Yamate kudasai!!!

Long trajet qui m’attendait ce matin, avec quatre changements, et tout ça pour atteindre la station Yamate dans un endroit loin de la grosse zone touristique de Yokohama. Ayant déjà fait cette ville au pas de course la dernière fois que je suis allé au Japon, j’avais envie d’aller plus loin pour découvrir une partie de la ville que j’avais manqué, faute de temps.

A peine arrivé j’essaye de me rendre à ma première destination à l’aide de mon « GPS », une mère devant moi me remarque et demande à sa fille (qui parle anglais) d’essayer de me faire retrouver mon chemin. La fille me dit que c’est bloqué par là où j’essaye d’aller et me conseille de prendre un bus.

Je rebrousse chemin et essaye de voir avec un employé de la gare si je peux pas faire le chemin à pied. Il m’indique une route qui me permettrait d’arriver à destination en une demi-heure.

 

J’opte pour cette option et la grimpette est assez rapide à faire pour atteindre le plateau de la colline où je me trouve. La suite est assez simple puisque je me retrouve sur une route souvent plate et bordée de très jolies maisons au style européen.

J’arrive au bout d’un moment au parc Honmokusancho, que j’avais repéré sur mon « GPS », qui est un parc très calme et qui mériterait un vrai observatoire pour avoir une vue sur Yokohama qui vaille le coup parce qu’il y a du potentiel.

N’étant pas mon objectif principal, je l’ai parcouru assez vite et j’ai continué vers le sud en descendant la colline pour arriver à un sanctuaire face à un parc où j’ai pu faire ma pause déjeuner. A ce moment de la journée, je pensais déjà annuler la balade à Chinatown que je voulais faire pour mieux profiter de cet endroit que j’avais fait en coup de vent la dernière fois. Ca m’apprendra à être parti trop tard et à avoir sous-estimé le temps qu’il me fallait pour atteindre Yokohama.

Au final, j’ai fini par atteindre mon objectif : le parc Sankei-en, toujours sous le cagnard qui commence vraiment à être pesant. C’est pas la première fois que je tombe sur ce genre de parc, mais à chaque fois, c’est toujours aussi plaisant de voir un parc aussi bien entretenu et aussi joli. Comme d’autres parcs, il est construit autour d’un plan d’eau et entouré de divers bâtiments anciens liés à des personnes importantes, mais m’attardant plus sur l’architecture que sur les panneaux explicatifs, je serais incapable de dire qui a séjourné ici.

Au fond du parc, il y a une colline où l’on peut voir une petite pagode de trois étages et en redescendant, je suis arrivé au gros morceau, pour ce qui me concerne, de ce parc une immense maison, qu’il était possible de visiter, même si j’étais le seul visiteur dans cette partie du parc.

A ce moment-là, j’avais sérieusement besoin d’une pause, la chaleur et la longue marche à pied commençant à m’achever. En bas de cette demeure, j’ai croisé deux personnes plutôt âgées, qui ont commencés à discuter avec moi, voyant que j’étais bien fatigué et ça a mené à une visite guidé par l’un des deux de cette maison. Malheureusement, je n’ai pris aucune photo de l’intérieur parce que c’est tellement rare de trouver quelqu’un qui comprend mon niveau de Japonais et accepte de s’adapter de lui-même (même s’il a utilisé des mots d’anglais, que je ne comprenais pas forcément pour certains termes) pour me permettre de m’entraîner à ce qui doit être mon plus gros point faible dans cette langue, que je me suis concentré pleinement sur cette discussion. Et ça valait vraiment le coup parce que le lieu est vraiment atypique et les explications étaient vraiment intéressantes. Il m’a montré notamment des cocons de Moth (ça doit vouloir dire Papillon de Nuit en français), qui servaient à l’époque à fabriquer des kimonos (et toujours aujourd’hui pour ceux qui valent très chers) et j’ai pu voir au niveau des poutres du toit une technologie d’époque pour permettre à la maison de résister aux séismes.

Après cette longue et instructive discussion, ma pause au frais (en tout cas au rez-de-chaussée), il était temps de retrouver la chaleur. J’ai fait assez vite le reste du parc, le temps filant à une vitesse folle.

Abandonnant définitivement ma balade à Chinatown, j’ai entrepris pour finir ma journée d’aller directement au Landmark plus au nord. Cette fois, pas question d’y aller à pied (le trajet étant de base beaucoup trop long à faire), j’ai choisit de passer par le bus pour rattraper une ligne de métro, qui me permettrait d’aller jusqu’à la station Minato Mirai, proche du centre commercial où je voulais finir ma journée et qui contient un autre magasin Pokemon Center.