y a certains coins qui sont en travaux. Ca ne défigure pas le parc, mais ça rend certains coins moins intéressants et c’est pareil pour les coins où sont cultivés des plantes, mais là c’est parce que ça doit pas être la bonne saison pour les voir fleuris. Bon par contre pour le calme on repassera, le stade étant tellement bruyant que l’on entend ce qu’il s’y passe comme si on y était et en plus du côté de l’entrée, il y a plusieurs terrains de sport où des gosses jouent entre autres un match de Base Ball, donc autant dire que c’est pas discret.

Le temps avançant, la météo commence par se gâter. Une petite averse tombe, mais je n’arrête pas ma visite pour autant. Le problème, c’est que l’averse finit par empirer et je suis donc obliger de bâcler la fin de ma visite pour rejoindre l’entrée pour m’abriter un peu le temps que ça se calme.

L’averse ne se calmant pas, je me dis que c’est mort pour la balade à Todai et Ueno et j’essaye au moins de rejoindre le Tôkyô Dôme pour être encore plus à l’abri, plus proche du Métro, au cas où ça se gâte, et aller faire un tour à la boutique du Shônen Jump. Je passe un peu par hasard au rez-de-chaussée d’un immeuble où je pensais tomber sur des gens qui regardent le match de Base Ball, mais il en est tout autre puisque c’est un étage entièrement consacré au PMU local et ça fait tout drôle de voir un espace aussi grand pour moi qui n’a que comme comparaison les Maison de la Presse françaises. Au Shônen Jump, je vais directement au petit comptoir qui propose d’acheter de la nourriture sur le thème de One Piece et en profite pour prendre une bouteille d’eau Chopper (fan jusqu’au bout pour aller acheter une bouteille d’eau plus chère ;op). Ce qui est bien, c’est que je suis le seul à passer commande, donc j’ai l’espace décoré aux couleurs de One Piece pour moi tout seul.

Ensuite, je vais dans le côté boutique pour me prendre deux Gashapon…..One Piece (Chopper et Usopp pour commencer) et comme la série de Gashapon permet d’avoir un petit décors si on a toutes les figurines, je décide de faire quelques achats pour récupérer un peu de monnaie en pièce de 100yens.

Je jette d’abord mon dévolu sur un fruit de démon, qui doit contenir des confiseries, des moules pour faire des glaçons One Piece et un masque de nuit Luffy/Chopper. Je repère aussi un des bateaux One Piece (sûrement à monter, comme les figurines Gundam), mais décide de continuer de voir ce qu’ils ont avant de me décider, j’ai pas beaucoup d’argent sur moi, donc à cette allure, je pourrais rater d’autres choses. Je vois aussi ce qui semble être des planches originales de certains oeuvres que l’on peut trouver dans le Shônen Jump, mais qui n’en sont pas, surtout parce qu’elles sont en vente et à un prix trop bas pour être autre chose de la très bonne photocopie. Au final, je craque aussi sur un puzzle One Piece, c’est le fait d’en voir deux géants au comptoir de bouffe qui m’a fait pencher sur ça plutôt que sur le bateau. Avant de passer en caisse, je demande à une caissière où est-ce que l’on peut acheter les planches que j’ai vu, en ayant un peu de mal à me faire comprendre, et elle appelle une de ses collègues qui m’amener à l’autre bout du magasin où sont empilés des tonnes de ses très bonnes photocopies. J’en prend donc une et prendre le dernier tome de….. Allez devinez, il y a peut-être un piège…..ou pas. ;op

Une fois mes achats payés, je vais à un distributeur de carte en 3D pour utiliser une partie de ma monnaie pour en avoir une au hasard et celle qui sort est celle de Shank. Enfin, je me « débarrasse » du reste de ma monnaie en tentant d’avoir des Gashapon de la même série et par chance, je ne tombe pas sur des doublons et c’est Brook et Sanji qui sortent (plus que 5 pour avoir la collection complète, j’espère pouvoir repasser d’ici la fin de mon voyage pour essayer d’avoir les autres et surtout ne pas me retrouver avec des doublons).

La pluie ne s’arrêtant pas de tomber, comme les larmes dans certaines chansons, je me vois dans l’obligation de rentrer puisque je n’ai pas de quoi acheter un parapluie ou un kaway et si la pluie s’était arrêtée (pas comme les larmes qui ne s’arrêtent jamais de tomber dans certaines chansons ;op), j’aurais pu ressortir plus tard, profitant de  mon passage à l’appart pour m’avancer dans la rédaction de cet article. Le problème, c’est que je voulais aller faire un tour à la Tôkyô Sky Tree, une tour pas très loin de mon quartier, mais le temps ne s’est toujours pas amélioré et c’est même pire à l’heure où je finis d’écrire ces lignes, c’est un vrai torrent qui tombe.

Tôkyô2013

. Achats du jour:

Tôkyô2013 (338)

Jour J: Let’s goooooooooo!!!!!!!!!

Nous y voilà enfin, après tous ces jours/mois d’attente, c’est aujourd’hui que mon périple pour le Japon commence. Mais avant de pouvoir continuer à explorer ce beau pays, il me faut faire une chose essentielle: y aller. Et c’est ainsi que je me dirige vers l’Aéroport Charles de Gaulle ou plutôt j’y suis emmené par mon père, après avoir fini à la dernière minute le bouclage de mes deux valises et vérifié pour la cent millième fois que – non je n’ai rien oublié. L’enregistrement des bagages se fait rapidement (peut-être parce que j’étais pas mal en avance) et comme j’ai pas mal d’avance, j’en profite pour aller saluer un de mes anciens collègues, qui peine un peu à me reconnaître (faut dire que ça fait bien deux ans que l’on ne s’est pas vus. Plutôt que de rester là à m’ennuyer, je passe les douanes tranquillement pour….aller m’ennuyer dans la dernière salle. Je profite d’avoir un bouquin dans mon sac pour essayer de passer le temps, mais peine perdu, je n’arrive pas à me concentrer sur ma lecture. Trop nerveux et surtout trop de personnes agitées autour de moi. Finalement on entre tous à l’heure dans l’avion et c’est là que commence la torture pour moi et je pense aussi pour celles et ceux qui sont pas au format japonais: 12 longues heures sur un siège mal fagoté pour pouvoir se détendre et trop peu d’espace pour étendre ses jambes. Mais bon, puisqu’on ne peut pas y échapper, essayer d’occuper ces longues heures. Je passe en revue les programme et jeux mis à notre disposition, je repère quelques films qui m’ont l’air intéressants et que je n’ai malheureusement pas pu voir au ciné ou ailleurs.

  • Puisque les plateaux repas vont être servis, je commence doucement avec « Les 5 légendes ». Au premier abord, j’ai trouvé l’intrigue un peu trop simplette, un trop grande impression de vu et revu m’a fait me demander pourquoi certains avaient appréciés. J’ai petit à petit remarqué que les graphismes étaient franchement pas mal, j’ai même été charmé au final et ça a même été le cas pour l’intrigue que j’ai fini par apprécier à force d’en découvrir sur le background des protagonistes.
  • J’ai tout de suite enchaîné avec « l’Odyssée de Pi ». J’ai vraiment adoré et dès le début cette fois. Cette histoire de naufrage et de survie totalement improbable, est vraiment bien racontée, très dure à voir, surtout au début, et la fin ajoute même une seconde lecture à l’intrigue.

Après tout ça, j’essaye de faire comme tout le monde: dormir, mais contrairement à ma voisine, qui a prévue un oreiller gonflable et qui est beaucoup moins gênée que moi par l’étroitesse du lieu; j’ai énormément de mal à trouver une position qui me permette de ne pas avoir mal aux cervicales et de ne pas avoir les genoux écrasés contre le siège d’en face et je dormis au final très peu (2 à 3 heures à vu de nez).

Comme il me reste encore quatre bonnes heures à ce moment-là, je décidé d’abandonner l’idée d’essayer de dormir et de jeter un oeil sur mon écran pour trouver de quoi m’occuper.

  • Je jette mon dévolu sur un film japonais, « Yellow Elephant », pour changer et pour une fois, il n’est pas en version française, donc je me rabat sur la version japonaise sous titrée en anglais, et malgré mon bas niveau dans ces deux langues, j’arrive à suivre l’intrigue. C’est un film sentimental japonais assez classique et j’ai bien accroché. Tout d’abord parce que la galerie de personnage est intéressante, avec un petit coup de folie toujours appréciable, par son cadre (la campagne japonaise) et par l’intrigue en elle-même où à mon avis rien n’était joué à l’avance pour ce couple formé par les deux acteurs principaux dans ce film.

Sur la fin, j’enchaîne par petits bouts en re[…]revisionner le premier « Retour vers le futur », que j’ai pas fini de visionner parce que l’avion atterrissait avant la fin. Ensuite, pas question de se reposer, puisqu’il me fallait passer par le second moment pénible, le passage des douanes, très long, à cause du monde et des personnes qui géraient les files, en s’adaptant petit à petit à la situation. Finalement j’en sors et me voilà officiellement au Japon, mais ce n’est pas terminé, je suis toujours à Narita et il me faut aller à Shinjuku. Diverses solutions s’offrent à tout le monde à ce moment-là, le taxi, le train/métro de banlieue et le Bus (ou plutôt le Limousine Basu). Solution que j’ai encore choisis pour profiter du paysage et voir vaguement où en sont les Sakura. J’en avais vu au moment d’atterrir à Narita, donc je gardais espoir de pouvoir en voir à Tôkyô avant que les fleurs ne tombent et le peu que j’ai vu me rassure pour les jours à venir. C’est clairement pas le zénith de leur floraison, mais il y aura au moins quelques arbres, voir même quelques coins remplis de Sakura en fleurs.

Arrivé à Shinjuku, je pensais que les difficultés allaient s’arrêter, mais je me rend compte que le bus s’est arrêté à un endroit différent que pour mon premier voyage. Normalement j’aurais dû me trouver sur une grande avenue avec un building dont j’adore le design, à gauche, mais voilà, en fait, d’après ce que je vois, je suis pas loin, mais je n’ai rien qui me permettent de voir par où aller pour rejoindre cette grande avenue et comme je connais pas le nom de ce fameux building, je décide prendre le chemin qui me parait être le bon. Malheureusement rien qui me semble assez familier pour me dire par où continuer et comme je me suis déjà perdu dans ce quartier, je me vois déjà me trimballer mes deux valises encombrantes dans tout Shinjuku. C’était oublier le fait que je suis au Japon…. C’est alors qu’une femme, qui me voit en train de cherche un peu partout, devine que je suis un peu perdu et m’aborde pour essayer de savoir quel endroit je cherchais. Bon je le sens mal parce que d’une, je suis assez guignol pour ne pas avoir noté l’adresse du lieu où je devais (pensant que j’allais arriver au même endroit et n’avoir juste que la rue – où j’aurais dû me trouver – à remonter), de deux, je n’ai pas de plan et de trois, le lieu est impossible à décrire, puisque à mon avis peu connu des japonais. J’essaye quand même de matérialiser avec mes mains, en lui disant ce que je cherche, le repère principal, qui me permettrait au moins de rejoindre l’endroit où j’aurais dû arriver, et ainsi retrouver mon chemin. Et là, ça marche tout de suite, elle arrive à situer cette tour (elle m’a même donné le nom, mais avec ma mémoire de poisson rouge, je l’ai déjà oublié), elle m’accompagne jusqu’à l’endroit que je cherchais, on discute même en chemin (enfin avec mon niveau d’anglais, c’est plutôt elle qui me pose des questions: d’où je viens, …) et on fini par se séparer.

Tôkyô 01

Voilà le building qui me sert de point de repère.

Peu de temps après, j’arrive à Sakura House où je dois remplir de la paperasse, récupérer les clefs de l’appart où je logerais, et bien sûr, payer mon loger pour tout le séjour. Heureusement, il y avait presque personne, donc je n’ai pas eu à attendre et ce n’est pas plus mal, vu que je commençais à sérieusement fatiguer et que j’avais qu’une envie, c’est de poser mes valises. Pour pas partir n’importe où, je demande quand même à la personne de Sakura House où aller pour choper le métro. le reste du chemin était assez facile. Je devais prendre la ligne Oedo de Shinjuku Nishiguchi à Shin Okashimachi, puis faire un changement pour aller à l’arrêt Asakusa de la Tsukuba Express. Juste avant, j’en ai profité pour faire recharger ma Suica card et tout s’est bien passé jusqu’à Asakusa, que je connais bien. Etant donné que mon appart se trouve au même endroit que celui de mon premier voyage, j’ai pu y aller les yeux fermés, j’ai remarqué sur le chemin que des choses ont changés dans le coin. L’immeuble en travaux est complètement fini et la chaussée à été refaite.

Une fois installé, je décide d’un commun accord avec moi-même qu’il est temps de finir rapidement cette journée et demi fatiguant en allant chercher de quoi manger et en alimentant mon blog.Donc, je sors avec mon appareil photo, histoire de faire au moins une photo pour imager cet article. Mais voilà t’y pas qu’après avoir pris une photo d’un joli petit coin, je tombe sur le charme d’un autre petit coin éclairé et en prend une autre, puis une troisième et ainsi de suite pour finir par transformer ce simple aller-retour à Family Market en une petite balade jusqu’au temple d’Asakusa, qui est vraiment pas loin. J’en ai même profité pour jeter un oeil au quelques Sakura en fleurs du coin. Cette petite balade m’a permis aussi de me rappeler à quel point j’adore ce quartier, surtout quand il fait nuit. Il y a quelques personnes qui errent toujours dans les mêmes coins, on peut y croiser des personnes qui se baladent en vélo sans être gênés par les voitures (il n’y a que sur les grandes rues qu’il y a du trafic), on peut voir les japonais se lâcher un peu après quelques verres et il se dégage une atmosphère spéciale que je n’ai pas retrouvé ailleurs – enfin pour l’instant.

Tôkyô2013 (34)